NATY (par Lt Ripley) (g/b, M/g, nc)

title: Naty
part: Complete
author: Lt Ripley
keywords: g/b, M/g
language: Francais
age: 09 ans
published: 11/04/2002


Histoire envoye  notre site des 'Histoires Taboues' le 10 avril 2002.
( http://www.asstr.org/~histoires/ ou http://go.to/histoires )



Un petit texte pour toutes et tous.
Bien  vous. (pour me joindre : lieutenant.ripley1@caramail.com)


NATY

AGE garon: 12 ans (Yann)
AGE fille: 9 ans (Naty)
+ adultes

ecrit par LT RIPLEY

Naty tait sre de son succs. Elle dfit prcautionneusement la 
dernire entrave boutonneuse  l'clatement de sa gorge aux yeux 
carquills de Yann. Elle plongeait son iris azur au coeur du regard
vacillant de son vis--vis. Elle devinait le souffle court au 
soulvement rapide du torse et la gorge sche  la difficult 
croissante du garon  dglutir. Ses doigts agiles paradrent encore 
quelques instants sur le tissu vermillon avant de s'effacer lorsque 
l'piderme laiteux de l'abdomen apparut enfin.

	Naty plaqua alors soigneusement ses paumes sur ses hanches. 
Yann approcha  doucement ses mains avides vers le torse nu de la 
jeune fille. Il aborda, dlice infini, les premiers millimtres de 
chair pure. Ses doigts s'approprirent prequ'instantanment cet 
inestimable prsent. Ils massrent amoureusement la cage thoracique. 
Satisfait il dcouvrit l'apparition des premiers frissons sur le 
grain parfait de la peau enfantine. Il se dcida  longer en 
direction du visage de Naty.

	Elle inclina lgrement la tte, comme un acquiscement au 
contact masculin. Yann croyait rver. Elle portait un soutien-gorge 
de satin noir dont les mini-balconnets s'arrimaient mutuellement  
l'aide de deux lacets croiss. Les bretelles s'enfuyaient vers les 
paules menues de la fillette. Porter un tel artifice apparaissait 
risible tant la poitrine se devinait  peine sous le tissu ; pourtant 
le gaon ne souriait pas. La dlicatesse du tissu qui emprisonnait 
les mignons valonnets lui fit pousser un soupir de ravissement. Son 
index effleura la courbe lgre. Enhardi par le consentement muet de 
sa compagne il s'autorisa  dposer ses paumes ouvertes sur le tissu 
osbcur et  pouser les globes nains de la poitrine enfantine. Il 
massa lentement, doucement, amoureusement les seins lgers puis 
approcha ses lvres du front baiss de Naty pour y dposer un baiser 
appuy. 

	Muette, elle plongea de nouveau ses yeux embus dans ceux du 
garon. Elle adorait qu'on caresse aussi subtilement ses seins en 
devenir. Yann choisit cet instant pour les abandonner et faire 
onduler ses doigts le long des hanches puis vers le ventre 
parfaitement plat de la fillette. Il dfit le bouton qui obligeait la 
jupe  enserrer la taille. Instantanment elle plongea vers le sol, 
librant l'accs des doigts agiles  la petite culotte du mme satin 
que le soutien-gorge.  Naty se mordit l'intrieur de la joue. Le 
majeur insistait lourdement sur le sillon encore protg par le tissu 
noir de son sous-vtement. Elle ne refusait pas le contact, la 
palpation mais se sentait perdre le contrle du jeu. 

	Yann appuyait plus fortement maintenant. L'invitable se 
produisit. Il abaissa lentement sa culotte le long de ses cuisses 
nues et minces. Elle continuait de le fixer, courageuse. Il reprit 
son massage de la fente dfinitivement offerte. Le velout de 
l'intimit fminine l'attirait inexorablement. Son auriculaire 
parvint sans mal  s'insrer au coeur du sillon dj rosi par le 
dsir. Naty  couina brivement lorsqu'elle se sentit cartele par le 
doigt inquisiteur. Aussitt Yann se retira pour remplacer son doigt 
par son majeur, pourfendeur d'innocence. Naty carta lgrement ses 
jambes pour faciliter l'insertion de l'intrus en elle. Sa main vint 
prendre appui sur l'paule masculine tandis que Yann dbutait un 
lger va-et-vient au coeur du diadme infantile. Elle acceptait, 
stoque, la dure ralit de l'organe masculin. Pourtant, peu  peu, 
Naty se dtendit. Une humidit rafrachissante, nergisante, 
parvenait lentement  assouplir la pntration. 

	Yann le devina. Il approcha son visage de Naty. Leurs lvres 
se scllrent avec gourmandise. Il ferma les yeux pour mieux se 
repatre du bonbon fminin. Naty pressa plus ostensiblement son 
paule.

	"J'ai envie... sussura-t-elle
	- Moi aussi...
	- Allons-y.
	- Oui... Oui... allons-y maintenant..."

	Yann retira extirpa son doigt du fourreau intime puis, ayant 
abandonn les lvres de Naty, titilla du bout de la langue la rose 
intime tale sur son majeur. Il enserra les paules nues de 
l'enfant, l'aida  se dbarasser de la jupe puis, enlacs, se 
dirigrent tous deux vers la chambre de la fillette, situe  
quelques mtres seulement de leur forfait.

	Allonge, alanguie, Naty entrouvrait largement ses cuisses 
nues et ples pour mieux offrir son intimit sucre au regard 
enamour de Yann. Elle caressa lgrement la chevelure de son 
compagnon qui, comme un consentement muet, plaa ses paumes sous les 
fesses de la fillette puis approcha ses lvres de la flure secrte. 
La pointe de sa langue aborda l'intime blessure avec dlicatesse. 
Naty laissa chapper un murmure discret. Ennivr du suc exalt  
l'envie par son amie, Yann s'autorisa l'intromission plus avant du 
calice offert. Avec une incomparable douceur, le garon entreprit de 
goter la liqueur subtile secrte par une Naty en proie  des 
lgeres ondulations de son bassin. Enhardi par ce consentement, Yann 
suait, lchait puis embrassait la minette adorable. Naty ne cachait 
plus son plaisir et se surprenait  griffer la chevelure du garon 
qui procurait en elle des vaguelettes de plaisir dlicieux.  Son 
ventre se creusait dramatiquement, sa poitrine se soulevait 
bruyamment, ses cuisses d'albtre se resserraient nerveusement.

	Une chaleur touffante faisait rougir les pomettes de Yann 
mais il n'aurait abandonn le sige de son attaque pour rien au 
monde. Il gotait chaque once de plaisir exalt. Un soudain 
tremblement bouleversa chaque organe de Naty ; elle le sentit se 
concrtiser en une vague de plaisir suave et mielleux. Yann s'activa 
davantage encore pour recueillir la prcieuse substance et l'absorber 
avec un bonheur anglique.

	Il s'appliqua  parfaitement se repatre du don fminin puis 
enfin se redressa. Naty lui tendait les bras. Il s'y engouffra.

	"Je t'aime... Vraiment je t'aime...
	- Moi aussi"

	Les mots taient simples, presque banals. Pourtant, ces deux 
tres savaient que chacun d'eux se couvrait de sentiments si purs, si 
intenses qu'ils sentirent leurs yeux se clorent d'un bonheur vol 
mais admirable.

	Yann aida Naty  rajuster ses vtements qu'il tait aller 
rechercher dans la pice voisine. Il agrafait le soutien-gorge de 
velours lorsque la fillette le questionna en plaquant sa menotte sur 
l'entrejambe de son pantalon.

	"Tu ne veux pas que...?
	- Non ma chrie. Ca va bien. J'ai surtout aim te rendre 
heureuse..."

	Elle lui sourit, attendrie.

	"Je t'aime Yann. Il faut que je fasse mes devoirs 
maintenant...
	- Oui, Amour, moi aussi... Je te laisse. Bisou ?
	- Bien sr..."

	Elle redressa la tte vers le visage du garon qui dposa 
tendrement ses lvres sur celles roses de la fillette. Il lui enserra 
une dernire fois la taille puis dans un ultime sourire gagna la 
porte de la chambre et s'effaa dans le couloir. Silencieusement, il 
pntra dans la pice jouxtant celle de Naty. Il chaussa ses lunettes 
sombres puis plongea sa main dans une sacoche de cuir pour en 
extraire deux livres et un cahier bariol. Il les dploya sur la 
table de bois, amena une chaise sur laquelle il s'effondra plus qu'il 
ne s'assit puis marqua un instant de rflexion. La situation tait 
d'une rare complexit morale mais d'une jouissance affective 
incomparable. A 12 ans, Yann tait trs amoureux de sa petite soeur, 
Naty, 9 ans.

II - 

	Emmitoufle dans un manteau carmin bord de blanc, ses doigts 
gants de cuir, Naty leva les yeux au ciel :

	"Tu es prt Yann ?
	- J'arrive !"

	Il dvala rapidement l'escalier, rpondant ainsi  l'attente 
lgitime de sa soeur. Elle rajusta le bret sur son crne aux 
cheveux taills courts, s'assura qu'il n'avait pas oubli ses cours 
et, satisfaite, se dirigea vers la porte de l'appartement. Les deux 
enfants dvalrent les marches boises quatre  quatre et lancrent 
un joyeux "bonjour"  la concierge qui leva son regard au-dessus de 
ses lunettes pour leur rpondre d'un signe de tte tout en esquissant 
un sourire. Les deux petits allaient  l'cole. 

	Tout au long du chemin,  peine huit cent mtres, qui les 
sparaient du collge, ils se tenaient la main, simplement heureux 
d'tre ensemble. Leurs regards s'arrtaient parfois sur les cadavres 
de ce qui avaient d tre de magnifiques btisses. Eventres, 
mutiles, noircies par les obus des tanks elles n'avaient pu rsister 
bien longtemps aux assauts ennemis et gisaient, rpandant leur 
intrieur au vu et au su de tous. Les quelques objets de confort, 
chaises, table, ustensile mnager avaient t pills depuis bien 
longtemps et seuls des tapis brls et des tableaux lacrs 
prouvaient encore que la vie avait bien existe en ce lieu. Au loin 
une sirne mugissait, comme s'il tait besoin de rappeler aux 
passants que la souffrance et l'horreur svissaient toujours. Une 
ambulance croisa les deux petits tres sans mme les voir. Un corps 
de gardes vtu de costumes immdiatement identifiables venait dans 
leur direction. Naty et Yann sautrent instantanment du trottoir 
pour laisser le commando poursuivre sa route. 

	Parvenus  destination, leurs mains se descellrent enfin. 
Gustave, l'intendant du collge, accueillit les enfants avec 
soulagement :

	"Ah ! Vous voil ! Vous tes en retard ! Nous nous 
inquitions..."

	Naty lui adressa un sourire. Yann attendit d'tre  trois 
mtres pour rpondre par une grimace comique mais un regard svre de 
sa soeur lui intima de cesser aussitt ses moqueries.

