YASMINA, L'ORPHELINE DU DESERT (1 & 2) (Par Geoffroy Perrault) (M/g, FM/g, pedo, spanking, rom)

title: Yasmina, l'orpheline du desert 
part: (1 et 2)
author: Geoffroy Perrault
keywords: M/g, FM/g, pedo, spanking, rom
language: Francais
age: 06 ans
published: 27/09/2001

Fichier: yasmina1.txt

codes: M/g, FM/g, pedo, rom, spanking

Voici la premire partie d'un rcit d'aventure dans l'esprit de Sans Famille,
mtin de Lawrence d'Arabie... une histoire d'amour pleine de rebondissements
et d'pisodes malheureux. Mais je vous promets une fin heureuse.




Yasmina, l'orpheline du dsert.

(M/g, FM/g, pedo, spanking, rom)

Par Geoffroy Perrault

***

Voici la premire partie d'un rcit d'aventure dans l'esprit de Sans Famille,
mtin de Lawrence d'Arabie... une histoire d'amour pleine de rebondissements
et d'pisodes malheureux. Mais je vous promets une fin heureuse.

***


CHAPITRE 1: UN MIRAGE


Printemps 1934, Tunisie, quelquepart au Sud de Tataouin.

Le soleil embrase l'horizon de ses derniers feux. Partout, les dunes,
interminables et paresseuses. Partout,le sable brlant. Et deux petits pieds
nus qui le foulent sans le craindre. Deux petits pieds qui semblent sculpts
dans l'argile. La fillette est frle. Elle n'a pas sept ans et ses pieds ne
laissent que des traces menues que le vent efface dans l'instant. Que fait-elle
seule, au milieu des braises du soir, dans cette valle dsole. Elle a pleur.
Ses yeux sont rouges et ses larmes ont sch sur ses joues. Elle est trs
sombre de peau, plus que les habitants du Nord, mais ses cheveux friss ont de
dlicats reflets cuivrs et ses yeux sont couleur d'ocan. Elle porte une
simple robe blanche, si fine que l'on devine  travers sa nudit. Yasmina erre
dans le dsert, seule et dsempare. Son pre est mort dans la nuit. Elle
n'avait plus que lui... Au dbut elle a pleur sans savoir quoi faire. Elle a
essay de prier mais Dieu est rest sourd. Bien sur d'autres habitants de
l'oasis pourraient l'adopter. Mais elle ne veut pas. Elle a toujours vcu
libre, petite princesse des vents et du sable. Alors elle est partie  l'aube
aprs avoir recouvert le corps de son pre d'un drap, emmenant avec elle une
simple outre de peau  demi-pleine. Elle l'a fini. A prsent, elle n'a plus
d'eau. Mais plus rien n'a d'importance. Elle va peut-tre mourir. Si Dieu le
veut. Si c'est son destin, qu'il en soit ainsi. Elle a appris de son pre, la
rsignation face  la misre. Oui. Malgr son jeune ge, elle est rsigne, non
pas  mourir, mais  remettre son destin dans les mains de Dieu. qu'il fasse ce
qu'il veut d'elle. Les gens de l'oasis ne partiront pas  sa recherche. Le
dsert est trop grand, et comment un enfant pourrait y survivre plus de deux
jours d'affil. On ne risquera la vie ni des hommes, ni des chevaux, ni des
chameaux pour Yasmina. La nuit va bientt tomber. La nuit et le froid, la nuit
et les btes dangereuses.

Le cavalier la suit depuis plusieurs heures. Son cheval gris est habitu au
dsert. Il ne craint pas les longues marches dans le sable. Et puis il y a une
oasis pas loin... Le cavalier ne fait rien pour se cacher. Il se rapproche de
plus en plus. Mais la petite fille ne le voit pas. Elle regarde droit devant
elle et ne prte attention  rien d'autre qu' l'horizon. Le cavalier, malgr
ses habits, n'est pas un arabe. Il est brun et mat de peau mais c'est un
occidental. Il porte un sabre  la ceinture et un revolver. Un fusil est
accroch  sa selle. C'est un guerrier. Mais il n'appartient  aucune tribu, 
aucune arme,  aucun pays. C'est un homme libre qui a depuis longtemps bris
toute racine. Il s'appelle Ren Durieux. Il est n en France  Paris. Mais ici,
on le surnomme Al Asad, le lion. Il a fuit la France mtropolitaine il y a huit
ans et s'est embarqu pour la Tunisie. La justice lui reprochait ses flirts
rpts avec des fillettes, pas des viols, loin de l, mais ce que les juges
appellent des dtournements de mineur. Ici, en Tunisie, on peut se faire
trancher la gorge pour a, mais les petites tunisiennes sont tellement
sensuelles, naturellement sensuelles, qu'il suffit de les regarder pour en
jouir. En tout cas la justice franaise l'a oubli. Ren suivait la piste de
Remada lorsque son regard s'est arrt sur une petite silhouette qui se
dtachait sur la crte des dunes. Il a pris ses jumelles et Yasmina lui est
apparu dans toute sa beaut et sa fracheur. Il a tout de suite dsir ce qu'il
a d'abord pris pour un mirage. Tomber amoureux d'un mirage... Mais il a
rapidement compris qu'il s'agissait d'une enfant de chair et non d'une
illusion. Il s'est mis  la suivre, en prenant soin de vrifier que personne
d'autre ne l'accompagnait, jetant de temps en temps un coup d'oeil dans ses
jumelles.

Maintenant, il sait que cette petite fille est seule. Il sait aussi que sans
son aide, elle est condamne car elle n'a mme pas d'eau avec elle. Si ce n'est
pas le soleil, c'est un scorpion qui la tuera. Il fait presque nuit. Ren a
assez tard. Il doit lui porter secours... Il lance son cheval au galop. Ses
sabots soulvent un nuage de poussire et l'animal et son cavalier ne tardent 
pas  rattraper l'enfant.

Yasmina entend le cheval galoper vers elle. Elle se fige et se retourne
lentement. Elle a peur. Il y a des brigands sans scrupule dans cette partie du
pays. Certains villages ont t entirement dvasts, les hommes tus et les
femmes les enfants vendus comme esclave. Mais il n'y a qu'un unique cavalier.
Cela la rassure un peu. Les brigands ne vont jamais seuls. Le cavalier et sa
monture s'arrtent  sa hauteur. Quel beau cheval! Son pre lui a appris 
apprcier les cheveux et celui-l est digne d'un prince. S'agit-il d'un prince?
L'homme a le port fier et arrogant d'un prince. Mais en mettant pied  terre,
il lui sourit trs simplement.
        -Que fais-tu toute seule dans les collines, alors que la nuit tombe?
        -Je vais o je dois aller.
        -Tu risques ta vie.
        -Si Dieu le veut. Mon pre et ma mre sont morts. Je n'ai plus
personne.
        -Pas mme des frres et des soeurs?
        -Non. J'avais un ne mais je l'ai laiss. Il tait vieux.
        -Et les gens de ton village? Ils t'ont chass?
        -Non. Mais je ne les aime pas. Mon pre non plus ne les aimait pas.
        -Nous sommes encore loin de Remada... Mais je vais t'y emmener.
Peut-tre que nous trouverons une solution d'ici l.
        -Je veux continuer toute seule. C'est mon destin.
        -Comment t'appelles-tu?
        -Yasmina.
        -Tu as quel ge, Yasmina?
        -Bientt sept ans.
        -Tu es bien trop jeune pour mourir... Je te jure que ton destin n'est
pas de mourir dans le dsert. Laisse-moi au moins t'emmener  Remada. La petite
fille lance un regard farouche au cavalier. Elle se dit, que,  la couleur de
sa peau, et  son accent, il s'agit d'un tranger. Peut-on faire confiance  un
tranger? Son pre lui aurait dit que l'honneur n'a rien avec le pays d'o l'on
vient. Et son cheval est si beau.
        -D'accord, finit-elle par dire. Ren sourit de plus belle. De toute
faon il ne l'aurait pas abandonn quoi qu'elle ait dcid. Il la soulve
dlicatement et l'assoit sur le cheval. Il remonte en selle et en saisissant
les rennes, cale la petite fille contre lui. Sa robe ample dvoile ses cuisses
menues. Il sent toute la fragilit de ce petit tre contre lui. "Tu es ma
princesse", murmure-t-il en franais. Et il lance son cheval au galop. Une
heure plus tard, la nuit est tombe et il temps de s'arrter. Yasmina a de plus
ne plus de mal  tenir en selle. Elle est puise. Ren trouve un endroit
protg du vent. Il aide Yasmina  descendre du cheval. Puis il allume un feu
pendant que fillette donne  boire  l'animal extnu. Il la regarde, attendri.
Elle a perdu son air srieux et a retrouv des attitudes enfantines. Elle
cajole le cheval en riant et renverse de l'eau sur sa robe en riant de plus
belle. Autour du feu Ren partage avec Yasmina du pain et quelques dattes.
C'est tout ce qu'il a. La petite fille s'en contente sans peine. malgr les
flammes, elle frissonne.
        -Tu as froid?
        -Mmm.
        -Viens contre moi. La bouche encore pleine de pain, elle vient
s'asseoir sur les genoux de l'homme qu'elle ne connat que depuis quelques
heures. Elle se sert contre lui et il referme ses bras autour d'elle. Il la
berce et elle ne tarde pas  s'endormir. Il plonge son nez dans ses cheveux
friss. Ils sentent le sable et le jasmin. Tout comme sa nuque et son cou.
Doucement, il s'allonge, l'enfant toujours dans ses bras. Il jette une
couverture au-dessus d'eux et dans la nuit peuple de murmures, s'abandonne au
plaisir de tenir dans ses bras cette jeune enfant. Il sait que sous sa robe,
elle est nue, et qu'elle ne porte sans doute mme pas de culotte. Sa robe est
si ample qu'en la faisant simplement glisser, il dnude ses paules. Il les
embrasse l'une aprs l'autre gotant la peau sombre du bout des lvres...
Sucre... La peau des petites tunisiennes est sucre et a un parfum de fleur
que celle des petites europennes ne possde pas. Ses mains se dplacent,
glissent sous la robe, le long de ses cuisses, autour de son pubis et jusqu'
son ventre plat et ferme. Yasmina dort, mais dans son sommeil elle sent les
caresses que l'homme lui prodigue. Et elle aime ces caresses. Ses parents
taient des gens durs et elle n'a jamais connu la douceur d'un clin. C'est
dans les bras d'un tranger qu'elle dcouvre ce plaisir. Ren est puis. Son
sexe est dress, mais il n'a plus la force de jouir. Alors il finit par
s'endormir  son tour, les mains perdues quelquepart dans les collines du corps
de Yasmina.


