LES PETITES FILLES DE JOIE

BY MONSIEUR JACQUES

[ part 1 ]

Pr�ambule: Monsieur Jacques et monsieur Nestor, deux riches vieillards aux esprits d�voy�s et pervers n�ont d�autre passion que l��ducation des petites filles dont ils se plaisent � user et abuser tout en leur inculquant l�absolue soumission que, � leurs yeux, une enfant doit � un adulte. Pour les familles du quartier ouvrier sur lequel leur maison veille telle une demeure seigneuriale, ils font preuve d�une grande g�n�rosit�, et les parents leur confient souvent de bon gr� leurs fillettes. Jacques et Nestor sont insatiables et inventifs quand il s�agit d��duquer de nouvelles petites �l�ves.

Salle Drouot, tout ce que l�Europe compte de vieux aristocrates dissolus, d�artistes pervers, d�h�ritiers et de princes aux violons d�Ingres coupables, est r�uni. L�automate � fesser, �uvre m�canique anonyme du 18e si�cle, a �t� mis en vente par son actuel propri�taire. Et ce prodigieux robot capable de fesser le petit cul qu�on lui pr�sente pendant plus d�une heure avant d�avoir besoin d��tre remont�, tout le monde ici veut l�acqu�rir. Pas pour en faire un objet de collection cach� dans un coffre-fort. Mais pour constater de visu ses vertus �ducatives sur le popotin de quelque petit garnement.

Evidemment, Nestor et moi-m�me comptons parmi les gens pr�sents. Les ench�res vont bon train. Elles montent vertigineusement. Et bient�t, il n�y a plus que trois ench�risseurs: moi, un prince arabe repr�sent� par son secr�taire, et le marquis de Kurtenheim. Ce cher marquis dirige un prestigieux (et secret) bordel d�enfants � Calcutta. Il a pour clients de riches Indiens et Chinois, quelques Russes aussi. C�est un homme qui aime d�guster filles comme gar�ons, poupons de quelques mois comme adolescents. Tout ce qui est tant soit peu juv�nile et qui passe � sa port�e devient pour lui objet de jouissance. Je rench�ris, mais je sais que c�est peine perdue. Le prince arabe vient d�abandonner (il se dit sans doute qu�il lui reviendra moins cher d�en faire fabriquer un). Le marquis est immens�ment riche, capricieux, il veut ce jouet magnifique, et il l�aura.

Quelques instants plus tard, je suis forc� d�abandonner. Les ench�res ont atteint une somme qui d�passe largement nos moyens.

Le marquis est radieux. Bon joueur, je vais lui serrer la main. Il me tape sur l��paule.

�Ah, je suis d�sol�, Jacques, navr�, mais ce jouet, je le voulais!

�C�est le jeu, mon cher marquis.

�Certes, mais permettez-moi de vous offrir de quoi vous consoler.

�C�est inutile, marquis.

�Non, non, j�y tiens� Et, pour parler en toute sinc�rit�, vous m��teriez une �pine du pied.

�Alors, je m�en voudrais que cette �pine vous fasse souffrir.

�Voil� la situation. J�ai un lointain cousin, un homme d�une stupidit� crasse, pas du tout de notre monde� Cet homme a divorc�, il y a peu, et il vit � pr�sent seul� Seule avec ses deux filles� Le mis�rable a repris contact avec moi, il y a quelques mois de cela, d�sireux de m�extorquer quelques sous, au pr�texte que nous sommes parents. Je lui ai sugg�r� de mettre ses deux filles � contribution, lui promettant m�me de lui pr�senter des clients parmi les plus convenables. Il est mont� sur ses grands chevaux, puis deux jours plus tard, il m�a rappel�, en me disant qu�il avait r�fl�chi, et qu�il acceptait cette proposition. Je lui ai alors dit que je ne pouvais d�cemment pas mettre ma r�putation en jeu tant que ses charmantes filles n�auraient pas �t� convenablement �duqu�es� Et c�est l�, voyez-vous, mon cher Jacques, que vous et votre bon ami, pourriez entrer en lice.