	D'ordinaire spars, garons et filles profitaient du mme 
enseignement dans le mme lieu. En ces temps d'affrontements il 
convenait de regrouper au maximum les coliers dans des lieux censs 
bnficier de la neutralit de tous. Jusqu' prsent, ce devoir avait 
t respect mais pour combien de temps ?
	Sur sa chaise, Naty se tortillait, manifestement insensible 
aux loquents arguments du professeur de latin. Une tristesse 
embrunissait son front et en plaquant la paume de sa main sur sa 
bouche se surprit  dissimuler un baillement intempestif. Ses yeux 
croisrent ceux de Svta sa discrte amie qui, pour l'essentiel, se 
satisfaisait d'une conversation sur le beau ou le mauvais temps. Naty 
s'tait bien interroge sur les motivations relles de Svta : aprs 
tout, en temps de Guerre, il y avait bien d'autres sujets plus 
douloureux, dramatiques que de savoir si demain les nuages allaient 
s'amonceler ou au contraire se disperser ! Elle avait finit par 
renoncer, se demandant simplement si la fillette n'avait pas vcu le 
mme drame qu'elle... la mme horreur...

	Une larme tenta de perler au coin de son oeil si pur mais, 
rageuse, elle la chassa sans compassion. Il fallait oublier, 
s'extirper de ces souvenirs maudits mais pourtant le quotidien la 
rattrappait. Ces hommes casqus, encapuchonns, perdus dans leurs 
gabardines aux couleurs maussades... Naty se demandait parfois s'ils 
taient bien rels... Ils s'apparentaient davantage  des fantmes, 
des cauchemars botts de cuir qu' des tres humains... A l'vocation 
de ces malfaisants, Naty sentait son coeur se serrer comme jamais, 
ses doigts se crispaient sur la plume qu'elle trempait fivreusement 
dans l'encrier, elle avait envie de hurler sa souffrance  la face 
impavide de chacun des lves mais parvenait  se contenir en 
imaginant le visage si tendre de son cher Yann, son amour de frre 
qui saurait lui faire comprendre que l'amour est plus fort que la 
haine, que la vie continue mme aprs la mort... Des mots qui la 
feraient sangloter, son visage de poupe perdu dans la blouse de son 
grand frre. Il la cajolerait alors avec tellement de tendresse, la 
couvrirait de baisers si lnifiants, lui prometterait d'impossibles 
rves mais si doux  ses oreilles hantes par les dflagrations de la 
haine humaine... 

	"Mademoiselle Nathalie ! Le latin est-il une langue morte ou 
vivante ?!"

	Elle sursauta violemment

	"Euh... Morte, monsieur !
	- Comme la vtre ! Vous me ferez le plaisir de rester 10 
minutes de plus aprs le cours ! La prochaine fois vous imiterez vos 
petits camarades lorsque je demande de dcliner un verbe  haute 
voix !
	- Oui, monsieur".

	Les vexations professorales n'ajouteraient rien  sa 
tristesse... 

	Yann fut patient. Il attendit que sa petite soeur ait achev 
ses 10 minutes de colle. La fillette sortit enfin de la salle :

	"Et n'oubliez pas que je peux vous tre utile si vous le 
dsirez !
	- Oui, oui d'accord, j'ai bien compris monsieur !"

	La petite referma la porte. 

	"Que te voulait-il ?
	- Me faire comprendre que c'tait important d'apprendre le 
latin et qu'il acceptait de me donner des cours particuliers si je le 
souhaitais...
	- Et tu le souhaites ?
	- Je ne sais pas trop... J'ai du mal  me concentrer... "Ils" 
me manquent...
	- Sois forte Amour...
	- Et puis comment le paierions nous ? Le peu que nous avons 
doit nous servir le plus longtemps possible ! Je pourrai travailler 
bientt. On manque d'hommes aux usines mais j'aimerai pouvoir 
apprendre encore un peu...
	- Tu es si bon avec moi... Il y aurait peut-tre un autre 
moyen que de lui donner de l'argent... Je crois qu'il m'aime bien ce 
cochon...
	- Oh non Natty ! Nous n'en sommes pas l ! 
	- Il est vraiment vilain mais si il ne m'embrasse pas... Le 
latin c'est utile en ce moment... La plupart des messages envoys  
l'ennemi le sont dans cette langue. J'ai entendu dire qu'on cherchait 
des traductrices mais les femmes ont eu si peu droit  l'ducation 
jusqu' prsent que celles qui connaissent une langue trangre sont 
trs demandes tu sais !
	- On va y rflchir...
	- Non ! Je veux qu'on en parle maintenant ! Demain il sera 
trop tard ! Regarde autour de nous ! Tout s'croule ! En rentrant de 
l'cole on va croiser au moins deux cadavres ! Demain se sera peut-
tre les ntres ! Il faut agir tout de suite !
	- Fais comme tu veux Naty chrie. Je te soutiens mais je ne 
t'encourage pas...
	- Merci ! Je reviens tout de suite !"

	Elle s'envola vers la salle de classe faisant virevolter sa 
cascade de cheveux bruns onduls. Yann sourit, attendri. Il l'aimait 
si fort qu'aller  l'encontre de sa volont relevait de l'hrsie. 
Elle rapparut dans le mme lan quelques secondes plus tard.

	"J'ai rendez-vous chez lui ce soir... J'ai peur ! Tu seras 
l, hein ? 
	- Bien sr... Puisse Dieu nous venir en aide Naty... Tu es 
folle...
	- Je ne baisserai pas les bras, Yann ! Ni pour moi, ni pour 
toi ! Je t'aime !
	- Moi aussi Amour... Rentrons maintenant... Il faut croire 
en "Lui"".

III - 

	Naty avait revtu une robe neutre, simple, de couleur marron 
dont les bretelles enserraient un chemisier aux carreaux ples 
boutonn jusqu'au plus haut de son cou. Elle s'tait refuse  
troquer ses solides brodequins pour des souliers plus adquats : rien 
ne devait inciter  un drapage de la situation mme si la fillette 
connaissait trop bien les instincts masculins pour les savoir se 
laisser dsarmer par un habillement trop austre. 

	Monsieur Nourricier avait accueilli les deux enfants avec 
discrtion et aprs avoir jet un regard inquiet dans la rue balaye 
par les rares lampadaires encore intacts avait referme derrire lui 
la lourde porte de bois ferr.  Il les guida dans le couloir qui 
menait au 1er tage. Il suggra  Yann de les attendre dans la 
cuisine car dclara-t-il :

	"Je prfre que mon lve soit bien concentre pendant la 
leon..."

	Le sourire jauni par le tabac et une mauvaise dentition 
rpugna profondment Yann. Il faillit s'lever contre la dcision 
professorale mais se remmorant les promesses sages faites  Naty il 
s'excuta et extirpa de sa pelisse de cuir un livre broch intitul, 
de faon prmonitoire ?, "Le Charretier des Innocents". Yann savait 
que les deux auteurs avaient t svrement rprimands par la morale 
de ce dbut de sicle et qu'en prison ils avaient ctoys un temps un 
certain Guillaume Appolinaire. Les livres sulfureux avaient toujours 
intresss Yann. Que celui-ci pouvait-il bien receler comme horreur 
pour avoir t ainsi villipend ? Il s'attela aussitt  la lecture 
de l'ouvrage. Oublier un temps sa petite soeur aux prises avec un 
maniaque lui semblait impossible, except si on lui proposait un 
texte  dvorer. 

	Naty terminait sa leon avec un plaisir non dissimul. 
Plusieurs points s'taient soudainement claircis et elle termina sa 
rcitation dans un sourire extatique. Monsieur Nourricier lui 
rpondit de toutes ses dents gtes. Cette vision cauchemardesque lui 
fit prendre conscience de ce qui l'attendait comme rcompense de ses 
bonnes oeuvres.

	"Je vois que tu es heureuse ma petite et j'en suis content... 
Crois-tu pouvoir me faire plaisir  moi aussi ?

	Elle le fixait, terrorise.

	"Euh...ou....oui... consentit-elle d'une voix blanche
	-Parfait... Je savais que je pouvais compter sur toi..."

	Monsieur Nourricier se redressa balayant vers l'arrire ses 
cheveux effils.

	"Je reviens..."

	Angoisse, Naty serrait ses poings moites en attendant, 
interminablement, que son professeur qui venait de s'effacer dans 
l'encadrement rapparaisse. Il ne tarda pas... mais il tait 
accompagn d'un garon d'environ quatorze ans : trs brun, le nez 
pench vers le sol.

	"Redresse-toi Maurice. Je te prsente mon lve Naty, elle 
est trs gentille. Je crois qu'elle va pouvoir t'aider... Voil, je 
vous laisse tous les deux..."

	Il disparut en trois petits pas vers l'arrire, courb en 
deux, un demi-sourire grimaant sur le visage. Naty observa son vis--
vis, muette d'tonnement. 

	"Comment t'appelles-tu ?
	- ...
	- Comment t'appelles-tu ?
	- ...
	- Ben mon vieux t'es pas bavard ! Que veux-tu de moi ?
	- ..."

	Surprise puis dcontenance, Naty s'approcha du garon qui 
carquillait ses yeux au maximum.

	"Tu peux pas parler ?
	Il acquiessa d'un signe de tte.
	"Mince alors, c'est embtant a ! Que veux-tu que je fasse 
pour toi, alors ?"

	Il s'empara doucement de son bras pour la guider vers le lit 
discrtement install dans le fond de la pice. Elle s'assit  ses 
cts. Il s'empara d'un livre pos sur l'tagre, puis savament, 
entrepris de faire dcouvrir la page qu'il avait prcdemment corne 
 Naty. Elle se pencha en souriant. Il s'agissait de tables 
d'anatomie humaine. Le garon sortit un cahier de sous le matelas 
pour le prsenter  la fillette. Des croquis reprsentaient le 
cerveau humain, les paules, le dos, le torse, jusqu'au sexe masculin 
parfaitement reproduit avec ses veines et les bourses au-dessous. 
Naty souriait mais tait impressionne par la qualit du graphisme 
reconstitu par le jeune homme. Sous un titre loquent "SEXE 
FEMININ", la case tait dessine mais restait desesprment vide. Par 
signes, l'adolescent lui fit comprendre ce qu'il attendait de la 
fillette. Elle lui sourit gentiment. Monsieur Nourricier lui avait 
enseign la langue, elle allait rgler sa dette.
	Elle se plaa face aux garon aux cheveux boucls et sans un 
mot mais en conservant son sourire dgrafa sa robe. Elle tomba comme 
une plume  ses pieds. Maurice laissa s'entrouvrir ses lvres en 
dcouvrant la culotte blanche de l'enfant aux cuisses ples. Dieu 
qu'elle tait jolie... Naty, ravie, plaa ses deux pouces sous 
l'lastique de la culotte de coton qu'elle fit glisser le long de ses 
jambes, sans crmonie aucune. Les joues du garon s'empourprrent 
instantanment. La blessure finement cisele du calice fminin venait 
d'apparaitre et c'est en tremblant qu'il s'empara d'un crayon  
papier pour se hter maladroitement de reproduire la superbe oeuvre 
d'art que lui offrait la fillette adorable. Naty tait dcide  se 
jouer des impulsions gauches et attendrissantes de cet adolescent 
timide. En plaant l'extrmit de part et d'autre de son fruit velou 
de ses deux index elle l'entrouvrit aux yeux toujours plus hallucins 
de son vis--vis. Son coeur devait battre trs fort car la fillette 
pu voir les tempes du jeune mle s'agiter de pulsions incessantes. 