CHAPITRE 2: LA MAISON DE MISS REDING

C'est une violente douleur dans le ventre qui rveille Ren. Il cherche
aussitt  se relever, mais un poing s'abat sur son visage et il retombe
lourdement dans le sable. Sonn, il regarde autour de lui. Il y a plusieurs
hommes qui l'entourent. L'un d'eux tient Yasmina comme un paquet encombrant.
Elle se dbat et cherche  le frapper, mais il n'y prte aucune attention.
Comment a-t-il pu se faire ainsi surprendre? C'est le corps endormi de la
petite fille qui lui a fait perdre toute vigilance. Il fait encore nuit. Il
distingue mal les visages, mais l'un des hommes dit en franais: "bon,
finis-le. Nous n'avons pas de temps  perdre." Il voit un clair d'acier et
l'instant d'aprs une lame recourbe plonge dans son ventre.
"Non... Je ne veux pas mourir! Pas maintenant! Ma princesse! Je ne la verrai
plus jamais...", pense-t-il en regardant le sable boire son sang. Puis viennent
les tnbres.
        -Les vautours le boufferont, dit en arabe l'homme qui parlait
franais... Allez pressons-nous. Sad, tu retournes au camion avec la mignonne.
Je te charge de la convoyer. Nous nous retrouverons  Tunis dans une semaine au
plus. Et pas de btise. Elle reste intacte, sinon elle ne vaudra plus rien.
Sad, l'homme qui tient Yasmina sourit de toutes ses dents gates.
        -Pas d'inquitude, patron. Elle est trop jeune pour moi.
        -Pour toi peut-tre, mais pas pour tout le monde... En tout cas elle
vaut son pesant de dirham.

Et c'est ainsi que Yasmina devint le mme jour deux fois orpheline. Dans le
camion qui l'emmne vers une destination inconnue, secoue de droite  gauche,
incommode par l'odeur de l'essence et de la cigarette de Sad, elle se retient
de pleurer. Pourquoi faire ? Sa joue droite la brle, car Sad l'a gifl pour
qu'elle se calme. L non plus elle n'a pas pleur. Elle a regard Sad droit
dans les yeux avec un air de dfi. Le brigand a hauss les paules. Sad ne
juge pas utile de l'attacher. Pourquoi fuirait-elle? Elle est loin de chez
elle, elle n'a plus personne. L o il l'emmne ce sera toujours mieux que le
dsert.

Trois jours plus tard, le camion entre dans Tunis.
        -C'est Tunis, explique Sad  Yasmina plus loquace que d'habitude, je
suis sr que tu n'y es jamais venu.
        -Non. C'est grand. Il y a plein de gens. Et toutes ces voitures...
        -Je vais te conduire  ton nouveau chez-toi.
        -Je n'ai pas de chez-moi.
        -Tu verras. Tu y seras bien. Sad gare le camion dans une impasse, et
tenant fermement Yasmina par la main, il l'entrane dans un ddale de ruelles
animes. Effraye par la foule et le bruit, elle s'accroche  la main du
brigand. Enfin, il s'arrte  la hauteur d'une petite porte de bois. Yasmina
est essouffle. Son coeur bat  se rompre. Sad frappe cinq coups sur la porte.
La porte s'entrouvre sur un couloir obscur. Yasmina entend les gargouillis
d'une fontaine.
        -Ah, c'est toi Sad, dit une voix fminine.
        -Oui. Et je t'apporte quelque chose. Il se glisse dans l'ouverture. La
porte se referme sur le monde extrieur. Les bruits cessent. Yasmina a
l'impression que jamais plus elle ne s'ouvrira pour elle. Sa peur et sa
tristesse ne l'empchent pas de regarder en dtail la femme qui leur a ouvert.
C'est une trangre. Elle a de longs cheveux blonds et est habille d'une robe
coteuse. Elle porte de nombreux bijoux dont l'clat blouissent la petite
fille du dsert qui n'a connu que le dnuement.
        -Vous tes une princesse, demande Yasmina avec une innocence
dsarmante?
        -Je ne crois pas, hlas, ricane la femme. Mais viens Sad, allons dans
le patio regarder de plus prs ce que tu m'apportes. Le patio est cern
d'arcades ombrages. Autour d'une large fontaine de carrelage bleu, poussent
une vgtation luxuriante. La femme s'assoit sur le bord de la fontaine. Elle
allume une cigarette, mais s'abstient d'en proposer une  Sad. Yasmina le
tient toujours par la main. La fume de la cigarette lui fait dtourner la
tte.
        -Et bien, soupire la femme... Qu'elle est sale!
        -C'est que... Le voyage a t long et on n'a pas eu le temps de se
laver. Mais regardez comme elle est jolie et jeune... Elle vient du Sud. On
n'en trouve pas de si belles  Tunis.
        -Elle est trop jeune.
        -C'est ce qui fait sa valeur.
        -Est-ce qu'elle est vierge au moins?
        -Bien sr s'exclame Sad qui n'en sait absolument rien.
        -Sad, tu n'es qu'un baratineur. Soulve la et carte-lui les jambes
que je vrifie. Sad s'excute maladroitement. Il soulve Yasmina par-dessous
les cuisses et lui maintient les jambes ouvertes  hauteur du visage de la
femme. Lui aussi essaye de voir le sexe immature, par curiosit. Mais un pli de
la robe l'en empche. La femme, froide et professionnelle, carte les lvres du
bout des doigts. Yasmina n'aime pas a. Elle se dbat et essaye de refermer ses
jambes
        -Ne bouge pas. Je n'en ai que pour un instant... Voil... Elle est
vierge et diablement troite. Mais je dois dire qu'elle est effectivement trs
jolie. J'en offre deux fois la somme habituelle.
        -Trois fois! s'exclame Sad en reposant Yasmina sur ses deux pieds.
        -Je ne marchande jamais. Deux fois.
        -Mais elle a six ans. Et elle est vierge. Elle vaut bien trois fois la
somme habituelle.
        -Tu me fais perdre mon temps. Deux fois. Et j'ai peur d'y perdre.
Yasmina comprend qu'on est en train de la vendre, comme une vulgaire mule. Ces
adultes marchandent le prix de son corps.
        -Bon. D'accord pour deux fois la somme habituelle. Mon patron va me
tuer, mais je n'ai pas le choix.
        -Console-toi Sad. Tu pourras l'avoir gratuitement pendant une nuit.
        -Ca ne m'intresse pas. Elle est trop jeune. Par contre, avec celle
qu'on vous a ramene le mois dernier...
        -On verra. Reviens me voir un de ces jours.