�Eh bien, cela m�rite r�flexion, peut-�tre, dis-je prudemment� Le marquis sourit et sort de sa poche une photo. L�on y voit deux fillettes sous le perron d�une maison. La premi�re est une brunette d�environ neuf ans, absolument divine, avec une bouche pulpeuse, une tr�s belle complexion (par en juger par la couleur, l�g�rement ambr�e de ses cuisses), une mani�re toute suave de se tenir assise. La seconde est blonde, elle doit avoir un an de plus que sa s�ur. Cheveux longs, coiff�s en deux couettes qui lui tombent sur les �paules, un corps plus fin que celui de sa s�ur, le plus adorable nez qu�il m�ait �t� donn� de voir. Elle porte des lunettes qui lui vont � ravir et a un petit air coquin et rebelle qui ne demande qu�� �tre m�t�.

�Sachez �galement, me chuchote le marquis dans l�oreille, que pour la bonne �ducation de ces deux enfants, vous avez carte blanche. En d�autres termes, si, leurs le�ons achev�es, elles ne sont plus vierges, personne ne saurait vous en tenir rigueur.

�Bien, dis-je. J�accepte de vous rendre ce� service.

�Avez-vous des instructions particuli�res?

�Je les veux durant un week-end. Elles nous seront amen�es juste apr�s la sortie de l��cole, habill�es de leurs v�tements de tous les jours.

Leur p�re leur expliquera qu�il les met en pension pendant le week-end chez deux enseignants � la retraite qui ont en charge de leur apprendre les bonnes mani�res. De surcro�t, je m�attends � des fillettes difficiles m�obligeant � de s�v�res punitions. Il serait donc prudent, qu�� la fin de ce week-end, elles ne retournent pas � l��cole avant une bonne semaine.

�Le march� est conclu� J�ajoute que d�ici quelques semaines, j�organiserai une f�te dans mon pavillon d��t�. Vous y serez cordialement invit�s, vous et Nestor, ainsi que toute enfant que vous seriez d�sireux de nous pr�senter et de pr�senter � mon nouvel automate. J�annonce � Nestor que si nous avons perdu l�ench�re, nous avons gagn� un week-end charg� (mais riche en perspectives). Je lui montre la photo, il les trouve ravissantes.

�Voyez ces airs t�tus et coquins! Mais avec l��ducation ad�quate, elles feront des petites prostitu�es tr�s d�centes!

Nous avons pass� nos costumes les plus stricts pour recevoir nos invit�es. Vestes noires, gilets � l�ancienne, cravates aussi tristes qu�un jour d�automne. Ne sommes-nous pas l� pour inculquer les bonnes mani�res. Il est toutefois amusant de songer que sous nos pantalons aux plis impeccables nous ne portons aucun sous-v�tement.

Les fillettes nous sont livr�es � l�heure pr�vue, quelques minutes apr�s la sortie de l��cole. Leur p�re a tout d�un mis�rable imb�cile. Mais ce n�est pas lui qui retient notre attention, et nous nous h�tons de le mettre poliment � la porte, afin de rester seuls avec sa radieuse prog�niture.

Des yeux nous les d�vorons. Elles sont plus d�sirables encore que sur la photo. Et l�on ne saurait choisir des deux la plus jolies, d�autant qu�elles sont v�tues � l�identique: une jupe courte et �troite en jean et un simple d�bardeur blanc, une petite croix en argent autour du cou et une gourmette dor�e au poignet. La brunette poss�de une bouche sublime, la couleur naturelle de ses l�vres a l�incarnat d�une fraise m�re � point. La blonde para�trait plus ingrate au premier abord, mais sa peau l�g�rement dor�e et la finesse de ses jambes et de ses bras en font une enfant pleine de charmes. Une odeur de sueur et chewing-gum �mane d�elles. Elles ont les genoux et les coudes �corch�s. De petites filles tr�s actives sans doute.