	"Tu peux toucher si tu veux..."

	Mcaniquement il s'autorisa  allonger son majeur pour 
l'orienter vers le centre de tous ses dsirs. En abordant les 
dlicates nymphes il se crut mourir. Une rose semblait rafrachir en 
permanence le bastion qui enfin s'offrait  lui. L'ongle venait de 
disparatre dans l'intimit savoureuse lorsque Maurice retira 
prcipitemment son doigt. 

	Naty, elle, eut  peine le temps de plaquer rapidement sa 
main droite sur son sexe nu que dans un craquement sourd la porte de 
la chambre cda sous un norme coup de blier. Elle commena  crier 
lorsqu'un uniforme ennemi pntra dans la pice o les deux enfants 
s'adonnaient  leurs doucereux bats. L'homme se prcipita vers le 
garonnet dont il heurta puissamment la mchoire de la crosse de son 
fusil-mitrailleur. Maurice sombra aussitt dans un profond comas, 
tandis qu'un filet de sang s'coulait de son menton coup. Naty 
redoubla ses cris mais dj l'homme lui plaquait un mouchoir 
chloroform sur le visage. La dernire vision de la fillette fut le 
visage ple et incroyablement dur de l'homme aux yeux masqus de 
lunettes fumes.

IV - 

	Des cris, des chants peut-tre. En tout cas ils sont 
violents, cadencs au rythme de percussions des bottes heurtant le 
pav... Ils sont si loin de toute faon... A quoi bon s'en 
inquiter... Naty tourne sa tte trop lourde de l'autre ct pour se 
replonger dans des songes brumeux. Elle grogne. De l'air trop frais 
caresse son dos nu et l'empche de goter  l'irrsistible appel de 
Morphe.Ses paupires se scellent nanmoins.

	"Nathalie Zimmerman !"
	- Nathalie Zimmerman ! Rveillez-vous Nathalie Zimmerman !"

	Naty se sent durement secoue par une poigne virile et sche. 
C'est bien elle...

	"Nathalie Zimmerman ! Debout !"

	Elle entrouvre ses yeux lourds, les frotte rapidement pour 
dvisager celui qui vitupre  quelques centimtres d'elle. Assise au 
bord du lit, elle prend conscience d'avoir les pieds nus au contact 
du froid dallage. 

	"Nathalie Zimmerman ! O sont vos parents ?"

	Ses parents ? Quelle question absurde ! Tu les as tus ! Tu 
les as tus, imbcile ! Idiot ! Assassin ! Elle a reconnu l'uniforme 
brun, le holster de cuir noir qui rutile, la chemise impeccablement 
repasse, le sigle parfaitement appos sur l'avant-bras. L'homme aux 
cheveux d'argent taills trs courts la toise de sa taille immense.

	"Ils sont morts monsieur... Ils sont morts maintenant..."

	Elle ramne sur son paule dcouverte la couverture rche qui 
irrite mais rchauffe son piderme ple.

	"Nathalie Zimmerman. Que faisiez-vous chez Monsieur... 
Monsieur... Arrr... Voyons... Monsieur Nourricier ?
	- C'est mon professeur...
	- Vous aviez une faon pour le moins "bissarre" d'apprendre 
votre leon !
	- ...
	- Vous ne rpondez rien ? Soit. Peut importe de toute 
faon... Ne saviez-vous pas que le couvre-feu concerne toutes les 
personnes... d'obdience isralite ? Comprenez-vous ce que je dis ?
	- Oui, monsieur. Je comprends.
	- Je ne crois pas que vous compreniez Nathalie Zimmerman. 
Cela fait dj quelque temps que nous vous suivions..."

	La fillette redresse son visage bouffi de sommeil.

	"Je vois que je vous intresse... Nous savons parfaitement 
que nos ennemis utilisent des jeunes enfants pour qu'ils se faufilent 
dans les conduits d'aration..."

	Naty dglutit difficilement.

	"Oui... Le poste 351... le 24 octobre dernier... Nous savons 
qui a provoqu la destruction de l'entrept de munitions de la 
bunkerstrasse... onze de nos hommes ont pri dans l'explosion 
Mademoiselle Nathalie Zimmerman... Onze de MES hommes. Mais 
maintenant je tiens le coupable..."

	Naty se dsespre.

	"Yannick Zimmerman est enferm dans ce chteau."

	Le coup de semonce fait plonger la nuque de Naty vers le sol.

	"Le coup est rude  ce que je vois... Son supplice sera  la 
hauteur de ses exactions... Il n'est pas dans mes habitudes de 
tolrer l'insubordination et la destruction. Pour lui ce sera la 
mort."

	L'officier a dj tourn les talons mais Naty hurle :

	"Non ! Ca n'est pas lui !"
	- Vous dtes ?
	- Ca n'est pas lui, c'est moi !
	- Bien essay Mademoiselle Zimmerman. Mais vous sembler 
ignorer que si le groupe de terroristes a pu s'chapper du complexe 
de la Bunkerstrasse, leurs activits nous avait dj t rvles par 
un informateur des plus prcieux. Seuls quelques secondes de retard 
nous ont empches de les prendre sur le fait. Mais j'ai trop vu 
courir des hommes pour faire la diffrence avec une femme... Vous 
n'tiez pas l Nathalie Zimmerman... Il s'agissait bien de Yannick 
Zimmerman... Il sera pass par les armes demain, ou aprs-demain, je 
n'ai pas encore dcid..."

	Des larmes vinrent embuer le regard implorant de la fillette. 
Elle savait ne rien pouvoir esprer d'un visage aussi travaill par 
les preuves du feu.

	"Je pourrai cependant peut-tre repousser la sentence  
quelques jours..."

	Elle essuya rapidement la trace de son motion pour fixer son 
interlocuteur aux cheveux blancs.

	"Il faudrait que vous soyez trs cooprative...
	- Que voulez-vous que je fasse ?
	- Devenir une petite bonne...
	- Une petite bonne ?
	- Oui. Je manque cruellement de personnel d'entretien. 
Spcialement pour la cuisine. Si vous acceptiez de devenir bonne je 
pourrai laisser votre frre en vie quelques jours de plus..."

	L'occasion tait inespre. Elle rflchissait  tout allure. 
Quelques jours lui permettrait peut-tre de trouver une solution. Nue 
dans sa couverture elle ne pouvait rien esprer... mais avec un peu 
de dlai...

	"Que dcidez-vous Mademoiselle Zimmerman ?
	- Je ferai ce que vous voudrez.
	- Bien ! Trs bien ! Mais je crois que vous ne savez pas 
exactement  quoi vous attendre... En tout cas, Madame Kernel passera 
tout  l'heure vous apporter votre ncessaire... En attendant vous 
pouvez vous accoutumez  cette pice. Elle sera votre chambre pour 
quelques jours... un... deux... trois peut-tre... qui sait  part 
vous ?"

	La porte de bois ferre se referma lourdement et le cliquetis 
d'un cadenas ne laissa aucun espoir d'vasion  la petite fille qui 
se dcida  trottiner jusqu' la fentre. D'innamovibles barreaux 
empchaient son visage de se pencher au dehors mais l'autorisaient 
nanmoins  profiter du ciel dj toil alors que les ultimes rayons 
d'un soleil qui avait d tre radieux s'enfuyaient, rougeoyants mais 
timides. Des larmes coulrent lourdement sur ses joues tandis que son 
coeur se serrait  l'vocation de son an probablement jet sans 
mnagement dans une cellule moisie. Mais elle serait courageuse, 
forte et dtermine. Elle subirait toutes les humiliations mais il ne 
serait pas dit qu'elle n'aurait pas tout tent pour le sauver, pour 
les sauver! Sa "chambre" n'tait pas vilaine mais rduite  un lit 
scell au mur, une chemine pour l'instant teinte et une table de 
nuit rivete au dallage. Elle retourna prendre place sur sa couche. 

	Un cliquetis la prvint qu'une personne tentait de pntrer 
dans la pice. La serrure cda pour laisser passage  une dame d'une 
cinquantaine d'annes au visage austre. Elle arborait la parfaite 
tenue de nurse mais qu'elle avait d modifier avec le temps pour 
opter pour la taille suprieure... Naty chercha dans le regard 
fminin une complicit mais dcouvrit une froideur mcanique.

	"Le Colonel demande que vous portiez a et que je vous 
accompagne aux cuisines pour vous expliquer votre rle."

	La femme, Madame Kernel probablement, dposa un paquet 
emball de papier kraft sur le lit et se posta devant la porte 
entrouverte. Naty ne s'imaginait mme pas se frayer un chemin et 
prfra dplier le paquet pour en extirper ses nouveaux vtements.

	V -

	Lorsque Naty pntra dans la salle de rception, son embarras 
fut immense. Une dizaine de paire d'yeux se tourna dans sa direction, 
provoquant un instantan rougissement de ses pomettes d'ordinaire 
ples. Quelques sourires entendus et des commentaires sussurs par 
les hommes prsents dans la pice lui firent comprendre qu'elle se 
devait d'effectuer son service. Comme une confirmation, le Colonel 
qui l'avait menac quelques heures auparavant lui fit signe de son 
index repli. La fillette se dirigea dans sa direction tout en 
prenant soin d'observer ce nouveau lieu.

	Toute en pierre de taille elle conservait un caractre froid 
 peine personnalis par quelques tableaux d'Albrecht Drer exposs 
sur ses quatre murs. Un immense et blouissant chandelier dardait de 
toutes ses ampoules ciseles ne laissant pas un seul recoin dans 
l'obscurit. Sur un bahut massif et ambr, Naty devina une carte 
dploye marque de diffrents cercles rouges et d'anotations 
manuscrites. Une paire de jumelles et un carnet griffon jouxtaient 
un pistolet (soigneusement sangl dans son tui nota Naty) noir 
empchant ainsi la carte de se replier. Pas de fentre, pas d'autre 
porte que celle qui menait aux cuisines et d'o elle venait de 
surgir. Au centre de la pice, ses quatre pieds poss sur un immense 
tapis aux couleurs vives, une table d'environ dix mtres de long 
semblait la seule attraction possible. De fait, les dix hommes assis 
sur des chaises aux dossiers levs s'taient installs autour et 
dgustaient un breuvage a la texture sirupeuse tout en devisant 
discrtement. Quelques rires s'levaient mais Naty n'y pris pas 
garde, uniquement proccupe par sa nouvelle fonction mticuleusement 
explique par Madame Kernel.