Et c'est ainsi que Yasmina entre au service de Miss Reding, maquerelle
d'origine anglaise, installe depuis plusieurs annes  Tunis. Le Maghreb est
devenu le lieu de passage et de rsidence de toute une faune de riches
trangers, bourgeois en mal d'exotisme, espions, ambassadeurs, artistes. Miss
Reding est l pour satisfaire les dsirs de certains d'entre eux... Dans la
plus grande discretion. Car ils sont nombreux  vouloir goter  la chair
frache de jeunes arabes, garons ou filles. Par curiosit, par vice, par
habitude. Peu importe. Miss Reding achte ses pensionnaires  une bande de
brigands plus ou moins dirigs en sous-main par un franais du nom de Pierre
Brieux. Son petit commerce est florissant et les relations qu'elle se fait
parmi les politiciens lui assurent une totale impunit. Actuellement sa maison
abrite sept filles et trois garons. Yasmina est sa onzime pensionnaire, et de
loin la plus jeune. Ses clients rguliers prfrent gnralement les jeunes
adolescents, mais elle en connat plusieurs qui se laisseront tenter par
Yasmina. Il faudra veiller sur son pucelage. D'ici trois ans, elle pourra
organiser des enchres. Un beau pactole en perspective. Miss Reding ne peut pas
savoir que le destin en a dcid autrement.
         Yasmina est dvtue par deux jeunes filles. Sa robe est jete aux
ordures. Puis on la lave, la coiffe, la parfume. Ensuite un simple voile vient
ceindre sa taille et modestement cacher ses fesses et son pubis. Les deux
filles sont encore plus noires de peau que Yasmina. Elles ont t enleves
quelquepart en Libye, il y a plusieurs mois de a.
        -Tu vas voir petite, tout va bien se passer, lui disent-elles pour la
rassurer. Mais il faut tre sage et faire ce qu'on te dit si tu ne veux pas
finir mendiante dans une des ruelles. Si tu fais bien ton travail, tu auras de
l'argent et mme des bijoux. Yasmina est ensuite  nouveau conduite dans le
patio ou l'attendent miss Reding et un homme d'origine arabe  l'allure
sduisante.
        -Voil la petite dont je t'ai parl, Amhad...
        -Elle est trs jolie, rpond l'homme en saisissant Yasmina par le
menton.
        -Oui. J'ai fait une excellente affaire. Sous la crasse se cachait une
trs belle enfant... Quels yeux! Regarde ce bleu azur, Amhad!
        -Je connais un couple d'amis... Parmi vos compatriotes. Je crois qu'ils
paieraient trs chers pour passer du temps avec elle.
        -Attention Amhad. Mon tablissement est honorable. Mes pensionnaires
sont plutt bien traits et mes clients sont des gentlemen. Cette petite doit
rester vierge. Je ne tiens pas  la retrouver vide de son sang.
        -Ne vous inquitez pas. Je vous les amnerai dans deux jours. Ils sont
riches. Le prix n'aura pas d'importance pour eux.

Pendant deux jours, Yasmina est laisse en paix. On l'installe dans une petite
chambre sans lumire. Le soir, des hommes, quelques femmes, la plupart
europens, vont et viennent en compagnie des autres enfants Le soir du
troisime jour, alors que Yasmina se morfond, assise en tailleur sur la natte
qui lui sert de couchage, Amhad passe lui rendre visite. Il est souriant et lui
adresse quelques mots gentils en arabe.
        -Tu es belle Yasmina. Trs belle. Dieu t'a cr pour le plaisir. Cette
nuit tu vas en donner et en recevoir. Yasmina, qui n'a que six ans, ne comprend
pas ce qui l'attend. Mais elle sait qu'elle n'a pas d'autre choix que de faire
ce qu'on lui demande. Amhad pose un brasero sur le sol. Il embrase un petit tas
de poudre verte avec son briquet. Une fume dense envahit la chambre mal are.
Yasmina la respire, malgr elle, mais la fume est douce. Elle entre facilement
dans ses poumons sans la faire tousser.
        -C'est la fume des doux rves. Respire la et tout deviendra plus
facile. Amhad abandonne Yasmina au milieu des vapeurs de kif qui dj
engourdissent son cerveau. Elle a la sensation que le vent du dsert se lve.
Bientt, elle se voit chevauchant dans sa quasi-nudit, assise entre les jambes
du guerrier blanc. Elle peut mme sentir le contact rche de l'chine du cheval
contre son sexe. Tout cela n'est qu'un rve. Ren est mort. Son pre est mort.
Elle est  Tunis, pensionnaire d'une maison close. Et dans quelques instants,
on la prsentera  ses premiers clients.



CHAPITRE 3 : UN ETRANGE TATOUAGE


Amhad la conduit  travers des couloirs interminables, le long d'escaliers
vertigineux. EN bas, tout en bas, elle voit le patio, et Miss Reding qui parade
au milieu de ses clients. Elle a l'impression de monter au ciel.
        -Sois gentille, lui recommande Amhad. C'est un couple d'anglais. Ils te
veulent pour la soire. Ils ont dpens beaucoup de dirhams pour a. Alors
laisse-toi faire. Et tout se passera bien. Amhad frappe  une porte. Une voix
d'homme lui dit d'entrer. Il ouvre la porte et pousse devant lui Yasmina. Les
deux regards avides qui se posent aussitt sur elle lui rappellent qu'elle est
presque nue et sans dfense. IL y a un homme et une femme. Des trangers, bien
habills, la quarantaine. L'homme est assis dans un fauteuil. Il sirote un
verre d'alcool. La femme se tient debout prs d'un lit. Derrire elle s'ouvre
un balcon et Yasmina peut voir les toits de Tunis et le ciel crpusculaire.
        -Voici Yasmina, dit Amhad en anglais. J'espre que vous en serez
satisfait.
        -C'est une belle petite biche, constate la femme, n'est-ce-pas Philip?
        -Certainement.
        -Bon je vous laisse. Passez une bonne soire. Je repasserai avant
minuit. Amhad referme la porte, laissant Yasmina en compagnie de ces deux
trangers dont elle ne comprend pas la langue. Le regard perdu au-del du
balcon, elle n'ose bouger bien que la femme lui fasse signe d'approcher.
Agace, elle la tire par le bras devant le fauteuil de son mari.
        -Elle est autrement plus jolie que celle que nous avions ramasse sur
la plage la dernire fois. Enlve-lui son voile ridicule. La femme dnoue le
voile qui ceint la taille de la fillette. Yasmina ne s'y oppose pas. Elle sait
instinct que la rbellion ne servirait  rien. Amhad a raison. Elle n'a qu' se
laisser faire.
        -Mmm mmm... Tu es vraiment trs excitante, chrie. Bien sur tu ne le
sais pas. TU n'es qu'une petite fille innocente... Oh! Mais que ce que tu as
l, sur le pubis. Clara, regarde. Elle a un tatouage.
L'homme pose ses doigts sur le pubis rebondi de la fillette. A droite, en
effet, l o la peau est la plus fine, il y a un minuscule tatouage, qui oblige
 se pencher pour en deviner le sens : Un soleil travers par trois traits
onduls. Yasmina a toujours eu ce tatouage. Elle n'en connat pas l'origine.
Une fois, elle a demand  son pre, et il lui a dit qu'il s'agissait d'une
tache de naissance. Mais il est vident que c'est l l'oeuvre d'un tatoueur.
        -C'est trs mignon, soupire la femme tout en caressant le ventre de
Yasmina avec de plus en plus de lubricit. Philip acquiesce. Il dgrafe son
pantalon et en extirpe son sexe  moiti dress. Yasmina n'a jamais vu le sexe
d'un garon, pas mme celui de son pre. Elle regarde la chose comme s'il
s'agissait d'un animal inconnu dont on ne sait s'il est ou non venimeux. En
constatant l'expression de surprise sur le visage de Yasmina le couple se met 
rire.
        -Tu aimerais jouer avec, lui susurre la femme  l'oreille. Mais il
n'est pas pour toi. Il n'est que pour moi. C'est avec moi que tu vas jouer. Mon
mari aime regarder. Juste regarder. Les mains de la femme se promnent sur tout
le corps de la petite fille mais plus particulirement sur ses fesses couleur
cannelle. Yasmina n'aime pas le parfum de cette femme. Elle n'aime pas ses
mains aux ongles longs,  la paume poisseuse de sueur. Tous les trangers
suent,  cause de la chaleur. Elle les mprise, elle qui ne craint pas le
soleil du dsert. Tous... Tous sauf Ren. Mais il est mort.
        -Nous avons une fille de ton ge, commence  expliquer Philip en se
masturbant distraitement. Nous avons d la laisser en Europe, et elle nous
manque. Elle a des fesses aussi belles que les tiennes... Plus blanches... Les
mains de Clara abandonnent un instant le corps de Yasmina, pour son plus grand
soulagement. L'anglaise se dshabille. Elle ne garde que ses bas retenus par
des jarretires blanches et ses talons aiguilles. Yasmina dtourne le regard.
Les femmes ne doivent pas se montrer nues. C'est mal. Elle, elle est encore une
enfant, alors sa nudit ne compte pour rien, mais cette dame  la peau blanche,
aux hanches et aux seins lourds, est indcente. Clara s'assoit sur le rebord du
lit. Elle attire Yasmina contre elle. La fillette essaye de la repousser, mais
avec insuffisamment de conviction. Son corps si doux et si sec se retrouve
coll  celui de la femme qui ruisselle de sueur.
        -Sais-tu, petite, poursuit l'anglais, pourquoi l'Angleterre est une
nation si puissante? Parce que nous savons duquer nos enfants. Clara allonge
Yasmina sur le ventre, en travers de ses cuisses. LA tte de la fillette pend
dans le vide. La position est trange et inconfortable, mais Yasmina prfre
encore tre ainsi plutt que d'avoir  supporter le contact du ventre et des
seins de l'anglaise.
        -Je vais changer de place, dit Philip, je ne vois pas bien son sexe. Il
va s'asseoir dans un autre fauteuil plac dans l'axe des jambes de Yasmina, le
verre  la main et la verge dresse hors du pantalon.
        -Nous allons nous occuper de ton ducation, petite sauvageonne, comme
nous nous sommes occupe de celle de notre fille chrie. Clara insinue sa main
entre les cuisses de Yasmina et les carte lgrement pour que sa fente soit
visible. Son mari semble satisfait.
        -Trs bien. Tu peux commencer. Yasmina n'a aucune ide de ce qui
l'attend. Elle n'a pas peur. La premire claque lgre qu'elle reoit sur son
derrire la surprend sans vraiment lui faire mal. Jamais son pre n'a lev la
main sur elle. Elle a vu des enfants se faire gifler, se faire taper sur les
paules  coup de bton, mais jamais elle n'a assist  une fesse. Pour elle
ce n'est pas un chtiment corporel mais un rituel trange dont elle ne comprend
pas le but.
        -Voil ce qu'on fait aux vilaines petites filles qui mangent des
sucreries en cachette, commente Philip. Comme notre Jennifer. Une bonne fesse
et tout rentre dans l'ordre. La btise est pardonne. Clara fesse
alternativement  droite et  gauche tout en frottant son pubis poilu contre le
ventre de Yasmina. De son autre main elle se caresse le bout des seins.
        -Alors Clara, est-ce qu'elle vaut notre Jennifer?
        -Elle est aussi docile en tout cas.
        -L'ducation que les fillettes reoivent dans les bordels arabes vaut
peut-tre celle de nos coles, ricane Philip en se masturbant plus intensment.
Les claques rptes sur ses fesses commencent  chauffer la peau de Yasmina.
Mais cette chaleur n'est pas dsagrable. Elle se rpand dans son ventre et
dans son sexe veillant de douces sensations. Elle ressent le besoin de
refermer ses cuisses pour conserver plus longtemps cette chaleur, mais la femme
les lui rouvre et lui donne une claque plus forte que les prcdentes pour la
dissuader de recommencer. Au bout de plusieurs minutes de ce traitement, les
claques deviennent caresses. Les doigts de Clara parviennent  s'insinuer entre
les fesses serres de Yasmina. Un court et dsagrable instant, elle sent les
ongles acrs de la femme suivre le contour de son petit anus. Puis la fesse
reprend. Le sang lui monte  la tte et les vapeurs de kif reviennent lui
engourdir l'esprit. Ses fesses sont rouges  prsent. On peut y deviner la
trace des doigts qui les cinglent rgulirement. Philip se relve du fauteuil
ou il tait assis. Il jouit en soupirant bruyamment et laisse le sperme jaillir
librement de sa verge, et retomber sur les jambes et les fesses de Yasmina. La
fesse continue nanmoins. L'anglaise a gliss sa main entre son ventre et les
hanches de la petite fille et elle se masturbe galement. La fesse va
crescendo et Yasmina ne peut retenir quelques larmes. Elle entend la femme
gmir et enfin la fesse cesse. On la remet sur ses pieds. Yasmina regarde le
couple aux cheveux dfaits et aux visages carlates avec un vident mpris. Son
derrire la brle. Elle les hait. La femme se rhabille et se recoiffe. L'homme
ferme sa braguette. Ils ne font plus attention  la fillette, qui voudrait
essuyer le liquide poisseux sur ses jambes, mais qui prfre ne pas risquer la
colre du couple. La femme revient avec une serviette et essuie les jambes et
les fesses de Yasmina. A prsent elle la materne. Elle lui chuchote des mots
gentils  l'oreille, l'embrasse sur le front et dans le cou, la prend dans ses
bras et la berce. Puis elle noue soigneusement le voile autour de ses hanches.
L'homme vient aussi l'embrasser et lui donner quelques bonbons, comme s'il ne
s'tait rien pass.