Elles nous observent avec m�fiance. La plus grande nous lance m�me un regard un peu hostile. Regard que nous saurons bien vite effacer.

Nous nous asseyons dans nos confortables fauteuils, et leur demandons de s�asseoir sur deux tabourets � quelques m�tres de nous. Leurs jupettes glissent contre leurs cuisses. Elles se tortillent pour essayer de les r�ajuster.

�Bien mademoiselles. Nous allons faire les pr�sentations. Je suis monsieur Jacques. Et voici monsieur Nestor. C�est ainsi qu�il conviendra de nous appeler durant ce week-end. Quelle est ton nom, mon ange.

�Pauline, me r�pond la brunette.

�Ce n�est pas ainsi qu�une enfant bien �lev�e doit r�pondre: tu dois dire, je m�appelle Pauline, pour vous servir, monsieur Jacques.

�Je m�appelle Pauline, pour vous servir, monsieur Jacques.

�Voil� qui est mieux. Et toi?

�Je m�appelle Nad�ge, pour� vous servir, monsieur Jacques.

�Pauline, Nad�ge, intervient Nestor. Votre papa vous a confi�es � nous pour que nous fassions votre �ducation. Il voudrait des petites filles plus ob�issantes. Et c�est ce que nous ferons de vous. Pour commencer, puisque vous �tes assises, nous allons vous apprendre comment il convient de se tenir devant une grande personne. Vos jambes ne doivent jamais �tre crois�es. Vos genoux doivent �tre l�g�rement �cart�s, mais pas trop, vos mains doivent �tre pos�es � plat sur vos cuisses, juste au-dessus des genoux, vous devez vous tenir le dos droit, la t�te l�g�rement inclin�e� Montrez-nous que vous avez compris.

Les fillettes prennent la pose indiqu�e apr�s avoir �chang� entre elles un regard interrogatif.

�C�est tr�s bien.

Je me l�ve et m�approche des enfants. Je fais mine de vouloir caresser la joue de Nad�ge, mais celle-ci a un mouvement de recul.

�Une gentille petite fille ne doit jamais refuser la caresse d�une grande personne. Il est normal qu�une grande personne ait envie de caresser une petite fille. Lorsque vous voyez un chaton, n�avez-vous pas envie de le caresser?

�Mais j�aime pas qu�on me touche, marmonne Nad�ge en faisant les gros yeux.

�Et alors? Il importe peu que tu aimes ou que tu n�aimes pas. Il importe juste que tu te pr�tes au d�sir des grandes personnes sans ronchonner comme tu viens de le faire�

Je r�it�re mon geste sur la joue de sa jeune s�ur qui ne se rebiffe pas. �Voil� une gentille petite fille. Bon. Nous allons vous apprendre � bien vous tenir lorsque vous �tes debout. Levez-vous.

Les deux s�urs se l�vent.

�Pieds � plat, jambes droites mais pas trop serr�es, bras le long du corps, mains ouvertes, dos droit, r�cite Nestor.

Les fillettes prennent la pose, mais avec un �vident manque de bonne volont�. Nous soupirons.

�Votre papa, expliqu�-je pos�ment, en vous confiant � nos soins, nous a donn� permission d�user de toute m�thode que nous jugerions utile, y compris des punitions.

Ce mot fait se raidir les fillettes. Je poursuis.

�Punir les vilaines petites filles, voyez-vous, est une chose que nous faisons avec un certain plaisir. Et nos punitions sont bien plus s�v�res que celles que peuvent vous infliger vos ma�tresses d��cole. �Mais vous n�avez pas le droit de nous punir! se r�crie Pauline.

Je lui souris.

�Votre papa n�est pas de cet avis.

�Que de travail nous attend, soupire Nestor.