	Elle se dirigea lentement vers le Colonel qui trnait en bout 
de table, ses deux mains poses sur la nappe immacule. Lorsqu'elle 
passa dans le dos de quatre des hommes sangls dans leurs uniformes 
sombres, elle ressentit un tressaillement intrieur. Le plateau 
d'argent qu'elle esprait tenir fermement se mit  trembler 
provoquant la secousse des plats installs sur le socle de mtal. 
Elle tenta de se ressaisir. Surtout ne pas donner l'impression 
qu'elle tait mue. Enfin elle parvint au but et sans un mot mais son 
regard azur plong dans celui du Colonel, prsenta le plateau. 
L'homme esquissa un sourire de ses lvres minces, s'empara d'une 
coupelle et glissa :

	"Vous tes trs jolie Mademoiselle Zimmerman... Trs jolie... 
Messieurs ! Je vous demande une seconde d'attention. Je vous prsente 
Mademoiselle Nathalie qui va tre des notres durant quelques jours. 
Je vous remercie de lui apporter la considration et l'estime qui ont 
fait de notre nation la plus forte ! Allez vous prsenter  chacun de 
mes hommes Mademoiselle Nathalie que je vous annonce leur nom et 
grade !"

	Naty, son plateau d'argent tenu fermement se dirigea vers le 
premier homme. Jeune, blond, les cheveux taills trs courts, le 
visage comme taill  la serpe, il lui adressa un regard confiant.

	"Voici le Lieutenant Karl Snekker. Il est affect  mon 
service depuis trois ans maintenant. Il n'a que 23 ans mais compte 
dj de nombreuses missions remportes avec un succs ingal. Sa 
prsence le prouve d'ailleurs ! Car nous effectuons des oprations si 
dangereuses que peu survivent. Le lieutenant Snekker a tudi..."

	Naty n'coutait dj plus. Elle sentait le regard du garon 
sur sa tenue. Elle portait le costume parfait de la jeune bonne. Une 
robe satine noire parseme de volants de taffetas blancs et 
transparents aux emmanchures et au col large. Elle laissait deviner 
sa gorge et une partie de son pine dorsale nues. Sa taille tait 
ceinte d'un ruban de velours pourpre parfaitement nou dans son dos. 
La robe s'arrtait  hauteur de ses cuisses que l'on devinaient nues 
galement, les volants couleur neige les masquant  peine. A quelques 
centimtres des bas aussi noirs que sa robe prenaient naissance  
hauteur des genoux et taient maintenus par deux lacets sombre. Une 
jarretire cotonneuse et blanche place sur la cuisse droite 
tranchait en douceur la svrit des bas. Deux escarpins sombres 
parfaitement ajusts  ses pieds fins luisaient de leur vernis 
impeccable. 

	Le colonel poursuivait son laus mais Naty observait le 
garon s'emparer avec une lenteur exasprante de sa coupelle. Le 
jeune officier avait gliss sa main gauche sous la robe de Naty et 
venait d'effleurer son postrieur forcment soumis  ces gestes 
dplacs, sa robe ne s'offrant pas comme un rampart mais comme une 
tentations aux dsirs masculins. Madame Kernel avait de plus 
soigneusement ajust une culotte brode  la taille de sa nouvelle 
petite serveuse : un simple triangle de broderies ajoures et sombres 
masquait partiellement son intimit purile mais le ruban de tissu 
qui s'enfuyait entre ses globes fessiers laissait libre court aux 
agissements masculins sur son piderme dlicat. Il caressait, 
ptrissait, tentait mme d'insrer un majeur aventureux entre ses 
cuisses veloutes. Naty aurait voulu s'enfuir mais serrait les dents, 
courageuse et dtermine. Surtout ne pas cder. Accepter 
l'humiliation mme si il lui en cotait effroyablement. Pour 
Yannick... Pour Yann... Son frre... Son amour...

	Lorsque le Colonel acheva la prsentation de celui qui 
semblait tre le plus jeune de la confdration prsente, ce dernier 
retira sa main vicieuse et Naty put se diriger vers le second 
convive. La manoeuvre se rpta avec une insistance dprimante pour 
la volont de la fillette. Elle dut subir des attouchements sur sa 
poitrine indicible, ses fesses offertes, son fruit dlicieux. Sans un 
mot, le regard embu de larmes, elle accepta la terrible preuve, 
remplissant parfaitement le rle de petite serveuse que lui avait 
assign Madame Kernel, subalterne consentant du Colonel pervers. Des 
doigts s'aventurrent dans sa chevelure qui s'enfuyait jusqu'aux 
omoplates. Complment adorable, un serre-tte parsem de lgers 
froufrous de tissu ajour ple, maintenait ses cheveux vers 
l'arrire, dcouvrant son front parfait et soucieux.

	Lorsque le tour de table s'acheva, le colonel prit soin de 
lui essuyer les yeux puis dposa un baiser sur ses lvres tremblantes 
en lui murmurant :

	"Parfait Nathalie Zimmerman. Vous avez t parfaite... Mais 
peut-tre voulez-vous cesser ce petit jeu et quitter le chteau ?
	- Non, monsieur. Je veux rester.
	- Vous me surprenez... Seriez-vous en si bonne compagnie pour 
accepter nos... hommages ?
	- Je veux rester monsieur !
	- Trs bien. Alors vous pouvez disposer. Nous nous 
retrouverons au dssert..."

	Le corps assailli mais l'me intacte, la petite fille 
trotinna vers la sortie sous le regard assombri de son hte.

	Naty ressentait douloureusement l'intromission au coeur de 
son postrieur de l'irritante ficelle de tissu de sa culotte que les 
multiples caresses masculines avaient insre plus loin encore. Mais 
elle savait que la soire n'tait pas termine et tandis qu'elle 
aidait Madame Kernel et une autre servante (plus ge)  laver les 
plats, elle sentait son coeur se serrer  l'vocation de la fin du 
repas. Elle plongea ses mains dlicates dans l'eau crasseuse de la 
vaisselle, balaya  l'aide d'un ustensile sans ge le sol aux 
carreaux rouges ingaux de la cuisine, essuya verres, assiettes et 
couverts sous le regard  peu amne de Madame Kernel et de l'autre 
servante. Elle ne se plaignait pas mais apprhendait la suite.

	Lorsque Madame Kernel lui mit le plateau entre les mains, la 
petite se sentit comme dlivre. Elle rajusta  son serre-tte, 
s'assura de la nettet de ses ongles, humidifia ses lvres 
naturellement roses puis, se dirigea la tte haute vers le salon d'o 
parvenaient de francs clats de rires. Le vin avait srement chauff 
les esprits et lorsque Naty entra, quelques sifflets admiratifs la 
salurent. Elle n'y prit garde et se dirigea vers le Colonel, le seul 
qui visiblement avait conserv toute sa lucidit. Il lui pina 
doucement le menton pour attirer ses lvres  lui puis aprs y avoir 
dpos un baiser lger, lui murmura quelques mots  son oreille. Naty 
plit brusquement et fit un signe ngatif mais le regard glacial et 
insistant du vieil homme lui rappela la ncessit de lui obir.

	"Mon Cher Stefen..."

	Les paroles du Colonel se perdaient dans un brouhaha festif.

	"Mon Cher Stefen..."

	Les hommes interrompirent peu  peu leurs dialogues pour 
couter leur chef.

	"Mon Cher Stefen, donc, c'est aujourd'hui un grand jour pour 
toi. En tant que Capitaine de ma Garde, je suis heureux de te 
souhaiter un trs bon anniversaire. Et pour te rcompenser de tes 
actes de bravoure, notre nouvelle petite amie se propose de faire ce 
que ces stupides amricains nomment "strip-tease"... Acceptes-tu ?"

	Enthousiaste, un soldat entre deux ges inclina la tte en 
signe d'assentiment enthousiaste. Le colonel glissa de nouveau 
quelques mots  l'oreille de la fillette qui se domina et entreprit 
de grimper sur la table htivement dbarasse de ses couverts. Un 
officier se dirigea vers le fond de la pice pour extirper un 
grammophone et y dposer un disque de cire. Il remonta la manivelle 
et un air de cabaret se fit entendre.

	Naty commena un lger chaloupement de ses hanches. Les 
officiers commencrent alors  battre la mesure. Le regard de la 
petite fille se perdait parfois dans les yeux du dnomm Stefen qui 
commena  dnouer sa cravate lorsque la danseuse commena  dvoiler 
son paule. Mcaniquement, Naty se trmoussait sans un sourire. Elle 
dnoua sa robe qui vint mourir  ses pieds. Des sifflets 
accompagnrent l'vnement tandis que la musique s'chappant du 
pavillon aidait l'enfant  suivre la cadence. Elle tait dsormais 
uniquement vtue de ses bas, ses souliers et sa culotte troite. Son 
torse presque plat aurait pu susciter plus de compassion que de 
convoitise mais incontestablement, la fillette tait trs sduisante. 
Sa chevelure voletait en cascades ambres sur ses paules, une mche 
rebelle oscillait en rythme sur son front parfait et parfois on 
devinait sa dentition immacule lorsque ses lvres minces mais 
parfaitement dessines acceptaient de s'entrouvrir. Elle avait appuy 
ses mains sur ses hanches comme pour offrir son nombril mignon  
Stefen mais celui-ci admirait les cuisses, le bassin et la culotte 
ajoure qui laissait deviner le bastion puril sous le tissu frle. 
Les lacets des bas ondulaient le long des jambes menues et la 
jarretire semblait narguer les ardeurs du militaire. La musique 
s'achevait mais un convive avait anticip l'arrt et dposait dj un 
nouveau disque sur le plateau. Naty avait bien apprhend les dsirs 
de l'assemble et tout en poursuivant ses dplacements lascifs elle 
tourna le dos  Stefen pour pincer le haut de sa culotte et la faire 
glisser le long de ses jambes gaines. Elle s'en dbarrassa enfin, 
offrant  l'officier congestionn la vue de son postrieur 
doucettement rebondi ; elle opra un savant demi-tour et Stefen pu 
observer tout  loisir la dlicate fentine de cette magnifique 
enfant. En posant ses mains  plat sur ses cuisses, elle mettait en 
vidence son intimit adorable. Il perdit alors toute contenance et 
en faisant signe  l'enfant de s'approcher, il plaa ses larges mains 
sur les deux globes fessiers pour attirer le corps menu de la 
fillette vers lui. Elle du se placer  genoux devant lui. Stefen n'en 
attendait pas moins et avec une dlicatesse insouponne parcourut le 
sillon velout de baisers lgers et attentionns. 

