HISTOIRES POUR PETITES FILLES PERVERSES (1 & 2) (M/f, F+/f, incest, very cons)
(par Amanda)

title: Histoires pour petites filles perverses 
part: (1 et 2)
author: A-
keywords: M/f, F+/f ,incest, cons
language: Francais
age: 13 ans
published: 02/04/2000


Copyright  1999, Amanda.


Filename: histoir1.txt


Histoires pour petites filles perverses (M/f, F+/f, incest, very cons)
par Amanda



Introduction

"A force de ctoyer les rves, ils risquent de devenir ralit." Telle pourrait
tre la devise du narrateur de ces histoires pour petites filles perverses.
Auteur de livres rotiques, il a une petite amie, avocate d'affaires, qui est
souvent absente et dont il doit s'occuper de la petite fille, Alice, qui est
une sacre coquine. En effet, elle rve de faire avec l'auteur des choses qui
ne sont pas vraiment de son ge, et lui, pour rsister  la tentation, est
contraint de lui raconter des histoires... qui ne sont pas non plus vraiment de
son ge ! D'autant qu'entre une mre amoureuse et jalouse qui veut tester sur
la chaise  bascule du bureau des positions dignes de figurer dans le
Kamasutra, et une jeune bonne anglaise trs libertine avec laquelle prendre un
bain ou prparer un lapin  la moutarde deviennent des expriences exquises et
inoubliables, les histoires s'enchanent plus vite qu'il ne parvient  les
inventer. Autant d'occasions dont Alice va tirer parti, avec intelligence et
malice, pour faire ses premires expriences et ainsi offrir  l'auteur matire
 crire.
Et quand la ralit dpasse la fiction, c'est l'occasion d'une ducation
sentimentale de notre temps, mlange de Lolita et d'Alice au pays des
merveilles, ou le cynisme et la gaillardise n'excluent pas les sentiments, la
fracheur et l'innocence, une vision trs personnelle de ce dont les romans
rotiques parlent trop rarement : l'amour.

Amanda

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Chapitre 1

Alice avait beaucoup chang depuis un an maintenant que j'habitais  la maison.
Elle avait vieilli, bien sr. Les formes et les rondeurs prometteuses dont son
corps de fillette commenait doucement  se parer, taient l pour en attester.
Pourtant, au-del de la mtamorphose physique, j'avais la sensation que mon
intrusion dans sa petite vie bien tranquille avait plutt exerc le rle de
dtonateur. Avec moi, elle avait enfin trouv quelqu'un avec qui parler,
apprendre, rire et faire des btises, mme si Alice ne comprenait pas toujours
ce que je lui racontais. Ainsi une fois, en plaisantant, je lui avais affirm
qu'elle tait une gniale bavure de la nature, une sorte de mutante, parce
qu'elle se sentait plus intelligente alors que ce n'tait pas sa tte qui
enflait mais sa poitrine, et qu'elle devait sans doute possder des neurones et
des synapses dans les glandes mammaires. Ca l'avait bien fait rigoler. Puis,
j'avais t fermement pri de lui expliquer ce qu'taient un neurone et une
synapse. Mais surtout, Alice apprciait que je m'adresse  elle d'gal  gale,
et plus encore que je sois l lorsqu'elle avait besoin de moi. Elle n'tait
plus seule. Pour la premire fois depuis la disparition de son pre, la
fillette prouvait quelque chose qui ressemblait au bonheur, cette sensation de
complicit unique qui n'existe habituellement qu'entre un pre et sa fille.
C'tait un sentiment qu'Alice avait oubli depuis longtemps, trop longtemps, un
sentiment exaltant et rconfortant. Finalement, je commenais  raliser que si
Alice s'tait attache  moi, c'tait parce qu'elle avait grand besoin de
l'affection d'un adulte. Ce qu'il y a d'ennuyeux en amour, c'est que c'est un
crime ou l'on ne peut pas se passer de complice !

Comme  son habitude, Alice avait attendu le dernier jour des vacances pour
faire ses devoirs. Heureusement qu'elle tait plutt doue, surdoue mme
d'aprs ses professeurs, ainsi la fillette tait parvenue  boucler en une
soire ce qui aurait du lui prendre une journe entire. D'ailleurs, elle avait
toujours utilis cette injustice de la nature pour travailler le moins
possible, profitant ainsi,  sa fantaisie, du temps libre dont elle disposait.
Alice referma son cahier de texte aprs avoir vrifi qu'elle n'avait rien
oubli pour le lendemain et regarda un instant par la fentre. Il tait dj
tard, mais il faisait encore une chaleur touffante, anormale pour un mois
d'Avril. La sueur coulait sur ses tempes, ses bras nus et mme le long de ses
jambes. Mais la fillette aurait t la dernire  s'en plaindre, mme si sa
robe lui collait  la peau de transpiration. Elle dtestait les frimas de
l'hiver et se rjouissait de cette chaleur aussi tropicale que soudaine, qui
annonait, par ailleurs, le retour prochain des beaux jours. L'orage qui
montait depuis le milieu de l'aprs-midi clata soudain alors qu'Alice se
levait pour aller prendre une douche avant de se coucher. La pluie se mit 
tomber en grasses et grosses gouttes qu'elle entendit s'craser sur les
feuilles du platane du jardin sur lequel donnait sa chambre. Puis trs vite, un
grondement confus et menaant s'amplifia, port par le vent de plus en plus
fort. Le tonnerre, la pluie et la foudre se dchanrent soudain. Sa chambre
tait par moments claire par ses fulgurations comme par une gigantesque lampe
stroboscopique. Le tonnerre roulait, craquait, claquait, branlait les fentres
de coups de poings gants. Alice resta plusieurs minutes, apeure et fascine
par la violence des lments dchans, sentant grandir en elle le dsir fou de
se livrer nue et heureuse  la violence de la foudre et  la pluie apaisante.
La chaleur que l'orage venait de balayer lui paraissait s'tre tout entire
rfugie  l'intrieur de son corps moite.
La fillette se leva et s'enferma dans la salle de bains. Elle se dbarrassa de
ses vtements qui soudain l'oppressaient et s'observa dans la glace. Elle
aurait bien voulu voyager de l'autre cot du miroir, comme dans le livre
qu'elle avait lu quand elle tait petite : " Alice aux pays des merveilles ".
Mais il semblait que pass treize ans, on oubliait comment il fallait faire.
Dsormais, le miroir ne lui renvoyait que le reflet d'une gamine aux hanches
plates et aux seins en boutons. Alice inspira  fond et rentra le ventre pour
faire saillir sa poitrine. Les petites pointes brunes ne grossirent mme pas.
La fillette soupira, songeant avec envie aux photos des dames nues dans les
magazines qui avaient des seins normes qu'il leurs fallait tenir  deux mains.
Elle aurait bien voulu grandir un peu plus vite. Il ne suffisait pas d'avoir de
jolis yeux, les garons ne regardaient pas que a ! Sa paume s'gara sur la
lgre frisure dore qui couvrait depuis peu son pubis sans vraiment en voiler
les dtails. Elle effleura la peau satine et plus rose  l'intrieur, carta
dlicatement les lvres rebondies. Ses doigts se mirent  lisser le fin duvet
blond qui les recouvrait. La fillette se sentait toute chaude, chaude et
fondante. En mme temps qu'elle s'tait dbarrasse de ses vtements pour
tenter de recevoir un peu de la fracheur du dehors et apaiser le feu qui
brlait dans son ventre, Alice avait compris confusment que son corps appelait
sur lui le mme dchanement furieux et tendre qui inondait le jardin. Elle
commenait  bien connatre cet tat un peu fbrile, cette sourde chaleur au
creux des reins et du ventre, juste en-dessous du nombril. Souvent, la fillette
rvait d'une autre main que la sienne entre ses cuisses cartes, d'un autre
corps auquel frotter le sien, d'une autre passion  laquelle elle offrirait le
partage de la sienne, d'un plaisir moins goste et moins secret, qu'elle
imaginait encore meilleur que n'importe quelle autre fois. Car ce n'tait pas
la premire fois, bien sr ! Encore qu'Alice n'avait dcouvert que trs
rcemment le doux plaisir que l'on pouvait prouver  se masturber, grce  une
camarade. Pourtant, ses derniers temps, elle se sentait de plus en plus souvent
tourmente par cette envie, au point de s'y adonner presque tous les soirs
avant de s'endormir, et mme quelque fois durant la journe, y compris 
l'cole, dans les toilettes des filles. Ses doigts avaient appris spontanment
les gestes naturels et prcis des caresses intimes. La fillette savait tirer de
son sexe une jouissance toujours renouvele, et qui la bouleversait  chaque
fois, mme si elle la laissait avec un sentiment d'inachev. Sa main se
faufila, glissa tout le long de la fente, s'attardant un peu plus longtemps au
bas du ventre, cherchant au travers du fin duvet. Ses doigts frlrent le
gouffre secret et encore inexplor. Peut tre plus pour longtemps, pensa
t-elle. Ils s'humidifirent d'un seul coup de tout le plaisir qui s'coulait
dj du plus profond de son intimit. Un frmissement dlicieux lui parcourut
le ventre. Comme chaque fois, la fillette se sentit un peu honteuse, et en mme
temps soulage, de sentir le plaisir monter si rapidement sous ses doigts. Ses
fesses se contractrent nerveusement et elle ferma les yeux de bonheur. Ses
caresses se firent plus prcises, plus pressantes. Alice pencha la tte en
arrire, le corps cambr, le ventre en avant, ouverte le plus possible  sa
main qui s'agitait. D'une lgre pression du bout des doigts, elle fit saillir
le bouton nacr de son clitoris et se mit  le masser d'un lent mouvement
circulaire. De son autre main, de l'index et du majeur, la fillette carta
dlicatement les lvres corallines de son sexe juvnile. Elle acclra le
mouvement de sa main, soulevant le bassin lorsque ses doigts glissrent plus
fort sur son clitoris. Elle le pina, le titilla, le pressa entre ses doigts
fbriles. Ses soins intensifs le firent vite doubler de volume. Alice gmissait
doucement maintenant, cherchant son souffle dans l'air moite. Son jus
s'chappait entre les lvres cartes, lui poissait les doigts, perlait le long
de ses cuisses. La fillette s'ouvrit davantage encore, le bassin en avant,
cartant les petites lvres intimes de son sexe  peine clos. Elles taient
colles l'une contre l'autre et son index s'infiltra fbrilement dans
l'ouverture, prt possession des nymphes graciles qui s'y cachaient et qui
taient si sensibles. Il s'enfona un peu, si peu, car sa progression fut vite
stoppe par ce stupide hymen qui obstruait toujours la voie. Alice maudit
silencieusement cette encombrante membrane qui faisait encore d'elle une jeune
fille - vierge certes, mais certainement plus innocente. Elle l'empchait une
fois de plus de profiter de tous les plaisirs qu'auraient pu lui procurer son
sexe enflamm. Mais la fillette n'insista pas, revint plus haut, pina
nerveusement le petit bouton de chair qu'elle fit rouler entre ses doigts, et
se mit  se tripoter plus rapidement encore. Elle se ramollissait, se
liqufiait, se sentant traverse de frissons qui la faisaient se tortiller avec
dlice. Ses jambes tremblaient sous le plaisir et l'effort pour la retenir.
Tout son corps tait tendu, concentr sur ses doigts qui s'agitaient toujours
plus vite. Alice s'abandonna sans retenue, se fouillant de plus belle. Elle
avait trouv le bon rythme, les reins traverss de longues dcharges
voluptueuses. Sa respiration se fit plus prcipite, haletante. La fillette se
mordait les lvres en poussant de petits gmissements aigus et plaintifs. Sa
poitrine se soulevait au rythme du va-et-vient rapide. Elle glissa sa main
libre sur ses seins menus et carts, en pina les petites pointes brunes et
toutes dures du bout des ongles. Entre ses cuisses, ses doigts s'activaient
toujours plus vite, insistant sur les points sensibles. Son bouton de rose
tait tout dur et gorg de sang, et chaque fois que ses doigts glissaient
dessus, la fillette ressentait les dcharges lectriques jusqu'au fond de son
ventre. Tout son corps tait secou de tremblements incontrls. Affole de
plaisir, gmissante, Alice guetta la monte de ce plaisir dont elle devenait
avide, cette brusque dcharge, plus violente que toutes les autres, qui lui fit
pousser un petit cri de bonheur. C'tait fini ! Elle tomba  genoux, la tte
rejete en arrire. Sa main se calmait lentement, lui procurant d'ultimes
dlicieux frissons. La fillette ouvrit les yeux et se dcouvrit dans la glace,
chevele, les joues en feu, les yeux troubles, mais au combien heureuse 
l'intrieur. Lasse, mais non rassasie, hlas ! Alice se leva en flageolant.
La tte lui tournait. Elle se glissa jusque sous la douche et laissa couler
longuement l'eau tide sur son corps enflamm. Elle s'essuya ensuite
vigoureusement. Le frottement nergique de la serviette ponge activa la
circulation du sang dans ses membres engourdis, la sortant peu  peu de la
torpeur dans laquelle le plaisir l'avait plonge. La fillette prit le rouge de
sa mre et s'en peignit les lvres. Elle ajouta un rien de mauve sur les
paupires, puis attacha ses cheveux encore humides avec un lastique en une
longue queue de cheval qui lui descendait jusque dans le milieu du dos. La
gamine enfila une culotte de soie que sa mre avait mise  scher au bord de la
baignoire, mais renona au soutien-gorge qui ne lui aurait pas servi  grand
chose. A la place, elle se vtit d'un tee-shirt Mickey qui lui descendait 
mi-cuisse et dans lequel elle aimait dormir.

