Rêve
Monday, 03-May-99 13:03:10
204.50.135.109 writes:
Bonjour à tous,
Comme promis, voici mon rêve (rêve nocturne). Je ne sais qui il saura intéresser, mais
une chose est certaine, c'est qu'il me permis de faire un autre lien avec mon passé, avec
mes expériences infantiles. J'attends donc vos commentaires intéressés et aussi, vos
rêves les plus révélateurs.
Je suis dans la chambre de mes parents (ça commence bien!). Dans notre toute première
maison (maison de ma prime enfance, donc). Et je me retrouve au milieu de... de... de ce
que j'ai appelé des "femmes de nylon"!!! Ouaaaah! Trois ou quatre femmes,
entièrement vêtues de NYLON, se frottent les unes sur les autres!!! Pouuuf! Je vous
laisse imaginer, ami fétichiste du nylon, le savoureux son que cela pouvait faire! Et
quel est l'élément qui me permet de croire que je suis dans la chambre de mes parents?
Un seul en fait : le garde-robe à ma droite.
Je me lance aussitôt, comme le demande la psychanalyse, dans une suite d'association
d'idées en ce qui a trait à ce garde-robe... Mais oui, ce garde-robe! Pourquoi n'y
avais-je pas pensé plus tôt!? C'est là où, tout jeune, je me cachais. Non seulement,
j'y avais découvert des jeux! Jeux d'échec, de dame, etc. Longtemps j'ai joué à ces
jeux... ne voulant m'en départir (est-ce d'ailleurs au moment où j'ai cessé de
"jouer" que j'ai cherché à "jouir"???) Bref, dans ce garde-robe,
jupes, chaussures, froufrous, etc. Imaginez l'odeur, la douce odeur, amis olfactifs! Mais
moi, comme vous avec pu le constater en lisant mon rêve, c'est le SON plus que l'ODEUR
qui éveille en moi des souvenirs, qui me procure une excitation. L'oreille plus que le
nez! Mon rêve (diurne), mon fantasme...? Une femme m'attache, me cache le haut de ses
bas, se déchausse tranquillement, avec indolence, devant moi, impuissant... et se caresse
les pieds l'un sur l'autre, se frotte les cuisses, me fait entendre ce savoureux
crissement, sans me toucher! J'en frémis!
Étranges rêves!
Garde-robe, donc, lieu maternel, doux, reclus, confortable, lié à ma première grande
découverte : le jeu! M'attaché-je à ces bas, à ces chaussures, afin de restituer, de
raviver, ce tout premier puissant souvenir?
Est-ce aussi pour cette raison (nous sommes toujours en psychanalyse. Cf. l'importance du
"mot d'esprit" comme "voie royale" pour parvenir aux choses
refoulées) que je ne cesse de dire un peu comme Proust faisait dire à Swann
lorsqu'il voulait retrouver Odette au lit, "faire catleyas" faisons un
"JEU sexuel"!!! Est-ce aussi pour cette raison que je ne cesse de dire à des
amis, en blague, "j'irai vous voire faire l'amour en me cachant dans votre
GARDE-ROBE"!!!
Curieusement, ce rêve, relativement récent du "garde-robe" (notez que ce sont
les femmes de nylon et leur frottement qui furent l'objet central de mon rêve, mais
qu'elles m'ont mené tout ailleurs), me renvoie tout de go à un autre rêve de
"garde robe" celui-là beaucoup plus ancien, en fait, au seul rêve d'enfance
qui m'ait resté, celui dans lequel, effrayé par des voleurs entrant chez nous, le soir,
je me cache précipitamment dans le... garde-robe! Lieu maternel ai-je dit! Douceur et
sécurité!
Fétiche, substitut du phallus manquant maternel? Je ne sais plus trop. Ce que je sais,
c'est que mon fétiche me ramène incontournablement à cette première maîtresse
d'école aux pieds de laquelle nous étions roi et à ce rêve de garde-robe, lieu de mon
tout premier plaisir... intellectuel!
NB : je parle de "roi" de "jeu d'échec", d'"école", de
plaisir "intellectuel"... isotopie! isotopie!
Excusez cet étalement. Que ceux intéressés par la psy interviennent!
Merci!
Sincères salutations à tous,
Bob