(Et nous pensons tous deux: � que de plaisirs aussi� �)

�Asseyez-vous, maintenant.

Les fillettes se rassoient. Je vois bien qu�elles r�fl�chissent intens�ment � ce que je viens de leur dire. Je pourrais presque lire leurs pens�es� Elles se demandent si ce sont des menaces en l�air, si nous allons vraiment les punir, et elles finissent par se persuader que nous n�oserons pas. Na�ves enfants.

Nestor se l�ve � son tour.

�Mettez les mains dans le dos, ordonne-t-il d�une voix pos�e mais n�anmoins autoritaire.

�Pourquoi? demande Nad�ge en fron�ant les sourcils.

�Pour nous �viter d�avoir � le faire nous-m�me, lui r�ponds-je avant de saisir ses mains et de les attacher dans son dos avec l�une des cordelettes dont la poche de mon veston regorge, que je relie ensuite � un montant horizontal du tabouret. L�enfant est tellement surprise qu�elle n�oppose sur l�instant aucune r�sistance. Nestor fait de m�me avec Pauline. Assez habiles � ces jeux de corde � force de pratique, il ne nous faut qu�une poign�e de secondes pour entraver de m�me leurs chevilles aux pieds des tabourets. L�a�n�e est la premi�re � se mettre sangloter. Mais Pauline, sa cadette d�un an, ne tarde pas � l�imiter.

Elles essayent de se lib�rer de leurs liens mais comprennent rapidement que cela est vain.

Nous retournons nous asseoir dans nos fauteuils et nous amusons du regard � la fois col�rique et effray� qu�elles nous lancent. Malgr� leurs diff�rences, elles sont bien s�urs, il n�y a pas de doute l�-dessus. �Ne pleurez pas, mes ch�ries, leur dis-je. Si nous vous avons attach�es de la sorte, c�est seulement pour vous aider, vous aider � comprendre que la seule attitude possible est l�humilit�, le respect et l�ob�issance. Des choses simples qui ne demandent de votre part qu�un tout petit effort.

Nous les laissons se calmer et s�habituer � leurs entraves. Comme elles se sont un peu agit�es, leurs jupes sont remont�es un peu plus haut sur leur cuisse, et nous voyons un coin de leurs petites culottes. Celle de Pauline est rose, celle de Nad�ge, blanche.

Derri�re la boutonni�re de nos pantalons, nos verges commencent � se dresser.

Au bout de quelques minutes, le visage des fillettes s�adoucit. Nestor entrouvre alors notre coffre � jouets qui se trouve entre nos deux fauteuils et en sort une badine. Cette badine est assez souple pour cingler efficacement, mais assez l�g�re pour ne marquer la peau que d�une rougeur passag�re. Il se me debout, son entre-jambe obsc�nement bomb�, et s�approche des deux fillettes. Celles-ci le suivent des yeux. Elles s�osent croire qu�il pourrait se servir du b�ton qu�il tient dans la main.

Nestor caresse le visage de Nad�ge, puis ses cuisses jusqu�aux limites de la jupe dont l�ourlet mord la chair. La fillette ne peut rien faire d�autre que de subir le contact de la main r�che du vieillard le long de ses jambes. Soudain, la badine tombe en sifflant sur ses cuisses.

Elle pousse un petit cri de souris et se remet � sangloter. Sa s�ur observe, les yeux �carquill�s, la trace rouge qui se peint sur les cuisses de son a�n�e. Rien de m�chant. D�ici une heure, elle aura disparu. Nestor soul�ve le visage de Nad�ge et plonge ses yeux dans les siens qui larmoient derri�re les carreaux de ses lunettes.

�Dis-moi � pr�sent, mon c�ur. Quelle caresse pr�f�res-tu? celle de ma main ou celle de cette badine?

Faute d�une r�ponse intelligible, Nestor flagelle � nouveau les jambes de l�enfant. Nad�ge s�empresse cette fois de r�pondre.

