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Travail d'artiste Témoignage et photo de Maître Kraus, Karlsruhe traduction Martha Braun.
La
plupart de vous le savent, j'ai été menuisier
ébéniste durant vingt ans. Certains ont chez
eux un appareil de ma fabrication et savent le soin que
j'apporte à mes créations. La qualité
des bois, la bonne combinaison des éléments,
l'emboîtement, le feutre intérieur ou le cuir,
les jointures en métal, tout est important dans un
accessoire ou un meuble destiné à accueillir
un corps humain. La gamine de douze ans et demie qui figure sur l'image m'avait été amenée par des amis italiens durant l'hiver 95. Elle n'avait pas atteint mon local en très grande forme, ayant passé la plupart du trajet entre Milan et l'Allemagne dans le coffre d'une BMW, au beau milieu de janvier, saoulée d'un mauvais alcool pour la tenir tranquille. De plus, elle avait déjà été 'travaillée' par ses précédents acquéreurs et souffrait de blessures, certes peu profondes, mais qui l'handicapaient (aux pieds surtout... les italiens aiment frapper la plante des pieds. Coutume et culture étrangère ? Non, juste un moyen de faire terriblement mal sans gâcher la peau et l'apparence de leur filles. Cette-fois, le bâton avait frappé bien lourdement). Provenant d'Albanie, vendue par un beau-père d'après ce dont je me rappelle, cela n'a pas d'importance, à un réseau de prostitution banal italien, elle s'était rebellée lors de son arrivée dans la botte, au point de ne pouvoir être utilisée, même dans les pires bordels napolitains. Hystérique à moins d'être droguée, frappant ceux qui la touchaient, elle n'avait pas sa place là-bas - ils ne sont friands que de fillettes dociles - et fut donc proposée à des amis, qui, conaissant ma réputation et ne la supportant pas non plus, me l'ont amenée. L'aurais-je refusée, elle aurait sans doute terminé son existence dans une forêt proche, mais un seul regard de la part de cette fillette suffit à me décider à la prendre, même si son prix fut le plus élevé que j'eus alors jamais payé pour une gosse de douze ans. Elle était mauvaise, méchante, hargneuse. Et donc, la dresser serait d'autant plus satisfaisant.
L'histoire
de cette image est un symbole. Dessus figurent mes trois
passions. Les gosses, la menuiserie et la photographie. Si,
malheureusement, je ne peux la rangere dans mon portefeuille
au côté des photos de ma compagne et de celle
de mon chien, je suis content de vous la faire partager,
amis de Reunier. Elle fut prise le soir suivant son
arrivée. Je ne l'ai pas encore trop touchée,
juste assez pour la forcer dans cette entrave en noyer,
créée spécialement pour les petits
poignets et les fines chevilles des enfants. Les deux ou trois premières nuits, alors que certains attacheront leur "môme" (en français dans le texte, ndlt) à une croix de St-André ou à un pilier central, je les laisse à terre, sans suspension, nus mais sans poids ni douleur de contrainte. Juste une entrave dans le dos ou, comme ici, mon "Schniderlast" (intraduisible, ndlt) favori. Cette enfant se nommait Chaïdova, tremblait de froid et de haine, et ne voulait - malgré ses périgrinations à travers l'Europe - toujours pas y croire. Il y a, comme ça, des gamines tellement accrochées à leur rêves de retourner chez elles que même la pire des réalité ne les réveillera pas. Elle n'avait pas conscience du danger qu'aurait pu inspirer ses crachats, ses insultes et hurlements, à quelqu'un d'autre que moi, qui aurait tout aussi bien pu perdre les nerfs et la punir atrocement. Moi, je la claquai simplement plusieurs fois la paume de ma main droite sur son visage en aller-retours secs et sonores. Je lui tirai ses longs cheveux noirs en lui enjoignant de se taire. Elle n'en fit rien. Je la plaquai à terre et me mis alors à la battre lentement du poing, du genou, en enfonçant les coups dans son ventre, à la mordre au sang sur l'épaule (un vice que je me plais bien souvent à faire, mon côté munichois et carnivore, très certainement !). A proximité trainait cet instrument et je pus, non sans difficulté, le lui poser ensuite aux chevilles et poignets. Quelques cordes de maintien pour enserrer ses hanches, rien de plus. Le lendemain, au réveil. Chaïdova avait fait sous elle, puait, tremblait de plus belle et n'avait pas dù dormir bien longtemps. Mais, surtout, elle avait perdu cette morgue, ce regard de défi de la veille. Comme vous pouvez le voir, un peu hagarde, son dos penché, son sexe souillé par sa pisse sèchée et légèrement ouvert de par sa position. Comme un cheval sauvage qui sait qu'on ne le laissera plus jamais libre, mais qui ne se doute pas encore de ce que sera son dressage, elle ne se débattait plus. C'est ainsi que je pris cette image de la petite, aveuglée par un simple et mince foulard, mais non baîllonée. Comme simple accessoire de fétichisme, une paire de hauts talons rouge. Je ne pris qu'un cliché. Celui que vous avez devant vous. Dans les semaines qui suivirent, Chaïdova se montra à la hauteur d'un vrai pur-sang, ne lâchant que peu à peu, sous le fouet et les sévices durs que je lui infligeai, son esprit rebelle de petite femme de l'Est. J'en garde aujourd'hui un souvenir de batailles furieuses, de moments émouvants, de plaisirs intense. Et aussi de nombreuses images et films qui racontent l'évolution d'une gamine désobeissante en parfaite esclave. Lorsque je m'en séparai, il aurait été impossible à son nouveau maître (en l'occurence, une maîtresse, hongroise qui plus est, qui la destinait - selon ses dires - aux besoins sexuels de ses... gens de maison) de connaître son passé et le caractère qu'elle avait eu au départ. Dois-je l'avouer ? J'en éprouvai une certaine fierté. F.Kraus, Karlsruhe - traduction Martha Braun Note de la traductrice: des textes et des images du dressage de Chaïdova ont été disponibles sur le site de Raiunier mais retirées à la demande de sa maîtresse actuelle. Nous respectons sa volonté et la remerçions de nous laisser utiliser ce document original de Maître Kraus.
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