Alice me rejoignit dans le bureau. Dehors, c'tait bien le printemps. Aprs la
violence de l'orage, on entendait la rumeur de la nuit. Il y avait une vie
secrte dans le jardin et dans les bois alentours qui appelait  sortir et
promettait l'aventure. Mais j'tais studieux, occup  saisir sur mon
ordinateur portable les brouillons que j'avais griffonns durant l'aprs-midi.
Je venais de commencer,  le matin mme, la premire des huit nouvelles que je
devrais remettre dans moins d'un mois  mon diteur.
La fillette me demanda si elle me drangeait, car elle tait bien leve. Je
rpondis : " Non, pas du tout ", puisque c'tait mon rle d'tre constamment
drang et de m'occuper d'elle. Alice jeta un coup d'oeil sur l'cran 
cristaux liquides. Par prcaution, je rabattis le couvercle de mon ordinateur
pour la dissuader de lire ce qui y tait affich. Ce que j'crivais tait, en
effet, plutt rotique et je n'avais pas plus envie que a de passer pour un
maniaque aux yeux d'une gamine de treize ans. Mais Alice n'tait pas dupe et me
le fit remarquer, ironique :
- Je sais... C'est pas pour les petites filles.
- Exact, mais a paye bien. Alice part comprendre, m'approuva mme. Elle
ajouta :
- Il fait chaud. Tu devrais ouvrir la fentre.
- J'ai peur des moustiques. La fillette sourit, elle ne me prenait pas trs au
srieux. Elle en profita pour me confier :
- Je crois que j'ai t pique. Elle tendit la jambe et posa le pied sur ma
cuisse. Elle releva son tee-shirt par-dessus sa culotte et m'indiqua une
rougeur imaginaire qu'elle ne se donna mme pas la peine de prciser.
- Tu vois ? Ses cuisses taient fines et pourtant rondes dj comme celles
d'une femme.
- Non. Rien du tout.
- Regardes mieux. Alice se tendit davantage et m'offrit son pubis de gamine
sous la soie blanche. Je feins d'tre agac et repoussais sa jambe.
- Tu devrais vraiment ouvrir la fentre, dit la fillette, tu transpires.
- Et toi tu devrais te dmaquiller. Si ta mre te voit...
- C'est toi qu'elle disputera !
Alice avait raison. J'entendais dj les reproches : " On ne peut vraiment pas
te faire confiance. Ce n'est pourtant pas difficile de garder une gamine ! " Je
tapais un mot, n'importe quoi, pour faire comprendre  la fillette que j'avais
du travail. Alice ne l'entendit pas ainsi. Elle posa une main sur le clavier et
chuchota :
- Tu travailleras plus tard. Ma mre ne rentre pas avant minuit.
- Tu ne devrais pas dj tre au lit  cette heure ? Il y a cole demain, je te
rappelle.
- Ne me prends pas pour une petite fille, rpliqua t-elle. Elle releva
brusquement son tee-shirt et, exhibant sa poitrine, me demanda :
- Tu trouves qu'ils ont grossi ? Je rpondis comme les grandes personnes :
- Ca suffit, Alice. Rhabilles toi. La fillette ne m'couta mme pas. Elle passa
sa main sur ses seins menus et carts, mais qui vivaient dj sous la caresse.
Elle insista :
- Ils te plaisent ? Mes yeux lui rpondaient  ma place. J'avouai :
- Oui, naturellement ! Maintenant sauves toi, ajoutais-je en souriant pour
dissimuler mon trouble.
- Tu les trouves aussi beaux que ceux de ma mre ? Comme j'hsitais  rpondre,
Alice me lana :
- Ne me dis pas que tu n'en sais rien. Je vous ai vus l'autre soir dans le
salon alors que vous pensiez que j'tais couche. Vous faisiez semblant de
regarder le film, mais elle tait allonge sur le canap et toi, tu t'es mis 
genoux sur la moquette et tu...
- Je... rien du tout ! Tu as rv. Pour un peu, elle se serait fche. La
fillette me contempla avec soupon, comme si elle dcouvrait soudain ma vraie
nature. Elle me dfia :
- Tu lui as lch la poitrine et tu suais les pointes. Elle fermait les yeux
et elle soupirait : " Oui, l, encore, c'est bon... " Pas  dire, Alice avait
de rels talents d'imitatrice. On s'y serait cru. Comme il aurait t inutile
de lui mentir, je reconnus :
- Tu sais, Alice, ce sont des choses qui se font quand on s'aime.
- Alors, tu veux me sucer les seins ? Ils sont moins gros que ceux de ma mre,
bien sr, mais a ne fait rien, n'est ce pas ? Je pensais d'abord que la
fillette aurait eu besoin d'une bonne fesse,  main nue sur ses fesses nues. A
la rflexion, ce n'aurait peut tre pas t l'idal pour la calmer. Je me
contentais donc de marmonner :
- Rhabilles toi.
- Pourquoi, tu ne m'aimes pas ?
- Tu sais bien que si.
- Alors tu vas me sucer la poitrine ?
- Non ! Je ne t'aime pas comme a. Ca la fit rire et je compris que depuis le
dbut la fillette se moquait de moi. De nous deux, le public averti c'tait
elle. Je fus sur le point de me mettre en colre, mais le sourire ironique
d'Alice me retint. Elle n'attendait que a et je n'allais pas lui donner ce
plaisir.
Comme ce matin, le mois dernier, alors que j'tais encore au lit, o elle avait
surgi nue dans la chambre, le corps mouill et du savon dans les oreilles, en
criant : " Philippe ! Ca pousse ! ". Vu sa tenue, il m'avait t difficile de
ne pas remarquer de quoi la fillette voulait parler, et je le lui avais fait
remarquer : " J'ai vu, mais a poussait dj il y a six mois. " Alice avait
rpliqu : " Mais pas la poitrine, pomme ! Les poils ! " Elle m'avait dsign
son pubis et, malgr moi, j'avais dcouvert, juste au-dessus de la fente, un
duvet flou et blond, comme des cheveux d'ange.
En presque un an, je m'tais habitu  voir Alice se promener dans toute la
maison en petite tenue - quand ce n'tait pas compltement nue - sans
manifester la moindre pudeur, entrer dans la salle de bains alors que j'y
prenais ma douche et ne pas cacher sa curiosit  la vue de mes organes
gnitaux masculins. Parfois, la fillette m'appelait lorsqu'elle prenait son
bain : " Viens me savonner le dos. " J'obtemprais, tout en faisant attention 
ne pas en faire une habitude. Mais ce matin-l, elle poussait un peu loin la
dmystification de la nudit.
Pour cacher mon embarras, j'avais essay de faire de l'humour : " Quelle
horreur ! Tu deviens une femme ! J'aurais du te fixer au spray avant que a
pousse. " Alice avait eu l'air ennuy : " O est le mal ? " Je lui avais
rpondue qu'il n'y avait aucun mal. Et de prciser : " Seulement, je ne savais
pas en rencontrant ta mre, il y a un an, que j'allais hriter d'une
exhibitionniste. " Bien sr, la fillette m'avait aussitt dmand : " C'est
quoi une exhi-machin ? " J'avais expliqu : " Une exhibitionniste, c'est une
personne qui aime se montrer nue par plaisir ou pour provoquer ! " Alice avait
souri malicieusement, avant de lancer : " Moi, a serait plutt pour provoquer.
" Puis d'ajouter : " Mais tu avais devin. " Et elle tait repartie en riant,
trs fire d'elle. J'essayais de prendre les exhibitions rptes d'Alice avec
flegme. J'avais conscience des problmes que poserait l'veil de la sexualit
chez l'adolescente et de la situation particulire dans laquelle nous allions
nous trouver. Mais j'avais dcid de ne pas lui imposer de tabous, qui selon
moi ouvrent la porte aux refoulements et aux fantaisies sexuelles. Avant tout,
ne pas se formaliser de la nudit de l'autre. Etre copains et mme complices me
paraissait la meilleure solution. Mme s'il me devenait de plus en plus
difficile de nier l'attirance qu'exerait sur moi la vision de son corps jeune
et  peine pubre de nymphette. Alice, soudain, baissa sa culotte de soie et
posa ses doigts entre ses cuisses.
- J'aime bien me caresser l. Elle s'tonna de mon silence. L'esprit encore
embrouill dans mes penses, j'tais fascin par ce plumetis blond, dlicat,
sur lequel j'avais soudain une envie irrsistible de poser la joue. Alice ne
s'y mprit pas. Avec gravit, elle se dbarrassa de sa culotte qu'elle
abandonna sur le plancher, puis ta son tee-shirt. Elle eut soudain un peu
peur, peur de l'innocence envole, peur de se voir femme dans mon regard, peur
de l'avenir. Mais j'tais encore plus troubl qu'elle et le temps que je me
reprenne, la fillette avanait dj vers moi, nue, et grimpait sur mes genoux.
Je voulus la repousser, mais elle me tint les mains et plongea ses yeux bleus
de porcelaine dans les miens. Elle s'installa, les jambes de part et d'autre
des miennes, les fesses sur mes cuisses et posa la tte sur mon paule. Puis sa
main descendit vers sa fente et en carta les lvres rebondies. J'tais comme
paralys, hypnotis par sa main qui commena doucement  s'agiter. Alice
chercha le bouton secret, le trouva, le palpa, l'tira, le pressa. Elle soupira
:
- C'est bon ! Elle ta sa main, la posa sur la mienne et la dirigea vers son
con nubile en m'expliquant :
- J'aimerais encore plus si c'tait toi. Sa main attrapa mon poignet et je
tentais de rsister, plus  mon envie qu' la force d'Alice. Mais la fillette
insista, posa ma paume sur son pubis, m'obligeant  glisser mes doigts entre
ses cuisses,  caresser son sexe  peine ombr. Les lvres taient douces,
tides, gourmandes... Le trouble, le dsir brutal, la peur que je ressentis
soudain, la violence de l'motion qui fit battre mes tempes et raidir mon sexe
m'effrayrent, et je retirais ma main prcipitamment. Alice grogna son
mcontentement, mais je protestai :
- Alice, je ne peux pas.
- Tu ne sais pas ?
- Tu sais bien que si ! Mais je n'ai pas le droit. Ce n'est pas un jeu, Alice !
Et que dirait ta mre ?
- Elle serait en colre, je pense... Et jalouse aussi. La fillette rflchit un
instant, puis me souffla un baiser au coin des lvres.
- Moi, je ne serais jamais jalouse.
- Tu dis cela parce que tu n'as que treize ans. Elle s'tait mise  tortiller
des fesses et elle sentit chez moi quelque chose qui se durcissait. Alice
sourit avec contentement :
- De toute faon, on n'est pas oblig de le lui dire. Pour a, Alice n'avait
pas  s'inquiter. Ce n'tait pas moi qui serait all raconter cette scne  sa
mre. Mais je cherchais dsesprment un chappatoire. D'autant plus que la
bosse dans mon pantalon grossissait d'une manire qui m'inquitait. D'ailleurs,
Alice me lana :
- Ca te fait bander ?
- Tu sais ce que a veut dire, au moins ?
- Bander ? Les garons disent a  l'cole, entre eux. Alors j'ai cherch dans
le dictionnaire. C'est marqu : " Populaire, en rection ". Alors j'ai cherch
 rection et j'ai trouv : " Gonflement du pnis en tat de turg...
turg-quelque chose ".
- Turgescence.
- Ouais, c'est a. Tu turgesces ? Cette conversation nous entranait trop loin.
J'essayais de changer de sujet :
- Alice ! Maintenant, a suffit. C'est l'heure d'aller au lit. Elle me rpondit
de ne pas jouer les rabat-joie.
- Ca ne te va pas, ajouta la fillette avec gentillesse. A bout d'arguments, je
demandais :
- Qu'est ce que tu veux  la fin ?
- Je sais pas... Je m'emportais :
- Tu veux que je te fasse l'amour... l... sur le bureau ? La crainte se mlait
au dsir dans le regard interrogateur que me dcocha Alice, et il y eu un
moment ou elle se demanda si je parlais srieusement. J'en fus exaspr. Et
plus encore lorsqu'elle me lana d'une voix terriblement fragile et enfantine,
un " pourquoi pas " pleins de sous-entendus. Je la regardais fixement, pensant
l'intimider, mais la petite ne baissa pas les yeux. Je haussais le ton.
- C'est a ! Et je finis en prison pour dtournement de mineure ? Ecoutes-moi
bien ! Tu vas te rhabiller et aller te coucher immdiatement. Et je veux que tu
cesses de jouer  ces jeux idiots, sinon...
- Sinon quoi ? me dfia Alice
- Sinon, tu as ma parole que tu vas te retrouver en pension avant de comprendre
ce qui t'arrive. La fillette plissa le nez. Elle me savait en mesure de mettre
ma menace  excution et finit par concder :
- D'accord... mais avant tu me racontes une histoire.
- Un conte ? Tu es trop grande ! Elle me montra l'cran de mon portable :
- C'est ce genre d'histoires dont je te parle, une histoire pour les grandes
personnes. Ce fut mon tour de rougir. Je m'en tirais avec l'indignation :
- Alice, tu as fouill dans mes affaires.
- Naturellement ! Il faut bien que je me tienne au courant. C'est de mon ge.
- Justement, non ! Ce n'est pas vraiment de ton ge. J'essayais d'avoir l'air
en colre, mais a ne marcha pas mieux que la premire fois. La fillette se
pelotonna contre moi et me lana avec un grand sourire narquois :
- Racontes. Sinon c'est moi qui dis  ma mre...
- Tu lui dis quoi ?
- Oh, je trouverai ! Ce vague tait plus terrible que la pire des menaces.
Qu'on me le prsente, ce philosophe qui prtend que la vie est un choix !
J'aurais eu deux ou trois remarques  lui faire. Comment s'en serait-il sorti
lui, avec une gamine de treize ans compltement dlure sur les genoux, en
train de se caresser doucement en attendant qu'on lui raconte une histoire
cochonne ? Alice me tenait. Elle me tenait mme encore bien mieux que a, car
elle venait de poser la main sur mon pantalon et elle appuyait sur mon sexe qui
gonflait en dpit de ma volont.
- Alors ? demanda la fillette. Tu commences ? Je songeais  la pauvre
Scheherazade, oblige de conter pour sauver sa vie. Ma sultane n'avait que
treize ans, mais elle tait aussi implacable que Shariyar. Si elle n'tait pas
sa main tout de suite, la petite mort qui m'attendait risquait de provoquer une
srie de questions en forme de catastrophe. Je ngociais donc :
- D'accord ! Mais tu croises les bras, comme  l'cole. Elle obit, mais
m'obligea  prciser :
- Et cesse de tortiller des fesses ! La fillette arrta et se tint trs droite
pendant quelques secondes. Elle ouvrit soudain les cuisses et y engouffra sa
main en demandant :
- Ca, je peux ? Il valait mieux, dcidment, que je regarde ailleurs. Je
soupirais un grand coup et les yeux fixs sur la lune qu'on devinait derrire
la fentre, je commenais :
- Je vais te raconter un conte...
- Un conte ! s'exclama Alice. Mais tu m'avais dit...
- C'est a ou rien ! l'interrompais-je  mon tour. Il s'intitule " la cage aux
Marionnettes ". Et c'est un conte exprs pour les petites files perverses comme
toi. Ecoute.

