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rencontre
avec la fille de Frau Stein
Interview
de Madame Stein-Landfuss par "Lanciter" photo archives
Stein.
adaptation
en français par 'les amis francophones
Raiunier'
Il
existe des légendes dans tous les domaines, le sport,
la politique, les arts. Il y en a également pour des
thèmes plus discrets, et même s'ils ne sont pas
aussi célèbres que d'autres, les noms de ces
personnes résonnent avec force dans la mémoire
de leurs admirateurs. C'est avec un profond respect et une
émotion non feinte que nous avons pu rencontrer
Madame Theresa Stein-Landfuss, fille d'Ida Stein, à
l'occasion d'un dîner donné en son honneur par
des membres de notre comunauté, à Munich, en
mars 2000.
A passé 78 ans, toujours très alerte et
sportive, Madame Stein-Landfuss a parlé pour nous de
sa mère, la grande précurseur du dressage
domestique, en répondant sans détour à
toutes nos questions.
-
Chère Madame Stein-Landfuss, c'est un grand honneur
de vous acueillir parmis nous. Etes-vous surprise de
l'engouement qu'a apporté votre venue ?
- Bien sûr. Je sais que l'oeuvre de ma mère
reste très actuelle, mais je ne me doutais pas de sa
vigueur.
- Avez-vous accès à l'internet ? Il existe de
nombreux endroits bien cachés, dévoués
à son travail.
- Non, malheureusement. Mais on m'en a parlé et j'ai
pu voir ça ce soir. C'est très touchant
même si la plupart des images ne sont pas
publiées, je pense par peur de représailles
judiciaires.
- Vous mentionnez un point important. Est-ce qu'à
l'époque, les moeurs étaient plus libres sur
ce sujet ?
- Sicher ! (Bien sûr !). Ma mère a vécu
ses experiences entre les années 1920 et 1944,
jusqu'à la fin de la guerre en fait, et aucun tabou
n'était présent. Il faut savoir que toute la
bourgeoisie allemande possédait des domestiques, et
que dans cette caste de gens de maison, les enfants
représentaient un partie importante et étaient
tous battus et utilisés sexuellement par leurs
maîtres.
- Ils venaient de quelles régions ?
- D'un peu partout, cela dépendait des guerres et
conflits. Nous avons eu des russes après 1917, des
serbes, et même de petits allemands confiés par
des orphelinats. Je les préferais, car ils parlaient
ma langue, et moi je ne parlais pas russe ! (rires).
- Donc, aucun tabou. Aucune loi contre d'éventuels
problèmes après une, disons, trop forte
correction ?
- Ça je pense que oui, on ne pouvait pas dispoer de
la vie de nos gens, évidemment, mais il n'y a jamais
eu de problèmes, tout ce passait sous le manteau,
entre nos murs. Une disparition n'était pas
notée, il n'y a pas eu de soucis, non vraiment.
J'étais petite mais je n'ai aucun souvenir d'un
éventuel problème dû aux actions de mes
parents.
- Vous parlez de vos parents. Or, c'est surtout votre
mère qui reste dans les mémoires.
- Oui, car c'est elle qui tenait le rôle de la
'Maîtresse' au sens où on l'entend aujourd'hui.
Mais mon père participa à son travail, c'est
lui qui prit la plupart des photos durant toutes ces
années, et qui nota les précis
d'éducation.
- Venons-en donc à ces travaux. Il s'agit de la
première étude sérieuse concernant
l'éducation stricte, appellée aussi
"dressage", sur des jeunes filles et garçons, aussi
bien que la description de punitions extrêmes n'ayant
rien à voir avec une quelconque éducation.
Comment séparer les deux domaines ?
- Le travail et la détente, c'est aussi simple.
Durant les phases de travail, ma mère étudiait
le comportement de ses petites domestiques, notait leur
progrès, affinait la gamme et la palette des
châtiments qu'elle leur infligeait. En revanche, ce
que j'appellerais 'détente' n'a, en effet, pas de
rapport. Ce furent de pures séances de 'bondage' (en
anglais durant l'interview note de traduc.), de
violence ou de torture, non pas sur nos domestiques, mais
sur des enfants des rues capturés ou
achetés.
- Beaucoup mélangent les deux...