Amhad frappe  la porte  l'heure dite. Il est heureux de voir que ses amis
anglais ont l'air satisfait, et que la petite est indemne.
        -Elle aura juste les fesses rouges pendant quelques jours, lui indique
Philip.
        -Je lui ferai un massage... Et vous pourrez en profiter  nouveau quand
vous le dsirerez.
        -Peut-tre. Ma femme et moi aimons la varit. Jusqu' ce que nous
retournions en Angleterre pour revoir notre Jennifer.
        -Au fait Amhad, interroge la femme, elle a un trs curieux tatouage sur
le bas ventre, vous en tes  l'origine?
        -Un tatouage? Non, nous ne tatouons pas nos pensionnaires! Amhad
soulve le voile de Yasmina. Son visage plit aussitt.
        -Le symbole des Ka'arnis!
        -Que dites-vous Amhad?
        -Rien... Rien...
L'homme semble agit, partag entre la colre et la peur. Philip chuchote 
l'oreille de sa femme: "Ces arabes sont d'un superstitieux!"


Miss Reding est concentre. Assise  son bureau, elle note sur ses livres de
compte les sommes ramasses dans la soire. Amhad entre sans mme frapper. Il
trane Yasmina par le bras. La pauvre enfant ne comprend pas ce qu'on lui
reproche. Elle a t obissante avec les anglais. Pourquoi est-on ainsi en
colre contre elle ?
        -Amhad, tu es impoli. Et je ne veux pas qu'on amne des pensionnaires
dans mon bureau.
        -Cette petite! s'exclame Amhad, il faut qu'elle parte. Je t'en prie
mets-l dehors! Nous en trouverons d'autres et des plus belles.
        -Tu es fou! Elle m'a cot cher!
        -Elle a le signe des Ka'arnis, l! Un soleil et trois vagues!
        -Et alors?
        -Si nous la gardons, nous mourrons.
        -J'en ai vu d'autres, ricane Miss Reding.
        -Vous, les occidentaux, vous croyez tout connatre. Mais vous ne
connaissez rien. Les Ka'arnis sont des assassins, des fanatiques. Ils ne
craignent ni la mort, ni Dieu. Tout ce qui est marqu de leur signe leur
appartient. Et tout ce qui leur appartient, un jour ils viennent le chercher!
Il faut qu'elle quitte cette maison. Ou ils viendront nous tuer pour la
reprendre.
        -Tu veux me faire croire qu'une quelconque tribu pouilleuse serait
capable de retrouver une gamine au coeur de Tunis?
        -Oui. Ils en sont capables. C'est une trs ancienne tribu. Ils
mprisent l'Islam et crachent sur Allah. Ils sont l'esprit de l'ancien Maghreb,
ses prtres, ses guerriers.
        -Assez Amhad! Tu dpasses les bornes! Sors de mon bureau et raccompagne
cette morveuse dans sa chambre. Tout ce que je te demande c'est de trouver de
bons clients qui payent cash. Amhad n'insiste pas. Il ne faut pas trop chercher
de noise  miss Reding. Dans le tiroir de gauche de son bureau repose un
pistolet. Et elle sait s'en servir. Il sort du bureau sans lacher YAsmina.
Puisque miss Reding ne veut rien savoir,  il va agir en consquence. Il trouve
une robe et des sandales  la taille de Yasmina. Il lui ordonne de les mettre.
La petite fille obit, heureuse de pouvoir enfin cacher sa nudit. Ils sortent
ensuite de la maison, aussi discrtement que possible. Les rues du quartier
sont pleines de vie, la nuit plus encore que le jour. Dans le lointain, on
entend des chants et de la darbouka. Le parfum de la coriandre se mle  celui
du Kif. Les forgerons font jaillir des tincelles qui blouissent Yasmina.
Amhad la conduit loin, aussi loin que possible. Elle est puise de trottiner 
sa suite. La nuit est avance. Elle voudrait dormir. Mais Amhad ne se soucie
plus que de lui. Il voit un tueur dans chaque ombre. Ils parviennent enfin  la
grille d'une villa. Yasmina n'en voit pas grand chose tant elle est cache par
la vgtation luxuriante d'un immense jardin. Amhad fait sonner la cloche. Une
lumire s'allume. Une porte s'ouvre. Et des pas lourds se font entendre dans
les graviers. Une grosse tunisienne apparat.
        -C'est pas heure pour sonner chez les gens! Tu vas rveiller mon
matre, et ce n'est pas un matinal!
        -Si tu as trop de travail j'ai de l'aide pour toi, dit Amhad en
montrant Yasmina.
        -De l'aide! Regarde comme elle est petite. Elle n'est encore bonne 
rien...
        -Mais elle est trs docile, elle ne te posera aucun problme, et
puis... Voil pour le drangement. Il tend une poigne de billets  la grosse
femme.
        -Bon. Je veux bien la prendre  l'essai. Mais si elle me pose trop de
problmes, je la mets dehors.
        -Tu feras comme tu veux. La femme ouvre la grille et Amhad s'empresse
de faire rentrer Yasmina. Sans un regard, il disparat dans le noir, soulag
d'avoir pu sauver sa vie sans se montrer cruel.