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La Cage aux Marionnettes

Cach derrire un bouquet de fougres, il attendait. Soudain, il entendit
craquer des branches... Elles taient l. Il n'osa plus respirer.
- Promenons-nous dans le bois, pendant que le loup n'y est pas... Justement,
mes agneaux ! Il tait l ! Les petites chantaient en sautillant.
- Oh, regardez l-bas ! Quelque chose brille au pied de l'arbre ! Les fillettes
se prcipitrent vers le mystrieux objet.
- On dirait une boite  bijoux !
- On l'ouvre ? demanda Anas.
- Bien sr ! rpliqurent les autres en choeur. Comme des fourmis, elles
tournrent autour de la bote, presses de palper son contenu. Seule Chlo ne
broncha pas.
- Oh, des pierres de toutes les couleurs ! C'est joli ! Tu ne viens pas voir,
Chlo ? Mais la petite avait prfr porter secours  un oiseau qui semblait
prisonnier d'une tige de rose.
- Il y en a beaucoup comme a dans la fort, dit un escargot qui l'observait en
s'amusant  glisser d'une feuille  l'autre. Elles sont cruelles et malheur 
celui qui tombe entre leurs pines ! C'est ainsi que se forment les fleurs. Ds
qu'un oiseau se pose sur une des tige, il est immdiatement emprisonn. Elles
le griffent de toutes parts. Lui, ensanglant, n'a plus la force de ragir. La
nuit, la mtamorphose s'opre : l'oiseau devient blanc, puis rose, ensuite ses
ailes se recroquevillent autour de lui et son bec se ddouble au milieu de ses
plumes. Le matin nat une nouvelle rose qui s'ouvre lentement, dcouvrant un
petit coeur d'or. C'est pour cette raison qu'on trouve encore parfois des
plumes d'oiseau au pied des roses.
- Vous en savez des choses pour un si petit escargot, dit Chlo.
- C'est parce que j'ai appris le sens de ma coquille. Je ne la trimballe pas
btement comme les autres. C'est un labyrinthe... Et il ajouta firement :
presque aussi mystrieux que celui de la cathdrale de Chartres ! Tout en
coutant l'escargot, Chlo regardait l'oiseau se dbattre. Il commenait dj 
devenir rose. Elle s'en approcha et le cueillit avec prcaution. Une pine lui
piqua le doigt et l'oiseau en profita pour sucer la goutte de sang. Occupe 
caresser l'oiseau, Chlo ne vit pas la grande toile d'araigne tendue au-dessus
de sa tte. Lorsqu'elle voulut rejoindre ses amies, la toile se dposa sur
elle, l'entourant de toutes parts. La petite eut beau se dbattre, mais en vain
! Chlo chercha un trou par o passer. Elle russit  sortir un bras. Tout 
coup, une grosse mouche bourdonnante vint s'agglutiner aux fils de la toile. La
fillette cria. Elle avait trs peur. Peu aprs, le son d'une voix grave et
chaude lui parvint. Cette voix la remua jusqu'au plus profond d'elle-mme.
Debout devant elle, un gant  la longue barbe blanche riait en se tenant les
ctes. Il libra la petite fille de sa toile et la prit au creux de sa main.
- Bonjour, petite puce. N'aie pas peur ! Si tu es bien vilaine, je ne te ferais
point de mal. Par contre si tu es trop sage, tu seras punie. Il saisit l'oiseau
rose et souffla dessus. Aussitt l'oiseau devint minuscule. Le gant sortit un
fil d'argent de sa poche et fixa dlicatement l'oiseau  l'oreille de la
fillette.
- Voil ton premier cadeau; une boucle d'oreille au bout de laquelle se balance
un oiseau rose. Mais fais bien attention ! Prends en soin, car il vit ! Si un
jour tu as besoin de moi, dtache le et il viendra me chercher. O que je sois,
il me trouvera. Je te l'offre parce que tu n'es pas aussi sotte que tes amies.
Tu ne t'es pas laisse prendre au pige des choses futiles !
- O sont les autres ? s'inquita soudain Chlo.
- Viens voir ! Et il la conduisit prs du coffre. Lorsqu'il l'ouvrit, Chlo,
effraye, se blottt contre lui. Les bijoux s'taient transforms en vipres.
Au milieu gisaient les corps inanims de ses amies.
- Rassures-toi ! fit-il devant l'air catastroph de la petite, elles ne sont
pas vraiment mortes. Il me suffit de souffler une fois sur leurs yeux pour leur
rendre la vie.
- Vous tes sorcier ?
- Un peu... Mon souffle transforme les tres et les choses selon mes dsirs. Il
me faut pour cela beaucoup de volont, mais j'y parviens souvent. Ainsi, je
puis te donner la taille qu'il me plat. Je puis moi aussi devenir plus grand
ou plus petit. Pour cela, je dois diriger mon souffle vers l'intrieur et me
concentrer trs fort. Il emporta le coffre sous son bras et posa Chlo sur son
paule. Elle s'agrippait  ses cheveux pour ne pas tomber. Aprs quelques
heures de marche, ils arrivrent dans une clairire remplie de fleurs tranges.
Il en carta les ptales. A l'intrieur de chacune se trouvait un oeil norme
qui bougeait sans cesse.
- Ce sont mes gardiennes, expliqua le gant. Ds qu'elles voient un tranger
s'approcher de mon domaine, leurs feuilles scrtent un suc acide qui brle la
peau. Les intrus finissent toujours par mourir, mais certains souffrent moins
que d'autres. Tout dpend des relations que l'on entretient avec la mort ! Faut
lui parler souvent, mais tout bas pour ne pas la rveiller trop tt. Plus loin,
un mignon petit chat avait l'air d'attendre qu'on le caresse.
- Lui aussi est dangereux, ma petite ! Si tu le touches, sa queue se
recroqueville et t'injecte un liquide gris qui te rend immdiatement
raisonnable. D'un seul coup, tu perds ta folie, cette richesse qui fait de toi
une enfant. N'approches jamais de ce chat, ne deviens jamais une adulte, comme
les autres. La dernire tape  franchir tait un miroir aux illusions. Il
refltait une porte de chteau entrouverte. A l'intrieur, des femmes d'une
rare beaut se promenaient, la poitrine dbordant de leur corsage serr par des
lacets. A ct, une autre porte insignifiante et  moiti dissimule par un
lierre.
- Fuis le miroir aux illusions, c'est la porte du vide.
- Et celle-ci ? questionna Chlo en montrant l'autre.
- Celle-ci conduit  mon antre. Mais prends garde  ne pas toucher le lierre
car en ralit ses tiges sont des vers de terre effils qui risquent de
s'introduire dans chacun de tes orifices. En fait, je suis le seul  pouvoir
entrer ici. Si tu es l, c'est que je t'ai choisie. Autrement, tu n'aurais pas
pu venir. Le gant dposa Chlo dans la cage aux marionnettes et laissa la
porte ouverte.
- Si tu veux, tu peux t'enfuir. Elle n'en avait pas envie. Ce monsieur
l'intriguait, mais la peur qu'elle ressentait vis--vis de lui tait mle
d'admiration. Finalement, sa curiosit l'emporta et elle dcida de rester
encore un peu.
- Je vais allumer les toiles et je reviens. La petite le regarda par la
fentre. Il souffla vers le ciel et les toiles apparurent une  une, perles de
lumire sur la nuit o tout commence. Puis le gant rentra et alluma un feu de
bois. La fillette put ainsi observer la pice dans laquelle elle se trouvait.
Tout tait de pierre et de glace. Prs du feu, une chaise bizarre ressemblait 
un corps de femme nue, assise, les bras plis et parallles aux cuisses.
- C'est une de mes anciennes matresses qui a eu la faiblesse de caresser mon
chat. Elle est devenue trs ennuyeuse et je l'ai transform en chaise. Je peux
encore m'asseoir sur ses genoux quand je veux. C'est pratique ! Devant elle,
une table en forme d'homme nu  quatre pattes.
- , c'est mon percepteur. Je mange dessus tous les jours et aprs, je peux 
ma guise lui enfoncer mon sexe dans la bouche ou entre les fesses. C'est une
table qui me rend beaucoup de services... Au mur, un coucou. Chaque fois que le
petit oiseau sortait, il urinait un jet de sang dans un verre pos sous lui.
Quand le verre tait rempli, le gant le portait  ses lvres et le buvait d'un
trait.
- C'est une excellent vin, lixir de jouvence qui coule dans les veines du
temps. Il arrose l'arbre de la passion enracin en moi. Bientt, je te ferais
goter ses fruits juteux. Mais maintenant, il est tard, tu dois te reposer. Il
lui apporta un petit lit qu'il installa au fond de la cage. Chlo eut du mal 
s'endormir, car le coucou chanta la Traviata toutes les heures.

Le lendemain matin, elle sentit un doigt lui effleurer la peau. Un lger
frisson lui parcourut l'chine. Elle s'tira et sourit au gant qui la
contemplait avec envie. Il accrocha une baignoire en plastique transparent  sa
cage.
- Elle ressemble  celle du canari de ma tante ! dit-Chlo en riant. Le
monsieur remplit la baignoire d'eau chaude et savonneuse. Puis il l'aida  se
dshabiller, mais c'tait difficile parce qu'il avait de trs gros doigts. La
petite avait le coeur qui battait en enlevant ses vtements. Lorsque elle
enleva sa culotte, elle se mit  rougir  cause du regard du gant qui
continuait  la dshabiller malgr qu'elle soit dj toute nue. Alors Chlo
croisa ses mains devant elle pour que le monsieur ne voit plus son petit chat.
Mais du bout d'un doigt, il tapota dessus pour lui intimer l'ordre de les
enlever. Et assis devant la cage, il ne quitta pas la fillette des yeux pendant
tout le temps qu'elle se baigna. Puis, il lui tendit un mouchoir de poche pour
s'essuyer. Ensuite, Chlo enfila une robe de plage.
Elle tait faite de grains de sable qu'on avait coll un  un pour former le
tissu, et dans les plis, on trouvait encore des coquillages. Chlo adora sa
nouvelle robe, mais lorsqu'elle voulut s'asseoir, elle se mit soudain  crier :
un crabe cach sous les volants de sa robe lui avait pinc les fesses ! Au
moment ou elle allait enfiler sa culotte, le gant l'arrta.
- Tu n'en as plus besoin ici, dit-il. Il prit la fillette qui s'tait remise 
rougir dans sa main et la dposa sur la soucoupe d'une tasse de lait chaud.
Elle se hissa sur la pointe des pieds, offrant sa croupe menue sous le fin
tissu de sable, et y trempa les lvres.
Pendant ce temps, le gant avait ouvert le coffre  bijoux o gisaient les
amies de Chlo. Il se livra alors  un travail minutieux : il leur pera les
mains et les pieds et y enfila des ficelles mauves qu'il relia par une croix de
bois. Riant  gorge dploye, ce qui secoua toute la maison, il fit danser ses
" marionnettes " pour sa petite protge.
- Vous allez aussi me mettre des ficelles ? demanda Chlo.
- Non, toi tu n'en as pas besoin. Tu seras ma marionnette privilgie. Quand on
ne s'arrte pas  l'clat des toiles, on peut marcher sans fils. Cependant, je
crois que mon doigt te sera prcieux, car il te guidera et t'aidera  aller
bien plus loin.
- Plus loin que o ?
- Au-del des grilles de ton jardin secret. Tu iras  ta rencontre et lorsque
tu te seras reconnue enfin, c'est alors que s'ouvrira ton vrai chemin. Le gant
souffla sur son index qui devint subitement tout petit. Puis il fit asseoir la
fillette en lui demandant de s'appuyer sur ses coudes et d'carter les genoux.
Il souleva sa robe de plage et Chlo sentit l'index du monsieur s'introduire
doucement jusqu'au fond de son ventre. Elle poussa un petit cri de surprise.
Elle avait soudain trs chaud, mais ses mains taient glaces, et elle
respirait de plus en plus difficilement. Le gant s'en aperut et fit glisser
lentement son doigt le long du petit couloir humide. Chlo s'apaisa un peu et
il la souleva. Elle tait embroche sur le doigt du gant, mais la robe
recouvrait le secret du geste.
Le coucou chanta : Rigoletto, cette fois ! Le gant but le verre que l'oiseau
venait de remplir et se dirigea vers une fentre garnie d'un rideau pourpre. De
l'autre ct, un volet en forme de nombril. Il l'ouvrit. Une lumire intense
les aveugla. Ils taient tous l, assis dans l'herbe...
- Ce sont des lutins  tte de Phnix, expliqua le gant. Ils ont leur sexe
dans la bouche : leur langue est une verge de cire ! La bouche des femelles est
aussi un sexe. Tu les reconnatras  leurs lvres velues. Regarde ! Un lutin
introduisait sa " langue de cire " dans la bouche de sa compagne. Il effectua
un curieux travail de va-et-vient. Soudain, de la bouche vaginale de la femelle
sortirent des flammes qui lchrent le visage du mle. De grosses cloques
noires se formrent sur la peau du lutin qui s'embrasa aussitt pour ne plus
former qu'une torche vivante.
- C'est ce qu'on appelle se consumer d'amour, lui expliqua le gant 
l'oreille. Quelques instants plus tard, un tas de cendres gisait sur le sol. Le
gant souffla dessus et un autre lutin surgit des entrailles de la terre. Le
spectacle put alors commencer. D'une main, le gant faisait danser les petites
captives, et de l'autre, il agitait Chlo. La fillette sentait le doigt du
monsieur fouillait son intimit  chaque mouvement qu'il lui faisait excuter.
De la rose perlait entre ses jambes. Elle tait si humide qu'il parvenait,
d'un simple mouvement de la main,  la faire tourner sur son doigt ! Le petit
clapotis provoqu par toute cette agitation la fit rougir  nouveau. Pour
remercier le gant de ce charmant spectacle, le plus petit des lutins vint lui
apporter un panier rempli de mres sauvages et des fraises des bois. Puis les
lutins s'en allrent et le gant rentra chez lui et ferma les volets. Il rangea
ses marionnettes dans leur coffre. Dlicatement, il ta Chlo de son doigt et
la posa sur ses genoux. Elle avait laiss une fine trace pareille  un anneau
d'or autour de son index. Il prit la petite et la posa dans la coquille de
nacre qui servait de porte-savon. Chlo entendit couler le robinet.
- Ce sont des larmes d'argent, fit le gant en passant la langue sous l'eau.
Ouvre les jambes, ordonna t-il, je vais te laver. Et il frotta doucement avec
sa langue entre les cuisses de la fillette, calmant la brlure de son ventre.
Puis il l'essuya en tirant les plis de son sexe pour viter les gerures.
Chlo avait les yeux ferms. Elle tremblait.
- Tu es docile, petit chat ! Tu sais ce que l'on fait aux petites filles qui
sont trop sages ? Je te donnerai la fesse tout  l'heure. Et avant de la
mettre au lit, le gant souleva la robe de la fillette et lui donna une grande
claque sur ses fesses nues. Chlo sentait encore sa peau lui brler le haut des
cuisses. C'est ainsi que toute la nuit, elle pensa au grand monsieur.