	Naty avait achev sa dance et observait dsormais le mange 
de l'homme sur son sexe offert. Il intensifiait ses baisers sur sa 
blessure comme s'il s'tait agit d'un trsor inestimable. Bientt la 
pointe de sa langue vint mourir sur sa minette. Les autres hommes 
riaient franchement et commentaient l'activit de l'officier sur 
cette superbe enfant. Naty sentait sa poitrine se soulever par la 
peur. Elle apprhendait chaque seconde comme s'il lui fallait se 
rsoudre  mourir, l, tout de suite, sans coup de semonce. Mais 
Stefen prenait grand soin du fruit dont le jus sucr serait une 
rcompense improbable.

	Il s'enhardit  titiller l'invisible petit bouton qui ne 
ragit pas aux assauts mais facilita l'closion du secret fminin. 
Stefen semblait se moquer de son entourage pour goter chaque 
milimmtre du territoire nouvellement conquis. Naty restait 
concentre. La langue dardait dsormais  demi entre ses cuisses 
ples. Elle n'prouvait aucun sentiment, si, un peu de dgot envers 
cet homme qui ne lui avait pas demand son avis... Il se nourrissait 
de son cadeau d'anniversaire sans tenir compte de ses envies  elle !

	Les minutes s'grenaient et patiemment il parvint  immerger 
totalement son organe au coeur du bastion devenu sans dfense. Il 
grognait comme un petit cochon, heureux de se repatre du trsor 
dcouvert. Les autres officiers s'taient peu  peu masss autour de 
la fillette. L'un deux se hasarda  caresser ses paules. Un autre 
sollicita son postrieur. Elle les laissa faire en serrant les dents. 
Stefen passa de longues minutes  explorer son ventre avec sa langue 
un peu rapeuse. Elle pouvait le sentir s'agiter en elle et si elle 
n'prouvait pas de plaisir, la sensation n'tait pas dsagrable. 
Seuls ses genoux commenaient  la faire souffrir. A cet instant, 
Stefen se retira doucement du bassin de l'enfant. Gourmand il se 
lcha les lvres puis aida la petite  se relever. Il dposa un 
baiser sur son abdomen puis la saisissant par les bras la dposa  
terre. Le Colonel intervint alors :

	"J'espre que votre "cadeau" vous a plus Capitaine !
	- C'tait parfait Colonel, vraiment parfait ! Merci ! Et 
merci Mademoiselle !
	- Bien. Messieurs je vais raccompagner cette enfant  sa 
chambre. Dites Bonsoir Mademoiselle Nathalie !"
	
	Elle parvint  articuler un "bonsoir" presque inaudible puis 
sentit le Colonel entourer ses paules de sa veste sombre et 
l'attirer  lui. Elle le suivit.

VI -

	Le Colonel l'accompagna jusqu' sa chambre effectivement mais 
parvenu  son lit, il lui ta sa veste militaire puis tandis qu'elle 
s'asseyait il dboutonna son pantalon pour lui prsenter une verge 
turgescente dont la taille semblait disproportionne par rapport  
l'espace offert par l'entrejambe de l'officier. Elle vrillait vers 
son visage comme une flche empoisonne. L'officier se contenta 
d'attirer la nuque vers le gland rougeoyant et dcalott. Elle dut se 
rsoudre  absorber la verge veine entre ses lvres fines. Elle 
savait ce qu'il dsirait et s'employa  flatter l'organe rectile 
avec une application toute scolaire. 

	Le Colonel grogna comme l'officier de tout  l'heure. Naty 
faisait son possible pour rpondre aux attentes masculines. Il devait 
adorer voir son organe disparatre dans sa bouche... Elle fermait les 
yeux pour ne pas voir l'insoutenable spectacle du membre norme 
pntrer ses lvres. Elle commenait  souffrir du traitement subi 
par ses machoires mais le Colonel ne l'abandonna que lorsqu'il sentit 
jaillir du fond de ses bourses velues la semence salvatrice. Naty 
recula mais des jets trop puissant s'crasrent sans mnagement sur 
ses joues rougies par l'effort. Son nez dlicat ne fut pas pargn et 
lorsqu'il l'eut macule de sa sve, il rintroduisit son organe dans 
la bouche de l'enfant. Elle lcha les ultimes goutelettes  la 
demande expresse de l'officier. Enfin, il accepta de relcher sa 
pression.

	"Voil qui est bien Mademoiselle Nathalie Zimmerman. Vous 
vous tes bien comporte aujourd'hui. Nous verrons demain... En tout 
cas votre frre aura la vie sauve aujourd'hui." 

	Il reboutonnait son pantalon.

	"Vous trouverez de l'eau au bout du couloir mais ne vous 
fates aucune illusion. Les issues ont des barreaux si pais qu'il 
vous faudrait des annes pour les dceler ou les limer. Et d'ici l, 
votre frre ne sera plus de ce monde... Bonsoir".

	Lorsqu'il referma la porte, Naty cacha son visage dans les 
couvertures pour hurler son impuissance.

VII -

	La nuit s'coula tranquillement. Brise par les motions et 
la fatigue, Naty avait pris soin de se laver consciencieusement, 
comme pour faire disparatre les traces de son abandon. Les cheveux 
enrouls dans une serviette, le corps las perdu dans une chemise de 
nuit rche trop grande pour elle, la petite avait fich son pouce 
entre ses lvres et s'tait endormie. 

	Le lendemain elle entrouvrit les paupires alors que le 
soleil tait dj haut dans le ciel sans nuage. La faim la 
tenaillait. Elle se dirigea vers la porte mais la poigne refusa de 
fonctionner. Elle remarqua alors une sonnette place  droite de 
l'encadrement et appuya de toutes ses forces. Quelques secondes plus 
tard des pas martelrent le sol  l'extrieur de la pice. Madame 
Kernel, sans un mot, lui fit signe de l'accompagner. Elles 
descendirent  la cuisine o il lui fut servi un petit djeuner 
rapide. Durant le reste de la journe elle fut occupe  des tches 
mnagres. Ses rares instants de libert, elle les passait en 
compagnie de l'autre servante qui paraissait moins autoritaire que 
Madame Kernel mais ne lui adressait pas un mot. En plus elle devait 
toujours porter cet uniforme qui s'il suscitait la convoitise des 
officiers la gnait dans ses mouvements quotidiens. 

	Elle russit  chapper  la vigileance de ses gardiennes 
quelques instants, arguant du fait qu'elle souhaitait aller aux 
toilettes et coiffer ses cheveux emmls. Tout en respectant ses 
dires elle repra une petite porte solidement ferme d'un cadenas 
norme juste sous l'escalier qui menait  son tage. Elle aurait pu 
ne pas y prendre garde si, peu habitue  se reprer en ce lieu, elle 
n'avait rat l'escalier de quelques mtres. Dans la pnombre elle 
devina l'encadrement circulaire de cette entre. La ferraille du 
cadenas empchait quiconque de s'introduire mais, ragaillardie par 
cette dcouverte, Naty se surprit  siffloter en coiffant sa 
magnifique chevelure auburn. 

	Elle fut d'une politesse exquise envers la mgre et son 
alter-go jusqu'au soir venu. Elles avaient prpar un dner lger 
et, faute de renseignement de la part de la matrone, Naty imagina 
qu'il n'y aurait que peu de convives ce soir. De fait, elle ne servit 
 table que le Colonel qui, sans droger  la rgle, s'tait plac en 
bout de table. Il se montra particulirement attentif et aimable 
envers elle. La fillette n'tait pas dupe mais gota ces instants de 
rare tranquillit. Il l'invita mme  se joindre  lui, la questionna 
sur sa scolarit, sa vie, balayant d'une parole le dcs de ses 
parents lorsqu'elle l'voquait ou occultant volontairement 
l'existence de son frre. Visiblement il souhaitait se concentrer sur 
la vie de la fillette et russit  la faire sourire  quelques 
reprises. 

	Le repas achev il la raccompagna comme la veille  sa 
chambre. Elle imaginait dj la suite mais il lui indiqua de se 
placer  quatre pattes sur le lit, le visage orient vers le mur. 
Naty sentit sa robe lgre se soulever et dvoiler ses globes 
parfaits  la vue de l'officier. Sans un mot, il baissa la culotte 
noire et aprs avoir soigneusement ptrit la pastille anale de son 
doigt saliv il lui glissa :

	"Nathalie Zimmerman je vais vous introduire un objet que vous 
voudrez bien conserver toute la nuit. Madame Kernel veillera  vous 
le retirer demain mais je compte sur vous pour le conserver. C'est 
tout en votre intrt, croyez-moi !"

	Naty gmit doucement. Elle sentit son anus s'entrouvrir. 
L'homme devait appuyer de toute la force de son index sur une sorte
de capsule pour la faire glisser au coeur de son anatomie. De 
diamtre relativement modeste, l'objet devait mesurer une quinzaine 
de centimtre et, humilie une nouvelle fois, la fillette dut 
accepter l'ignoble outrage. L'homme s'assura de la totale 
introduction de la canule en la faisant vriller au coeur du bastion 
conquis. Puis il lui ajusta une nouvelle culotte aussi sombre que la 
prcdente mais qui couvrait entirement son postrieur, de faon  
empcher le rejet de l'objet pntrant. Enfin il fit s'asseoir Naty 
qui grimaa de douleur. Il caressa le velout de sa joue enfantine :

	"Allons... Allons... C'est pour votre bien croyez-moi. Demain 
il n'y paratra plus... Il faut vous y habituer... Vous tes une 
grande fille maintenant..."

	Il ponctuait chacune de ses courtes phrases de baisers 
appuys sur son nez, son front, son menton et insistait sur ses 
lvres. De sa main droite il caressait la pointe de sa poitrine 
infime. Lorsqu'il en eut assez il lui souhaita une bonne nuit puis 
quitta la pice laissant la petite avec sa brlure interne. Rsister 
ne lui aurait rien apport aussi tenta-t-elle d'effectuer quelque pas 
dans la pice avec cet tranger au coeur de son intimit. Plus elle 
acceptait l'tranger, plus elle pouvait se dtendre et se mouvoir 
facilement... Afin de chasser de son esprit l'humiliant peforateur, 
Naty se mit  faire le tour de la pice et l'examiner avec attention.

	Les vieilles pierres grises n'offraient aucun intrt mais 
elle s'effora de s'y concentrer. Ses doigts habiles flirtaient avec 
la roche, longeaient le mur pour se heurter  l'encadrement de bois 
ml d'acier de la chemine puis repartir sur la pierre. Elle fit 
ainsi lentement le tour de la pice... Les asprits irritaient 
l'extrmit de ses doigts mais elle poursuivait son jeu inutile... La 
seconde fois, Naty s'arrta  hauteur de son lit svrement enchan 
au mur. Elle crut remarquer qu'une des pierres apparassait comme 
plus neuve, moins grise... Cela lui sembla absurde aussi s'y 
intressa-t-elle davantage. Elle s'agenouilla, son postrieur 
toujours sous l'emprise du terrible sexe factice. La paume de sa main 
vint se plaquer sur la pierre qui non seulement tait d'une couleur 
diffrente mais galement lgrement dscele du mur. Le coeur 
battant, Naty appuya sur le rectangle pierreux qui cda 
instantanment sous la pression. Elle recula, prenant conscience que 
son geste ne resterait pas sans effet.

