GABRIEL (1 & 2) (par Lt_Ripley) (b/b, M/b, travesti)

title: Gabriel 
part: (1 et 2)
author: Lt Ripley
keywords: b/b, M/b, travesti
language: Francais
age: 10 ans (b)
published: 01/09/2001



User: Lt_Ripley
E-mail: ltripley2000@yahoo.fr
Date: Sat Sep 1  2001
SUJET:  propos de "GABRIEL"...


Cette histoire est de la pure fiction. Je tiens  prciser qu'elle ne veut
nuire  aucune communaut. 
Les sexualits peuvent et doivent s'exercer librement (tant qu'elles ne nuisent
pas  la libert et la volont du partenaire). J'espre donc que chacun pourra
comprendre, s'il a la patience de lire ce texte en entier, que mon propos
n'tait nullement de jeter le discrdit sur une pratique sexuelle en
particulier, mais d'apporter une touche de suspense et d'intrt autre
qu'exclusivement sexuel. 

Merci de votre comprhension et bonne lecture ! 

LT RIPLEY 


--


User: Lt_Ripley
E-mail: ltripley2000@yahoo.fr
SUJET: GABRIEL

Histoire envoye dans notre forum des 'Histoires Taboues' le 29 aout 2001.





I -    GABRIEL

       Lentement, il osa glisser timidement ses pieds nus dans les interstices
offerts par la culotte blanche de coton. Sacrilge ultime ses doigts
emprisonnrent l'lastique du slip enfantin pour hardiement le faire glisser le
long de ses cuisses d'albtre. Le petit chat, sagement brod sur le devant
souriait  la glace fixe devant lui. L'image du petit animal invers dcocha
un sourire  l'heureux propritaire de la petite culotte rfrence "8" sur
l'tiquette arrire. Il s'en souvenait bien. Outre les prcautions d'usage
concernant le lavage du triangle de tissu, il se souvenait parfaitement du
chiffre "8" indiqu au sommet. Le rouge lui tait mont au joues l'espace d'un
instant. Voler une culotte de fillette ! et encore, une... mais non, deux ! Car
elles taitent vendues par paires ! En coton avec un liser bleu ou rouge
mais avec le mme petit animal dlicatement brod sur le devant : un petit chat
calinoux comme il aimait l'imaginer plaqu sur l'innocente minette d'une toute
jeune demoiselle....
       Il osait maintenant se pavaner devant la glace, reflet implacable de la
triste (?) ralit : le petit slip innocent, cens masquer aux yeux indcents
d'un public perverti l'indiscible abricot d'une fillette ingnue, s'avrait
trop menu pour affacer la protubrance de son sexe masculin, attribut
inconsidrment distribu par Dame Nature. Toute l'horreur de sa physionomie
lui apparaissait au travers de cette difformit anatomique. Excit par le port
de la culotte enfantine, il ne pouvait s'empcher de sentir sa verge grossir
et, paralllement, corollaire de sa fminit refoule jusqu' prsent, il
jouissait du port de cet innocent triangle de coton, aphrodisiaque ultime pour
les chercheurs de trsors paranormaux.
       Gabriel se revoyait arracher l'tiquette svrement strie par un code
rfranant l'article fminin dans le stock du commerant. Le prix n'tait pas
un obstacle, pourtant il ne s'imaginait pas, ne serait-ce qu'une fraction de
seconde, dposer sur le tapis roulant les deux culottes svrement empaquetes,
s'acquitter de sa dette sous l'oeil dsapprobateur de la caissire, et regagner
son domicile aussi naturellement qu'il l'aurait fait s'il s'tait acquitt du
prix d'un paquet de biscuits. Non, il ne pouvait pas l'imaginer. Alors, au
dtour d'un rayon, il avait arrach le code-barre et dissimul les
sous-vtements... sous son pull-over.
       Depuis quelques minutes, le lendemain maitn, il admirait l'impeccable
triangle de coton qui emprisonnait ses cuisses, sculptait son derrire rebondi
mais contenait difficilement sa verge excite. Triple idiot ! Alors qu'il tait
si simple, avant d'prouver une telle excitation, d'tirer son pnis pour le
dissimuler entre ses cuisses et le plaquer contre ou entre ses fesses. Ainsi
dbarass de l'importun, seules ses testicules tmoignaient de sa virilit mais
l-aussi il existait une solution. D'une pression efficace il les obligeaient 
rintgrer leurs cavernes originelles. Elles disparaissaient alors, piteux
reliquat de sa masculinit dnonce, et Mickal pouvait alors parfaitement
devenir une jolie fillette  l'adorable abricot devin sous le tissu trs sage
de sa petite culotte.
       Faute d'avoir pris ses prcautions lmentaires, sa verge s'rigeait
vers le plafond, dformait la culotte innocente, le gland violac terrible et
chauve oint d'une humidit du plaisir  venir. Gabriel observa l'indcent
calibre durant quelques secondes puis l'extirpa brusquement de sa cage
cotonneuse. Il ne pouvait plus contenir son excitation. Il n'et pas  presser
longtemps l'ignoble pourfendeur. En longs jets sporadiques, le serpent veineux
venait de cracher son venin blanchtre. La glace, face  lui, venait de
recevoir l'hommage masculin qui dgoulinait lentement sur toute la longueur de
sa surface vitre.

       "Gabriel ! ton petit-djener !"

       Vite ! Se dbarasser de sa culotte, la glisser dans la malle destine 
recevoir les prcieux sous-vtements fminins que patiemment il avait runis,
rintgrer ses habits masculins et dvaler l'escalier quatre  quatre pour
gagner la cuisine familiale, un peu essoufl, un peu rouge, en tout cas,
satisfait.

       A 10 ans, Gabriel tait un enfant peu ordinaire.

II - THOMAS

       Thomas venait de prendre un bain. Naturellement souriant, il s'broua
gaiement devant la petite fentre entrebaille de la pice rserve  ses
ablutions matinales. Une brise frache fit se couvrir son piderme
naturellement hl de frissons. Il les effaa d'un revers de la main et en
chantonnant d'une voix pointue se drapa dans une serviette de bains ocre jaune
avant de s'enfuir vers sa chambre dont les murs pars de dizaines de photos de
stars de cinma et de la chanson s'offraient comme un lieu idal de srnit.

       La serviette tomba mollement sur la moquette. Entirement nu, Thomas se
prcipita sur la couette ple parfaitement ajuste avant qu'il ne s'y laisse
choir. Il souriait, de toutes ses petites dents blanches. Ses cheveux de jais,
en bataille sur son front l'empchaient d'admirer le plafond blanc. Il souffla
lgrement pour les faire voleter. Dociles ils s'excutrent aussitt. Thomas
caressa distraitement sont corps bronz ; chaque zone ainsi ausculte
ragissait langoureusement. Au sommet de ses cuisses, son pnis minuscule
s'appuyait sur ses bourses glabres ; il n'et pas besoin de l'effleurer pour le
sentir palpiter, indisciblement.

       Thomas sourit davantage encore. Bien sr qu'il n'tait pas besoin de
toucher sa verge pour qu'elle ragisse  ses simples rveries. Et comme il
songeait  son meilleur ami, le petit sexe ne pouvait s'empcher de frtiller
de joie. Allons, debout !

       Thomas s'habilla de faon lgre. Un short trs court, sombre, un polo
et des socquettes immaculs et une paire de baskets suffiraient pour aborder
cette journe limpide.

       La porte de la maison se referma, laissant passer le petit bonhomme brun
de cheveux et de peau. Il trottinait.

       A 9 ans, Thomas tait un petit garon trs heureux de vivre.

III - GABRIEL ET THOMAS

       Les lvres s'taient scelles sans un instant d'hsitation. Elles se
gotrent longuement, sincres petites amies depuis trop longtemps spares.
Lorsqu'elles acceptrent enfin de se librer ce fut pour laisser les bras
enserrer les corps lgers des deux amis. Ils souriaient, simplement heureux
d'avoir enfin l'occasion de ritrer ces gestes simples, amicaux, profondment
sincres. Flatteries sentimentales, mise en apptit sensorielle, prmices
amoureux, ils savaient bien maintenant, les deux amis, que sous des dehors
timides, se laisseraient porter bientt par une chaleur intense, dvastatrice,
rougeoyante.