Le lendemain, l'oiseau rose qui pendait  son oreille la rveilla en lui
picorant le lobe.
- Qu'y a t-il ? s'inquita t-elle en se frottant les yeux. Elle se redressa et
vit que la fentre tait ouverte. Des clairs dchiraient le ciel. Soudain, la
foudre tomba sur le coffre o se trouvaient ses amies et le couvercle clata.
Au contact du feu, elles reprirent vie. Leurs yeux taient gorgs de sang, des
larmes rouges coulaient le long de leurs joues. Une  une, elles sortirent de
leur tombe et s'chapprent par la fentre. Chlo les regardait sans bouger. La
pluie envoya ses aiguilles de cristal chatouiller les pieds du gant qui
s'veilla.
- Mon Dieu ! Mes marionnettes se sont enfouies ! s'cria t-il trs en colre.
Comment vais-je vivre  prsent ? Les lutins ne m'apporteront plus  manger !
- Moi, je suis encore l, dit timidement Chlo.
- Tiens, c'est vrai ! Mais si tu n'avais pas t dans cette cage suspendue au
plafond, tu te serais enfuie comme les autres.
- C'est pas vrai !... Je vous aime. Le gant se mit  rire.
- Personne ne m'aime ! Tu entends ? Personne...
Il saisit la cage et la lana par la fentre. Chlo alla rouler dans l'herbe
tendre. Le choc lui fit perdre la mmoire des ronces. Elle ne garda que le
parfum des jours. Soudain, elle sentit quelque chose de doux lui caresser la
joue : un norme chat blanc la regardait. Mais elle ne se mfia pas car elle
savait qu'il ne lui ferait rien. Sa queue lui servait de paratonnerre...

La fillette avait pris la rsolution de sucer son pouce jusqu'au bout de sa
dernire nuit. Ainsi, elle tait certaine de ne jamais quitter son enfance.
Elle tait immunise contre la maladie de la raison. C'est pourquoi son amour
pour le monsieur qui l'avait capture n'avait pas de limites. La petite dcida
de lui prouver qu'elle l'aimait. Il ne faut jamais douter d'un coeur de petite
fille... Le gant ne l'avait pas crue. Et pourtant ! Le soir, elle chargea un
papillon bleu d'aller poser un minuscule papier de soie sur les lvres du gant
endormi.
Il le trouva au petit matin et dut souffler dessus pour pouvoir le lire : " Au
bout de la Voie lacte, une rose vous attend. Cueillez-la, emportez-la dans
votre maison, caressez-la souvent et arrosez-la de lait paternel. Elle
parfumera l'air tant que vous veillerez sur elle. " Le gant s'en alla chercher
la rose. Il toucha ses ptales et reconnut le tissu de sable de la robe qu'il
avait offerte  Chlo. Les volants formaient une corolle fragile autour d'un
petit coeur chaud et humide. La fillette s'tait laisse prendre au pige des
pines cruelles, par amour pour lui. Il la cueillit et l'emporta dans son
antre. C'est depuis lors qu'existent les roses des sables.


Alice n'avait pas arrt de se caresser pendant tout le temps ou je lui
racontais mon histoire. Mais elle resta sur sa faim et me le fit remarquer :
- Tu parles d'une histoire pour petites filles perverses. Un vrai conte pour
enfants, tu veux dire.
- Alice !
- D'accord, c'est un peu cochon, surtout quand le gant il lui met son doigt
dans...
- Alice !
- ...dans son petit couloir humide ! Mais tu es capable de mieux que a. Elle
insista :
- Raconte moi une histoire, une vraie. S'il te plat.
- D'accord. Mais aprs tu vas te coucher. Promis ?
- Promis.

                         ------------------------------


La licorneille

On le surnommait ainsi  cause de cette petite bosse pointue sur le front et de
ses vtements toujours sombres, comme taills dans les tnbres. Ni beau ni
laid, il avait des yeux mauves piqus de cristaux transformant les ondes
ngatives en arc-en-ciel...


- Encore un conte ! m'interrompt-Alice. Tu avais promis...
- Chut, coute la suite.


La licorneille (suite)

Ce n'tait pourtant pas un monsieur "bien-vu", car on le considrait comme un
vagabond. Il exerait un curieux mtier : il peignait sur les murs. Ce besoin
de s'extrioriser lui venait de l'enfance. Chaque fois qu'il trouvait un
crayon, il prenait un malin plaisir  barbouiller les murs de graffiti que
n'apprciaient gure ses parents. Sa mre l'en avait empch, tant et si bien
qu'il avait dcid, par vengeance, de faire profiter les autres de son talent.
Ainsi, il errait de rue en rue, les poches remplies de craies blanches. Il
n'achetait jamais de couleurs puisque tout ce qu'il effleurait du regard se
colorait de tons pastels. Ce jour-l, la licorneille sua le bout de sa craie
et commena un dessin sur le mur d'une glise en ruine. Il esquissa le portrait
d'une petite fille aux longues nattes torsades et aux joues constelles de
taches de rousseur. En deux coup de craie, il lui fit de grands yeux en amande
et une bouche de bb aux contours encore dforms par les ttines. Il lui
dessina un ventre rond, sans nombril, esquissa la poitrine d'un trait lger et
s'appliqua sur le sourire du bas-ventre. Il le couvrit d'un fin duvet, si court
qu'il dvoilait plus qu'il ne dissimulait la naissance des lvres. Satisfait,
il rangea sa craie dans sa poche et se recula pour contempler son oeuvre. Que
n'aurait-il pas donner pour rencontrer pareille petite fille ! Elle lui mettait
l'eau  la bouche. Pris d'un dsir irrpressible, il lui frla le sexe avec les
doigts de la main gauche. Puis il ferma les yeux et se mit  la caresser comme
si elle existait vraiment.
- Comme tu es douce ! murmura t-il, le corps brlant de dsir. Car la
licorneille, en plus de dessiner sur les murs, ce qui ne prtait finalement que
peu  consquence, tait aussi le genre de monsieur contre lequel les mres
mettent en garde leurs enfants. Et la petite fille qu'il avait dessine sur le
mur, avec son petit corps gracile, sa poitrine menue et son sexe presque
nubile, tait le portrait-type du Petit-Chaperon-Rouge qu'il aurait bien aim
croquer, tel le vilain Mchant-Loup qu'il tait. Souvent, il suivait les
petites filles dans la rue,  la sortie des coles, rien que dans l'espoir, un
peu naf, qu'elles se baissent, l, juste devant lui, et qu'il aperoive un peu
de la blancheur de leur petite culotte. Certaines, ayant remarques son mange,
le faisaient sciemment, pour l'aguicher, mais jamais il n'avait os en
approcher aucune. Il se contentait de les suivre et de les dessiner ensuite sur
les murs en laissant galoper son imagination. Une goutte de pluie venue
s'craser sur sa corne le sortit de son extase. Au-dessus de lui, de gros
nuages avaient leur tte des mauvais jours, grognant chaque fois qu'ils
s'entrechoquaient. Et la licorneille reprit sa craie et,  regret, dessina une
robe  la fillette.
- Ainsi, tu n'auras pas froid ! lui souffla-t-il dans le creux de l'oreille.
- J'aurais aussi aim un parapluie ! fit une petite voix derrire lui. Le
peintre se retourna brusquement en roulant de gros yeux tonns. L, se tenait
une fillette exactement pareille  celle qu'il avait croque sur le mur.
- C'est tonnant comme tu ressembles  mon dessin !
- Mais JE suis TON dessin ! Et la licorneille, incrdule, se mit  rire.
- Ah, tu ne me crois pas ? cria la fillette, vexe. D'un geste brusque, elle
souleva sa robe jusqu' son menton, dcouvrant son petit ventre rond, sans
nombril, et sa poitrine menue. Le monsieur cessa de rire et tendit la main vers
la fillette en lui disant simplement :
- Approches... Jamais il n'avait t aussi heureux. Son rve se ralisait enfin
! Il en frissonna de plaisir rien qu'en sentant la main toute chaude de la
petite dans la sienne, pareille  une brioche sortie du four. Soudain, la pluie
se mit  saliver de plus en plus fort et la licorneille courut s'abriter dans
l'glise, entranant avec lui sa prcieuse petite fille. Tout feu tout femme,
elle se laissa glisser entre les jambes du monsieur et, d'une lgre pression
du genou, elle aida la sve chaude  monter en lui. Puisqu'il n'tait plus
ncessaire d'tre raisonnable, la licorneille se dboutonna rapidement,
librant son autre corne, dj dure et dresse. La fillette poussa un " Oh ! "
et mt sa main devant sa bouche, les yeux fixs sur le sexe du vilain monsieur
qui se tendait encore plus devant tant d'intrt. A ce stade, une gamine un peu
moins niaise aurait prit l'initiative propre  faire jaillir l'tincelle. Mais
il ne fallait pas trop en demander  une petite fille qui n'existait mme pas
cinq minutes auparavant. Elle attendait inerte, on ne savait quoi. Aussi, la
licorneille l'attira contre lui et se saist de sa petite main. A sa plus
grande satisfaction, la gamine sembla soudain reprendre vie et devina toute
seule ce qu'elle avait  faire. A la bonne heure ! Au dbut, les doigts de la
petite l'effleurrent si doucement qu'il les sentt  peine. Puis la douce
caresse se prcisa peu  peu, en une pression immobile d'abord, puis en un
imperceptible va-et-vient. C'tait trs agrable mais le vilain monsieur en eut
vite assez des doigts, dont les pouvoirs taient somme toute limits. Alors que
des lvres enfantines, s'ouvrant pour la premire fois... La licorneille
dirigea la tte de la fillette vers son ventre et il lui dt simplement :
- Tu vas la prendre dans ta bouche. Il avait saisi la gamine par les cheveux et
il prt plaisir  la lgre grimace qui traversa son visage anglique, 
l'hsitation instinctive qu'elle manifesta. Pour mieux voir, la licorneille
s'tait incline lgrement en arrire. La petite fille avait ferm les yeux.
Ses lvres taient fermes et le monsieur s'appliqua contre elles. Il lui lana
:
- Allez ! Ouvres la bouche !  La gamine le regarda, un peu hbte. Mais elle
n'avait que trop bien comprit ce qu'il attendait d'elle. Tremblant
d'impatience, la licorneille se glissa entre les lvres douces et gourmandes de
la fillette. La gamine hsita un moment. Nanmoins, le vilain monsieur pouvait
sentir la langue de la petite toucher de la pointe l'extrmit, comme pour en
tester la saveur et la texture. Il ne lui laissa pas le choix de dcider si
elle le trouvait  son got ou pas. Impatient, il appuya sur sa nuque.
Pourtant, il devait reconnatre que sa virilit rutilante paraissait une
incongruit contre le petit visage lisse de la fillette, dmesure par rapport
 sa bouche troite. Mais il s'en moquait. Au contraire, il y prenait mme un
plaisir fou. Ainsi, la gamine rsistait toujours un peu. Mais le monsieur en
tait plus heureux que mcontent. Que serait le plaisir si l'on n'avait qu'
exiger pour tre satisfait ? Et il y avait trop longtemps qu'il attendait
pareille occasion pour ne pas en profiter jusqu' l'excs. A un moment, la
petite entrouvrt un peu plus les lvres et il en profita pour se pousser tout
au fond dans sa bouche d'un mouvement brusque. Sous la pression, la bouche de
la fillette appart merveilleusement distendue, mais pourtant pas encore assez
 son got. Il s'enfona encore un peu plus en faisant pression sur la tte de
la petite jusqu' ce que l'angoisse apparaisse dans ses yeux subitement
ouverts. Ca la faisait suffoquer, mais elle continua  obtemprer tant bien que
mal. Ce n'est que lorsque deux larmes roulrent sur ses joues que la
licorneille s'estima enfin satisfait et relcha un peu sa pression. Il y avait
moins de finesse dans la suite. Il la ft se redresser et dfit les nattes
torsades de la petite, puis il carta le col Claudine de sa robe boutonne
jusqu'en bas. Lentement, la licorneille frla sa peau de miel du bout des
lvres. Elle sentait la craie neuve ! Il la dnuda compltement et glissa sa
tte entre ses cuisses qu'il maintint fermement cartes. Il passa une langue
gourmande tout le long des lvres douces et closes, cherchant quelque gouffre
secret  travers ce duvet d'oisillon n'ayant pas encore vol. Lorsqu'il le
dcouvrit, sa langue s'insra en elle,  la recherche de sa liqueur douce et
sucre. Puis il eut l'ide trange d'y enfoncer sa corne. Il voulait la
dflorer ainsi, afin de jouir du plaisir de voir comment le sexe de la petite
lutterait pour prserver sa vertu. La licorneille passa vivement sa main entre
les cuisses de la fillette et, de l'autre, guida sa corne comme il l'eut fait
de son sexe. Il la glissa tout le long de la fente dont les lvres tendres et
lisses se refermrent autour et l'enserrrent d'une douce pression tide. Il
trouva enfin l'ouverture troite et s'y enfona sans attendre, d'un seul
brusque coup de tte. Il poussa si fort que la fillette cria comme un
nouveau-n. Mais le monsieur ne se laissa pas influencer et il insista, avide
de sentir le ventre troit de la petite se presser et se contracter
spasmodiquement autour de sa corne. Il en perdt presque le souffle devant
l'exquise troitesse de cette chair neuve. La gamine grimaait de douleur et la
licorneille vit  nouveau des larmes s'chapper de ses paupires closes. Il en
prouva une telle satisfaction qu'il fut emport par la plaisir.
Quand il releva la tte, la petite fille n'tait plus l. Machinalement, il
toucha sa corne dans l'espoir d'y trouver une trace de jouissance, une preuve
que tout ce qui venait de se passer n'tait pas le fruit de son imagination
dprave. Mais son front tait redevenu aussi lisse qu'une joue d'ange. Pareil
 un oiseau fou, il sortit de l'glise, s'corchant les ailes aux pierres en
ruine. Arriv devant le mur o il avait dessin la petite fille, il soupira
tristement : la pluie l'avait presque entirement efface. Il ne restait de la
petite que son sourire de bb. De bb ? Non, pas tout  fait, car sous le
regard mauve du monsieur, les lvres s'entrouvrirent pour laisser passer un
filet de sang qui coula le long du mur. Au fond de la gorge de la fillette,
dpassait la bosse pointue de la licorneille.