Les grilles de la Villa se referment sur Yasmina. "C'est encore une prison, se
dit-elle tristement... Des gens vont-ils encore me toucher, comme ces trangers
tout  l'heure?" Le vent de la mer vient caresser son derrire qui la chauffe
encore. Elle est trop puise pour se rvolter. Elle veut juste s'allonger
quelquepart et dormir.


Fin de la premire partie


--


YASMINA, L'ORPHELINE DU DESERT, deuxime partie

(M/bg, b/g, M/g, pedo, spanking, rom)

Fichier: yasmina2.txt

Histoire envoye  notre site des 'Histoires Taboues' le 27 septembre 2001.
( http://go.to/histoires ou http://www.asstr.org/~histoires/ )

Par Geoffroy Perrault

Deuxime partie des aventures de Yasmina qui lentement se rapproche des
origines mystrieuses de sa naissance.



Chapitre 4: Les leons de monsieur Grinchet


Il est encore bien tt lorsqu'on secoue Yasmina pour la faire lever du tapis
sur lequel elle dormait.
        -Allez. Il est l'heure de te rendre utile, lui dit la grosse bonne.
Yasmina se lve en gmissant. Elle frotte ses yeux et tire son corps engourdi.
        -Madame, demande-t-elle d'une petite voix?
        -Laisse tomber le Madame, petite. Je m'appelle Leila.
        -Leila... J'ai envie de faire pipi.
        -Pour a, trouve-toi un petit coin dans le jardin. Ensuite je te
donnerai  manger et puis on te trouvera d'autres vtements. Yasmina court au
jardin sans mme prendre la peine d'enfiler ses sandales. Elle s'accroupit
derrire un buisson, et relve sa robe sur ses hanches. Pendant que son urine
couleur citron jaillit d'entre ses jambes, elle coute le chant des nombreux
oiseaux qui volettent d'un arbre  l'autre aux quatre coins du jardin. En se
relevant, elle s'aperoit qu'on l'observe d'un balcon. C'est un jeune garon
habill d'un bermuda et d'une chemise blanche. Il est blond et sa peau est 
peine hale par le soleil. Son regard est plein de curiosit comme s'il n'avait
jamais vu de fille pisser. Yasmina retourne dans les dpendances o elle a
pass la nuit. La grosse Leila l'y attend avec des gteaux et un grand verre de
th chaud et bien sucr. Yasmina, affame, fait bon accueil  ce petit
djeuner.
        -Mange ma fille, prends des forces...
        -Merci Leila
Lorsqu'elle a fini, la bonne lui tend quelques vtements propres, des vtements
d'enfant europen: une robe bleu marine, des socquettes, des souliers noirs et
une culotte. Yasmina se dshabille sans gne. En voyant ses fesses, Leila
sourit intrieurement. Les traces d'une fesse rcente indiquent que la
fillette a l'habitude d'tre punie. Ce n'est pas toujours le cas des gamines du
sud, souvent mal leves et indisciplines. Yasmina enfile une culotte pour la
premire fois de sa vie. Le sous-vtement lui parait aussi chaud qu'inutile.
Mais, en enfilant sa robe trs courte, elle comprend son utilit. Sans culotte,
Yasmina exhiberait ce qui ne doit tre vu  chaque fois qu'elle s'assoit.
        -Bien. Tu es belle comme a. Essaye de ne pas la salir. Je n'ai que
celle-l. Maintenant laisse moi te peigner. Ensuite je te prsenterai au matre
de maison et je te montrerai en quoi consiste ton travail.


Monsieur Franchemonet, bien qu'approchant les soixante ans, a su conserver un
corps svelte et souple. Monsieur Franchemonet, ou plutt devrait-on dire,
capitaine Franchemonet, puisque c'est un grad de l'arme franais dont le
courage et les exploits militaires, au cours de la guerre de quatorze, sont
rests dans la mmoire des soldats sous ses ordres, du moins de ceux qui ont
survcu. Le Capitaine Franchemonet est un homme d'ordre et d'autorit. Bien
qu'il vive ce poste  Tunis comme une mise  la retraite, il tient  garder les
bonnes habitudes de son rang et de son grade,  commencer par le port constant
de son uniforme. Le capitaine Franchemonet mprise les Arabes. Il les trouve
feignant et fourbe, comme les juifs et plus encore que les ngres. Il en a eu
sous ses ordres pendant la grande guerre. La plupart sont morts en lche.
Franchemonet est aussi un fervent catholique. Sa jeune pouse, une bonne 
rien, est morte en couche il y a huit ans, lui laissant un fils, Alexandre.
Pour viter de l'envoyer  l'cole en compagnie d'enfants arabes, il paye fort
cher un prcepteur, monsieur Grinchet.

        -Capitaine?
        -Oui, Leila, qui y a-t-il?
        -Excusez-moi, capitaine, mais je voudrais vous prsenter une fille que
j'ai prise pour m'aider. Elle s'appelle Yasmina. Et... Et elle ne vous cotera
rien. Le capitaine pose un regard mprisant sur la fillette. Il dteste les
petites morveuses juste bonnes  jouer  la poupe et  pleurnicher.
Heureusement que sa femme lui a donn un fils.
        -Elle est trop jeune pour faire du bon travail. Et puis elle a l'air
d'une voleuse.
        -Non. Elle vient du Sud. Ils sont durs  la tache, l-bas. Je vous jure
sur la tte du prophte qu'il n'y aura pas de problme.
        -Mmm... Je prsume qu'elle ne parle qu'arabe.
        -Oui.
        -Je veux qu'elle apprenne le franais. Ce sera une bonne action de lui
apprendre une langue civilise. Alors le matin, tu l'enverras  Grinchet. Ca
fera de la compagnie  Alexandre. Et elle t'aidera l'aprs-midi. S'il faut la
punir, punis-l. Le conseil est bon pour Grinchet, mais je ne me fais pas de
soucie de ce cot l.


Yasmina n'a jamais mis les pieds dans une cole, encore moins dans une cole o
il n'y a que deux lves. La salle d'tude se situe dans une des deux tours
rococo de la villa. Monsieur Grinchet rgne sur un petit monde de livres de
classes, des mappemondes et de craies blanches. Il est d'ailleurs  l'image
d'une de ses craies: long, sec et blanc de peau. C'est un jeune homme mais il
pourrait avoir cent ans. Il enseignait dans une cole religieuse en France. On
l'a pri d'aller se faire pendre ailleurs aprs une sombre histoire. Il est
parti pour Tunis o il vit depuis cinq ans. Dou pour les langues il a appris
sans peine l'Arabe et le berbre. Chez le capitaine, il peut en paix exercer
ses talents de... pdagogue. Monsieur Grinchet est trs satisfait de l'arrive
de sa nouvelle lve. Belle comme un coeur. Oh, bien sur il a beaucoup
d'affection pour Alexandre, mais il a toujours prfr les petites filles. Oui,
elle est adorable assise sur sa chaise, les jambes ouvertes, la culotte bien en
vue, sans cette pudeur idiote que manifestent gnralement les fillettes. Il
donne quelques exercices  Alexandre et prodigue son premier cours de franais
 Yasmina. Elle est attentive et souvent, il lui caresse la joue ou le bras
pour la rcompenser. A la fin de la mtin, Yasmina connat ses premiers mots
de franais. Monsieur Grinchet corrige les exercices d'Alexandre. Le petit
garon attend sagement devant lui. Toute la mtin, il a essay d'ignorer
Yasmina, mais la curiosit a t la plus forte et il a pass plus de temps  la
regarder qu' s'appliquer sur ses cahiers.
        -ALexandre... Alexandre... IL y a beaucoup de fautes. Beaucoup trop. Je
ne peux pas laisser passer a. J'en ai compt dix-sept.
        -Je m'appliquerai mieux la prochaine fois.
        -J'en suis sur. Mais tu mrites une punition. Tu le comprends.
        -Oui.
        -Prpare-toi.
        -Devant la fille?
        -Evidemment. Alexandre a le rouge qui lui monte aux joues. Sous le
regard de Yasmina, il baisse son bermuda, et, honteux et rsign, sa culotte.
La petite fille est tonne et amuse par la blancheur de ses fesses. IL se
penche lgrement en avant et agrippe le bord d'une table. Grinchet se lve une
rgle de bois  la main.
        -J'en ferai autant  tes petites fesses, dit-il en arabe  Yasmina, si
tu ne travailles pas bien. Et les coups s'enchanent lentement. Dix-sept
fautes. Dix-sept coups appliqus sans violence mais avec fermet au milieu des
fesses. Le cul d'Alexandre rougit trop vite au got de Grinchet. Mais le garon
ragit bien. IL ne pleure pas. IL serre les dents. Il comprend et accepte la
punition.
        -Dix-sept, le compte y est. Tourne-toi.
        -Mais... Monsieur... J'ai...
        -Justement. Je veux que Yasmina le voie. Tourne-toi. Alexandre obit.
Il tourne son derrire douloureux vers la fentre et sa petite verge dresse
vers Yasmina. Le garonnet a frquemment des rections lorsqu'il se fait punir.
Grinchet n'y voit aucun inconvnient. Et la chose reste entre eux. Mais l, il
y a cette fille. Elle va se moquer de lui et il ne comprendra mme pas ce
qu'elle dira. Non, Yasmina ne se moque pas. Elle regarde le sexe du petit
garon et le trouve joli. Joli comme une rose des sables ou un bb fnec. Trs
diffrent du gros membre poilu de l'anglais de l'autre soir. Monsieur Grinchet
aussi doit avoir un gros membre poilu. Alexandre se rhabille. La fille n'a rien
dit. Elle n'a mme pas ri. Son derrire le brle terriblement et pour se
consoler il se dit que bientt la fillette recevra galement une punition et
qu' cette occasion il pourra voir son zizi de fille. Un juste retour des
choses.