       "Tu as pu te librer ? interrogea Gabriel
       - Bien sr ! rtorquea Thomas. Pour tre avec toi... Tu m'as manqu...
Je te voulais dans mes bras...
       - Je t'aime".

       Gabriel renversa Thomas sur le plaid dispos sur son lit. Son coeur
cognait dans sa poitrine. Non qu'il s'agisse de la premire fois. Non, il avait
dj tenu le jeune garon dans ses bras mais  chaque fois que l'occasion se
reprsentait, il apprhendait un ventuel refus de cet enfant  se laisser
embrasser, caresser, goter. Il plongea sa langue dans la bouche de Thomas qui,
accepta l'hommage en entrouvrant largement les lvres et en lovant au mieux son
corps lger dans le creux ouat du lit.

       Gabriel couvrit de baisers le nez pointu, les sourcils artistiquement
dessins, les joues rieuses, le front sans cesse envahi par la chevelure brune
indiscipline pour gagner le cou de sa victime consentante. Thomas massait le
dos dnud de son ami en psalmodiant des encouragements amoureux. Il et tt
fait de sentir une main habile soulever son polo devenu inutile, presser ses
deux minuscules ttons, pointes riges de son torse plat et dj les
abandonner pour se diriger vers son short moulant.

       Thomas se dbarassa du polo et tandis que Gabriel se dgageait
lgrement, il en profita pour ter le short, inutile et bien mince rempart aux
assauts vigoureux de son mentor. Gabriel lui adressa un sourire de
satisfaction. Thomas haussa lgrement les paules et entoura de ses bras le
cou de son ami. De nouveau ils s'embrassrent passionnment. Ils gotaient leur
salive. Thomas arrondit la bouche et Gabriel put y faire coulisser sa langue.
Ils adoraient ce petit jeu, prliminaire de la seconde phase de jeu.

       Gabriel s'carta  nouveau de son ami. Il contempla le minuscule
appendice sexuel de son petit ami, trs rig. D'une main distraite mais
efficace il pressa les deux testicules, olives secrtes de son amoureux
lascivement tendu. Le petit tre carta ostensiblement ses cuisses ; il
observa les gestes prcis de son ami. Gabriel poursuivait ses pressions
affectueuses. Thomas gmissait ouvertement et carta davantage encore ses
cuisses fines pour faciliter l'accs de son intimit  la main si gourmande de
son amant. Le petit sac des bourses s'tait considrablement fripp comme pour
prendre de l'importance afin de protger au mieux les jeunes attributs en
devenir du petit. Gabriel ne s'en souciait pas. Il savait, en dcouvrant le
sexe dress et dcouvert du garonnet que les attouchements provoquaient un
dsordre amoureux considrable aux creux des reins de l'enfant. Les fesses se
soulevaient sporadiquement, comme pour s'aligner sur les pressions de ses
testicules. Gabriel n'en fut pas dupe et tout en poursuivant ses flatteries,
dplia son majeur pour l'insrer entre les globes fessiers de sa proie.

       S'il en fut surpris, Thomas ne laissa rien paratre et absorba
dlicatement l'tranger raidi. Ses yeux clos, les gmissements lascifs, le
bassin parcouru de soubresauts incontrlables, Thomas ne tentait pas de masquer
son excitation. Gabriel bandait terriblement. Il aurait voulu se caresser lui
aussi mais plus que tout, il dsirait voir son petit ami jouir sous ses yeux.
Il abaissa sa bouche vers le minuscule btonnet rig. Il le savait : trop
excit Thomas ne tarderait pas  jouir, aprs quelques mouvements de sa langue
autour de l'oblisque miniature. Ses pressentiments se ralisrent trs vite.
Dans un cri perant, Thomas dversa sa liqueur intime dans la bouche de son
ami. Le prcieux nectar fut rapidement ingr mais Gabriel n'abandonna pas pour
autant l'exploration du pnis gliss entre ses dents. Il lcha longuement
encore puis, satisfait, consentit  se redresser pour s'allonger trs prs de
son ami. Le petit, vtu de ses simples socquettes et de ses baskets se blottit
contre son protecteur. Gabriel dposa un ultime baiser dans le cou du petit qui
dj s'endormait, ses lvres ravissantes claires d'un sourire vocateur.

IV - LUIS

       Luis n'aurait pour rien abandonn le rectangle bois, parfaitement ponc
et vernis par ses soins pour aller batifoller  droite ou  gauche... comme
tant d'autres en cette priode pr-estivale. Lev ds l'aube, rveill par une
douche amicale et un caf nergique, il gagnait avec un plaisir non dissimul
"son antre". Il souriait lorsque ce terme venait s'afficher dans son cerveau
malmen par les incessantes et puisantes recherches mticuleuses que
rclamaient ses tudes. Son Antre! Il sacrifiait bien des amitis, des amours
aussi, pour cette table de bois blanc.

       Luis tait un garon solidement charpent, qui du haut de son mtre
quatre-vingt toisait la vie avec un enthousiasme paresseux. La richesse des
activits diversifies de ses contemporains le ravissaient et pourtant il
affichait une continuelle morgue qui au mieux dsarmait les plus entreprenants,
au pire provoquait l'agacement des moins tolrants. Ses doigts fins plongrent
un instant dans sa tignasse brune ; il jeta un oeil dsabus  la fentre. Les
rayons du soleil dj haut dans le ciel dardaient leur chaleur sur le parquet
lustr de l'appartement et ravivaient le bleu d'un ciel d'une puret tonnante
pour cette cit condamne  subir les outrages quotidiens de la pollution
automobile. Une superbe journe s'annonait et Luis ne put rprimer un
demi-sourire, caractristique chez lui d'une intense joie intrieure. Il
s'enfona un peu plus dans son sige de cuir confortable, fit habilement jouer
un crayon entre ses doigts de pianiste puis entrouvrit l'norme encyclopdie
qui trnait en permanence sur le bord droit de sa table. Il se ravisa au
dernier moment. Travailler sans musique ? Quelle hrsie ! Il rpra cet oubli
en insrant "Carmina Burana" dans la platine CD. N'importe quel tre humain
normalement constitu se serait rvl incapable de se concentrer sur un sujet
aussi dlicat que celui de Luis avec un tel opra mais lui se laissa gagner par
des frissons de bonheur. Tel un gros chat satisfait il s'empara enfin de
l'encyclopdie et ne tarda pas  dcouvrir  la lettre C, le nom de son
professeur virtuel, Champollion.

       A 21 ans, Luis tait un jeune homme trs occup.

V - TEL EPRIS 1

       Cela faisait dj de longues minutes que le silence avait envahi
l'appartement de Luis. La musique s'tait tue mais Luis ne s'en souiait pas.
Omnubil par la traduction d'un texte alambiqu il se refusait  se dplacer
tant qu'il n'y aurait pas mis la touche finale. Il y parvint enfin. Epuis par
la concentration rclame il se rejeta en arrire, en exhalant un puissant
soupir. Son regard driva vers les cristaux liquides incrusts juste au-dessus
de la platine CD. 12:12. Il souria de cette concidence simple. Deux chiffres
indentiques... Puis soudainement il prit conscience que ce nombre tait l'heure
du jour. 12 heures 12 ; douze heures douze ; midi douze !

       Il avait faim ! Inutile d'aller visiter la cuisine. A force de refuser
de se constituer des rserves solides de nourriture, il se voyait contraint
presque quotidiennement  dvaler les escaliers cirs pour s'engouffrer dans la
suprette voisine afin de parer au plus urgent.

       Luis donna un tour de cl rapide. Mme pour quelques instants d'absence,
on n'est jamais trop prudent. Il tait nerv. Il s'tait imagin au pire se
dplacer jusqu'au frigo mais comme  l'accoutume il se voyait contraint de
parcourir les alles sombres de la grande picerie de quartier. Luis repra
rapidement l'indispensable rayon ptes. Il s'embarassa de deux paquets de
spaghetti et se dirigeait d'un pas dtermin vers l'invitable file d'attente
prs des caisses lorsqu'il se rappela soudainement de l'ampoule qui avait rendu
l'me dans les toilettes. Il opra un rapide demi-tour et se dirigeait vers le
fond du magasin lorsque son regard s'arrta sur un jeune garon visiblement
trs nerveux.