�Votre main! Votre main!

Il caresse avec douceur les cuisses de la fillette, apaisant par la chaleur de sa paume la l�g�re br�lure. Puis il fait de m�me avec celles de Pauline, lui soufflant � l�oreille.

�Et toi Pauline, quelle caresse pr�f�res-tu?

�Votre main� S�il vous plait� Votre main�

Nestor prolonge ses attouchements sur les jambes de la cadette, poussant ses doigts sous la jupe jusqu�� toucher l�ourlet de sa culotte. L�enfant fr�mit, mais se laisse absolument faire.

�Tu vois Nad�ge, dis-je, quand on est une gentille petite fille, on ne re�oit pas de punition.

La blondinette hoche la t�te.

�Nous allons � pr�sent v�rifier que toutes ces premi�res le�ons ont �t� comprises.

Nestor d�tache les deux s�urs avant de retrouver le confort de son fauteuil. Il pose la badine sur le coffre, bien en vue et � port�e de main. Je demande aux petites de se mettre debout. Elles s�ex�cutent.

�Deux petites filles aussi mignonnes, je ne sais pas toi, Nestor, mais moi, j�aurais grande envie de les caresser?

�Quel homme n�en aurait pas envie� Laquelle voudrais-tu caresser, Jacques?

�Eh bien, puisque Nad�ge a, tout � l�heure refus�e le contact de ma main, il serait bon qu�elle se fasse pardonner.

�Tu as entendu, Nad�ge? Viens voir monsieur Jacques. Allons approche. Bras le long du corps, Nad�ge� Et toi, Pauline, viens me voir.

Les yeux baiss�s, les paupi�res larmoyantes, les deux enfants marchent jusqu�� nous. Les tenant par les hanches, nous les incitons � se rapprocher encore jusqu�� ce que leurs genoux viennent en contact des n�tres. Souriant comme d�affectueux grands-p�res, nous commen�ons par leur caresser les cheveux, puis le visage, m�attardant pour ma part sur le joli nez de Nad�ge piqu� de minuscules taches de rousseur, pendant que Nestor passe ses doigts sur les l�vres d�lectables de Pauline. Puis nous c�linons leurs �paules et leurs bras nus. Ceux de Nad�ge sont couverts d�un tr�s fin duvet que se h�risse sous ma main. Nos mains, enfin, se posent sur leurs ventres et se glissent tout doucement sous leur d�bardeur. Nous observons leurs r�actions. Elles sont tr�s tendues et jettent de fr�quents coups d��il vers la badine, ce qui suffit � les faire tenir sages.

�Ton ventre est bien dodu, susurre Nestor. J�aime les petites filles un peu dodues, tu sais.

Il est vrai que Pauline, sans �tre grosse, est bien en chair. Il faudra que je dise � son p�re de surveiller son alimentation. En l��tat, elle est une petite personne tout � fait d�sirable, mais quelques kilos de plus lui feraient perdre de sa beaut� et de sa valeur.

Nad�ge a quant � elle un ventre plat. Je titille son nombril. Elle esquisse un geste. � Bras le long du corps! � Elle obtemp�re aussit�t. Nos mains remontent vers leurs poitrines et ce faisant soul�vent au passage leurs d�bardeurs. Nous sentons � mesure cro�tre leur g�ne. Leurs genoux s�agitent contre les n�tres.

�Oh, s�enthousiasme Nestor. Pauline a de petits seins! Pauline, ma ch�rie, montre tes petits seins � monsieur Jacques.

Il tourne l�enfant dans ma direction. La mignonne fait une moue �plor�e.

�Allons, ne tarde pas, soul�ve ton d�bardeur� � moins que tu ne pr�f�res les montrer � la badine.