Mfiez-vous des messieurs qui dessinent sur les murs, surtout de ceux qui ont
une corne sur le front. Deux, c'est chose courante. Mais une, c'est plus rare !



Alice gmt doucement. Elle se caressait de plus en plus vite. Je voyais ses
doigts aller-et-venir entre ses lvres si dcouvertes, presser le bouton tendu.
Elle se laissa soudain aller au plaisir, plongeant aussitt ses yeux bleus de
porcelaine dans les miens, et dposa un baiser lger sur mes lvres.
- Je vais me coucher. Maintenant, je vais pouvoir dormir. Merci,  demain.
- Oui,  demain. Je la regardais ramasser sa culotte et son tee-shirt sans
pouvoir esquisser le moindre mouvement. Elle s'loigna tranquillement, sans
prendre la peine de se rhabiller.


( suivre)


Vos remarques et commentaires sont les bienvenues.

Amanda


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Filename: histoir2.txt 

Histoires pour petites filles perverses

Written by Amanda


Chapitre 2

     A huit ans, Alice a travers une priode difficile. La fillette passait
des jours entiers sans parler et les cauchemars qu'elle faisait la nuit ont
inquit sa mre au point qu'elle a du faire appel  un psychologue. Le rapport
qu'elle a reut aprs trois semaines d'entrevues quotidiennes commenaient par
ses lignes : "Esprit vif, curieux, pragmatique. Ce dernier trait, et c'est
inhabituel, s'accommode d'une ouverture exceptionnelle vers l'imaginaire. Ainsi
qu'un got prononc pour l'absurde. Quotient intellectuel lev qui dpassera
probablement 165  l'ge de douze ans ..."
   Allong dans la baignoire, j'en profitais pour repenser aux vnements de la
veille. J'avais conscience de m'tre laiss manipuler par Alice et d'avoir
commis une erreur. C'tait le problme avec les gnies ! Et lorsque Anne tait
rentre, j'avais hsit  lui en parler, ne sachant comment ma matresse allait
ragir.
   Finalement, j'avais prfr me taire. A la rflexion, je pense qu'Alice
avait raison : elle aurait surtout t jalouse ! D'autant qu'Anne avait achet
un album de photos chez un bouquiniste en sortant de son travail. Elle avait
pos le livre sur mes genoux et m'avait demand : "Dis un chiffre, au hasard !"
   J'tais assis devant mon ordinateur, tapant les dernires lignes du premier
chapitre de mon livre. Je commenais seulement et j'avais dj du retard... 
cause d'Alice bien sr. "Alors," avait insist Anne, "Tu me rponds ?" J'avais
voulu faire le malin, et j'avais dit le chiffre qu'elle esprait, celui qu'elle
aime autant que moi, quand le six et le neuf accouplent leurs ventres doux et
ronds tandis qu'ils s'enfournent leurs virgules de leurs queues. "C'est toi qui
l'aura voulue", avait dit Anne en riant. "Je ne demande pas mieux !", j'avais
rpondu en souriant  l'avenir. "Attends de voir !" et elle avait ouvert le
livre.
   La photo avait beau tre nette, j'avais mis au moins deux minutes  dmler
les membres et les bouches du couple nu qui, sur le papier, se livrait  des
bats prilleux. "On le fait ?" avait demand Anne. "Comme a ?" je m'tais
inquit. "Le libraire m'a assur qu'aucune photo n'avait t retouche." avait
rtorqu Anne.
   La femme tait agenouille. Elle tournait le dos  l'homme qui semblait
suspendu dans les airs. En fait, il tait attach  une sorte de balanoire qui
pivotait sur elle-mme. Par un mouvement de contorsion, la femme le caressait
tantt avec ses seins, tantt avec ses fesses. Elle pouvait aussi, page
suivante, le prendre dans sa bouche tandis que lui, en la maintenant par les
fesses, lui fouillait l'anus de la langue.
   J'avais montr la pice ou je travaillais. Pas la moindre balanoire. "Ici
?" j'avais demand. "Le fauteuil  bascule fera l'affaire." avait rpondu Anne.
"Et tout de suite, j'imagine ?" j'avais ironis. "Bien sr ! J'ai pay ce
bouquin deux cent vingt francs, j'en veux pour mon argent."
   Ce que j'apprciais chez Anne, c'est qu'elle ne perdait jamais son temps en
vain romantisme, sans doute par dformation professionnelle. Avec son corps
blanc et dodu, ses cheveux trs noirs qui lui faisaient une mche sur le front
et ses fesses larges et muscles, elle savait ce qu'elle voulait. En gnral,
c'tait la mme chose que moi. Comme ce jour l...
   Elle m'avait pris la main et l'avait gliss sous sa jupe. "Tu sens ?" Elle
ne portait pas de slip. J'avais touch sa toison noire et frise, puis
l'humidit de son ventre. Je m'tais senti mu, comme au premier jour. Et plus
encore lorsqu'elle avait pos la joue sur la bosse qui se dessinait dans mon
pantalon. Elle avait soupir : "Viens." En mme temps, elle dfaisait un  un
les boutons de ma braguette. Elle avait cherch dans le slip le sexe qui ne
demandait qu' sortir la tte. J'avais cru qu'elle allait le prendre dans sa
bouche et j'avais ferm les yeux, mais elle avait ordonn : "Debout !" et elle
m'avait t ma chemise et mon pantalon.
   Quand j'avais t nu, elle avait suivi le modle de la photo. Il avait fallu
que je m'allonge  demi dans le fauteuil  bascule. Pendant ce temps, elle
s'tait dbarrasse de son tailleur Herms et comme chaque fois, j'avais eu le
souffle coup par la perfection de ses fesses. Deux globes lastiques et doux,
marqus  droite d'une constellation de taches de rousseur dont il suffisait de
les carter  peine pour dcouvrir un anus d'un violet tendre qui semble
appeler la bouche ou le sexe. Et le parfum ! Je ne savais comment Anne faisait
mais il lui suffisait de se mettre nue pour rpandre une odeur de nnuphar,
lourde de fragances marines, avec un soupon de vanille.
   J'avais tendu les lvres vers cette caverne d'Ali-Baba dont j'avais commenc
 explorer tous les trsors, mais Anne m'avait repouss : "Ne triches pas."
Elle s'tait agenouille sur le tapis de telle manire que ses seins se
dressent  la hauteur de ma verge, deux collines pointues dont les bouts trs
bruns s'rigeaient sur des aroles pales et presque mauves et qui se tendaient
vers ma langue. J'en avais dessin les contours avant que ma bouche les aspire
et les tte.
   "Pas si vite !" avait protest Anne. Elle s'tait tourne lentement vers moi
et elle avait port les mains vers son sexe, saisi les lvres entre ses doigts
et les avait ouvertes au plus large. J'avais vu les parois roses de la grotte
qui suintaient, le clitoris qui tremblait. Mon pivot s'tait aussitt tendu
vers cette fente qui l'appelait. Mais c'est alors qu'Anne avait mis en branle
le fauteuil. J'avais t emport dans un mouvement de bascule.
   Tandis que j'allais d'avant en arrire, Anne s'tait tortille pour que ma
verge effleure son sexe offert  chaque passage. C'tait une caresse furtive et
intense, douce comme une torture. Mais Anne en avait rapidement voulu
davantage. Elle s'tait contorsionne comme la femme de l'image et j'avais
senti sa langue qui s'insinuait et me lchait dlicatement les couilles. Mais
aucune caresse ne durait. Ni la douceur de sa langue, ni la chaleur de son
ventre. Je n'tais qu'un objet qui ballottait de l'un  l'autre.
   J'avais voulu lui rendre la pareille. Je m'tais renvers pour que ma langue
se trouve  la hauteur de ses fesses, pleine vue sur les toiles rousses de
cette voie lacte dont je me dlectais. Ce trou violet m'attirait comme un
prcipice mais avais-je tent d'y plonger, il s'tait refus. J'en aspirais les
parfums, je m'en grisais mais m'y enfouir, en savourer la substance m'tait
interdit par le balancement auquel Anne nous contraignait. Pourtant, pour rien
au monde, je n'aurais voulu qu'il cesse. Chaque frlement augmentait notre
excitation. Je sentais quand mon mat frlait son coutille qu'elle tait 
chaque fois plus trempe. D'tre ainsi nervs, nos sexes s'animaient d'une vie
autonome et ils semblaient qu'ils devaient exploser en allant  la rencontre
l'un de l'autre. Anne avait le regard chavir. Elle haletait  la recherche de
son souffle tandis qu'une douleur de plaisir me tordait l'pine dorsale.
   Tout  coup, Anne avait bloqu le fauteuil. Ma bouche se trouvait  la
hauteur de ses fesses mais ma langue ne pouvait s'introduire dans le pertuis.
Ma verge reposait dans le creux de ses seins et je sentais son haleine chaude
et sucre sur mes fesses. J'avais suppli : "Continues !"
   "Plus tard..." avait murmur Anne. J'avais insist : "Lches-moi !" Ignorant
mes suppliques, elle avait demand : "A quoi pensais-tu quand je suis rentre
?" Surpris, j'ai rpondu : "Je ne sais plus... Viens." Elle m'avait repouss.
"Ne mens pas." Justement, j'avais menti, pour lui faire plaisir. "A toi." Elle
s'tait carte et j'avais laiss chapper un soupir de dpit. Elle avait
protest : "Tu me semblais bien contrari. Tu es sure que c'est  moi que tu
pensais ?"
   Pendant un instant, j'avais eu envie de tout lui avouer : Alice, nue, sur
mes genoux, en train de se masturber pendant que je lui racontais des histoires
cochonnes. Mais ce n'tait vraiment pas le moment pour ce genre de confession.
J'avais donc invent : "C'est mes histoires qui me tracassent. Le syndrome
classique de la feuille blanche." Elle avait souri : "Racontes !" Ca avait t
mon tour de protester : "Aprs !... Reviens !" Mais Anne s'tait souleve,
avait escalad mon corps. "Non. Maintenant !" Elle s'tait allonge tte-bche
sur moi, avait saisi le bout enflamm de ma verge dans l'anneau de ses lvres,
et elle m'avait ordonn : "Racontes... Pendant ce temps, je te suce
lentement... Je sentirai tes mots comme si tu me lchais." Elle avait pos son
ventre tout contre mes lvres tandis que le bout de sa langue glissait le long
du mat, suivait le col, avant de driver sur les couilles.
   J'avais la voix trangle. Impossible de parler. Anne s'tait arrte :
"Racontes... Ou je m'en vais." J'avais retrouv la parole aussitt, comme par
enchantement. Jamais je n'avais parl de lvres  lvres comme cela. C'tait
comme si les mots lui entraient dans le sexe. Parfois, Anne tressaillait de
tout son corps. Des gouttes de liqueur me tombaient dans le gosier et me donner
la vigueur ncessaire pour aller plus loin.
   "Tu sais, je ne crois pas que ce soit le moment." J'avais protest
timidement. "Pourquoi ? Au contraire ! Tel que je te connais, c'est
certainement une histoire cochonne." J'avais soupir. Pas besoin de chercher
bien loin de qui Alice tenait. "Comme tu voudras..."