Le reste de l'aprs midi, Yasmina le passe une serpillire  la main,  quatre
pattes,  laver les interminables sols carrels de la villa. Le capitaine vient
la surveiller  plusieurs reprises mais elle s'acquitte de sa tache avec zle
et il n'a rien  y redire. Dans la position o elle se trouve, il n'est pas
difficile de regarder sous sa robe, et le capitaine ne s'en prive pas. IL
rprime quelques penses dtestables: "Les filles arabes sont des chiennes. Ds
six ans, elles agitent le cul pour sduire les hommes. eureusement que nous
autres franais sommes l pour calmer leurs ardeurs!"
Le capitaine, en plus d'tre un crtin arrogant et raciste, est impuissant
depuis la mort de son pouse. Une seule chose lui redonne de la vigueur. Mais
une chose inavouable, surtout pour un militaire. Chaque soir, Alexandre doit se
rendre dans son bureau. Son pre lui demande invariablement: "tu as bien
travaill aujourd'hui?". Et pour toute rponse, Alexandre baisse son bermuda et
sa culotte et montre son derrire  son pre. S'il est rouge, le capitaine se
met en colre. S'il est blanc, il le flicite d'avoir bien travaill. Dans les
deux cas, il peut mater  son aise les fesses tendres, et son sexe se dresse
sous l'effet d'une nouvelle vigueur. Il imagine la jouissance qu'il pourrait
ressentir en sodomisant son jeune fils, l,  mme le tapis. Mais il n'ose
passer  l'acte et se contente de cette exhibition.

Yasmina subit sa premire punition le troisime jour. C'est une raison futile
qui la motive, mais Grinchet ne peut plus attendre. Depuis trois jours Yasmina
l'obsde. Sa peau brune surtout. La petite se prte  la punition sans
discuter. Elle devine le dsir de l'homme et sait qu'il est inutile de s'y
drober. Le fait qu'Alexandre la regarde veille en elle une trange curiosit.
Alors, elle prend place contre le bureau et laisse monsieur Grinchet baisser sa
culotte sur les genoux. Sa robe est si courte qu'ainsi penche en avant, ses
fesses sont  moiti visibles. Grinchet n'est pas satisfait. Il lui demande de
se pencher encore plus. Les fesses de Yasmina sont entirement mises  nu et
les dlicates lvres de sa vulve se devinent sans peine. Alexandre n'a jamais
vu l'anatomie d'une fille. Ce qu'il voit lui parait intrigant, mystrieux... Et
adorable. Grinchet frappe du plat de la rgle en bois, sans se presser.
Habilement ses coups portent  hauteur de l'anus. Habitue  la duret du dos
des nes et des chameaux, Yasmina n'a pas vraiment mal. Un peu tout de mme...
Plus qu'avec la femme anglaise. Les coups rsonnent le long de son rectum, dans
l'intimit de son jeune ventre, apportant des sensations plaisantes. Ses yeux,
mouills de quelques larmes, se ferment. Grinchet regarde l'effet que produit
la punition sur sa petite lve. "Les enfants du soleil sont merveilleusement
rceptifs, se dit-il... Tout le contraire des morveuses des internats
franais". Fascin, il donne deux coups de plus que ce qu'il avait dcid. La
rgle a trac un rectangle rouge bien net sur les fesses de Yasmina.


Chapitre 5: "Tu es vivant!"

        Amhad a perdu sa belle prestance de maquereau. Une ombre le tient  la
gorge et le transperce d'un regard de braise. Dans la rue encombre, les gens
passent sans se soucier de l'incident. Ils connaissent Amhad. Un porc qui vend
le pucelage des filles tunisiennes  des occidentaux... Il peut crever...
L'ombre accentue son tau. Amhad touffe. Des moustiques de lumire picorent
ses yeux.
" Maintenant tu parles ou tu meurs ", articule l'ombre. Il ne fait aucun doute
que l'ombre ne parle pas  la lgre. Il y a dans son regard l'assurance de
celui qui tue sans remords.
" Na'am... Na'am... ", ructe Amhad. L'ombre relche son treinte pour lui
permettre de continuer.
        -Je sais o elle est... Je vais te le dire. Laisse la moi la vie sauve.
Par Allha soi clment !
        -La mort s'approche, Amhad...
        -Min fadlik, pleurniche l'homme, elle est dans une villa. Chez un
militaire, le capitaine Franchemonet, un chien de franais. Je te jure...
        -Si tu m'as menti, je te retrouverai et je te tuerai.
        -Na'am... L'ombre relche Amhad, pathtique pantin agit de
tremblement. Il lui crache au visage et disparat l'instant d'aprs, noy par
la foule des souks.


Les punitions se rptent pour Yasmina. Elles deviennent plus rares pour
Alexandre. Son pre le flicite mme pour "ses petites fesses bien blanches".
La petite fille, elle, a maintenant constamment la trace de la rgle sur le
derrire. Comme Alexandre, elle apprend  apprcier les fesses de Grinchet. Le
prcepteur y met d'ailleurs de plus en plus de zle et d'habilet, variant
l'intensit, le nombre et la dure, non en fonction des btises commises mais
des ractions de la fillette. Avec le garonnet, c'est plus facile de juger des
effets produits. Avec Yasmina, il faut tre sensible aux dtails. Un soupire,
une oscillation du derrire, les jambes qui s'entrouvrent un peu plus... Pour
l'esprit embrum et pervers de Grinchet, le moindre geste signifie "encore". Ce
n'est pas toujours le cas. Yasmina apprend le franais sans aucune peine. Ce
n'est pas  mettre sur le compte de la pdagogie de Grinchet, mais de
l'intelligence de la fillette pour qui aucune preuve ne semble dcidemment
insurmontable.


C'est dans les buissons ou Yasmina  l'habitude de venir faire pipi, qu'elle
retrouve un matin Alexandre. Ils se parlent si peu d'habitude. Le garon
l'attendait.

