ROMAIN ET HADRIEN (par Etienne Hamon) (b/b)

title: Romain et Hadrien
part: Complete
author: Etienne Hamon
keywords: b/b
language: Francais
age: 11 ans (b)
published: 25/06/2000

    
Voil dix minutes qu'ils taient l'un sur l'autre,  se tripoter gentiment,
mais, il le sentait confusment, par cette chaleur et ces fourmillements qui
montaient en lui, par le sourire flou de son copain, par l'infime mais
nanmoins perceptible pulsation sous leur slip respectif (ce tout dbut de
bandaison qu'ils avaient russi  refouler), et mme par cette gne des mains
qui voudraient bien mais n'osaient pas aller plus bas que la cambrure de leurs
dos, en prenant un soin ostensible  vite y remonter si le bout d'un doigt
touchait par mgarde plus bas, cette partie de chatouilles les menait  autre
chose, d'inconnu, de fascinant, de troublant, d'attrayant, d'effrayant aussi,
car tellement contraire .. contraire  tout ce qu'ils entendaient, ce qu'ils
se disaient entre eux : tous leurs dsirs n'taient-ils pas, ne devaient-ils
pas tre pour les filles ? 
Ils avaient, tous deux, l'habitude de se retrouver corps  corps, de lutter,
au gymnase,  la piscine, dans la chambre de l'un ou de l'autre, mais pour la
premire fois, ils se retrouvaient ensemble au pieu ; par cette pudeur  la
fois coutumire et, ils le savaient, ridicule, ils n'avaient os enlever le
slip pour se glisser dans le pyjama, qu'ils n'avaient pas mis non plus, pour
faire comme leur ans - le pyjama, c'est bien un vtement de gosse, non ? -,
alors, ils s'taient glisss comme a sous les draps, mais ni l'un ni l'autre
n'en avait, en fait, l'habitude.
Aprs une journe pourtant puisante - foot, vlo, ping-pong -, ils se
sentaient encore excits (comme des poux, disait la mre d'Hadrien, comme de
jeunes fauves, prfrait celle de Romain) et s'taient mis  ce dernier jeu,
ce jeu si plaisant,  la fois rude et doux, car ils s'y sentaient proches,
frres, complices, tout autant que concurrents, de bagarre au sol. Cette fois,
de bagarre sur matelas. 
Mais, dans la tte de Romain,  cette heure, ne se glissait-il pas d'autres
images, celle de sexes raides quil empoignait vigoureusement ? N'tait-ce pas
l'heure o, pour s'endormir, sa main ne serrait que le sien, de sexe, pour
l'amener "  bullition ", comme il l'avait imagin, la premire fois ? Alors,
ce soir, ne serait-ce pas une autre premire fois, celle du passage du rve 
la ralit, saisir enfin une autre queue (il aimait ce mot, image mi-animale,
mi-diabolique) que la sienne, sentir, goter mme, un autre sperme que le sien?
Mais son copain, lui, ne rvait-il pas plutt aux seins puissants de ces
blondes pulpeuses qui s'talaient sur les posters-pub pour magazines X  la
devanture des maisons de presse ? Et il ne voulait pas, oh non, il ne voulait
pas le perdre par un geste fou, par un geste fou mais tellement, tellement
pressant, maintenant. 
Oui, il tait allong sur Hadrien, qui avait cess de rire, et le regardait,
mais ne pipait mot. Il commenait  dgager les bras qui enserraient son
copain quand ce dernier lui murmura : " non, presse-moi contre toi " ; il n'en
crut pas ses oreilles.. " reste l ". Il ne fit pas d'autre geste que de se
remettre comme il tait juste avant ses scrupules. Il entendait maintenant le
coeur d'Hadrien battre plus vite, tout comme le sien, mais, surtout, il
sentait - et maintenant, ni l'un ni l'autre ne cherchait  le contraindre - le
tissu de leurs slips se tendre sous leurs sexes qui se dressaient, vivants
signes de leur moi commun. Qui taient encore cachs  leur regard et  leur
toucher, la seule sensation tant celle de leur duret. Alors, il n'hsita
plus : des deux mains, il baissa le slip d'Hadrien, fit de mme du sien, et
glissa, dans un sourire mi-narquois, mi-mu, " on se branle ou on se frotte ? "
- " On s'embrasse d'abord "
Il n'en revenait pas ; sans attendre, il obit. C'tait plus encore qu'une
branlette entre deux garons, c'tait plus que son rve...
Hadrien rclama, aprs un baiser qui les secoua jusqu'au vertige, que Romain
se frottt sur lui, pour sentir non seulement la queue mais bien aussi les
couilles, les cuisses, le ventre, la poitrine, bref, tout le corps, s'agiter
jusqu'au spasme, jusqu'au jet extatique. Son sperme ne s'tait pas encore
refroidi qu'il le lcha (il avait l'habitude de lcher son propre jus) puis,
enfin, comme il dsirait depuis des semaines, se saisit du sexe de son ami,
pour le dcalotter, lentement la premire fois, puis plus vivement, jusqu' ce
mme jet qu'il contempla comme un mirage soudain trop beau. Quelle belle
dcharge ! les gouttes les plus vives retombrent dans le cou du garon, qui
en resta hbt quelques minutes, tandis que Romain le nettoyait et savourait
enfin le premier sperme d'un autre. Tous deux taient aux anges. Il n'tait
plus ncessaire de parler. 
Hadrien s'endormit dans la foule de son orgasme ; Romain le contemplait : il
l'avait aim avant, il l'aimerait plus encore. Il se blottit contre lui et
plongea dans le sommeil en continuant  tenir entre ses doigts la queue
d'Hadrien qui, dj, se gonflait d'un nouveau dsir, qu'il assouvirait au
rveil. 

Romain et Hadrien
par Etienne_Hamon
24/6/00


 

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