- (haussant les épaules) Je ne le sais que trop. Il y
a ce mélange dans les photos, dans les textes. On ne
peut rien tirer des séances extrêmes, elle
n'étaient là que pour le plaisir sadique de ma
mère, de mon papa (sic) et vers la fin de
cette époque, de moi-même et de mon cousin qui
vivait avec nous. En revanche, les précis de
discipline sont très sérieux, comportent des
éléments très utiles pour ceux qui,
aujourd'hui, pratiquent l'art de la soumission et de
l'éducation d'enfants-esclaves.
- Vous utilisez souvent ce mot, est-ce ainsi que vous voyez
leur rôle ?
- Parfaitement, pour ma mère comme pour moi, ce sont
bien des esclaves dont il s'agissait. Ils n'avaient aucun
droit, nous les avions tous. Les punitions n'avaient pas
à être discutées, non n'avions pas
à en rendre compte. Le travail devait être
fait, ou sinon les enfants étaient
réprimés.
- Comment réagissaient les employés de maison
adultes ?
- Ils étaient les premiers à les frapper
(rires). Souvent, nous avions devant nous de pauvres petites
loques dès le matin, et il ne fallait pas être
bien malin pour imaginer le genre de nuit que ces gamines
avaient du passer. Mais nous laissions faire. Cela
contribuait de toute manière à faire tomber
toute resistance chez ces enfants.
- Combien de temps fallait-il pour soumettre un petit,
disons, jusqu'au point d'acceptation totale ?
- C'est là tout le travail de ma mère. Au
début de ses recherches, il lui prenait bien une
saison de labeur constant pour amenerune fillette à
devenir parfaitement docile. Certaines n'y arrivaient jamais
et étaient vendues ensuite à des maison de
soldats (maisons closes des armées, quasi officielles
en ce temps, et qui possédaient de nombreuses
mineures ndt). Ensuite, avec l'experience, en deux
mois une petite sauvageonne devenait une parfaite
enfant-esclave.
- Des différences avec les âges ou les sexes
?
- Oui, de manière constante. Entre huit (nous
n'eûmes jamais de plus jeunes) et dix ans, filles ou
garçons, existait alors une soumission instinctive
face à l'autorité. Ensuite, la
séverité des règles de discipline que
ma mère leur infligeait en faisait se rebeller
certains, mais ces humeurs ne duraient pas et étaient
sévèrement réprimées. A partir
de onze ans, celles et ceux qui arrivaient chez nous avaient
déjà un caractère plus
indépendant, les fillettes surtout, et devaient
être bien plus durement battus.
- Quels étaient les moyens de correction les plus
fréquents à cet époque ?
- En allemagne, il existe une tradition du bâton, un
instrument différent de la cane anglaise, plus
rustique et épais, que l'on utilisait sur les enfants
des écoles. A la maison, les punitions domestiques
étaient le plus souvent administrées par les
familles au moyen d'un tape-tapis ressemblant à un
pretzel, et dont le grand diamètre de frappe permet
d'atteindre toute la largeur des fesses d'un enfant. En
addition, ma mère ne se privait pas d'utiliser sur
ses esclaves des cravaches et des lûbtchi russes,
sortes de mini-fouets tressé dont le bruit
était terrifiant. A vrai dire, ses instruments de
travail étaient tous assez terrifiants (rires).
- Puis-je m'aventurer à vous poser une question
personelle ? Au milieu de tout ceci, étiez-vous ainsi
que votre cousin également punis ?
- Non, et pour une raison simple. Ma mère ne voulait
pas que les enfants qui partageaient notre vie puissent
croire que mon cousin et moi étions des leurs. En cas
d'indiscipline ou de mauvais résultats à
l'école, nous avions des privations. Jamais ma
mère ne m'a violentée, alors qu'elle ne
passait guère une journée sans frapper
jusqu'à la fatigue l'un ou l'une de ses petits
élèves. En revanche, comme tout le monde,
j'eus à subir des châtiments corporels durant
mes ètudes, mais les punitions des professeurs
n'avaient rien à voir avec ce que je voyais à
la maison.
- Parlez-nous de cette image (présentée ici
ci-dessus, ndt). Elle a beaucoup de charme.