        
        -Je viens pour pipi, dit Yasmina dans un franais hsitant.
        -Moi aussi j'ai envie de faire pipi.
Le garonnet en culotte courte et la fillette en jupe lgre se regardent. Tant
de choses les opposent: La couleur de peau, la langue, le statut social... Ce
qui les lit, c'est leur jeune ge et peut tre galement les punitions de
monsieur Grinchet qui ont tiss entre eux une toile d'intimit troublante.
Leurs joues rougissent  mesure qu'ils se regardent et qu'ils imaginent ce que
l'autre cache, mystre dvoil aux hasards des fesses.
        -On fait pipi... ensemble, propose finalement Alexandre
        -D'accord. Un nuage de papillons, fuyant quelques oiseaux gourmands,
vient s'abattre sur eux. Pour Yasmina, ce sont des esprits complices. Il y en a
dans le dsert, alors pourquoi pas  Tunis. Son pre lui racontait que les
djinns se manifestent parfois sous la forme d'un nuage d'insecte... Le
tourbillon de couleur arrache les enfants  cette ralit... Les culottes sont
baisses ensemble, les ventres maigres se crispent ensemble. L'un reste debout,
l'autre s'accroupit. Toutes ces couleurs, deux sources qui jaillissent l'une
vers l'autre, un objet model dans la pte d'amande, un autre dans l'argile, et
l'or, et les soies prcieuses, et le vent tide de la mer... La source de
Yasmina se tarit rapidement, mais celle d'Alexandre prend un nouvel essor. Elle
fuse vers le ciel et retombe aux pieds de la petite fille en claboussant ses
mollets. La pte d'amande devient marbre et une fleur rose s'panouit  son
bout. Yasmina se met  rire et dcouvre ses quenottes blanches. Alexandre rit
galement, alors que son jeune sexe palpite dans le soleil. Une goutte d'urine
y est reste accroch. Yasmina s'approche  quatre pattes en secouant ses
mches cuivres. Elle tend le cou, et comme cela ne suffit pas, elle tire la
langue. Alexandre, complice, incline doucement son sexe. Voil. De la pointe de
sa langue, Yasmina recueille cette dernire goutte de liquide prcieux. Et l'un
et l'autre se remettent  rire. Plaisir, dcouverte, jeu... C'est ainsi que les
enfants conoivent l'amour. La jouissance ne les intresse pas encore. Il y a
tant d'autres sensations  dcouvrir. La goutte d'urine est cre et Yasmina
grimace. Alexandre se cambre et fait sourdre une nouvelle goutte au bout de son
sexe. Aussitt la langue de Yasmina vient la capturer. Encore deux autres
gouttes, plus limpides. Puis la petite fille bascule en arrire, les jambes
ouvertes, la culotte enroule autour d'une cheville. Elle veut  son tour
offrir des perles d'or  Alexandre. De ses deux mains, elle entrouvre les
portes de son sexe. C'est un paysage mystrieux pour Alexandre, insondable. Il
le regarde, s'accroupit devant, se penche. D'un orifice grand comme une tte
d'pingle surgit une goutte dore. Elle pendule puis glisse le long des chairs
roses. Alexandre la suit du regard. Une nouvelle goutte parat. Cette fois-ci
le garonnet ne la laisse pas s'enfuir. Le bout de sa langue rencontre le mat
sensible de Yasmina. Un contact bref mais qui dclenche un frisson
irrpressible chez la petite fille. Elle voudrait qu'Alexandre soit moins
farouche, que sa langue reste en contact plus longtemps... C'est trop lui
demander. Yasmina se fait la rflexion que le petit garon est en position de
prire. Ses fesses sont dresses vers le ciel, comme offertes  Dieu, et son
anus connat pour la premire fois les caresses du soleil. Sous son ventre, sa
verge pointe vers la vulve de la fillette. Cette conjonction est belle aux yeux
de Yasmina dont le jeune et prcoce esprit est dj emprunt d'un fort
mysticisme.


Mais les enfants ignorent que deux pairs de yeux les observent. Des yeux
d'adultes qui ont d'autres conceptions sur l'amour, des conceptions qui ont
trait au pouvoir,  l'assouvissement, et au pch... Grinchet regarde ses deux
lves avec une telle lubricit que son visage s'en trouve dform. Le
Capitaine regarde son fils, tout de chair blanche, jouer avec la fille basane.
Il bouillonne de colre. " C'est dans un con blanc qu'il dcouvrira l'amour !
Pas dans un con de ngresse ! ", Pense-t-il. Pauvre Yasmina... Pauvre
Alexandre... Ils ne souponnent pas ces regards qui pourtant viennent salir
leurs jeux. Dans le tourbillon des papillons affols, ils se pensent en
scurit, loin des hommes, loin des adultes. Ils se trompent.

Le soir venu, Yasmina est encore  corcher ses genoux mignons sur le carrelage
d'un couloir. Petite cendrillon, elle trane avec elle un seau d'eau
savonneuse. De la porte entrouverte de sa chambre, Monsieur Grinchet regarde la
fillette, ou plutt ce que la pauvre petite,  quatre pattes, montre malgr
elle. Ses cuisses maigres et tendues par l'effort, la culotte blanche qui
recouvre le fessier que Grinchet aime tant " civiliser ". Dans sa chambre, le
prcepteur perd sa stricte prestance. Son pantalon est dboutonn et il tripote
son sexe, rostre comme celui d'un chien. La civilisation occidentale, dont le
capitaine Franchemonet se rengorge  tout bout de champ, n'est visiblement
gure solide face aux sortilges involontaires d'une fillette d'Orient.
        -Yasmina !
        -Oui, Monsieur Grinchet ?
        -Viens. J'ai quelques mots  te dire.
        -Mais... Mon travail... J'ai pas fini...
        -Tu finiras plus tard. Grinchet a rang son appendice, mais la
boutonnire de son pantalon est toujours largement ouverte. Yasmina se relve.
Ses genoux, ses mollets et ses mains sont mouills. Ses cheveux, trop longtemps
livrs  la pesanteur, sont en bataille. Elle s'essuie distraitement dans sa
robe et franchit en soupirant l'entrebillement de la porte. Jamais elle n'a vu
la chambre de Grinchet, ni mme celle d'Alexandre. C'est le travail de Leila de
faire les chambres, pas le sien. Elle n'y retrouve pas l'ordonnance de la salle
de classe. Non... LE lit est dfait. IL y a des vtements jets sur le sol. Ca
sent le tabac froid, et l'alcool. Des odeurs que Yasmina a apprises  dtester.
Le prcepteur est assis sur le bord du lit, une bouteille de bourbon  la main.
Yasmina se souvient du couple d'anglais. Eux aussi buvaient. Eux aussi avaient
cette expression de lubricit sur le visage. L'alcool est un poison,
pense-t-elle, rsigne  subir de nouveaux assauts.
        -Je t'ai vu, braille Grinchet, je t'ai vu avec Alexandre. Ce que vous
avez fait ensemble... Ce n'est pas correct. Si le capitaine l'apprend, il te
fera fouetter et ensuite il te mettra dehors avec son pied imprim sur tes
fesses. Tu n'es qu'une... femme de chambre. Il ne faudrait pas l'oublier.
Alexandre est le fils de ton matre, de ton bienfaiteur... Je vais t'enseigner
 bien te tenir! Crois-moi! Il vaut mieux qu'on rgle a ici, tous les deux,
plutt qu'en prsence du Capitaine. Allez, baisse ta culotte, relve ta robe...
Vite, contre la table. Non! Tourne-toi! C'est une punition spciale que je te
rserve. Yasmina coutait, indiffrente, les brailleries de Grinchet, mais 
prsent elle a peur. Elle s'est excute comme d'habitude, a baiss sa culotte
sur ses genoux, et s'est penche en avant, les mains appuyes sur le bord d'une
table encombre de livres et de cendriers pleins, s'attendant  recevoir sur
son derrire les habituels coups de rgles. Mais Grinchet veut qu'elle se
tourne  prsent. Va-t-il la fesser... devant? Yasmina, trouble par cette
entorse au rituel, hsite, mais Grinchet la contraint. LA voil le dos contre
la table, les jambes dans le vide et la robe releve au-dessus de hanches. Le
fumet dtestable de la cigarette froide parvient  son nez. Grinchet ne brandit
pas son habituelle rgle de bois, mais une hideuse trompe roide au bout luisant
qu'il a tir de sa braguette. Yasmina met quelques instants  comprendre qu'il
s'agit du mme genre d'organe que celui qu'elle a butin l'aprs-midi mme,
tant celui-ci est laid, avide, gluant... Grinchet explore de sa trompe le haut
des cuisses de la petite fille. Il abandonne une goutte translucide sur son
pubis bomb, puis descend le long de son sillon, cherchant maladroitement  y
forcer son obscnit.
Mais il est crit que ce n'est pas un homme comme Grinchet qui y parviendra. La
fente reste obstinment ferme, ligne verticale de perfection charnelle. Une
flamme de haine s'est allume dans les yeux de Yasmina. L'enttement de
Grinchet  ouvrir ce qui doit encore rester clos, commence  la faire souffrir.
Le misrable prcepteur aperoit cette flamme. Et cette flamme lui dit : " Si
tu continues, je te jure qu'un jour la lame de mon couteau tracera un collier
carlate le long de ta gorge !". La peur s'insinue en lui. Oui. Cette fillette
maigre, ge d' peine sept ans,  la merci, sur la table puante, de sa
virilit d'homme, d'adulte, de matre, de blanc, ce petit animal dlicat, lui
fait peur. Il recule, grotesque, dculott, trbuche sur son pantalon, et vient
heurter un corps musculeux. Il se retourne, en bafouillant une insulte. Mais un
choc brutal sur l'arrire de son crne le prcipite au sol, inanim. Yasmina
n'a pas boug, toujours allonge sur la table. Quelqu'un s'approche d'elle. Ce
n'est pas Grinchet. Il mane de cette prsence une force apaisante. Un doigt
parchemin par le sable du dsert, se pose un instant sur son tatouage. Yasmina
s'enhardit et regarde l'inconnu.
        -Tu es vivant, s'crit-elle en laissant chapper ses larmes. L'homme la
remet sur ses pieds, remonte sa culotte, rajuste sa robe avec douceur.
        -Je suis vivant, confirme-t-il, et je t'ai retrouve. Yasmina sourit 
Ren, l'tranger, le guerrier qu'elle a vu mourir, assassin lchement. Puis
elle s'lance dans ses bras. Ren l'y accueille avec passion, embrassant ses
cheveux et son cou.
        -Le mchant, tu l'as tu ?
        -Je ne crois pas. J'aurais d. Mais je ne voulais que tu sois tmoin
d'une autre mort.
        -Tu es revenu de chez... les morts ?
        -Non, mon ange. Je n'ai pas succomb  mes blessures. Des nomades m'ont
recueilli et m'ont soign. Il a fallu des semaines avant que je puisse tenir
debout. Ensuite, je suis parti  ta recherche... mais je ne suis pas le seul.
Il nous faut faire vite. Les Kaarnis, le peuple mystrieux du sud dsertique.
Tu as leur tatouage et je crois qu'ils te cherchent.
        -Je ne sais rien de ce tatouage, pleurniche la pauvre enfant.