   L'homme qui attendait

   Une fine pluie faisait reluire ses cheveux noirs tirs en arrire. Il
marchait en tranant les ailes de sa gabardine rpe qui venait de pleurer son
dernier bouton. Comme chaque soir, depuis plus d'un mois, il pntra dans
l'antre des oiseaux de nuit, restaurant ouvert jusqu' l'aube. Un garon vtu
d'une simple plume de paon accueillit le monsieur. Des oiseaux de toutes les
couleurs volaient partout dans le restaurant. Certains perdaient leurs plumes
au-dessus des assiettes, d'autres venaient se blottir entre les seins des dames
aux larges dcollets pour y faire leur nid. La patronne de l'tablissement,
surnomme "la bavarde pie", avertit le monsieur que, comme chaque soir, elle
lui avait rserv une table  l'tage.
   -- Merci ! roucoula t-il, je prendrais des ufs de tourterelle.
   Il gravit les marches de l'escalier et prit place sur un perchoir en cuir,
face  la fentre. Il eut  peine le temps de se rincer le gosier avec l'eau
des fleurs poses sur la table qu'un gazouillis se fit entendre :
   -- Bonsoir, monsieur !
   Une fillette aux cheveux blancs et  la voix casse lissait les plumes de sa
robe devant lui.
   -- Tiens, comment va ma petite msange ? Tu es drlement mignonne avec tes
rubans d'or dans les cheveux. Je te croquerais bien !
   -- Mmm... J'aimerais !
   -- Il n'y a pas beaucoup de monde au restaurant, ce soir. Le garon se
dbrouillera bien pour voler les clients sans toit. Viens prs de moi.
   La petite ne se fit pas prier et vint se blottir sous l'aile du monsieur
dont la queue frtilla de plaisir.
   -- Dites-moi, monsieur, pourquoi avez-vous toujours le regard fix sur
l'immeuble d'en face ?
   -- Tu remarques tout, mon p'tit moineau ! Comme tu te laisses gentiment
lisser les plumes, je vais t'expliquer. L'autre soir, alors que je tranais les
pattes dans la rue, j'ai t attir par une trange personne qui poussait un
landau en forme de nid mont sur roues. Elle avait de trs longs cheveux rouges
et hululait d'une voix rauque. J'ai cru reconnatre Mara, une femme que j'ai
beaucoup aim autrefois. Notre amour tait impossible car  l'poque, je vivais
avec une chouette qui griffait facilement. J'ai voulu suivre Mara mais elle
s'est faufile  travers les brches de l'immeuble d'en face. Depuis, tous les
soirs, je guette sa prsence  la fentre, mais en vain !
   -- Votre histoire est bizarre. Cet immeuble est inhabit depuis longtemps !
Mais, vous tes sr que c'est elle ?
   -- Oui, j'ai reconnu sa voix, sa dmarche, son parfum surtout. Elle le
fabriquait elle-mme. C'est moi qui avais choisi les ingrdients : un mlange
de sve des nuages et de poudre de lune.
   Soudain, le monsieur sursauta sur son perchoir !
   -- Oh, regarde ! Je viens de l'apercevoir !
   -- Je ne vois rien !
   -- Attends-moi, je reviens.
   Le monsieur prit son envol, laissant la petite fille songeuse. Dehors, il
traversa la rue  grandes enjambes, sans prendre garde aux promeneurs ahuris
de voir un oiseau nocturne si press  cette heure. D'un coup de bec, il poussa
la porte d'entre de l'immeuble d'en face. Puis il grimpa les escaliers en
colimaon et, impatient, se mit  crier !
   -- Mara ! Mara !
   Une voix rauque et inquitante lui rpondit :
   -- Entre, Boris, je t'attendais.
   -- Oh, Mara !
   -- Chut ! Ta vas rveiller notre bb...
   -- Qu'est-ce que tu racontes ?
   -- Ton enfant dort dans ce landau. Approche-toi, mais doucement !
   Le monsieur ne put s'empcher de pousser un cri horrifi :
   -- Qu'est-ce que c'est que cette affreuse chose ?
   Une poupe au visage taillad et aux yeux enfoncs dans la tte gisait sur
un coussin en duvet. Elle n'avait plus de pieds et ses mains taient attaches
 son cou par un ruban de soie rose.
   Mara partit d'un rire cynique :
   -- c'est l'enfant que tu m'as fait avant de me quitter lchement.
   -- Mais c'est un jouet !
   -- Tais-toi ! Je te hais !
   Elle brandit un couteau  la lame effile en direction de l'homme qui
battait dsesprment des ailes en criant :
   -- Mais tu es folle ! Lche ce couteau !
   -- Oui, je suis folle ! TU m'as rendue folle ! Pourquoi n'as tu pas quitt
cette vieille chouette ?
   -- Elle t'aurait tue, tu le sais bien !
   -- Non. A cette poque tu me disais que tu ne voulais pas lui faire de peine
et qu'un arbre peut supporter plusieurs nids sans que ses branches ne
cassent... C'est moi qui suis casse. Je pensais t'avoir oubli et puis tu es
revenu hanter ma mmoire.
   -- Je ne voulais pas...
   -- Tais-toi ! Je sais que tu m'as envote. Tu as piqu les plumes que je
t'ai donnes dans une poupe de cire. Pendant quelques annes, tu m'as laisse
tranquille et depuis peu, tu as recommenc, je le sens.
   -- Reviens vers moi.
   -- C'est trop tard.
   D'un geste sec, elle lui planta le couteau dans le gsier. L'homme tournoya
sur lui-mme et finit par s'craser sur le sol, au milieu d'un tapis de plumes
casses. Du sang perlait le long de sa queue. Mara se mit  rire, d'un rire
atroce, comme bris en mille morceaux.
   Soudain, une petite voix surgit du rez-de-chausse :
   -- Hou, hou, monsieur ! Vous tes l ?
   Comme il ne rpondait pas, la fillette continua :
   -- J'ai fini par manger sans vous. Vous ne m'en voulez pas ?
   Sa voix se fit alors suppliante :
   -- Rpondez-moi, je vous en prie !
   La petite fille se dcida finalement  sautiller sur les marches de
l'escalier, entrebilla la porte et trouva le monsieur couch par terre.
   -- Oh, mon Dieu ! Vous tes bless ? Oh, non ! Il faut que je vous dise,
monsieur... Je commenais  vous aimer. Parlez-moi ! Pourquoi avez-vous du sang
sur les plumes ? Ce n'est pas grave, n'est-ce pas ? Demain, vous viendrez
manger avec moi. Et puis, je vous raconterai mes secrets et... Mais
rpondez-moi, je vous en supplie ! J'ai peur !
   Tout  coup, elle remarqua le landau  moiti cach par la pnombre. Elle
s'en approcha sur la pointe des pattes et carta les brins de paille sche qui
recouvraient le bb. Aussitt, la fillette hurla : dans la bouche de la poupe
tait enfonc un biberon rempli de sang. Il sembla  la fillette que les jambes
en caoutchouc bougeaient doucement, mais sans doute tait-ce l'effet du non
clignotant du restaurant d'en face.
   Une porte grina derrire la petite fille. Mara apparut, brandissant son
couteau. La fillette n'eut que le temps de s'envoler par la fentre
entrouverte.
   Depuis lors, assise sur son perchoir, elle observe souvent l'immeuble d'en
face. Elle voit la femme aux cheveux rouges qui berce son bb, une poupe
mutile,  l'image de son amour pour l'homme-oiseau.


   Tandis que j'avais cont mon histoire, Anne avait invent une nouvelle
torture. Elle avait gard mon sexe en bouche mais ne le lchait ni le suait.
Parfois, elle en avait titill le bout avec la langue, juste assez pour
l'irriter et susciter quelques gouttes de sperme, ce jusqu' la fin de mon
rcit.
   "C'est tout ? Elle n'est pas trs rotique ton histoire ! Tu peux faire
mieux que a." D'un faux air modeste, j'avais rpondu : "Je devais manquer
d'inspiration..."
   Sans doute pour me motiver, Anne tait soudain venue se blottir contre moi
dans le fauteuil  bascule. Elle avait cal sa tte dans mon cou et avait prit
mon sexe toujours raide dans sa main et avait entreprit de me caresser avec une
douceur tonnante. "S'il te plat, racontes moi une autre histoire..."


   La barbe  papa

   Une odeur de barbe  papa, de cacahutes grilles et de sucettes aux
fraises...
   Julie et Laura, deux soeurs jumelles contemplent les carrousels en se tenant
la main. Sur leurs boucles cannelle, des chapeaux en massepains aux bords
models dans du caramel mou. Julie, la plus vorace, a dj croqu la moiti de
son chapeau. Elle porte une robe qui change de couleur selon ses envies. Si la
petite reste indiffrente  ce qui l'entoure, sa robe est rose ple; mais ds
que la fillette dsire trs fort quelque chose ou quelqu'un, le tissu vire au
rouge vif.
   La robe de Laura est aussi trs agrable. Elle devient transparente sitt
qu'un regard assoiff d'amour se pose sur son corps.
   Les robes des fillettes sont un cadeau de leur oncle Emile. Celui-ci vit
avec un monsieur de son ge et comme ils n'ont jamais pu avoir d'enfants, le
vieil oncle a report toute son affection sur ses nices. C'est d'ailleurs lui
qui les accompagne  la fte tandis que leur maman fait de la marche le long
des trottoirs derrire la gare du Midi. C'est aussi l'oncle Emile qui lui a
conseill ce genre de sport, excellent pour la sant. Elle lui en est tellement
reconnaissante qu'aprs chaque "promenade", elle lui ramne une liasse de
billets. Une fois, Laura lui a demand o elle allait chercher tout a.
   -- Je le ramasse par terre, avait-elle rpondu.
   La petite n'avait pu s'empcher de penser que les gens taient bien
distraits pour ainsi perdre leur argent.
   Les fillettes ont beaucoup de respect pour leur mre qu'elles admirent
d'tre aussi sportive et courageuse. Constamment, elle se plaint d'avoir mal
aux reins. C'est dur de se baisser pour ramasser les billets ! Ses amies
parisiennes qui font aussi du sport dans la rue Saint-Denis lui crivent
parfois pour lui dire qu'elles sont fatigues.
   -- Voulez-vous faire un tour sur les chevaux de bois, mes clines ? demanda
l'oncle Emile en frottant d'un revers de la main une peluche venue salir ses
gutres vernies.
   Il tait toujours trs lgant et ressemblait  un acteur de cinma avec son
costume blanc et son Borsalino. Les petites taient fires de se promener avec
lui et elles acceptrent sa proposition en sautant de joie. Leurs socquettes
blanches en fil d'Ecosse ondulaient sur leurs chevilles, si fines qu'on pouvait
les enserrer entre le pouce et l'index.
   Sur un des piliers de cuivre du carrousel pendait un criteau : "Conseil aux
jeunes demoiselles : vous tes pries d'enlever vos petites culottes et de les
dposer  la caisse. Vous les rcuprerez lorsque vous descendrez de cheval."
   -- C'est pour mieux sentir la selle de velours lcher vos petites pommes
d'amour... expliqua leur oncle.
   L'oeil attendri, il les regardait rire en caressant leur cheval de bois.
Soudain, Julie s'cria :
   -- Il m'a mordue !
   -- Tu n'avais qu' pas lui enfoncer ton doigt dans le derrire ! protesta
Laura, plus raisonnable.
   Aprs cette "leon d'quitation", le grant du mange, qui tait un monsieur
trs commerant, proposa aux fillettes de les aider  remettre leur petite
culotte dans sa cabine. Il tait vraiment trs aimable ce monsieur ! Il vrifia
mme si la dentelle ne les grattait pas  l'entrejambes !
   Elles continurent leur chemin. Le stand de tire-pipes attira leur
attention. Il tait compos de mannequins de cire faisant partie d'un dcor
pour western. Le jeun consistait  viser le milieu des cibles poses a et l
sur leurs corps. Laura tira sur un vieux cow-boy attabl devant un verre. Il
reut le plomb en plein nombril et lui cracha  la figure, ce qui amusa
beaucoup sa soeur. Julie, elle, visa le coeur d'un shrif; son sexe pointa hors
de son pantalon. Une toile pendait au bout. C'tait un vrai shrif.
   L'oncle Emile visa Calamity Jane en pleine bouche. Deux canons de revolver
surgirent de ses seins et lui envoyrent des boules de chewing-gums qui vinrent
se coller sur le revers de son beau costume. Ca ne le fit pas rire et il s'en
alla un peu plus loin.
   -- Venez acheter mes beignets ! J'en ai pour toutes les langues : langues de
chats, langues fourchues, langues velues ou fleuries ! Parfums de fruits, de
rglisse ou de miel... Ils fondent dans la bouche comme des gouttes de pipi
d'anges.
   -- Oh, dit l'oncle Emile, on peut en avoir ?
   Et l'oncle sortit de son portefeuille en croco un beau billet bien lisse (il
passait ses aprs-midi  les repasser et  les ranger dans ses tiroirs). Julie
choisit des beignets au miel. Lorsqu'elle mordit dedans, une grosse abeille en
sortit et lui piqua le bout du nez. Laura rit si fort qu'elle en avala de
travers. Les siens avaient un got de tabac. Ils avaient t chiqus par le
grand-pre de la marchande, laquelle les mchait  son tour et les recrachait
dans une grande marmite  frites remplie de graisse de cochon. Ensuite, sa
nice les gouttait et les servait saupoudrs de sucre impalpable. C'tait
dlicieux !  La fillette y trouva mme une vieille dent carie.
   -- Je la mettrai sous mon oreiller, comme a, saint Nicolas m'apportera des
godemichs ! confia t-elle  sa soeur.
   L'oncle Emile acheta des beignets au fromage. La grand-mre de la marchande
pitinait la pte  frire, puis elle la roulait en boules sur son ventre.
C'tait vraiment une entreprise familiale de fabrication artisanale. Rien que
des produits naturels et sans colorants.
   -- Ae ! grogna l'oncle Emile en mordant dans quelque chose de dur.
   Grce  son pingle de cravate de chez Cartier, il parvint  dnicher le
coupable, solidement incrust entre deux dents : c'tait un corps au pied. Il
le rendit  la marchande qui le traita de botien !
   -- C'est l'meilleur, monsieur ! Dans la ptisserie, c'est toujours la crote
qu'a l'plus de got !
   Elle le tendit  un petit garon, bien content de cette aubaine.
   -- Le Palais des glaces ! s'exclama Laura.
   Ils y entrrent tous les trois. Puis ils se sparrent dans le premier
couloir et s'engagrent dans des labyrinthes diffrents.
   Il y avait treize pices  franchir et dans la dernire se trouvait la Veuve
noire. Julie fut la seule  y arriver.
   Derrire un paravent de flammes, une ngresse chauve se contorsionnait au
milieu de sa toile. Elle avait sept bras effils et velus et se dplaait 
l'aide de ses mains. Sur son dos, une croix blanche partait du coccyx et
longeait la colonne vertbrale jusqu'au sommet du crne. A la vue de la petite,
elle retroussa ses lvres paisses et dcouvrit une double range de fines
dents pointues. Elle attrapa Julie et la coucha sur le sol. Puis, d'une patte,
elle arracha la robe de sa proie et de l'autre lui massa le bas-ventre tandis
que la troisime et la quatrime patte la pntraient de toutes parts.
   La petite fut fouette et caresse en mme temps. La septime patte
maintenant le corps de la ngresse en quilibre. Et cela dura jusqu' ce qu'un
autre client se laisse prendre au pige.
   Hors du Palais des glaces, Julie raconta ses impressions  sa soeur qui
fulmina de jalousie. Pour la consoler, son oncle lui promit de l'emmener faire
un tour sur la "rivire sauvage".
   Il se mit tout nu pour ne pas mouiller son costume en prince-de-galles et
s'installa dans une pirogue, entre les petites. Entrane par le courant,
l'embarcation fonait dans la rivire,  grimpait sur des montagnes en
carton-pte et replongeait dans l'eau. Fortement impressionne, Laura se
blottissait dans les bras de son oncle. Parfois, elle cachait sa tte entre les
genoux de l'oncle Emile pour ne pas tre clabousse par les flots d'eau qui
s'levaient devant elle.
   La fillette avait beau serrer le frein pointant entre les jambes de son
oncle, la pirogue ne voulait pas s'arrter. A force de freiner, la petite
chauffa si fort le manche que celui-ci fit fondre le bord en caramel mou de
son chapeau. Laura sortit de la coque en pleurant, tandis que Julie, toujours
prte  rendre service, proposa de ronger son frein caramlis.
   Cela dura un certain temps...
   Un peu plus loin, des petites filles en balanoire poussaient de grands
cris. Julie, atteinte du mal de l'air, prfra regarder sa soeur.
   Les siges des balanoires taient de glace. Avec la chaleur des fesses, la
glace fondait et quand les petites n'avaient plus que les cordes pour se tenir,
le tour tait termin.
   Comme la glace est transparente, il y avait de nombreux spectateurs...
   Pendant que Laura se balanait, Julie dcida d'aller voir les lutteuses. Sur
le ring, deux fillettes nues, portant seulement des petites chaussures rouges 
talons, se prparaient pour le combat. Un masseur aux mains palmes enduisait
leur corps de sperme de pendu (on en trouve en botes dans les grands magasins.
Ce sont des btons blancs provenant des coeurs de mandragores. On peut aussi
les manger avec une sauce vinaigrette, c'est dlicieux !). La peau luisante,
elles s'lancrent l'une sur l'autre en s'empoignant  pleines griffes. La
rousse arracha l'oeil droit de sa compagne et le lana dans le public. Les
spectateurs se battaient pour l'avoir. L'oeil roula par terre. Une vieille dame
sauta dessus  quatre pattes et l'crasa sous une baleine de son corset. Un jet
d'eau jaillit du dos de la baleine qui sua l'oeil et cracha les cils.
   La vieille se gratta un peu, puis se rassit.
   La petite noire, pour se venger, fona tte baisse dans les ctes de la
rousse. Celle-ci tituba et finit par s'crouler sur le tapis. Puis la noire se
coucha sur le ventre de sa compagne, lui ouvrit la bouche et l'embrassa si fort
qu'elle aspira sa langue et l'avala.
   Une langue de femme est plus dangereuse que du venin de scorpion ! C'est
ainsi que la petite noire mourut empoisonne. Triomphante, la rousse coupa les
oreilles de sa victime pour les enfiler avec les autres. Elle en possdait dj
trente-trois et cela formait un joli collier. Le seul inconvnient, c'est
qu'elle devait nettoyer les oreilles tous les jours, sinon, a risquait de
tacher ses robes de popeline.
   Laura qui avait fait fondre sa balanoire revint prs de sa soeur.
   -- O est l'oncle emile ?
   -- Je ne sais pas. Je pensais qu'il tait avec toi !
   -- Ah, celui-l, on ne peut pas le laisser une minute tout seul ! Viens, on
va essayer de le retrouver.
   Les fillettes firent le tour du champ de foire, mais en vain. Tout  coup,
un curieux personnage attira l'attention de Julie.
   -- Regarde ! Il est srement ici !
   A l'entre du chapiteau, un nain chauss de bottines ailes bourdonnait :
   -- Approchez, approchez, jeunes pucelles et vieux messieurs ! Entrez dans le
royaume des gourmands. Je vends des lunettes vicieuses pour gens trop sages.
Dix sous la paire !
   Les petites n'eurent pas besoin d'acheter des lunettes pour entrer. Sur un
socle noir, un homme masqu se tenait debout, jambes cartes. Le long de ses
cuisses pendait une norme barbe blanche qui ondulait jusqu' ses genoux.
   L'oncle Emile, accroupi entre les pieds du monsieur, mordait dans les poils
de sa barbe. Le regard de l'homme, seule partie visible du visage, s'alluma au
contact de cette bouche chaude et affame. Les fillettes s'approchrent de leur
oncle et constatrent que la barbe fondait sur sa langue. Il la mangea
entirement jusqu'au bton qu'il fit glisser entre ses lvres pour bien
ramasser tout le sucre.
   Il ne gaspillait jamais l'oncle Emile, car il avait connu la guerre !
   -- C'est de la bonne barbe  papa ! confia t-il  ses nices.
   A peine eut-il frott sa bouche avec sa cravate qu'un gardien entra, muni
d'un appareil pour gaver les oies. Il souleva le masque du monsieur, lui
enfona un tube dans le gosier et y dversa un kilo de sucre fin. Devant l'air
tonn des petites, il expliqua :
   -- Autrefois, il avait une barbe intermittente qui jaillissait toutes les
trois heures, mais maintenant avec l'ge, je dois l'alimenter sinon ses poils
ne repoussent plus.
   Les fillettes ne savaient que dire tant elles taient merveilles. Elles
supplirent l'oncle Emile de leur acheter ce jouet nourrissant.
   Assez avare, il se fit un peu prier, mais comme il avait bon coeur, il finit
par cder aux caprices de ses nices. En change, elles durent lui promettre
d'aller se promener de temps en temps avec leur mre.
   -- Ca vous fera du bien, prcisa t-il, soucieux de leur sant. Du moment que
vous ne quittez pas les trottoirs, il n'y a pas de dangers. Il faut tre
prudentes, mes jolies; il y a tellement de fous sur les routes !
   Les petites promirent et l'oncle Emile leur fit cadeau de l'homme  la barbe
de papa.
   Depuis lors, les fillettes ont de mauvaises dents
   -- On est toujours puni du plaisir qu'on se donne ! disait svrement soeur
Justine, la directrice de leur cole.
   Et elle ajoutait :
   -- C'est un cadeau du Diable !