       Luis s'arrta pour suivre l'action du jeune homme. Un minuscule rayon
tait rserv aux vtements les plus courants. Il le dcouvrait aujourd'hui.
Son trajet, toujours identique ne l'avait jamais amen jusqu' cette alle
dserte. Except par le petit garon qui jetait des regards inquiets autour de
lui. Soudainement il dcrocha un emballage plastique d'une tige de fer, d'un
ongle rageur griffa cet emballage et le glissa enfin dans son dos en rabattant
son tee-shirt sur l'objet subtilis. Luis souriait intrieurement. Pourtant il
s'avana dans le rayon avec cette apparence altire qui nuisait si souvent 
ses relations. Le petit garon le dvisagea comme s'il s'agissait d'un tre
revenu d'outre-tombe. Ses yeux rvulss s'accrochrent au regard dantesque de
Luis. Il tremblait des pieds  la tte. Luis s'avana dans le rayon sans
quitter des yeux celui qui tait devenu sa proie. Le petit, comme ttanis,
attendait l'invitable chtiment de son bourreau. Luis se savait matre de la
situation et, avec une cruaut diabolique, se rapprochait de plus en plus de
l'enfant. Ce dernier ne tenta mme pas de se dbattre lorsque le jeune homme
plaqua une main puissante dans son dos. Les yeux clos, il entendit le plastique
de l'emballage se froisser sous la pression des doigts trangers. Comme le
temps s'coulait sans qu'aucun vnement particulier ne se produise, l'enfant
tourna son regard bleu vers son tortionnaire. Il le fixait toujours mais aprs
s'tre empar d'une ampoule lectrique, au lieu de donner l'alerte, le tanser
ou s'indigner le jeune homme se contenta de glisser sa main dans la
sienne et lui souffla : "Viens".

       Le petit avait du mal  se dplacer. La file d'attente s'avra
interminable. L'enfant se sentait dfaillir, son cerveau tait en feu, son
coeur battait  tout rompre. Le jeune homme calme et vtu de sombre qui
emprisonnait sa main se contenta de s'acquitter enfin de ses achats puis, tout
en maintenant le petit garon traversa avec lui les barrires de scurit.
Aucun signal ne se fit entendre. L'enfant respira soudainement mieux. La
pression sur ses doigts s'avra soudainement moins puissante. Ils sortirent
ensemble du magasin. Luis s'arrta  quelques pas de l'choppe.

       " Je souhaite que tu vienne chez moi.
       - Pour... pourquoi ? bgaya l'enfant. J'ai rien fait...
       - de mal ? Arrte un peu ! Je veux juste discuter avec toi. Tu es libre
de refuser mais je serai du.
       - Pour... quoi faire ?
       - Discuter."

       Visiblement le jeune homme ne semblait pas enclin  lui dvoiler ses
projets.
       Le petit garon hsita quelques instants. Il fixa le visage impassible
de celui qui aurait pu le dnoncer. Aucune expression. Cependant, sa main moite
tait libre de toute entrave.
       Il lana de nouveau un regard vers l'oeil bleu acier qui le fixait.

       "Je vous suis."

       Gabriel n'en menait pas large.

VI - TEL EPRIS 2

       Luis rintroduisit la cl dans la serrure qui cda dans un cliquetis
mtallique pouvantable pour le pauvre coeur dj malmen de Gabriel. Il
pntra dans le couloir aux murs bleut  la suite de son hte. Ses yeux
n'eurent pas le loisir de dvisager les cadres disposs de part et d'autre du
mur. Une voix froide l'invita :
       "Entre".

       Le tutoiement ne l'avait ni surpris ni bless. On perd toute dignit
lorsque l'on se sait coupable d'un forfait. Le petit, docile, se dirigea donc
vers le salon dsign par le doigt svre. La pice, plutt rduite, baigne
d'une lumire intense fit papillonner ses yeux de biche affole. Il se dandina
quelques instants sur place, trs nerv, les lvres tortures par ses canines
plantes dedans. Luis abrgea son calvaire en lui dsignant un canap-lit aux
couleurs chamares. Gabriel s'y installa maladroitement en fixant le balcon de
fer forg, ultime issue de secours si ce grand jeune homme noir s'tait montr
violent. Luis s'absenta quelques instants. "Sans doute pour poser ses
courses..." songea l'enfant. Il en profita pour s'approcher dudit balcon pour
constater que cette sortie aurait t dfinitive : trois tages plus bas son
pauvre petit corps aurait t disloqu  jamais.

       "Ca ne serait pas une bonne ide !" confirma Luis comme s'il avait
subodor ses projets.

       Gabriel fit volte-face. Il se hta de regagne le canap. Luis lui tendit
un verre suspect de jus de fruit.

       "Tu peux boire. Ne t'inquites pas."

       Comme pour confirmer ses dires, Luis absorba lui-mme quelques gouttes
du liquide grenat contenu par son verre. Gabriel l'imita et se dtendit.
C'tait trs bon.

       "Je voulais savoir ce qui t'as pouss  voler, Gabriel"

       L'enfant sursauta violemment. Comment cet homme pouvait-il connatre son
prnom ? Qui tait-il ? La Police ?

       "Ne t'inquite pas. Je t'ai dj repr tu sais. Tu as un copain qui
s'appelle Thomas. Je vous ai dj observ tous les deux. Je ne vous ai pas
pi, non. Mais nos chemins se croisent rgulirement par hasard ; les
premires fois je n'ai pas fait attention  vous. Et puis  force j'ai prt
davantage d'attention  toi et... ton ami."

       Gabriel rougit violemment comme une confirmation des soupons du grand
jeune homme brun. Il se sentait dfaillir ; imaginait un oeil invisible pier
ses gestes loquents envers Thomas. Luis ne souriait pas mais tendit la main
vers le visage de son jeune invit. Ses doigts pousrent la joue rosie par
l'motion.

       "Tu veux bien me montrer ce que tu n'as pas voulu acheter en bas ?"

       Gabriel fut heureux de ne pas tre trait publiquement de voleur. Il
baissa les yeux.

       "Nan.
       - Pourquoi ?
       - Parce que."

       Voil qui limitait les changes !

       Luis titilla les mches blondes de Gabriel. L'enfant releva les yeux. Le
garon le fixait avec une lueur de profonde humanit dans le regard. Son coeur
chavira. Il extirpa silencieusement le paquet dissimul dans son dos et le
tendit, piteusement,  son kidnappeur. Luis resta quelques instants interdit.
L'inscription "body pour fillette 8-10 ans" le sidra. Il avait eu le contrle
parfait de la situation jusqu' prsent mais l il devait bien admettre son
dsarroi. Il dcouvrait le col dentel et fleuri du vtement, il imaginait le
coton blanc parsem de minuscules violettes, soyeux sous ses doigts. Il dposa
le paquet  ct de Gabriel. Le petit garon pleurait maintenant  chaudes
larmes. Cette dernire motion avait eu raison de son endurance. Recroquevill,
les bras croiss sur ses genoux dcouverts, son visage perdu sur ses
avants-bras, il sanglottait bruyamment. Lui plaa sa main sur l'pine dorsale
du petit. Durant de longues minutes il entreprit de flatter le jeune corps
dsespr. Ses doigts dcouvraient les ctes puis s'allongeaient jusqu'au cou
gracile de l'enfant, partiellement masqu par la cascade de superbes cheveux
blonds. Luis russit  s'emparer d'une feuille de sopalin qu'il glissa entre
les doigts de Gabriel. Le petit devina le cadeau improvis et s'en servit
efficacement. En hoquetant nerveusement il releva son visage bouffi par les
larmes. Luis extirpa son mouchoir de sa poche et longuement essuya le visage
poupin de son invit. Peu efficace, le carr de tissu fut habilement remplac
par un gant de toilette jaune paille. L'humidit rafrachissante combla d'aise
l'enfant meurtri dans sa dignit. Il offrit son minois aux attouchements lents
et prcis du jeune homme. Ses doigts vinrent mme se poser sur l'avant-bras de
celui qui, aprs l'avoir dtruit, parvenait peu  peu  lui faire recouvrer un
peu de bien-tre.