	Un pan entier du mur venait de pivoter sur lui-mme ! Son 
rythme cardiaque devenu intolrable elle alternait son regard entre 
la porte de sa chambre et l'ouverture qu'elle venait de provoquer 
dans le mur. Mais seul le silence rpondit  son angoisse. 
Prcautionneusement elle se redressa. Elle pouvait se glisser sans 
peine dans l'ouverture du mur pratique mais il apparaissait 
particulirement sombre et sale. Naty se dirigea vers la chemine 
pour s'emparer d'un morceau de bois long et dj partiellement 
incendi. La lumire tait faible mais suffisante pour lui permettre 
de progresser dans le conduit.

	Elle oubliait ses globes fessiers martyriss mais pas ses 
vtement de petite bonne. En courbant la tte elle parvenait  
s'enfoncer de quelques mtres dans le passage rvl en prenant soin 
de dbarasser sa robe des toiles d'araigne rencontres au fur et  
mesure de sa progression. Elle n'avait pas peur, habitue  ce genre 
d'oprations avec les rebelles... Le conduit, grossirement taill 
descendait de faon abrupte et Naty d s'agripper aux murs pour ne 
pas glisser sur la terre humide. Elle cru deviner des rats s'enfuit  
son passage. Peu lui importait... Mtre par mtre elle progressait. 
Lorsque la flamme menaait de s'teindre elle inclinait le bton vers 
le sol pour laisser la flamme lcher le bois et reprendre ainsi vie. 
Bientt un mur se dressa devant elle, infranchissable.

	Naty rflchissait vite. Elle observa tout autour d'elle. 
Satisfaite elle avisa un anneau de fer  quelques centimtres de 
l'encadrement d'une porte dans le mur. Elle poussa, tira, puis le fit 
tourner et finalement il cda pour faire pivoter le mur sur lui-mme. 
Naty plaa son visage mutin et adorable dans l'ouverture pratique... 
Son regard s'habitua  l'obscurit... Le salon ! Elle tait dans le 
salon ! Elle pntra aussi silencieusement que possible... Elle se 
retourna pour deviner le gramophone  quelques centimtres de 
l'ouverture bante du mur... Ca alors ! Naty jubilait... Elle venait 
de marquer un point d'une importance considrable. Dsormais elle 
n'tait plus prisonnire mais simplement "invite" dans la chambre ! 
Elle pouvait mme... Mais oui ! l'occasion tait inespre !

	Elle ta ses souliers vernis pour glisser silencieusement 
dans la pice, passer par la cuisine sombre et dserte et gagner le 
couloir. Sous l'escalier elle avisa le cadenas de la porte repre 
l'aprs-midi mme. Impossible de le crocheter. Malgr son exprience 
dans le domaine, ce modle lui tait totalement tranger. Due elle 
tenta nanmoins d'entrouvrir la porte qui bien sr refusa de cder. 
On ne pouvait gagner  tous les coups... 

	Naty s'envola vers le salon avec la lgeret d'un pinson. 
Elle examina la pice afin d'y dcouvrir un indice ou un objet 
susceptible de l'aider. Elle se souvenait du rvolver mais tout avait 
t soigneusement ramass, mme la carte topographique. L'enfant 
s'engouffra  nouveau dans le passage secret, fit pivoter le mur  
l'aide de l'anneau magique et remarqua qu'au niveau de son regard une 
anfractuosit dans la pierre lui permettait de voir ce qui se passait 
dans la pice. Ravie, elle entreprit de remonter vers sa chambre.

	Parvenue  destination elle dbarassa ses vtements de toute 
trace suspecte puis brise par les motions, appuya de nouveau sur la 
pierre pour faire retrouver au mur son aspect initial avant de se 
glisser dans les draps. Seule une douleur lancinante dans son petit 
trou l'empchait de goter totalement son bonheur mais elle avait 
conscience d'avoir marqu un point d'une valeur inestimable. Naty 
s'endormit, un sourire sur ses lvres roses.

VIII -

	Le lendemain matin, Naty fut rveille par Madame Kernel et 
sans mnagement ! La femme aux cheveux gris rassembls en chignon 
secouait son paule et elle dut ouvrir les yeux rapidement. 

	"Montrez-moi votre postrieur" dit-elle, laconique

	Naty obtempra. Madame Kernel extraya le btonnet plastifi 
de son anus au grand soulagement de sa victime.

	"Vous pouvez aller aux toilettes."

	Naty ne se le fit pas dire deux fois et revint, soulage et 
presque souriante. Mais elle se crispa en devinant entre les mains de 
la matrone un autre appendice mais d'un diamtre plus volumineux.

	"Allongez-vous maintenant !
	- Oh non... gmit la fillette
	- Allongez-vous !"

	Elle obtempra. Madame Kernel prit soin d'oindre son oeillet 
d'une crme gluante puis elle insra lentement mais srement le corps 
tranger au coeur des globes fessiers de l'enfant. Elle aurait voulu 
se soustraire au redoutable envahissement mais c'tait peine perdue. 
Face  la poigne solide de la femme que pouvait-elle esprer ? Son 
corps frle serait vite bris et de guerre lasse elle autorisa la 
mgre a insrer au fond de ses entrailles le bton rigide. Madame 
Kernel lui fit enfiler de nouveau la minuscule culotte dont le ruban 
de tissu assura le maintien de l'tranger au creux de son anatomie. 
Naty avait conscience de se dplacer avec difficult et surtout de 
faon ridicule mais courageuse elle se dirigea vers la salle de bains 
pour se laver et surtout pleurer  son aise.

	Le soir venu le Colonel se montra de nouveau affable. S'il 
nota la dmarche gne de la fillette il ne l'voqua jamais. Au 
dssert, il approcha une main de la robe enfantine. Ses doigts 
caressrent le grain de peau si fin de la fillette puis 
s'intressrent au creux de son derrire. Il eut un demi-sourire en 
constatant la prsence de l'intrus. 

	"Tournez-vous Mademoiselle Zimmerman..."

	Le rouge aux joues elle obtempra. Le Colonel souleva la robe 
lgre puis de ses deux pouces fit glisser l'lastique de la culotte 
jusqu'aux genoux de l'enfant. 

	"Tenez votre robe s'il vous plat".

	Elle obit. Il s'empara alors de l'objet circulaire et avec 
une lenteur inoue le retira peu  peu de son conduit. Naty gmissait 
d'humiliation. Lorsqu'il fut totalement extirp, elle soupira de 
soulagement mais sa victoire fut de courte dure. Elle sentit les 
mains de l'officier venir se plaquer sur ses hanches fines et que de 
nouveau un tranger tentait de s'immiscer en elle. De diamtre plus 
important que les prcdents il prouva une difficult importante  
s'insrer dans le bastion endommag mais si juvnile encore. Mais son 
agresseur tait persvrant et il parvint  se frayer un chemin dans 
le fin conduit. Centimtre par centimtre il gagna du terrain jusqu' 
totalement s'immerger. Naty aurait voulu hurler sa douleur mais 
l'homme en aurait srement prouv davantage de plaisir alors elle 
serrait les dents, ses yeux remplis de larmes de haine. Comme un cho 
 la rflexion de la fillette, l'officier commena  malmener le 
bastion enfantin, le pntrant par -coups brutaux. Naty laissait 
chapper des gmissements malgr sa volont de ne rien laisser 
paratre. Les paumes de sa main accroches au cuir d'un sige, elle 
pouvait sentir tout son corps trembler  chacune des redoutables 
envahissement de son postrieur.

	L'officier marmonnait des propos incomprhensibles. Ses 
doigts marquaient la peau si fine de l'enfant, sa verge enduite du 
liquide sminal dj rpandu une premire fois luisait lorsqu'elle 
ressortait presqu'entirement du boyau fminin. Mais il en voulait 
encore et s'accrochait  sa proie comme un aigle froce. Naty 
subissait encore et encore. La douleur l'affectait moins dsormais 
que la dure du viol de son intimit. L'homme semblait soud  elle, 
ses grosses grenades velues heurtant sans mnagement sa dlicate 
fentine. Il lui semblait que le feu de la violence produisait une 
lave brlante qui emplissait son conduit anal intime. L'homme venait 
de jouir...  coup sr...

	De fait l'officier avait grommel plus fort et donn un 
ultime coup de rein et plaquer son bassin sur les globes de l'enfant. 
Il resta ainsi de longues secondes,  profiter de son avantage sur 
elle. Ses mains abandonnrent enfin la taille pour enserrer les 
paules et prcautionneusement, il s'extirpa du fourreau saccag. 
Dsormais son extrmit pendait lamentablement tandis qu'un filet de 
liquide ambr s'chappait du papillon libr mais largement 
entrouvert. Naty n'osait se redresser. Sur ses cuisses l'officier 
pouvait voir sa jouissance se rpandre et souiller les bas sombres. A 
l'aide d'une serviette il tamponna les parties taches puis aida Naty 
 se redresser. 

	"Voil qui est bien Mademoiselle Nathalie... Trs bien... Je 
vous suis trs reconnaissant pour votre... participation. Allons 
schez ces larmes... je vous promets de veiller  ce que votre frre 
reste en vie... Je vous le promets. Vous vous tes montre 
particulirement cooprante. Je vais vous raccompagner  votre 
chambre maintenant..."

	Il la prit dans ses bras comme s'il s'tait agit d'une enfant 
nouvelle-ne. Naty ne songea mme pas  se dbattre. Les larmes 
coulaient abondamment mais elle conservait sa lucidit. Il la dposa 
sur le lit et aprs avoir rabattu draps et courvertures dposa un 
baiser sur son front.

	"Vous pouvez dormir maintenant Mademoiselle. Tout va bien."

	Il sortit de la pice.

	Naty s'accorda quelques minutes pour exprimer sa rage et sa 
haine  l'encontre de son bourreau. Le mal tait fait mais elle 
voulait hurler sa souffrance. Le silence s'tait fait dans le 
chteau. Une demi-heure aprs le dpart du Colonel elle se redressa 
tant bien que mal dans le lit. Son anus tait bouillant et lanait 
des clairs qui la faisait grimacer mais  genoux, elle appuya sur la 
pierre lgrement dscelle pour faire pivoter le mur. Elle y 
disparut munie d'un tison enflamm...