- Elle doit dater de 1938. Je ne sais pas qui est la gamine
qui subit cette petite punition, sans doute une domestique
de notre appartement, nous dûmes le quitter
l'année suivante pour retourner à Berlin. Il
est dommage que l'on ne voie pas le visage de ma
mère, elle est très belle et garde toujours un
air gracieux même lorsqu'elle corrige. En tout cas,
voici une position typique de sa part. L'enfant est genoux
et poings liés au tabouret, car ma mère ne
supportait pas d'être entravée par le mouvement
protecteur d'un bras ou d'une jambe. Elle voulait le sujet
tranquille jusqu'à la fin de son châtiment, et
comme ils avaient la fâcheuse habitude de durer
longtemps (rires) , attacher solidement était un
préalable obligatoire à toute séance de
discipline.
- Contrairement aux anglais ou aux russes qui laissent le
mouvement libre, quitte à le punir s'il survient.
- Oui, et mon père était plus comme cela, mais
ma mère n'aurait pas aimé voir une main
défendre une cuisse, même pour un instant, et
même si cela aurait ensuite engendré des
représailles pour l'enfant qui s'y serait osé.
Elle attachait aux moyens de cordelettes fines et blessantes
et ne se posait plus de questions. Vous pouvezz
également noter qu'elle a ceinturé la petite
au ventre, vraiment elle ne prenait rien à la
légère ! (longs rires)
- On ne voit pas non plus le visage de la petite,
Etaient-elles en général
baîlonnées ? Peu de photos montrent ce cas.
- Tout simplement car elle ne le faisait pas. Elle
travaillait à la voix. Questionnait sans arrêt
ses sujets, les faisait parler, répondre à des
ordres, compter les coups, réciter des phrases ou des
résultats de calcul.
- Des résultats de calcul ?
- Oui, elle leur faisait apprendre des tables de
multiplication, pas pour leur donner une éducation
intellectuelle, cela n'a jamais été son
ambition, mais pour les faire réflechir à un
problème mental au moment même ou leurs efforts
étaient tendus à supporter au mieux les coups.
Devoir ainsi calculer des opérations difficiles
ajoutait à leur combat intérieur, engendrait
des erreurs et donc encore plus de coups. Une technique
très douloureuse, mais efficace. Et donc, le fait
d'être attachée ainsi prouve sans doute que la
petite fille sur la photo doit être en train de mal
compter douze fois neuf (rires).
- Elle n'est pas entièrement nue, or il me semble
avoir lu que l'une des règles de Madame Stein
était de dénuder ses esclaves durant les
séances, ainsi que durant la nuit.
- Ce n'était pas une règle absolue. Elle le
pratiquait plutôt pour les cas de 'jeu' dont nous
parlions tout à l'heure. Les gamins capturés
ou achetés, et qui n'étaient pas
destinés à être éduqués
comme esclaves, étaient bien plus
sévèrement punis, et devaient en effet rester
nus la plupart du temps, et n'avaient droit à aucun
égard, contrairement à cette fillette qui peut
conserver sa dignitié. Peut-être aussi que
cette séance était publique, c'est à
dire que d'autres domestiques, adultes, ou des amis,
étaient présents. Pour eux, et ne pas leur
offrir un spectacle trop érotique, ma mère a
pu autoriser cette enfant à garder sa blouse.
- Votre mère ne la frappe qu'avec sa main,
également.
- Oui, et cela me surprend un peu. Peut-être
sommes-nous là à ce qu'aujourd'hui vous
appellez le warm-up time (sourire). Je ne sais pas s'il
existe d'autres images de cette séance
précise, elle a dû certainement utiliser un ou
plusieurs instrument après quelques minutes.
- Combien de temps pouvait durer une punition domestique
simple comme celle-ci ?
- (secouant la tête) Je ne peux pas dire, il n'y avait
pas de règle. Disons jamsi moins d'un bon
quart-d'heure, mais cela pouvait aller jusqu'à plus
d'une heure, entrecoupé de pauses.
Suite
de l'interview de Madame Stein par "Lanciter" avec d'autres
photos commentées bientôt sur ces pages. photo
archive Stein-Landfuss,
adaptation
en français par 'les amis francophones
Raiunier'
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