       Luis pousait les pomettes cramoisies du petit, essuyait les cils
innonds par le chagrin, le nez fin et droit agit de spasmes. Le beaume pavint
 faire se calmer le dsespoir du petit. Lui lui souriait tendrement. Il
l'abandonna quelques secondes pour renouveler d'eau froide le gant de toilette
et renouvela ses applications lnifiantes. Gabriel apprciait et s'adonnait
totalement  l'ancien tortionnaire devenu hros. Un baiser rassurant dpos sur
sa joue droite acheva de calmer sa tristesse. Luis tenta alors de remettre en
place la chevelure en bataille du petit. Ses doigts jouaient avec la mche mais
venaient se perdre souvent dans le cou et sur le front de l'angelot. Satisfait,
le jeune homme contempla son tableau vivant avec un sourire de satisfaction.
Gabriel lui sourit galement. Le regard paradisiaque du petit ravissait Luis.
Les caresses langoureux de l'adulte sur son visage troublaient profondment
Gabriel.

       Luis rflchissait rapidement.

       "Je n'ai pas l'intention de te dnoncer, Gabriel. Je comprend mieux
maintenant pourquoi tu devais voler cet article. Tu ne t'imaginais pas le
prsenter  la caissire, n'est-ce pas ? Difficile d'avouer publiquement que
l'on a envie de porter des dessous fminins... Mince tu dois tre sexy avec
a..."

       Gabriel observa son vis--vis, incrdule. Le jeune homme  la tignasse
brune parpille en mches rebelles ne souriait pas. Il s'tait empar du body
encore empaquet et le fixait, le regard perdu.

       "Oui, j'aimerai bien te voir avec... Peut-tre qu'une prochaine fois tu
accepteras de revenir me voir et que tu porteras a sous tes vtements... En
fait, oui, a me plairait beaucoup... Penses-tu pouvoir me faire ce plaisir ?"
demanda Luis en dcochant un sourire carnassier au jeune garon qui n'en
croyait pas ses oreilles.
       - Vous, vous tes sr ?
       - Oui. Demain peut-tre ?
       - Si... si vous voulez...
       - Appelle-moi Luis.
       - Si... si vous voulez Luis".

       Abasourdi par la proposition, Gabriel s'tait redress et trop heureux
du dnouement propable de son aventure, accepta de rpondre au sourire de son
hte.

       Luis voulut une nouvelle fois sentir sous ses doigts les cheveux blonds
de l'enfant finalement plutt sage. Il les caressa donc, puis raccompagna le
petit vers la sortie. En entrebaillant la porte il glissa le body empaquet
dans les mains de Gabriel.

       "N'oublie pas a."
       - Merci."

       Gabriel se dandina quelques instants. Il allait s'enfuir lorsqu'il fit
brusquement volte-face et dposa un baiser rapide sur la joue rase du jeune
homme au regard acier. Il agita sa menotte en ajoutant :

       "Au revoir. A demain alors ?
       - S'il te plat, oui ! Je t'attends.
       - A quelle heure ?
       - La tienne sera la mienne, chevalier !"

       Chevalier ! Gonfl d'orgueil, Gabriel dvala les escaliers avant de fuir
ce quartier pour tranquillement se remettre de ses motions,  l'abri des
regards indiscrets. Dans sa chambre.

VII - r-si tal

       Luis caressa le bouc lger qui ornait son menton. Dubitatif, il
s'interrogeait sur l'opportunit de faire figurer Osiris comme figure
emblmatique de la prtrise gyptienne. Aprs tout, Anubis n'tait pas 
ngliger non plus. Nombre de textes l'affirmaient. Comment abonder dans le sens
d'un auteur alors qu'il apparaissait vident que ce dernier faisait fausse
route ? Si l'agriculture rgentait le quotidien d'un peuple valeureux, comment
mpriser avec autant de facilit la Mort ? Luis ne put rprimer un geste
d'agacement. Il fixa Espranza, son chat angora, dans les yeux qui, surpris par
l'agitation soudaine de son matre, mit un feulement de dsapprobation. Luis
lui adressa une grimace et imposa Maria Callas au lecteur CD. Il ferma les yeux
lorsque la sublime voix de la Diva emplit la pice. Il en aurait pleur s'il
s'tait s'agit de la premire fois. Puccini devait avoir un emplacement idal
au Paradis des Crateurs pour que les Dieux aient choisi La Callas pour
interprter ses oeuvres.

       La sonnerie vigoureuse de la porte d'entre vint interrompre ses songes
paradisiaques. Comme  chacune de ces rares manifestations de l'extrieur, il
sursauta mais immdiatement se ressaisit. Il n'attendait personne et mfiant,
envisageait dj les contrarits.

       La porte livra passage au jeune Gabriel. Souriant mais timide il n'osait
pntrer dans le couloir aux murs bleuts. Luis souriait ouvertement. Le petit
garon avait les cheveux couleur paille dsorganiss, ses yeux lumineux
l'interrogeaient gaiement, et ses vtements blancs donnaient l'impression d'un
tre pafaitement anglique.

       "Entre ! Je ne t'esprais plus, tu sais !
       - Excusez-moi monsieur, mais j'ai t priv de sortie pendant une
semaine !
       - Mmmhhh... Je prfre ne pas savoir pour quelle raison !
       Gabriel rougit jusqu'aux oreilles.
       - Je crois que j'ai fait des btises monsieur. Mais je suis venu quand
mme !
       - Un bon point pour toi, Gabriel."

       Il l'avait suivi jusqu'au salon. Le petit s'avrait assez  l'aise. En
quelques minutes d'une discussion banale il abaissa dfinitivement sa garde.

       "Vous voulez voir mes sous-vtements alors ?"

       Gabriel lui souriait, malicieux. Luis tendit la main pour entortiller
autour de son doigt une mche blonde. Il se leva du canap pour tirer les
rideaux ; Gabriel le comprit comme le signal autorisant le "spectacle". Il ta
son sweat-shirt. Luis reconnut instantanment le body fleuri habilement
subtilis par l'enfant la semaine dernire. Il s'ajustait impeccablement sur le
torse ple et glabre du pr-adolescent. Coquet, il rajusta la bretelle droite
et interrogea du regard son unique spectateur. La bouche-be de son hte
l'incita  dboutonner puis se dbarasser de ses baskets et son jean blanc. Le
jeune homme admira l'entre-cuisse parfaite du petit tre. Personne n'aurait
souponn un sexe mle dissimul sous le chaste coton. Luis plaqua ses deux
mains sur les hanches dlicates de l'enfant. Il tait secou par un violent
sentiment d'admiration mlang de dsir. Il se contenta d'embrasser l'abdomen
dlicatement recouvert du tissu fminin puis, redressant la tte plongea ses
yeux dans ceux du jeune modle.

       "Tu es magnifique, Gabriel. Absolument superbe !
       - Merci. C'est gentil. Ca vous plait vraiment ?
       - Oui. Sincrement oui. Je comprends maintenant... Que tu es... sexy !
       - Merci !!!" Gabriel rougissait  nouveau mais cette fois-ci de joie. Il
frotta de lui-mme son ventre contre les lvres masculines. Luis poursuivit ses
embrassades tout en laissant ses doigts glisser vers les globes fessiers galbs
par le body moulant. Il n'osait ptrir le derrire offert mais ne manquait pas
de picorer l'abdomen offert. Enfin il consentit  relcher l'enfant. Le petit
opra un demi-tour sur lui-mme afin de susciter une nouvelle fois l'admiration
de l'adulte, puis spontanment entoura de ses bras graciles le cou de Luis.
Persuad de l'authenticit de l'enthousiasme manifest par le grand garon
brun, il jouait  le sduire. Luis l'enserra au niveau des hanches et lui
indiqua ses genoux pour s'asseoir. Le petit obtempra. Ils changrent un long
regard complice puis Gabriel accepta d'changer un baiser passionn avec Luis.
Leurs langues se mlangrent timidement. comme affoles par la transgression de
la bonne moralit.

       Quelques instants plus tard, Luis abandonnait la bouche de l'enfant.

       "Bon sang, qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai ador t'embrasser Gabriel !
Pourtant je ne suis pas...
       - PD ?
       - euh...
       - Je veux bien tre votre fille si vous voulez ! J'ai dj le body, je
peux poursuivre !
       - C'est  dire ?
       - Je peux trouver des petites culottes, une jupe, un chemisier... Comme
a je serai une fille ! Je m'habillerai en fille, vous me parlerez comme  une
fille !"

       Luis fixa l'enfant. Il tait srieux. La proposition le drangeait
moralement mais l'excitait phyisiquement. Il caressa la joue veloute puis
acquiessa silencieusement.