   Quand j'tais petite, il y a de cela un jour ou deux, on me disait toujours
que le Diable n'existait pas. Mais alors, qui a invent les chagrins d'amour ?


   Anne avait repris ma verge dans sa bouche et avait serr l'anneau de ses
lvres tout autour. Puis elle m'avait renvers et m'avait offert son sexe,
l'avait press contre ma bouche. J'avais aussitt plong la langue dans la
grotte de chairs, j'avais saisi le clitoris entre mes lvres et je l'avais
happ. Ses ongles m'avaient labour les fesses tandis que je m'enfonais dans
son ventre de l'index et du majeur. Nous dansions sur place, soulevs par des
ondes qui nous faisait trembler.
   Puis, n'y tenant plus, je m'tais raidi et j'avais lch un jet de semence
qui avait coul dans la gorge et sur le menton d'Anne. Elle m'avait attir au
plus prs d'elle et m'avait vid jusqu' la dernire goutte. Tandis qu'elle se
rassasiait de moi, elle avait t secoue de frissons et elle m'avait
emprisonn si fort entre ses cuisses que j'avais cri de douleur. Elle ne
m'avait pas entendu, elle suffoquait, elle implorait, elle expirait. Je donnais
de la langue, de la bouche et des doigts. J'tais envahie par son cul et son
sexe. Elle s'tait raidie, avait pouss un gmissement, puis tait tombe,
comme pme.
   Nous nous tions blottis l'un contre l'autre et tions rests ainsi dans la
douceur unique du plaisir. Nous n'tions plus que c'est deux corps, enchevtrs
et repus, vaguement merveills d'eux-mmes. Anne avait jou avec mon sexe et
sous ses doigts, le dsir avait ressuscit, doucement. J'avais pos ma joue sur
son ventre doux et humide et elle m'avait demand : "Et aprs ?" "Encore ?"
j'avais protest. "J'y tiens." et elle avait serr plus fort ma verge dans sa
paume. Je m'tais dress et ma main avait gliss vers le ventre de ma
matresse. Elle m'avait repouss. "Pas comme a." Elle avait prvenu ma
dception en prcisant aussitt : "Tu vas t'allonger et je vais te chevaucher
pendant que tu continues de me raconter."
   Je m'tais aussitt excut et Anne tait venue se place au-dessus de moi,
mais  l'envers, en me prsentant son dos et ses superbes fesses. Elle s'tait
empale d'un coup en se laissant tomber sur moi et je m'tais cal dans le nid
douillet de son ventre qui m'avait envelopp immdiatement d'une chaleur et
d'une humidit dlicieuses.
   Puis Anne avait resserr l'angle de ses cuisses autant qu'elle l'avait pu,
tout en contractant les muscles de son ventre, et j'avais senti son vagin se
resserrer, m'emprisonner, mais je n'avais aucunement l'intention de m'en
chapper. Alors elle avait ordonn : "Regardes-moi." Elle avait pos sa main
droite sur ses fesses, avait promen ses doigts dans la raie ouverte par la
position accroupie. Elle s'tait souleve, puis avait introduit son index dans
son anus violac. Je l'avais vu s'enfoncer et c'tait comme si je me voyais la
pntrer, de la langue ou du sexe. J'avais pouss un soupir d'aise. En mme
temps, elle commenait  s'agiter sur ma verge, et elle s'tait renverse pour
fixer ses yeux dans les miens. Elle m'avait demand : "Continues."
   J'allais et venais doucement dans le creux de son ventre. Mon gland tait
parcouru d'irritations dlicieuses. J'avais le regard captiv par le mouvement
de ses doigts entre ses fesses. Ma voix s'tranglait parfois, mais j'avais
continu. Je ne pouvais rien refuser  Anne. J'avais alors continu dans les
ftes foraines :


   Le Luna Park

   Rglisse et Cachou, deux petites ngresses apptissantes comme des lards
enrobs de chocolat, faisait voltiger leur queue de cheval trangle par un
gros noeud rose.
   Ce jour-l, moyennant un baiser sonore sur le bout de son menton barbu, la
tante Cravache avait accept de dlier les cordons de sa bourse pour donner
quelques sous  picorer  ses nices. Le bac ouvert, les petites se lancrent
aussitt sur cette nourriture du Diable et remercirent leur tante en
caquetant. Cette dernire ne put s'empcher de les gratifier d'une tape amicale
sur les fesses en conseillant :
   -- Ne mettez pas tous vos oeufs dans le mme panier, sachez faire fructifier
votre argent !
   -- Compte l-d'ssus ! murmura Rglisse.
   C'est ainsi que les fillettes dcidrent d'aller investir leurs sous au Luna
Park de la ville.
   -- Quand mme, fit Cachou, la vieille chipie ne peut pas s'empcher de nous
sentir les fesses chaque fois qu'elle vient !
   -- Ne rle pas puisqu'elle nous donne de l'argent en change. Je trouve a
bien pay.
   -- Dis, et si la prochaine fois on enlevait notre petite culotte, tu crois
qu'elle nous donnerait plus ?
   -- Essayons, on ne sait jamais !
   A ces mots, elles se mirent  rire en se cognant les coudes. Au coin de la
rue suivante, se dressait une grande maison transparente claire par des nons
de toutes les couleurs. A l'entre, un cyclope distribuait des jetons tandis
que son oeil unique surveillait les ventuels tricheurs.
   Cachou lui demanda une dizaine de jetons qu'il s'amusa  enfoncer dans son
dcollet  peine rempli. La fillette le toisa du haut de ses talons aiguilles,
perchoir illusoire des petites filles qui veulent jouer aux dames. La crte en
feu, le cyclope n'insista pas et les petites continurent leur chemin.
   -- Moi, il me plat ce cyclope, chuchota Rglisse. J'ai bien envie d'y
goter !
   -- Tu es folle ! Tu risques une indigestion, ma pauvre poulette ! Mfie-toi,
tu as toujours eu les yeux plus grands que le ventre... Allez, viens.
   Et Cachou l'entrana devant une grande main mcanique  la paume rembourre
de coussins. Rglisse s'y installa confortablement tandis que son amie
introduisait un jeton dans la ligne de vie.
   Tout  coup, les doigts, raides jusqu'alors, s'articulrent et se mirent 
bouger autour de la fillette. Bientt, Rglisse sentit le majeur lui fouiller
le dos tandis que l'index s'insinuait dans les plis de son corsage et que le
petit doigt lui frlait la peau des cuisses en remontant de plus en plus haut.
La petite se trmoussait de bien-tre.
   Ce fut ensuite au tour de Cachou qui trouva cela moins drle et mordit l'un
des doigts. Il s'en chappa une goutte de sang qui vint tacher sa robe en
mousseline. Furieuse, la fillette continua son chemin en maugrant.
Heureusement, l'attraction suivante lui rendit sa bonne humeur. Elle appela
Rglisse et toutes deux se prcipitrent vers une espce d'norme champignon de
verre surgit du sol. Dans le chapeau se contorsionnaient des petits hommes en
costume marin. Au-dessus d'eux, une sorte de pince  sucre, bras de grue
miniature actionn par un levier, cherchait  s'emparer de l'un d'eux. Aux
commandes, une vieille dame  la perruque descendue jusqu' la pliure de son
nez tant elle se dmenait pour essayer d'attraper le petit homme du milieu, le
seul qui ft tout nu et, bien sr, le plus difficile  capturer. En mme temps
qu'elle secouait la machine, la vieille dame frappait avec la pointe de son
bottillon  boutons dors contre le pied tumfi du champignon.
   Soudain, la machine s'arrta. Rageusement, la dame fouilla ses poches mais
n'y trouva plus aucun jeton. Les fillettes saisirent l'occasion pour prendre sa
place et Rglisse passa aux commandes. Les petits hommes se dbattaient comme
des diables et Rglisse ne russit qu' dchirer le pantalon du plus gros qui,
honteux, se mit  rougir. Se jugeant trop maladroite pour ce jeu d'adresse,
Cachou se contenta du spectacle.
   Les bottines ouvertes  cause de ses pieds gonfls par une station debout
trop prolonge, la vieille dame revint  la charge. Le petit homme nu se
cachait dsesprment derrire les autres, mais l'araigne de fer-blanc agitait
ses pattes infatigables derrire lui. La dame salivait de gourmandise.
   Un peu plus loin, un voyou triqu dans son blue-jeans, casquette  la penne
vers l'arrire et mgot hirsute tirait  la carabine. A l'approche des
fillettes, il gonfla le torse et visa.
   -- Hmm... rat ! bougonna t-il en laissant tomber son mgot sur le soulier
vernis de Rglisse.
   Il le reprit maladroitement en caressant la cheville de la fillette. Pendant
ce temps, Cachou en profita pour grimper sur une chaise et jeter un coup d'oeil
 travers la lunette du fusil. Elle vit une range de petites femmes habilles
en hommes, choisit la plus accessible et visa le point rouge situ entre les
jambes du pantalon. Il faut croire que, sans le faire exprs, elle fit mouche
car le pantalon tomba aux pieds de la dame, dvoilant un porte-jarretelles
iris. La fillette n'eut pas l'occasion de tirer  nouveau pour satisfaire sa
curiosit car le voyou la bouscula en bas de sa chaise. La petite en perdit ses
plumes et, sans demander son reste, continua son chemin. Rglisse la suivit en
ajustant sa jupe ventre. Cachou se dirigea vers le jeu de quilles, tiges de
chai au bout arrondi qui se dressaient au fond de la piste luisante.
   Cachou saisit une boule chaude et molle, couverte d'un lger duvet et y
introduisit trois de ses petits doigts. Ils s'y enfoncrent comme dans un
loukoum. De toutes ses forces, elle envoya la boule au milieu des quilles et ne
parvint qu' en toucher une qui s'affaissa aussitt.
   -- Viens maintenant, insista Rglisse en remontant ses chaussettes en fil
d'Ecosses dtendues par les doigts du voyou. Il ne nous reste plus qu'un jeton.
   Prs de la sortie, un monsieur vtu seulement d'une cravate fluorescente se
tenait  quatre pattes sur un socle en bois. Les petites firent la rvrence.
   -- Ma maman m'a dit qu'il fallait toujours saluer les messieurs en cravate;
ce sont des gens biens.
   -- Je sais, je sais... rpondit Rglisse d'un air connaisseur.
   "Ces petites gamines sont vraiment bien leves", songea le monsieur. Et il
leur fit un grand sourire, dcouvrant ses dents d'ne. A son cou pendait une
pancarte avec ces mots : "Posez un jeton sur ma langue et attendez !"
   Rglisse s'empressa de se conformer aux instructions de l'criteau. Le
monsieur tira une grosse langue rose et paisse sur laquelle la fillette posa
son dernier jeton. Aussitt, l'homme  quatre pattes l'avala, puis souleva la
queue.
   -- Viens voir ! cria Cachou merveille en fixant le derrire du monsieur
d'o surgissait une pluie d'oeufs en chocolat.
   L'homme se mit  hennir avant de rabattre sa queue.
   -- Dis, Rglisse, tu es sre qu'il n'y a plus rien en dessous ?
   -- Je ne sais pas, regarde.
   Cachou glissa son petit doigt sous la queue du monsieur, mais elle eut beau
fouiller  fond l'orifice du distributeur, il ne restait hlas plus rien.
Due, elle retira son doigt rempli de chocolat et le lcha longuement. Le
monsieur souriait toujours.
   Heureuses d'avoir pass un bon moment, les petites s'en allrent, croupion
en l'air et plumes au vent, savourant leurs oeufs en chocolat. Peut tre
cachaient-ils une surprise ? On ne sait jamais  quoi s'attendre quand on
soulve la queue d'un ne...