IX -

	Elle coutait, le coeur battant. Des pas rsonnaient  
quelques centimtres d'elle. Seul la paroi du mur la sparait des 
bottes qui heurtaient le sol. Naty plaqua son oeil  hauteur de 
l'anfractuosit remarque la veille et devina le visage burin de 
l'officier-violeur. A la lueur de la multitude d'ampoules du 
chandelier, elle s'aperut que le visage de l'homme tait lgrement 
griff. Il marmonna quelques mots en s'emparant d'un tui  cigares 
dont il en extirpa un qu'il ficha aussitt entre ses lvres. Tout en 
pompant sur le rouleau de tabac il examinait une cl en argent... 
Naty ne perdait pas une miette du spectacle. L'officier plaa un 
mouchoir blanc sur sa blessure faciale puis entrepris la lecture d'un 
feuillet tir de la poche de sa veste.

	Naty le perdit du regard quelques instants puis observa de 
nouveau sa cible venue s'asseoir sur son sige favori. Quelques 
minutes s'coulrent, interminables, puis l'officier se redressa, se 
dirigea vers un des tableaux de Drer qu'il dcala sur la gauche. La 
fillette se concentra au maximum. CLIC (pause) CLIC-CLIC-CLIC (pause) 
CLIC-CLIC. L'homme dposa alors la cl dans le mur puis aprs un coup 
d'oeil circulaire quitta la pice aprs avoir teint toute lumire.

	Naty attendit deux minutes en massant dlicatement son 
postrieur meurtri. Son coeur battait follement. Il lui fallait cette 
cl ! Dans sa tte agite elle se remmorait ce qui devait tre la 
combinaison d'un coffre... Elle l'avait ! 

	Lentement elle fit pivoter le mur comme la veille. A pas de 
loup elle se dirigea vers le tableau. Trop petite, elle avisa une 
chaise pour se hisser jusqu'au chef-d'oeuvre qu'elle fit coulisser 
vers la gauche. Toute occupe par ses trouvailles elle ne prenait 
garde  la flamme dangereusement vacillante de son tison 
incandescent. Un coffre ! Gagn ! Elle ferma les yeux : un clic  
droite, deux vers la gauche (le cliquetis tait diffrent !), non ! 
trois vers la gauche puis deux vers la droite. Voil ! Le petit 
coffre cda instantanment. Naty plongea sa main  l'intrieur mais 
l'obscurit se fit alors totalement. La flamme venait de s'teindre ! 
Naty ne paniqua pas mais sentit de nouveau son coeur s'emballer. Elle 
referma le coffre, remit en place le tableau puis se laissa poser  
terre.

	A ttons elle replaa tant bien que mal la chaise puis 
s'enfuit vers sa chambre. Il lui fallait imprativement un autre 
tison sans quoi elle ne pourrait circuler librement. Les pieds et les 
mains meurtries elle fit le chemin inverse dans le boyau qui menait  
sa chambre avant de rapparatre dans le salon munie d'un solide 
morceau enflamm. Elle remit plus correctement en place la chaise et 
avec d'infinies prcautions se dirigea vers la cuisine puis le 
corridor et enfin l'escalier. Attentive au moindre bruit elle se 
dplaait comme un chat. Satisfaite elle arriva enfin  hauteur de la 
petite porte cadenasse. Les doigts tremblants elle insra la cl 
d'argent dans la serrure. Aussitt un cran cda et lentement la 
fillette le fit coulisser vers le haut. 

	Elle le glissa dans sa poche puis entrebailla lentement la 
petite porte qui grina dangereusement. Elle s'arrta aussitt mais 
tout semblait calme. Elle poursuivit son avantage en entrebaillant 
plus franchement l'ouverture pratique. Satisfaite elle se glissa  
l'intrieur d'un couloir htivement construit. La flamme vacillait. 
Un souffle d'air provenant des entrailles du couloir vint chatouiller 
les narines de la fillette. Le couloir s'inclinait de plus en plus. 
Quelques marches apparurent. Naty dut en parcourir une cinquantaine 
avant de dboucher sur un nouveau conduit  sa gauche. Elle s'y 
engagea prudemment.

	Des bruits suspects la firent se plaquer le long du mur. Elle 
attendit quelques secondes puis reprit sa prgrination. Bientt elle 
dboucha dans une pice grossirement creuse  mme le sol. De 
chaque ct deux cellules avaient t installes. Des barreaux de fer 
forg plants dans le sol et fichs au plafond, une porte cadenasse 
consistuaient les prisons. Naty s'approcha. Sur le sol d'une des deux 
cellules elle devina un corps recroquevill.

	"Yann ? Yann ? C'est toi ?
	- ...
	- Yann ? Yann ?
	- mmmhhhh...
	- Oh Yann ! Attends !!!"

	Elle fit coulisser la cl dans la serrure qui cda aussitt. 
Elle se prcipita vers l'ombre tale sur la paillasse pour la 
retourner. Elle poussa un cri d'horreur.

	Il s'agissait bien de son frre, elle l'aurait reconnu entre 
mille mais dans quel tat... Son visage tait tumfi, l'arcade 
sourcilire laissait perler des gouttes de sang sch, le nez 
semblait avoir doubl de volume et le menton tait coup comme par 
une lame de rasoir. Naty le prit dans ses bras en gmissant. Yann 
mit des borborygmes incomprhensibles. Elle lui caressa doucement 
les cheveux en lui susurrant des mots doux. 

	Le traitement porta ses fruits. Le jeune garon parvint  
entrouvrir les yeux pour fixer sa soeur dans les yeux.

	"Yann ! J'ai eu si peur... Que t'ont-ils fait
	- Mal... Trs mal... Je croyais que j'allais mourir Naty 
chrie...
	- Je suis l maintenant, a va aller, tu vas voir !
	- Faut qu'on parte Naty... Faut qu'on parte...
	- Je sais. Il faut qu'on trouve un moyen...
	- Et toi que t'ont-ils fait ?"

	Naty narra dans le dtail les exactions du Colonel et de ses 
hommes. Yann fulminait.

	"Je vais les tuer ! Tous ! Un par un !
	- Calme-toi mon amour. Gardons nos forces pour notre plan de 
bataille...Je t'aime tant.
	- Moi aussi ma chrie, moi aussi... Mais ils devront payer... 
Surtout Kernel...
	- Kernel ? C'est le nom du Colonel ?
	- Oui ! Il s'en vante suffisamment ! Pourquoi ?
	- C'est sa femme alors... Ne t'inquite pas tout va bien... 
Il te faut de l'eau ! Tu dois avoir faim aussi ?
	- Non, a va... Ca peut aller... Mais reste avec moi... Juste 
un peu..."

	Il s'tait gliss dans ses bras et tandis qu'il embrassait 
son cou elle le bera doucement. Le courage de la fillette aurait d 
l'enthousiasmer mais il tait trop fatigu et il s'endormit ainsi. 
Naty pirt tout son temps pour caresser son visage abm puis 
doucement se retira. Une heure s'tait coule depuis son dpart de 
la chambre et il lui fallait la regagner sous peine de voir tous ses 
efforts rduits  nant. Les yeux embus de larmes elle l'embrassa 
une dernire fois sur la bouche aprs s'tre dgage puis referma la 
grille de la gele. 

	C'tait un comble. Elle enfermait son propre frre.
	
X -

	Naty ne parvenait pas  trouver le sommeil. Elle se tournait 
et se retournait sans cesse dans son lit aux draps rches. L'motion 
de la rencontre avec Yann lui brlait les yeux et rgulirement elle 
asschait ses larmes du revers de sa robe de chambre. Elle se 
redressa puis se dcida  quitter sa couche. La lune haute dans le 
ciel projetait des ombres fantmatiques : la tour du chteau dans 
laquelle elle "rsidait" tait si leve qu'elle pouvait deviner les 
vhicules militaires parfaitement aligns les uns  la suite des 
autres. Un projecteur prs d'une grille trouait la nuit pour indiquer 
aux gardes que tout allait bien. Une escouade passa sans un mot sous 
sa fentre mais le martlement des bottes compressa le coeur de la 
petite fille. Elle serra nerveusement ses mains et vint y poser son 
front moite. Ses jambes nues tremblaient de froid mais elle ne 
pouvait s'empcher de quitter la fentre ouverte. Qu'allaient-ils 
devenir ? Comment s'chapper ? Et le pauvre Yann, comment l'aiderait-
elle  quitter ce lieu infme ? Il ne pesait plus trs lourd mais sa 
corpulence de fillette l'empcherait de le soutenir trs longtemps... 
Et puis de toute faon, comment traverser les contrles sans se faire 
reprer ? Combien de temps devraient-ils subir encore les svices du 
Colonel avant de pouvoir s'chapper ? 

	Naty en tait l de ses rflexions lorsque un vrombissement 
se fit entendre. On aurait dit une chaudire poussive qui se mettait 
en route. La fillette tendit l'oreille... L'avait-elle rve ? Le 
murmure lointain tait bien rel... Les secondes s'grenaient... Le 
murmure amplifiait... Incontestablement... Naty observait autour 
d'elle, le feu de la chemine s'tait teint, la porte tait ferme, 
elle avait pris soin de remettre en place le mur amovible, non, a ne 
venait pas de la chambre... Le bruit amplifiait...

	Tout  coup, elle nota qu'au dessous d'elle,  vingt mtres 
environ, une agitation s'tait empare de l'escouade d'hommes. Ils 
couraient en tous sens, s'apostrophaient mutuellement, lanaient au 
pas de charge leurs machines hurlantes tandis que d'autres faisaient 
s'allumer un  un les projecteurs de l'alle centrale. Naty ne 
pouvait tout voir, son angle de vision tant insuffisant mais elle 
comprenait bien qu'il se prparait quelque chose...

	Le bruit tait devenu presqu'assourdissant... Des dtonations 
clatrent dans l'aube naissante. Le ciel orang retentit  son tour 
de dflagrations puissantes... Des avions ! Des dizaines d'avions 
survolaient la base-chteau dans laquelles elle et son frre taient 
retenus prisonniers ! Du sol, des batteries armes, htivement 
installes, hurlaient leur haine sur les messagers volants. Naty 
agita furieusement les bras  la fentre. Les Allis ! Ils 
arrivaient ! Ils venaient pour nous sauver, enfin !!! Elle hurlait sa 
joie tandis qu'une rafale de mitraillette manqua de lui dchirer les 
doigts. Comme une rponse, des avions largurent plusieurs bombes sur 
le champ de tir ennemi. L'explosion au sol provoqua une grande 
secousse dans l'aile du chteau. Des foyers prirent aussitt 
naissance en divers endroits. Le spectacle avait quelque chose 
d'hallucinant, de surnaturel... Une nouvelle bombe dtruisit la 
canonnire encercle de sacs de sable provoquant des rles horribles 
des militaires touchs. Dans la tour, une cavalcade dans les 
escaliers rpondait  la soudaine agression de la couverture 
arienne. Elle reconnut la voix du Colonel qui hurlait dans la nuit 
mourante. Brusquement une cl tourna dans la serrure.