       "Tu es si... mignonne.
       - Voil, oui, mignonne. Je suis une mignonne petite fille..."

       Ils s'embrassrent  nouveau.

       Longuement.

       Maria Callas achevait son rcital. Gabriel et Luis entamaient le leur.

VIII -

       Le coeur battant  tout rompre dans sa poitrine, Gabriel se masturbait
avec une nergie particulirement intense. Il gmissait ouvertement en fixant
son pnis superbement dress. Les doigts de sa main gauche vinrent titiller les
testicules glabres, clochettes surexcites. Il ne pouvait plus tenir. De longs
jets blanchtres ruptrent du minuscule cratre pnien. Son abdomen se
contractait sous la pression et tout en poursuivant ses gmissements, sa
poitrine servait de rceptacle  la liqueur fertile de l'enfant. Epuis, il
rejeta la tte en arrire, pour l'instant satisfait. Sa verge restait au
garde--vous, tmoignage de l'intense motion qui le ravageait depuis quelques
heures.

       Il pouvait encore sentir les mains palper son derrire, ses seins, sa
bouche. Les doigts magiques l'auraient fait hurler de dsir s'il ne s'tait
suffisamment contrl. Lorsque Luis avait consenti  le laisser quitter
l'appartement, Gabriel s'tait rfugi dans sa chambre pour achever l'oeuvre
dbute par son nouveau matre. En fait, il aurait ador que Luis le soulage en
emprisonnant son btonnet au creux de sa paume mais le jeune homme avait sembl
reprendre ses esprits  un moment prcis... En fait  l'instant mme o aprs
avoir tritur la pointe de ses seins rigs eux aussi, il l'avait embrass dans
le cou. Gabriel aurait aim lui que Luis poursuive ses attouchements. Son jeune
corps moite rclamait ouvertement les mles caresses mais aprs un ultime
baiser sur ses lvres charnues, le garon brun lui avait demand de se
rhabiller.

       Gabriel en fut surpris, du et, pour tout dire, bless. Il avait alors
lanc un regard sombre  son amant fugace mais ce dernier n'avait pas sembl y
faire cho. Il avait aid le petit  se rajuster puis aprs l'avoir serr
fortement dans ses bras, lui avait fait promettre de "revenir le plus vite
possible". Bien sr, Gabriel avait ressenti le dsir masculin de ce jeune homme
dsirable mais, brusquement refroidi par le soudain dsintrt ouvertement
manifest le petit garon s'interrogeait sur l'utilit de retourner 
l'appartement de cet tre curieux.

       Le jus de ses fruits s'talait en large gouttes sur son torse plat. Il
joua de l'index quelques instants avec le liquide pais. Et puis embrasser cet
homme c'tait tromper Thomas... son ami, son amour... Cet Homme ! Gabriel
sourit de sa propre hypocrisie. Il n'avait qu'une envie : jouer les adorables
fillettes auprs de ce sublime garon. Car il tait d'une beaut ravageuse !
Grand, brun, les yeux gris, le nez droit et mince, les bras muscls, Gabriel
succombait  nouveau en se remmorant les dtails de l'anatomie de son nouvel
ami. Et ce qu'il avait senti tout contre son derrire lorsque leurs jeux
amoureux les avaient entrans dans des positions indcentes, laissait prsager
des instants de plaisirs intenses. Thomas apparaissait comme bien jeune
alors... Mais il adorait son petit ami et n'envisageait pas un seul instant de
le plaquer, froidement, militairement. Quel casse-tte !

       "Gabriel ! Gaby ! Rveille-toi ! Mais qu'est-ce que tu as  dormir comme
a ?"

       Lov dans les draps froisss de son lit, le jeune garon eut beaucoup de
mal  replacer le propritaire de la voix fminine qui venait de l'extirper
d'un sommeil lourd. Il se frotta les yeux, grogna puis identifia son
interlocuteur.

       "Maman !Mince, j'ai fait un rve...
       - Quel rve ?
       - J'ai rv qu'un inconnu habill tout en noir... Oh, laisse tomber..."

       Il s'habilla rapidement puis suivit sa mre  l'tage infrieur. Gabriel
reprit ses activits normales, banales, quotidiennes. Fils unique il tait gt
par ses parents et sa famille d'une faon gnrale. Les jeux abondaients, les
jouets galement. Son choix se porta sur la console vido mais au bout de
quelques instants il du se rendre  l'vidence. Il s'ennuyait. Sur l'cran, les
monstres et les hros dfilaient mais si les premiers prenaient l'apparence du
grant du magasin o il avait subtilis (entre autres) la petite culotte, les
seconds avaient tous le visage de Luis. Luis. Luis, encore et toujours Luis. Le
coeur de nouveau chavir, il quitta les commandes du jeu, se redressa
brusquement et regagna rapidement sa chambre. Quelques instants plus tard il en
ressortait, son sac  dos en bandoulire.

       "Je vais chez Thomas, m'man. A plus !"

       Il mentait.

IX -

       La tte renverse, les lvres entrouvertes, Gabriel s'offrait comme une
Scarlett O'Hara  son Rett Butler. Toute volont de dfense anihile, il se
laissait goter avec des roucoulements d'approbation et d'encouragements. Il
pressait la nuque de l'homme pour mieux apprcier encore les baisers
enthousiastes dposs dans le creux de son cou.

       Le sac  dos trainait sur le sol, tmoignage de l'urgence pour le petit
de se faire aimer par son nouvel amant. Il s'enroulait dans ses bras, devenait
aussi souple qu'une liane, rclamait de l'amour, offrait ses lvres pulpeuses,
son corps malingre, son dsir immense. Luis rpondait  ses attentes au mieux.
Tout en picorant le cou, la bouche et les pomettes de son amant puril il
glissait ses mains sous le tee-shirt sage pour deviner une brassire dont il se
promettait une exploration prochaine. Le short dboutonn du petit laissait
dj entrapercevoir une culotte parseme d'adorables coeurs bleus.

       Gabriel encourageait Luis  le dshabiller entirement, except ses
sous-vtements dlicats. Le jeune homme rpondit instantanment  ses attentes.
Il dlaa conscieusement les baskets, pu admirer les socquettes assorties  la
culotte qu'il rvla au grand jour aprs avoit t le short devenu inutile.
Enfin il exposa la brassire, inutile mais ravissant protecteur de la poitrine
du petit. Luis se recula, tandis que Gabriel disposait ses mains dans son dos
pour laisser "son" homme l'ausculter. Le visage admiratif de Luis lui fit
mettre un rire de gorge confus.

       "Quelle magnifique fillette que voil !
       Gabriel sentait son ventre se gonfler de plaisir.
       " Je n'ai jamais rencontr de petite fille aussi sduisante. Que tu es
jolie !!!"
       Gabriel rejeta sa chevelure en arrire. Il avait bien fait d'opter pour
cet ensemble coordonn. Son amant tait visiblement sous le charme de sa
juvnile et fminine apparence. Il lui souriait, complice, coquin... coquine.
       "C'est pour toi, Luis".