L�argument porte aussit�t ses fruits. Timidement, les l�vres tremblantes, Pauline rel�ve son d�bardeur, exhibant son ventre bien rond, puis l�esquisse de deux seins qui ne sont pas le produit d�une pubert� pr�coce, mais simplement les rondeurs d�un corps potel�. Des t�tons d�un rose tendre les surmontent comme deux petites fleurs des champs. Nestor se met � les peloter � deux mains, d�une mani�re qui n�est plus le moins du monde celle d�un grand-p�re affectueux.

Mes propres doigts ont atteint la poitrine de Nad�ge qui est, elle, plate comme celle d�un gar�on.

�Il serait juste que tu fasses comme ta s�ur, lui dis-je.

�Non, grogne-t-elle, je ne veux pas.

�Que de vilains mots dans une seule phrase� Que de mots que nous ne voulons entendre dans la bouche d�une petite fille sous aucun pr�texte. Le non est inacceptable, Nad�ge, inacceptable. Je veux bien, exceptionnellement, et parce que votre formation ne fait que commencer, te donner une deuxi�me chance: soul�ve ton d�bardeur et montre ta poitrine � monsieur Nestor.

Nad�ge se r�sout � ob�ir, mais elle le fait avec une mauvaise volont� qui g�che notre plaisir. Sa poitrine plate enfin nous appara�t. Son torse est ravissant, bien proportionn�, doux et frais. Ses t�tons sont l�g�rement �rig�s, suffisamment pour que mes doigts puissent les pincer. Nous jouons un moment avec les poitrines des enfants. Leurs joues sont rouges de honte, une coloration qui ne les rend que plus jolies.

Enfin, satisfaits de leur docilit�, nous r�ajustons leurs d�bardeurs. �Alors, Nad�ge, ce n�est pas si terrible que �a d��tre l�objet de caresses� Quand une grande personne veut caresser une petite fille, la petite fille doit s�offrir en toute simplicit�. Il n�y a pas un endroit de son corps qu�elle doive d�rober � sa main. Pas un seul, comprends-tu?

�Oui, monsieur Jacques.

Nestor saisit entre ses doigts �pais la croix d�argent que Pauline porte autour du cou.

�Tu crois en Dieu, mon c�ur?

�Oui, monsieur Nestor.

�Tu y crois tr�s fort?

�Oui.

�Pries-tu?

�Oui, monsieur Nestor, moi et ma s�ur, nous prions tous les soirs.

�Sache que je suis cur�, mon enfant.

Nestor ne ment pas. Il est bien cur�, ou du moins il l�a �t� jusqu�� ce qu�il perde son sacerdoce pour une raison que nos lecteurs imagineront sans peine. Bien s�r, il ne croit pas en Dieu, mais il aime avoir l�occasion de se rappeler de son ancienne fonction.

�Tu vas au cat�chisme, j�imagine?

�Oui, monsieur Nestor.

�Peut-�tre devrais-tu m�appeler � mon p�re �?

�Oui� Mon p�re�

Nestor lui caresse affectueusement les cheveux.

�Sais-tu pourquoi Dieu a cr�� les petites filles?

�Non, mon p�re.

�Dieu a cr�� les petites filles pour qu�elles donnent du plaisir aux grandes personnes.

Il l�embrasse furtivement sur les l�vres.

�Et nous allons vous apprendre � bien servir le bon dieu, je vous le promets.

Je vois que mon vieil ami est dans d�excellentes dispositions. Avoir deux ferventes petites croyantes � sa disposition l�excite au plus haut point.

�Tu as compris, dis-je � Nad�ge, dor�navant, tu devras appeler monsieur Nestor, mon p�re.

�Oui, monsieur Jacques.

�Bon� retournez toutes les deux vous asseoir sur les tabourets.

Les petites filles s�empressent d�ob�ir, trop heureuses de mettre entre elles et les vieux messieurs que nous sommes quelques m�tres de distance. Elles prennent sagement la pose que nous leur avons inculqu�e.