	Il apparut dans l'encadrement de la porte :

	"Je n'ai plus le temps de tuer votre frre, Mademoiselle 
Zimmerman, mais son supplice sera encore plus dur pour vous... Ce 
sont vos amis qui s'en occuperont ! Leurs bombes vont ravager cet 
endroit ! Ces idiots ne savent mme pas que vous existez ! Poussire 
vous tiez, poussire vous allez redevenir ! Adieu !"

	Il s'enfuit en refermant la porte derrire lui.

	Naty ragit aussitt. Elle se prcipita vers la pierre 
coulissante, s'engagea dans l'obscurit du boyau pour rapparatre  
hauteur du second mur. Patiemment elle retrouva  ttons l'anneau de 
fer qu'elle fit pivoter. Elle pntra dans le salon. Le jour naissant 
lui permit de se dplacer rapidement jusqu'au coffre. Les 
bombardements s'accentuaient de minute en minute. Une dflagration 
nouvelle la fit choir de la chaise sur laquelle elle avait pris appui.

	La cl  la main elle se hta vers la petite porte. A mi-
chemin elle croisa le regard de la plus jeune des servantes qui, 
affole, hurla de surprise avant de s'enfuir dans l'escalier. Naty 
n'en prit garde. Elle progressa jusqu'au cadenas qu'elle fit jouer 
habilement. Elle courait dans le tunnel creus grossirement 
maintenant. Parvenue aux geles, elle trouva Yann accroch aux 
grilles.

	"Naty ! Naty chrie !
	- C'est moi mon amour !
	- Dlivre-moi !
	- Je suis l pour a, chri ! prpare-toi !"

	Les doigts tremblants elle dfit la serrure de fer. Elle 
tomba dans ses bras.

	"Nous sommes libres, Yann, libres ! Il faut partir, vite !
	- Allons-y Amour, allons-y !"

	Il l'embrassa  pleine bouche. Il tait heureux, elle le 
savait. Main dans la main, ils gravirent les escaliers puis le 
conduit pour dboucher sous l'escalier. Autour d'eux, de la poussire 
s'tait accumule, et surtout, pntrant dans le salon, Naty 
s'aperut qu'une brche norme permettait de s'extirper  l'extrieur.

	Ils se consultrent du regard avant de s'y engoufrer. Main 
dans la main, Naty avec son costume de petite bonne et Yann sa 
chemise dchire et son visage tumfi, dtonnaient avec les soldats 
casqus qui couraient vers la sortie tandis que des vhicules blinds 
tentaient de mitrailler les raids de l'aviation ennemie. Yann serra 
sa petite soeur contre lui puis lui dsigna le mur lzard, rsultat 
d'un pilonnage intensif de la zone. 

	Au sol, un soldat gisait dans son sang. Yann avisa son 
pistolet dont il libra la scurit et attira Naty vers lui. Ils 
courrent vers le sortie improvise. La petite fille s'engagea la 
premire. Yann suivit. Ce qu'il dcouvrit le glaa d'horreur.

	Le Colonel se tenait devant lui, sa main plaque sur la 
bouche de la fillette qu'il enserrait contre lui.

	"Comme on se retrouve Monsieur Zimmerman ! Approchez-donc ! 
Je vais vous donner la joie de voir mourir votre soeur !"

	Son costume tait brl par endroits. Sa joue tait noire, sa 
chevelure hirsute et son regard de dment terrorisa Yann. Il lui 
fallait du courage...

	"Je n'ai plus besoin d'elle, maintenant ! Je l'ai possde, 
votre petite soeur chrie ! Vous auriez d la voir couiner pendant 
que je la sodomisais ! Elle tait si humide que je devais maintenir 
ses hanches pour ne pas me retirer ! Elle aurait pu devenir une 
prostitue de talent, savez-vous ? Mes hommes auraient eu droit de 
lui carter les cuisses quand ils l'auraient voulu ! Mais nous ne 
sommes pas morts ! Nous renatrons en tout cas ! Nous trouverons 
d'autres Nathalie Zimmerman ! Celle-ci est..."

	Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase. Yann venait de 
provoquer au milieu du front une perforation mortelle. Du sang 
claboussa le sol et la veste de l'officier. Il tenta de s'exprimer 
une ultime fois mais la mort ne lui en laissa pas le temps. Yann 
serra  nouveau  lui sa petite soeur. Elle tait saine et sauve.

	XI -

	Yann s'appliquait avec une attention dlicate et soutenue. Il 
gotait avec dlice chaque parcelle de l'intimit explore comme 
jamais il ne l'avait fait auparavant. Jamais Naty ne lui avait paru 
aussi savoureuse. Sans fausse honte, l'enfant laissait sa fentine 
livrer son nectar dans la gorge de son amant. A genoux devant elle, 
ses lvres humides picoraient le bastion rosi par l'motion tandis 
que la petite fille, debout, ses jambes entrouvertes l'encourageait 
en massant son front. La langue s'insinuait en elle, rcoltait le suc 
puis venait longer la blessure d'amour qui ne se refermerait jamais. 
Il se recula lgrement. Naty, totalement nue lui souriait de toutes 
ses petites dents blanches. Ses cheveux dnous s'talaient sur ses 
paules menues. Les pointes de ses seins dj arrogantes pointaient 
du dsir rvl par son jeune frre.

	Les mains sur ses hanches il se redressa. Naty continuait  
sourire, muette. Elle prit place au bord du lit, ses fesses nues 
dlicatement appuyes sur la couverture de laine. Ses doigts 
s'amusrent quelques secondes avec la verge terriblement dresse de 
son ami. Elle dcalotta savamment le gland puis approcha ses lvres 
pour l'aborder par baisers appuys. Elle l'absorba ensuite dans sa 
bouche moite, prison du bonheur. La pointe de la langue titilla 
passionnment la masse lastique du gland l'enduisant d'une salive 
salvatrice. Peu  peu les lvres progressrent le long du manchon 
veineux. Yann ptrissait tendrement la chevelure fine de sa soeurette 
adore tout en entamant un lger va-et-vient dans la gorge offerte. 
Naty alternait les sucions, les flatteries, ses mains plaques sur le 
hanches qu'elle massaient tendrement. Parfois elle abandonnait le 
bton de chair pour s'intresser aux bourses gonfles de 
l'adolescent. Ses paumes soupesaient les deux gonades puis tout 
sourire, elle reprenait avec enthousiasme la caresse buccale sur le 
sexe dress.

	Yann ne tenait plus. Dans un clair, sa verge libra une 
onctueuse crme qui vint heurter violemment le palais de Naty. 
L'enfant retira prudemment l'organe de sa bouche pour absorber 
l'offrande fraternelle. Un peu du liquide s'chappa  ses 
commissures. Yann la rattrappa du doigt qu'il proposa  sa petite 
soeur. Elle le sua, avidement. Ses yeux bleu azur plongs dans ceux 
de Yann elle reprit l'absorption du gland libr de sa sve pour en 
goter jusqu' la dernire larme.

	"Naty chrie..."

	Yann prit l'enfant dans ses bras  pour l'allonger sur le lit. 
Il s'allongea sur elle. Naty carta largement ses cuisses ples et 
nerveuses pour les enserrer autour de la taille de son amant. La 
verge toujours durie martyrisait son intimit.

	"Viens..." souffla-t-elle.

	Yann se redressa lgrement pour s'emparer de son sexe grossi 
et en diriger la pointe vers le calice offert de Naty. L'union 
devenait invitable. Il l'sprait, elle l'attendait. 
Prcautionneusement il abaissa ses reins vers le bassin de l'enfant. 
La dlicate flure fminine s'entrouvrit avec passion pour faciliter 
le passage de l'arrogance rection masculine. 

	"Je t'aime Naty
	- Moi aussi, Yann"

	Les mots sonnrent comme un ssame. Yann sentit son sexe 
pntrer plus avant celui de la fillette qui gmit sous la pression. 
De dimension modeste, le bton de chair logeait parfaitement dans le 
nid chaleureux. Yann embrassa Naty. Elle pleurait son bonheur d'tre 
enfin unie  celui qu'elle aimait de tout son coeur. Patiemment il 
recula son ventre pour de nouveau l'engager dans le creux du ventre 
de la fillette. Les deux corps allanguis jouissaient de ne former 
qu'un. Les ongles de Naty griffaient le dos de Yann tandis qu'il 
acclrait le rythme de ses hanches. 

	Ils s'taient enfuis du camp incendi sans prendre garde au 
corps assassin de leur bourreau. Les quinze kilomtres qui les 
sparaient de la ville furent parcourus sans encombre malgr les 
bombes qui pleuvaient. Ils semblaient comme protgs par une aura 
d'amour divin. Les mains soudes ils ne parlaient pas mais se 
comprenaient si bien. Des cris de joie accueillirent non pas leur 
venue dans la cit mais celle de la dlivrance de l'oppression 
ennemie. Les gens auparavant indiffrents les uns envers les autres 
s'enlaaient, s'embrassaient mme. 

	Discrtement, les deux enfants gagnrent leur logis, lui 
aussi bless par la Terrible Guerre. Le bonheur tait donc de mise en 
ce six juin mil neuf cent quarante quatre. 

	Yann libra une nouvelle fois sa semence mais c'est la 
cellule doucereuse de sa soeur qui la recueillit. Il cria, elle 
gmit. Ils partagrent au mme instant leur plaisir rciproque.

	Halentants, ils picoraient leurs lvres, flattaient leurs 
joues, leurs gorges. Les langues s'emmlaient encore et encore.

	Naty voulait jouir, profiter de la vie, de l'amour, de la 
passion, de l'envie. Avec Yann tout n'tait que volupt. Elle le 
voulait au creux de son postrieur s'il le dsirait. Elle serait 
patiente si Yann faiblirait, mais il devra lui faire l'amour encore 
et encore... Pour oublier l'immonde, le sale, le dgot... Son corps 
menu brlait de mille feux... Sa ferveur tait totale, entire. Elle 
se sentait lascive, dsireuse de partager son dsir lancinant. Elle 
savait que Yann chri rpondrait  ses attentes...


FIN

achev le 10 avril 2002  1H02 par Lieutenant RIPLEY

ADRESSE MAIL : lieutenant.ripley1@caramail.com

PS : Merci  Geoffroy Perrault, mon talentueux confrre, pour ses 
encouragements et  Affrakkans pour ses compliments concernant 
l'histoire crite avec la complicit de Geoffroy. Que ceux qui n'ont 
pas encore lu "SEVERINE" se prcipitent !


 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

Vous y trouverez la plus grande collection d'histoires en franais sur le sujet.

N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

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Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
Sauf si stipul autrement, vous pouvez la republier sur un autre site gratuit
 condition de ne rien modifier et de laisser les notices de dbut et de fin.
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