       Il venait naturellement de tutoyer son amoureux. Normal. Il marquait des
points trs importants avec sa lingerie et, grandi, se sentait dsormais
l'gal, au moins en amour, de son compagnon. Luis d'ailleurs ne s'en offusqua
pas. Au contraire. Il mit un genou  terre devant Gabriel et enserrant les
fragiles hanches entreprit d'embrasser longuement le ventre arrondi du petit.
Ses mains ptrirent lentement les globes fessiers protgs par la culotte aux
coeurs bleus. Gabriel observait son amant picorer et lcher parfois son
nombril. Il pouvait sentir aussi les doigts oser franchir la barrir symbolique
de l'lastique de sa culotte. Il ptrit nerveusement la tignasse brune de son
compagnon tout en devinant son sexe s'riger dans le fond de sa petite culotte
de fillette. Il n'avait pas prvu qu'une rose puissante viendrait natre au
coeur de son sillon fessier et son btonnet, grossi par le dsir d'tre aim
quittait le bastion anal pour tendre le coton de la culotte.
       Luis venait d'aborder le sommet de la culotte qui enserrait le ventre de
l'enfant. Son menton ressentait les -coups distribus spasmodiquement par le
sexe du petit garon. Il recula son visage et, dlicatement, carta l'lastique
bleu qui s'enfuyait entre les jambes. Le petit pnis, saisissant cette
occasion, s'extirpa de la cage fessire et apparut, terriblement rig, 
quelques millimtres des yeux de Luis. Le jeune homme observa ce fier
appendice. Il tira davantage encore sur l'lastique pour faire merger les deux
olivettes glabres du garonnet. Ses longs doigts de pianiste vinrent effleurer
les jeunes bourses. Gabriel gmit. Lentement l'homme flatta la colonne dlicate
de l'enfant. Elle apprciait l'hommage et se gonfla encore davantage.
       Gabriel admirait la dlicatesse de Luis. Humili par l'apparition
incongrue de sa bite, il devinait aux approches subtiles du jeune homme que
celui-ci, surpris, se voulait l'amant du corps tout entier de Gabriel. Il ne
semblait pas familier des sexes rigs de petits garons et cette candeur
renforait l'amour de l'enfant envers Luis. Lorsque la pointe de la langue
titilla son membre turgescent, Gabriel gmit, son torse soulev par une
profonde expiration. Il ptrissait nerveusement la chevelure amie ; la langue
se fit plus entreprenante, inondant son appendice devenu norme (toute
proportion garde) de salive rafrachissante.
       Pinc entre l'index et le pouce, le membre accepta de dvoiler le gland
superbe du jeune garon. Luis entreprit de faire coulisser la membrane
protectrice. Gabriel gmissait de plus en plus fort. Le dsir tait si puissant
que des clairs pisodiques naissaient au creux de ses hanches pour agiter de
soubressauts nerveux la colonne de chair. Enfin Luis se dcida  guider le
gland sur ses lvres. Les yeux clos il les entrouvrit pour laisser l'intrus
pntrer sa bouche. Gabriel l'y aida activement. La chaleur tropicale qui y
rgnait lui convenait tout  fait. Il entreprit un lger va-et-vient. Luis,
manifestement tonn, se laissait pntrer sans raction. Enfin ses doigts
emprisonnrent les couillettes pour inciter l'enfant  mieux jouir encore. La
langue s'activa bientt autour du gland lastique du garonnet. Gabriel grogna
plus fort encore ; il rclamait les attentions dlicates de son partenaire
autour de son membre venu trouver refuge au coeur de sa bouche.
       Luis s'habitua assez vite  l'intrus. Il oscilla de lui-mme son visage
afin de faire coulisser le membre de Gabriel. Sa bouche, arrondie autour du
sexe dress, semblait maintenant apprcier l'hommage et les suions succdaient
aux lchages. Gabriel ne tenait plus : une bouche avide titillant son pnis, des
doigts habiles pressant ses jeunes testicules, d'autres flattant son derrire
rebondi, il allait invitablement jouir. Il retira prestement son colosse
miniature mais il tait trop tard. En couinant bruyamment il jacula longuement
sur le visage offert de son compagnon.
       A bout de souffle il osa contempler le visage macul de Luis qui faisait
dj disparatre les longues tranes blanches  l'aide d'un kleenex adquat.
Mortifi il s'apprtait  s'excuser mais le jeune homme lui glissa :

       "La prochaine fois, chrie, je goterai  ton jus. C'est pch de perdre
une telle liqueur !
       - Oh, Luis !!! Je... Je t'aime...
       - Moi aussi, Gaby chrie. Maintenant je le sais".

       Leurs langues se mlrent  nouveau. Le pacte d'amour tait scell.

- FIN DE LA PREMIERE PARTIE -


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User: Lt_Ripley
E-mail: ltripley2000@yahoo.fr
SUJET: GABRIEL (2me partie)

Histoire envoye dans notre forum des 'Histoires Taboues' le 1er septembre 2001.



GABRIEL - IIme PARTIE -

X - MENSONGE

Des mains. Deux, trois puis quatre et enfin cinq et six effleuraient son corps.
Le visage, bien sr mais galement le dos, les hanches, les cuisses, l'abdomen,
la poitrine, les fesses, le sexe. Il aurait voulu en saisir au moins une, juste
une pour contrler ses agissements. Il oscillait sa tte de gauche  droite, de
haut en bas mais il ne parvenait jamais  apercevoir les doigts indcents. Il
lutta encore un peu, par principe, pour conserver un semblant de dignit mais
il le savait dj : il n'tait pas de taille. Comme un appel silencieux,
lorsque le jeune corps dcida de rendre les armes et s'abandonner, les mains
entreprirent de le caresser ouvertement et subtilement. Les yeux clos il les
devinait le long de ses cuisses, sur la pointe de ses seins comme un prlude 
l'invitable. Elles ne dtromprent pas ses attentes. Une paume s'empara
dlicatement de ses bourses, les dessina suavement et, satisfaite, les ptrit
tendrement. Une autre s'enroula autour de sa verge terriblement tendue pour
l'encourager  s'tirer davantage encore. Il rlait doucement et, soumis 
l'invisible loi des Mains, entrouvrit largement ses cuisses de lui-mme. Deux
autres mains approuvrent en flattant l'aine parfaitement glabre du petit. Son
sexe soyeusement enserr il ne lui restait plus qu' subir une pousse lgre
dans son rectum. Il tenta de se dgager, refuser l'inquisition de son intimit
pourtant brlante mais, patiemment, ondulation aprs ondulation sur sa peau
veloute, les deux mains l'incitrent  les laisser oprer. Quelques instants
plus tard il se sentit infiltr profondment. Il grognait. La bouche
entrouverte. De la salive s'chappait parcimonieusement pour former une rigole
jusqu' son cou gracile, ornement d'une croix soutenue par une chanette
dore. De longues minutes encore il se sentit ptrit et auscult. Il n'avait
plus aucune dignit et s'offrait sans vergogne. Les deux dernires mains
caressaient ses cheveux, ses joues, sa bouche. Un doigt vint se ficher entre
ses lvres. On et dit un biberon de bb tant l'intrus paraissait
caoutchouteux, trs doux, sucr mme. Alors il sua passionment l'organe
retenue prudemment par ses quenottes. Il pouvait sentir une terrible chaleur
autour et  l'intrieur de lui. Surtout au niveau de son derrire, maintenant
puissamment explor. Deux, trois, quatre doigts russirent  se frayer un
chemin au coeur de sa valle sombre. Elle forait l'ouverture et, au lieu de
les expulser, il les accueillait avec bonheur, ondulait ses fesses pour mieux
les inciter  l'avilir davantage encore. Il transpirait abondamment. Une voix
suave mais trangre se manifestait, venait rompre le charme. Pourtant c'tait
bien lui. "Gabriel ! Gaby !!!" Cette voix...

"Maman ? Que... qu'est-ce qui se passe ? Quelle heure est-il ? Je suis o ?
Je...
- L, l, c'est bon, c'est moi ! On dirait que tu as fait un cauchemar !
Regarde-moi a, tu es tout tremp... Mais qu'est-ce que tu as en ce moment ? Je
te sens bizarre... Je venais juste te rveiller. Il est tard maintenant.
Bientt dix heures.
- Dix heures... rpta Gabriel, redress dans son lit, veill mais incapable
de reprendre contact avec la ralit.
- Oui. Et ton copain Thomas a appel. Il voulait t'avoir. Je lui ai dit que
j'allais te rveiller. Il arrive. Tu devrais te lever chri et venir prendre
ton p'tit dj. Ca va ?"

Le flot de paroles avait achev de lui faire reprendre contact avec le monde
rel. Il constata horrifi qu'une terrible rection malmenait sa verge. Fort
heureusement les couvertures masquaient partiellement la bosse de son sexe. Sa
mre ne fut peut-tre pas dupe mais elle n'en laissa rien paratre. Elle
auscultait du regard son fils tremp de sueur.

"Quelle ide de dormir avec des couvertures, aussi. Enlve-a.
- Oui !!! Je vais le faire !!! Mais laisse-moi pour l'instant. Je descends."

Il l'embrassa pour la rassurer. Elle obtempra, heureuse de sentir son fils
revivre. Elle l'abandonna, le temps pour lui de s'extirper de son lit. Un rve.
Quel rve ! Entirement nu, il observa sa verge commencer  reprendre sa
dimension normale. Quelle intensit ! Ces mains... Il ne saurait sans doute
jamais pourquoi ces six mains sur le pourtour de son corps... Six...
Suisses...Luisse...Luis... L'association d'ides lui parut trop norme et
pourtant, Gabriel n'imaginait pas une autre personne que Luis le triturer,
l'explorer, le flatter avec autant de prcision, de violence aussi. Luis... Un
sourire rvlateur fleurit sur ses lvres. Mon Luis, mon amour, mon amant, mon
homme...