Un bruit de verre bris, des cris, des coups de feu... La grande maison semble
soudain le thtre d'une guerre. Franchemonet qui tait tranquillement occup 
zbrer les fesse de son fils de coups de cravache pour lui apprendre  vivre,
se retrouve assailli de toute part. Il sort de sa veste un pistolet, abat un
homme, puis deux, en blesse un troisime, mais un sabre implacable lui fend le
crne. Il meurt en maudissant tous ces sauvages rpugnants, il meurt dans la
haine et le ressentiment. Vtu seulement de sa chemise de nuit, le pauvre
Alexandre, ne voit rien de tout a. Des hommes se sont dj empars de lui,
l'ont billonn, ficel, et le portent dehors. Il pensait que son pre allait
finir par le tuer, et c'est sans doute ce qui serait arriv sans l'intervention
de ces guerriers vtus de bleu. Il souffre le martyre et perd rapidement
connaissance dans les bras de ses ravisseurs.

Yasmina et Ren observent le drame, cachs dans un buisson.
        -Ce sont les guerriers Kaarnis. Ils te cherchaient.
        -Pourquoi ils emmnent Alexandre ?
        -Je ne sais pas.
        -Ren. Sauve-le !
        -Pas maintenant Yasmina... Ils sont trop nombreux. Mais je crois savoir
o ils l'emmnent.
        -Nous irons le chercher ?
        -Oui. Si tu tiens  ce garon, je te promets que nous le sauverons. De
plus je veux savoir ce que tu reprsentes pour eux. Jamais nous ne connatrons
la paix si nous ne rglons pas cette affaire... Maintenant viens...




Chapitre 6: Une Nuit d'Amour dans le Sable


Ren regarde Yasmina courir au bord de l'eau. L'cume clabousse ses jambes.
Elle rit. Le crpuscule enveloppe ses cheveux d'une aura violette. Elle est si
belle. Ren est mu. Le corps de la fillette est comme translucide. Il voit 
travers elle la mer et l'horizon. A bout de souffle, elle retourne prs de lui.
Le bas de sa robe est mouill, et quelques lambeaux d'algue sont coincs entre
ses doigts de pieds. Ren passe ses mains le long de ses jambes humides. Sa
culotte aussi est mouille. Il la lui baisse. Yasmina n'a pas besoin de
culotte. Son sexe est vou au soleil et au vent. Ce n'est qu'un tissu
encombrant invent pour discipliner les petites filles, pour les empcher
d'tre ce qu'elles sont. Yasmina s'agenouille, la culotte sur les genoux. Elle
treint Ren et l'homme referme ses bras autour d'elle. Il l'embrasse sur les
lvres. Les longs cils de la petite fille chatouillent son visage. Sa langue
s'aventure dans la petite bouche qui la laisse passer, avide et curieuse. La
salive de Yasmina a le got de la cannelle et de la menthe. Sa langue est
soyeuse comme la fleur d'un dattier. Tout en s'abandonnant  ce profond baiser,
Yasmina, qui est faite d'instinct plus que de raison, tend les mains vers le
mat qui dresse la djellaba de Ren. Dessous, on y sert de la semoule sucre et
du th  la menthe, pense-t-elle. Malgr cette langue qui occupe entirement sa
bouche, elle parvient  rire. Les mains de Yasmina sont si lgres que c'est 
peine si Ren les sent ramper sous sa djellaba, s'asseoir contre le tapis de
poils de son bas ventre et honorer de leur contact son idole brlante. Sa
langue sort enfin, entranant avec elle celle de la petite fille avec un lger
bruit de succion.
Yasmina murmure alors, avec la voix de l'enfant qui confie un secret  sa
poupe: "Je veux tre ta femme... Pour toujours... Ta petite femme... Tu veux?"
Pour seule rponse Ren dvoile l'idole de chair enserre dans l'crin que
forment les mains de la petite fille. L'idole n'a rien  voir avec celle, toute
de pte d'amande, d'Alexandre ... Rien  voir avec le cobra  la morsure
lubrique de l'anglais ou du prcepteur. C'est l'arme pacifique d'un guerrier...
Douce au contact mais pourtant pleine de force, rigide et fire. Yasmina se
penche. On dirait qu'elle se prosterne. Pas comme une vestale soumise et
tremblante devant la divinit barbare  qui elle est promise, mais plutt comme
un ermite mystique face au soleil qui se lve. Respectueuse et complice, elle
s'allonge entre les cuisses de son amoureux. Elle pose son menton dans le
pelage roux et sa langue de chiot trace la lettre dd le long de l'idole, une
lettre au trac surprenant qui commence par une boucle, continue en courbant le
dos, et s'achve par un point flottant au-dessus de l'horizon typographique.
Une lettre qui fait l'amour  elle-mme...

Une rafale de vent marin soulve la robe de Yasmina. Ren voit les fesses
encore marques par les punitions reues.
        -On te frappait, mon amour?
        -Non, rpond Yasmina pour qui les Chatiments du prcepteur n'taient
pas des coups, mais on me donnait la fesse quand je faisais des fautes. Et
elle reprend son travail de calligraphie, laissant Ren dubitatif, entre
plaisir et colre, entre pardon et vengeance... Ces fesses embrases, 
prsent, il les caresse. Ses yeux papillonnent, ne sachant ce qu'ils doivent
regarder. La mer d'encre, le rectangle de la culotte tendue entre deux mollets,
les fesses transfigures, ou les lvres de Yasmina, entrouvertes, encore
hsitantes, contre sa verge... Qui ne savent comment la saisir, comment
l'adorer, comment l'exhausser. Une si petite bouche, pense Ren en laissant
glisser ses doigts, au-del des dunes ambres, le long du sillon
imperceptible... Une si petite bouche pour un objet tellement impudique. Et
malgr tout, il n'y a nulle laideur dans cette association, nulle
contradiction. Son sexe tendu. Les lvres veloutes de Yasmina. Ses doigts de
guerriers endurcis. Le matelas voluptueux  qu'est la vulve de Yasmina, et qu'un
geste trop brusque marquerait aussitt... Son corps d'homme mur, son dsir
d'homme mur ne polluent pas l'image de cette fe sortie des sables. Au
contraire. Ses doigts cartent le sillon et s'aventurent au-del. Pays fertile
miniature que baigne une unique source. Le bout de son majeur y repose.
Yasmina, poupe pme dans le sable, carte les jambes  en fendre sa culotte.
C'est un rflexe naturel. Ren  la cl. Elle s'ouvre pour lui. Elle sent 
qu'on l'envahit,  et que des muscles dont elle ignorait tout sont pour la
premire fois soumis  un effort.Elle sait, pour l'avoir entendu, qu'une femme
doit offrir sa virginit  son mari, et elle sait confusment qu'il s'agit de
quelque chose qui se trouve l entre ses jambes. Ren hsite aux portes de
l'hymen, aile de papillon abandonne sur une toile d'araigne. Mais Yasmina
veut faire cette offrande. Le sexe de son amant trouve enfin sa voie dans sa
bouche. Le doigt de son amant trouve galement sa voie... L'hymen se rompt
doucement, presque sans douleur. Tout juste une fine larme de sang coule-t-elle
de la fente. " Maintenant, je suis sa femme ", pense Yasmina, " Dieu a bni
cette union ". Une joie immense envahie son cur. Elle sait que le guerrier
blanc sera toujours l pour la protger et pour l'aimer.

Et pour sceller cette union, elle boit la semence qui jaillit, tide comme du
lait, tide comme la mer, tide comme le sable des dunes lorsque le soleil s'y
enterre...


A suivre ?


 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

Vous y trouverez la plus grande collection d'histoires en franais sur le sujet.

N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

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Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
Sauf si stipul autrement, vous pouvez la republier sur un autre site gratuit
 condition de ne rien modifier et de laisser les notices de dbut et de fin.
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