�Une gentille petite fille doit toujours �tre irr�prochable quant � son hygi�ne, expliqu�-je alors. Ce sera le sujet de notre nouvelle le�on. Pour cela, nous allons nous rendre dans une autre pi�ce de la maison. Puis viendra l�heure de d�ner et d�une derni�re le�on. Levez-vous et suivez-nous sans un bruit.

Les fillettes ouvrent des yeux stup�faits quand elles d�couvrent la salle de bain dans laquelle nous les avons conduites. Elle est au c�ur m�me de la maison. Priv�e de fen�tre, il y r�gne une humidit� un peu �touffante. Le sol est couvert d�un carrelage azur� et les murs de fa�ences anciennes. Mais ce qui surprend le plus nos deux jeunes �l�ves, c�est l�absence de douche ou de baignoire. Il n�y a pour seul point d�eau que trois bidets assez larges, et pour seuls meubles qu�une table en fer forg�e recouverte d�une grande plaque en marbre blanc, une pat�re et une armoire aux portes vitr�es.

�Pour pouvoir vous apprendre comment il convient � une petite fille de faire sa toilette, il va falloir maintenant vous d�shabiller.

Les fillettes l�vent vers moi un regard plaintif.

�Mais� bafouille Nad�ge� Monsieur� Vous n�allez pas nous regarder?

�Ma ch�re petite, comment veux-tu que nous vous apprenions quoi que ce soit si nous ne vous regardons pas? A pr�sent, gentiment, sans discuter, vous allez retirer vos v�tements et les accrocher proprement � la pat�re. Commencez par vos d�bardeurs. Vite! Vous nous avez fait assez attendre.

Les fillettes obtemp�rent. Elles retirent leurs d�bardeurs et les accrochent � la pat�re. Les petits seins de Pauline portent encore la trace des doigts de Nestor. La croix d�argent qui pend sur leurs poitrails d�nud�s ajoute une d�licieuse touche d�innocence.

�Maintenant, vos baskets. Quand je pense que vos pieds y mac�rent depuis des heures�

Les s�urs se d�font de leurs chaussures, en sautillant alternativement sur un pied et sur l�autre. Elles nous offrent une jolie vue de leurs petites culottes dont bient�t, elles seront soulag�es.

�Vos jupes.

Elles d�font la boutonni�re de leurs jupettes, les font glisser le long de leurs jambes et vont les accrocher � la pat�re.

V�tues seulement de leurs petites culottes, qui ont le bon go�t d��tre assez moulantes pour souligner la fentine, leurs charmes nous apparaissent avec plus de clart�. Effectivement, Pauline est dodue, son derri�re est rond comma la lune, ses cuisses sont bien pleines. Ce vieil ogre de Nestor doit la trouver fort � son go�t. Nad�ge n�a pas le potel� de sa s�ur, mais elle n�est pas maigre pour autant, elle a un corps dynamique, sportif, un corps qui a soif d�apprendre. Je lui retire ses lunettes qui ne l�enlaidissent pas, bien au contraire, et les glisse dans ma poche. On n�a pas besoin de lunettes pour faire sa toilette.

�Vos petites culottes � pr�sent.

Nad�ge fronce les sourcils:

�Non, j�enl�verai pas ma culotte!

�Moi non plus, rench�rit sa s�ur en attrapant sa main.

�A quoi bon faire preuve de tant de patience et de gentillesse, soupir�-je.

�Elisabeth a raison, Jacques, nous sommes trop gentils. Ces demoiselles doivent comprendre ce qu�il en co�te de d�sob�ir.

Nous attrapons les fillettes par les �paules. Elles n�osent r�ellement opposer de r�sistance, elles se contentent de se tortiller en aboyant d�odieux, insupportables, � laissez-moi! � qui ne feront qu�accentuer notre s�v�rit�.

Tout cela n�est que caprices et simagr�es. Il est plus que temps de leur apprendre ce qu�ob�ir signifie.

monsieurjacques003