Gabriel se laissa tomber sur la couverture, bras et jambes cartes. Pourquoi
n'tait-il pas l pour le caliner au saut du lit ? Il avait le droit maintenant
! Il le revoyait hier le serrer longuement dans ses bras, presser sa bouche de
ses lvres adorables, distribuer une ultime caresse sur son derrire rebondi et
enfantin... Quel dchirement a avait t de le quitter ! Vivement...
vivement... vivement quand ? Aujourd'hui ? Ses absences rptes ne
manqueraient pas d'veiller rapidement le naturel souponneux de sa mre et
Thomas deviendrait vite un alibi friable. Surtout s'il commenait  appeler au
lieu de passer directement ! Dieu sait ce qu'il avait racont  sa mre !

L'enfant enfila un short, un tee-shirt, glissa ses pieds nus dans une paire de
tongues et dvala l'escalier, songeur. Il fallait trouver un moyen...

Le petit djeuner expdi, il gagna le jardin-potager. Il emprunta la
balanoire et rflchissait  l'laboration d'un plan possible... Luis...

"Coucou !"

Thomas souriait de toutes ses dents blanches. Gabriel sentit une lueur sombre
envahir son regard d'ordinaire bleut. Il se ressaisit rapidement pour stopper
son lan, et adresser un chaleureux bonjour  son ami. Ils se dirigrent
prudemment  l'abri d'un arbre centenaire pour trouver un peu d'intimit en
cette matine radieuse. Thomas enroula ses bras autour du cou de Gabriel.

"Oh ! Tu as toujours mon cadeau ! s'exclama joyeusement le petit garon en
triturant la chainette dore
- Bien sr, chri. C'est ton cadeau. Merci mon amour." Il sentait sa voix plus
grave qu' l'accoutume. Thomas en fut troubl
"Gaby... Tu... Tu... on aurait dit un homme... Je veux dire un "grand"... Ca me
plait bien..."

Gabriel embrassa  pleine bouche son petit ami qui le laissa le dguster
vigoureusement. Il se serra davantage contre son ami  la chevelure blonde et
ondula ses lvres au rythme effrn dvelopp par son amant. Lorsqu'il le lcha
enfin, Thomas eut du mal  retrouver son souffle.

"Tu as bouff du lion ce matin !"

Gabriel lui souriait, heureux. Il dposa un baiser lger sur les lvres fines
du garon lgrement plus petit que lui.

"Je t'aime tu sais.
- Moi aussi Gaby... Tu es drle ce matin... Que veux-tu faire aujourd'hui ?
- En fait j'ai besoin de toi...
- De moi ? Pour quoi ?
- Et bien il faut que j'aille  l'cole...
- A l'cole ? Mais on est en vacances forces depuis que Monsieur RIPELET est
malade !
- Justement ! J'ai oubli mon pull dans la classe...
- Et alors ? Tu le retrouveras demain ou aprs-demain...
- Ma mre me tuera si elle s'apperoit que je l'ai laiss l-bas... Tu ne la
connais pas... Alors j'aurai voulu que tu lui dises que nous allons passer une
partie de la journe ensemble. Pendant ce temps-l moi j'essaierai de rcuprer
ce pull...
- Et aprs tu viendras me voir ?
- Euh... Bien sr si je peux... J'espre que le gardien ne sera pas l...
Enfin, il faut que je vois, quoi...
- Comme tu voudras Gaby. Ca m'ennuie un peu de mentir  ta mre tu sais. Elle
est gentille.
- Je sais. Mais je n'ai pas le choix...
- Bon, bon, d'accord. Allons-y"

Quelques minutes plus tard ils quittaient ensemble la maison de Gabriel. Ce
dernier embrassa discrtement le petit dans la rue et l'observa s'loigner
aprs lui avoir fait un dernier signe de la main. Il avala difficilement sa
salive.

Pour la premire fois, il venait de mentir  son meilleur ami... son adorable
meilleur ami... son excitant petit ami... son chaleureux ami... son chaleureux
amant... son... Luis...

"J'arrive" murmura-t-il.

XI - LUXURE

Les scrupules de Gabriel avaient finalement fondus durant le court trajet qui le
sparait encore de Luis. Luis. Un prnom peu banal en vrit pour cette rgion.
Il faudrait qu'il lui demande d'o il venait... Et puis non peu importe ! Il
tait beau, fort et plus que tout il l'aimait. C'tait suffisant.

"Tiens, ma petite fille est de retour !"

Le coeur de Gabriel vola en clats dans sa poitrine menue. Luis l'accueillait
de la plus belle faon qui soit. L'enfant eut presque honte de se prsenter
aussi... masculin devant lui. Il hsita un instant. Le jeune homme souriant
entrouvrit ses bras mais en restant assis  son bureau. Il s'tait content
d'un tonitruant "entrez !", subodorant sans doute sa juvnile visite. Gabriel
se jeta littralement contre son ami. Il accepta avec un ronronnement de chaton
le baiser sur sa chevelure et les caresses appuyes le long de ses omoplates
jusqu' son derrire prominent. Les yeux clos il offrit ses lvres, gage
d'amour. Luis y dposa un dlicat baiser.

"Je vais me changer si tu veux bien, Luis. Et je reviens !
- Va, princesse, va."

Il s'enfuyait dj lorsque le mot "princesse" tinta comme un clat de cristal 
son oreille. Il fit volte-face et qumanda un nouveau baiser que,
charitablement, Luis lui adressa. Ravi, il abandonna le jeune homme pour se
diriger  gauche dans le couloir vers une pice plus petite encore que le
salon, moquette de bleu au sol, lambrisse jusqu' mi-hauteur des murs.
Gabriel extirpa de dessous le lit trs bas, la brassire et la petite culotte
de la veille. Il prit le temps de les ajuster parfaitement et  demi-nu gagna
de nouveau le salon. Luis admira silencieusement cette crature fline qui
venait d'apparaitre devant lui. Le teint ple de son piderme faisait ressortir
davantage les dessous particulirement coquins pour ce petit tre aux cheveux
de soleil. Luis lui dcocha un sourire admiratif. Il allait se prcipiter
lorsque le jeune homme l'interrompit silencieusement en dsignant l'tagre sur
laquelle reposaient nombre d'ouvrages aussi htroclites les uns que les
autres. Gabriel repra un certain Alister Crowley. Non pas que ce nom voqua
quelque chose de particulier en lui mais parce qu'un pictogramme s'talait sur
les trois volumes consacrs  cet auteur. Et l, par contre, il en tait sr,
il avait dj vu ce symbole quelque part. Il hsita  prendre un des livres
mais un "non, juste  ct" distill par Luis l'incita  deviner  gauche un
catalogue. "Oui, c'est a". Intrigu, l'enfant dgagea le volumineux ouvrage 
l'aide de ses deux mains et l'apporta  son hte.

"Grimpez mademoiselle. J'ai besoin de vous"

Tout heureux, Gabriel se cala sur les genoux offerts de son ami qui en profita
pour enserrer sa taille et lui baiser son oreille et sa chevelure. Le jeune
homme entrouvrit le catalogue. Il s'agissait de ces articles  commander par
correspondance, tlphone ou e-mail. Gabriel le laissa feuilleter rapidement en
devinant dj les projets de son amant.

"Je crois que nous allons nous offrir quelques vtements, Gaby chrie. Tu veux
bien ?
- Tu veux prendre quoi ?
- Regarde bien... Voil ! Que penses-tu de cette jupette ? Et de ce chemisier
?"

L'enfant tait aux anges. Son petit ami lui proposait d'acheter des vtements
de fillette ! Ca l'excitait terriblement. D'autant que la main gauche de
Francis ne restait pas inactive. Elle avait remont la cuisse pour pouser la
culotte avec insistance, puis l'carter et plonger vers l'appendice rig de
l'enfant. Il massait doucement la colonne pour la faire grossir. Gabriel se
tortillait dj.