   Anne avait enfonc ses doigts jusqu' la garde dans son distributeur d'oeufs
en chocolat. Elle avait t agite de soubresauts violents et elle s'tait
tendue de tout son tre. Mon sexe, touff dans la profondeur de son ventre,
avait explos. J'avais lch un jet de sperme qui lui avait inond tout le
ventre. Anne avait pouss une longue plainte en se sentant remplir par mon
sperme. Elle avait enfonc ses doigts encore plus profondment dans son cul.
   Elle tait reste quelques secondes inertes, reprenant ses esprits, puis
avait ressorti lentement ses doigts. "C'est tout ?" avait-elle finalement
demand, reprenant sa respiration. "Encore ?" je m'tais indign avant de
poursuivre...


   La clef

   Il faisait nuit. Au milieu d'un parc  l'abandon, la lune dvoilait  peine
une grande demeure bourgeoise aux volets caills. Une seule fentre tait
claire. La famille de Fontenac tait  table.
   Le pre prsidait. Il mangeait peu et ne souriait jamais. Il tait directeur
d'une usine d'lectromnager fonde par son grand-pre.
   De l'autre ct de la table, Mme de Fontenac, modle de vertu et de bonnes
manires. L'exemple parfait de la femme futile qui n'attachait d'importance
qu' ses toilettes. Elle grignotait du bout des dents, le regard hautain et les
genoux joints. C'tait une femme du monde, incontestablement ! Dans le village,
on la respectait car elle allait  la messe tous les dimanches. Mme qu'elle
faisait partie de la chorale. Certains disaient qu'elle tait trs intime avec
monsieur le chanoine...
   A ct de Mme de Fontenac, sa mre : baldaquin ambulant, couverte de bijoux
et compltement sourde, mais trop fire pour l'admettre.
   En face, la petite Adlade, dmon en puissance qui passait son temps 
ordonner, faire des caprices et ddaigner. Mais peu importe, elle allait au
patronage.
   -- Adlade, ne crache pas dans l'assiette de ta grand-mre ! Si elle te
voyait !
   -- N'est ce pas, grand-mre que je peux encore cracher dans votre assiette ?
   -- Mais certainement, mon petit.
   Et Adlade ne se fit pas prier. La vieille dame, dgote, n'osa pas
protester ! C'eut t avouer qu'elle n'avait pas compris la question de sa
petite-fille. Elle se borna donc  dire qu'elle n'avait plus faim. Le pre,
soucieux de savoir si sa secrtaire avait mis son porte-jarretelles ce soir-l,
ne s'aperut de rien.
   -- Ah, trs chre, j'ai oubli de vous dire que je devais assister  une
importante runion concernant divers problmes fiscaux, je rentrerai
probablement assez tard.
   -- Ce n'est rien mon ami. Nous nous verrons donc demain soir.
   -- Demain soir ?
   -- Oui, demain aprs-midi, j'assiste  la premire rencontre pdagogique
organise par la ligue fminine du village. Nous avons dcid de nous runir
une fois par mois  la cure avec nos enfants, afin de discuter de nos mthodes
ducatives.
   -- Trs intressant ! dit M. de Fontenac qui n'avait pas cout un mot.
   Il se leva, enfila son manteau et salua tout le monde.
   -- Et votre dessert, mon ami ?
   -- Donnez-le au chien et s'il n'en veut pas, prsentez-le  la bonne.
   -- Va embrasser ton pre, ma chrie.
   -- Nan !
   -- Adlade, je vous ordonne de me dire au revoir !
   La petite se mit  pleurer.
   -- Voyons, mon cher, cessez donc de contrarier cette enfant. Vous la
traumatisez !
   Le pre haussa les paules et tourna les talons.

   Le lendemain, la charmante petite accompagna sa mre  la runion
pdagogique mensuelle. La mre d'Adlade se sentait trs concerne par les
problmes ducatifs et elle estimait qu'en assistant  cette runion, elle
remplissait son devoir pour tout le mois. C'tait donc le seul jour o elle
s'occupait de sa fille. Pour le reste, elle avait d'autres chanoines  fouetter
!
   Quelques femmes avaient apport leur tricot, d'autres des revues de mode ou
des romans-photos. Bref, la discussion tait on ne peut plus dtendue. Pendant
que les mres changeaient leurs propos, les enfants, eux, ne perdaient pas
leur temps.
   Adlade et ses amies dculottaient la petite Catherine dans le jardin de la
cure. Celle-ci se laissait faire sans trop rouspter car Adlade lui avait
promis un billet de cent francs pour s'acheter des concombres, lgume trs
apprci des jeunes communiantes.
   Elle savait se procurer de l'argent tant qu'elle voulait. Un jour qu'elle
tait entre dans la chambre de sa grand-mre pour lui piquer le derrire avec
une aiguille (c'tait le genre de farces qui amusait beaucoup la petite),
Adlade avait surpris son aeule qui s'appliquait  entasser des billets de
banque dans son matelas. Comme la vieille dame n'avait rien entendu, la
fillette s'tait aussitt retire.
   Soucieuse de savoir d'o provenait tout cet argent, la gamine eut l'ide de
suivre sa grand-mre un soir qu'elle allait prendre le th chez ses amies. Par
la fentre, Adlade comprit bien vite que les vieilles dames - ainsi que leurs
amis au col jauni et au binocle rouill - se retrouvaient pour une agrable
partie de strip-poker... payant, bien entendu. La gamine n'tait pas l depuis
une demi-heure que sa grand-mre tait debout sur la table, nue comme un ver.
N'ayant plus de vtements  enlever, on lui fit ter son dentier.
   A la fin de la partie, on servit une tasse de th. Cela soulagea Adlade
qui pensa que sa grand-mre tait une femme honnte puisqu'elle n'avait pas
menti en disant qu'elle allait "prendre le th" chez ses amies. Les grandes
personnes ne doivent jamais dtruire la haute ide morale qu'elles veulent
donner d'elles  leurs enfants. C'est important. Depuis lors, la fillette va
souvent embrasser sa grand-mre le soir et elle prend soin de la border
convenablement, surtout du ct droit du matelas, l o la toile est un peu
dchire...
   Catherine avait  peine les jambes en l'air que Sophie vit bouger le rideau
de la fentre du cur.
   -- Zut ! Il nous a vues, il va descendre !
   -- Mais non, tranquillise-toi, il attendra que nous ayons termin avant de
venir nous disputer...
   Elles trent alors la culotte de la petite et commencrent  jouer au plus
vieux jeu du monde : touche-pipi.
   -- hou, hou ! O tes-vous mes chries ?
   -- Mince, Adlade, ta mre nous appelle !
   Catherine se rhabilla en toute hte, les cuisses en feu. Pendant ce
temps-l, Adlade humait ses doigts avec dlices. C'tait le seul jeu qui
intressait vraiment la petite. Et pourtant, elle en avait des jouets !
   Son pre lui avait pay une moto d'enfant pourvue d'un moteur, afin de lui
permettre de circuler dans le parc. Elle avait fait deux tours dessus puis
l'avait abandonne l, dans les rosiers. Les poupes, les animaux en peluche et
les jeux vidos, on ne savait plus les compter ! Quand on lui faisait un
cadeau, elle le regardait distraitement et s'empressait de le ranger avec les
autres, sans plus y toucher.
   A Nol, sa grand-mre lui avait offert un chien. Au dbut, cela avait amus
un peu la fillette. Il lui tait mme arriv de le brosser et de le laver, mais
a n'avait dur qu'une semaine et Brador tait devenu un jouet parmi les
autres.
   Comme l'anniversaire d'Adlade approchait, sa mre eut une ide gniale.
   -- Si on crivait  oncle Sophocle qu'il nous envoie une poupe du Japon ?
Comme il dirige une usine de jouets, il pourrait en faire une qui soit la
rplique exacte de notre fille ! Je vais lui expdier une photo d'Adlade
mentionnant son poids et sa taille. Je suis sre que a plaira  notre cher
ange.
   Le pre, qui de toute faon n'avait pas le choix, approuva pour la forme.

   Un mois plus tard, on livra une grande bote rose entoure d'un ruban vert
d'eau. Sur le couvercle : "Made in Japan", un mot : "Bon anniversaire  ma
tendre nice que je regrette de ne pas pouvoir embrasser et faire sauter sur
mes genoux...". En tout petit dessous : "Facture suit."
   La poupe tait vraiment une copie conforme d'Adlade, sauf qu'elle avait
une clef dans le dos. A son poignet pendait un mode d'emploi en japonais.
Adlade tourna une fois la clef et la poupe se mit  marcher. Aprs quelques
mtres, elle s'arrta. La gamine tourna alors deux fois la clef et la poupe
parla :
   -- Maman, prends-moi dans tes bras... tes bras...
   La fillette tourna encore et la poupe tira la langue. Ca fit beaucoup rire
la petite, mais sa mre n'apprcia gure.
   -- Ca, c'est bien l'oncle Sophocle ! dit-elle. C'est a faon  lui de dire
ce qu'il pense de nous... Enfin, son pre tait paen, alors comment
voulez-vous qu'il soit convenable !
   Adlade sembla s'intresser  ce nouveau jouet, d'autant plus qu'elle
allait de dcouverte en dcouverte. En effet, un soir qu'elle retournait la
poupe dans tous les sens, elle s'aperut que chaque fois qu'elle poussait sur
son ventre, une cigarette apparaissait entre ses fesses. Elle trouva mme des
allumettes sous son chapeau ! Adlade souleva le slip en dentelle de sa poupe
et vit un index dessin sur son ventre, point vers le sexe. Elle frotta
l'allumette  l'endroit indiqu et obtint aussitt du feu. C'est ainsi que la
petite apprit  fumer.
   Quelques jours plus tard, la fillette fit une autre dcouverte qui
l'enchanta tout autant : quand elle pressait les seins de sa poupe, un liquide
dor lui giclait  la figure. Curieuse, elle gota cet lixir maternel. C'tait
ce que les grandes personnes appelaient du "whisky". L aussi, elle y prit
got. Et c'est ainsi que la petite apprit  boire.
   C'tait vraiment un jouet ducatif ! Quand Adlade eut puis toutes les
rserves de sa poupe, elle piqua une grosse colre sur le jouet dsormais
inutile. Elle lui enfona une aiguille  tricoter  travers tout le corps pour
vrifier s'il ne restait pas quelques rserve cache. Mais rien...
   Puis, de rage, elle lui brla les cheveux et lui mordit les pieds. Non
contente de l'avoir abme, elle lui creva les yeux puis la jeta dans un coin
de sa chambre.
   Cette nuit-l, Adlade se mit au lit de mauvaise humeur et elle se coucha
sur le ventre, la tte enfouie sous son oreiller. Dans sa chambre, il faisait
trs noir, enfin presque...  part deux petites lumires rouges qui brillaient
prs de la fentre. Parfois, elles semblaient cligner sous le battement des
paupires.
   Un bruit de clef qu'on tourne... La poupe se leva et se dirigea d'un pas
mcanique vers le lit d'Adlade. Soudain, d'un geste saccad, elle tourna son
bras derrire son dos et en arracha la clef. De l'autre main, elle souleva le
drap de lit et enfona violemment la clef dans les reins d'Adlade. Puis elle
tourna... mais rien ne se passa, sinon que la fillette avait pouss son dernier
cri.
   "Les tres humains ne sons pas des jouets intressants", pensa la poupe.
   Alerte par le cri de sa fille, Mme de Fontenac termina d'arranger sa
coiffure et de se mettre du vernis  ongles, puis pointa son nez au bas des
escaliers.
   -- Que se passe t-il ?
   Et la poupe rpondit :
   -- Maman, prends-moi dans tes bras... tes bras...


   Je m'tais alors rendu compte qu'Anne s'tait endormie contre moi. Il est
vrai qu'il tait plus de trois heures du matin. Et c'tait alors seulement que
j'avais aperu une silhouette nue s'clipser doucement derrire la porte
entrouverte du bureau. En voil une qui par contre n'avait jamais sommeil !
   De repenser  cette sance particulire, dans mon bain, voil que je sentis
ma queue s'mouvoir. Entre mes doigts, je la vis qui se dressait,  peine
douloureuse. Je me suis dis que, dans une de mes histoires, une jolie jeune
fille entrerait dans la salle de bains et viendrait me rejoindre dans la
baignoire. Mais qu'hlas, la vie n'est pas une histoire. Ce fut  ce moment que
j'entendis une petite voix qui demandait :
   -- Je peux entrer ?



 

 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

Vous y trouverez la plus grande collection d'histoires en franais sur le sujet.

N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

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Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
Sauf si stipul autrement, vous pouvez la republier sur un autre site gratuit
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