"Alors, qu'en penses-tu ?
- Ca me plairait beaucoup, Luis ! Tu es vraiment gentil !
- Toujours avec les petites filles adorables..."

Gabriel gmit ouvertement. Luis le caressait avec prcision. Il nota sur une
feuille quadrille les rfrences adquates puis, referma le catalogue.

"Il faudra compter une semaine, tu sais, avant que tu ne puisses te pavaner
ici, ma chrie.
- Ce n'est pas grave Luis, j'attendrai. Tu m'aimeras quand mme, dis ?
- Ca oui, rassure-toi ! rpondit Luis en riant
- J'aime tre avec toi. Tu es si gentil..."

Il se laissait ptrir le ventre nu et offert. Renvers sur le torse du jeune
homme, il avait cart les cuisses trs largement afin d'offrir  son ami la
plus grande facilit d'accs  son intimit.

"Je sens ton... truc, Luis, sous mes fesses... Tu veux que je le sorte ?
- Tu crois chrie ?
- Oh oui, a sera mieux pour lui !
- Si tu le dis..."

Gabriel joignit le geste  la parole. Il souleva son derrire et d'une main
experte parvint  dboutonner Luis. Il dgagea le sexe du jeune homme puis se
rinstalla confortablement. Entre ses cuisses il vit apparatre le sexe
semi-rig de son amant. "Qu'elle est belle !" pensa le petit garon travesti.
Il referma un peu ses jambes pour sentir l'objet de chair. Luis continuait 
embrasser "sa fillette" dans le cou, tout en massant la poitrine  travers le
tissu de le brassire.

Gabriel tait trs excit. Les pans de la culotte carte laissait son membre
vigoureux observer le plafond tandis que le sexe de Luis, trois fois plus
pais, trs sombre avec  son extrmit le gland rose-gris, mergeait d'entre
ses cuisses et dpassait facilement la verge enfantine. Gabriel orienta sa
bouche vers celle du jeune homme brun afin qu'il gote  sa langue excite. Il
rpondit avec enthousiasme  sa demande en retenant le dos de son petit
compagnon d'un bras muscl. Gabriel pressait nerveusement le gland de son ami
contre sa petite colonne ; il salivait terriblement, trop heureux de sentir la
rigidit masculine prouver le dsir suscit par sa petite personne.

Il prit appui plus encore en posant ses pieds sur les cuisses masculines. Ainsi
il pouvait observer mieux encore la rigit nerveuse de Luis qui ptrissait ses
jeunes seins  travers la brassire. Gabriel gmissait ouvertement, d'autant
que son amant venait parfois masturber sa verge grossie. L'enfant jouait avec
la verge tnbreuse. Sa main parvenait difficilement  encercler le colosse
mais il tait terriblement satisfait de dcouvrir la virilit superble de son
hte. Il aurait voulu maintenant approcher son visage trs prs de l'engin
dmesur pour en apprcier chaque circonvolusion veineuse.

Luis distribuait les mots d'amour dans le creux de l'oreille de Gabriel comme
autant de ptales de rose bnissant des maris. L'enfant, les lvres
entrouvertes, mordillait nerveusement sa langue affole. Il ptrissait la verge
de Luis, norme maintenant. Paralllement son compagnon flattait le sexe tendu
et glabre de l'enfant. Gabriel laissa tomber ses pieds dans le vide pour, de
ses cuisses enserrer aussi fortement qu'il le pu la colonne vibrante de son
ami. L'effet fut instantan. Par tombereaux, Luis dversa une crme paisse
dont les cuisses de Gabriel purent recueillir une bonne partie. L'explosion ne
s'tait pas propage par jets puissants mais la quantit de sperme vacu
hallucinait Gabriel.

Le jeune homme n'eut pas  titiller longtemps le petit garon. Subjug par le
spectacle de son ami jouissant sous ses propres yeux il fit jaillir sa semence
avec des feulements intenses. Epuiss, ils tremblaient tous deux d'avoir subi
le mme sisme, unis dans une communion d'amour et de plaisir mlangs.

Gabriel laissait son jus innonder son torse, celui de Luis stagner sur leurs
cuisses. A bout de forces il se laissait bercer par le corps puissant de son
ami dont le bouc lger sur le menton avait un peu irrit sa joue. Luis
l'embrassa encore un peu. Gabriel tait soulag et heureux.

Il en voulait davantage.

Il obtiendrait bientt satisfaction.

XI - LE BAIN

Entirement nu,  genoux, de l'eau tide  mi-hauteur des bras et des cuisses,
Gabriel ondulait dans la baignoire au rythme des attouchements savonneux de
Luis. Son an s'tait empar d'un gant de toilette et aprs lui avoir
gentiment intim l'ordre de s'immerger dans le bassin improvis, il caressait
langoureusement le jeune garon totalement soumis aux pressions du carr de
tissu jaune. Luis l'abandonna un instant pour s'emparer d'un flacon de
shampooing dont il fit extraire quelques gouttes sur la chevelure du bambin.
Lentement, ses doigts fins ptrirent avec application le jeune crne blond de
son alter-ego. Gabriel se rgalait en silence. Il se serait cru chez la
coiffeuse... Une srnit nouvelle s'infiltrait au coeur de ses organes
emflamms, son cerveau semblait rgnr, roxygn. Luis se taisait mais
pouvait ressentir combien son petit compagnon apprciait le traitement. Il
glissa un baiser sur la joue rose de Gabriel en triturant savamment la
chevelure blonde. Quelques minutes plus tard, Luis s'assura de la bonne
temprature du jet de la pomme de douche et entreprit de dbarasser son ami du
shampooing. Gabriel sembla reprendre contact avec la ralit lorsque le liquide
innonda sa colonne vertbrale et ses omoplates. Il papillona du regard, puis
s'aperut soudainement qu'une nouvelle vigueur s'rigeait entre ses cuisses.
Luis ne pouvait l'occulter, d'autant qu'il avait de nouveau souhait passer
tout le long de son corps le gant de toilette.

Luis flattait la poitrine de Gabriel. Il oscilla lentement vers le bas-ventre
mais ne parut pas autrement surpris de deviner le sexe tendu de son petit ami.
Il se contenta seulement de longuement caresser les couillettes offertes puis
le btonnet excit. Le gant irritait quelque peu l'extrmit de son sexe mais
Gabriel ne songeait pas  se plaindre. Il dsirait sentir son ami longtemps
encore s'occuper avec autant d'attention de son petit bistouri. Comme un cho 
ses dsirs, Luis abandonna le gant pour allonger sa main droite dsormais nue
jusqu'au membre rig de l'enfant. Gabriel pouvait sentir aussi les lvres de
Luis sur l'piderme humide de son dos. Il ne put retenir un gmissement.
Lorsque tout  coup il s'aperut que ses globes fessiers retenaient galement
l'attention de l'adulte, il se cambra nerveusement. A ce petit jeu il ne
pouvait rsister : d'un ct le jeune homme pressait son sac de billes et son
crayon ce qui invitablement imprimait un mouvement de balancier de son bassin,
de l'autre la main experte de l'adulte s'insrait de plus en plus dans le
sillon fessier. Un index, plus aventureux que les autres doigts parvint jusqu'
son cratre intime. Gabriel tait vaincu. Luis mordillait son dos, ptrissait
son sexe et dsirait pntrer son petit trou. Il ne pouvait et ne voulait pas
lui dplaire ; mais cette situation tait nouvelle pour lui ! S'il avait dj
insr sa mini-queue dans l'anus offert de Thomas, jamais il ne lui tait venu
 l'ide de laisser Thomas le pntrer.

Pour Luis, c'tait diffrent. Il voulait plaire  son ami, tre parfait...
enfin, parfaite ! Et une gentille fillette se doit de faire des efforts pour
tre agrable  son amoureux... "J'en veux" se surprit-il  murmurer. Luis
choisit cet instant pour quitter sa raie mais le rpit fut de courte dure.
Gabriel cria lgrement. Un liquide froid s'insrait au creux de son derrire.
Un instant plus tard l'index curieux de son ami massait doucement son ouverture
consentante. Gabriel tirait la langue, ondulait du bassin, manifestait son
plaisirs par grognements syncops. Bientt la pastille cda. Gabriel accepta
difficilement l'intrus en l'enserrant nerveusement. Il comprit l'utilit du gel
douche dont Luis avait enduit sa raie culire. Lentement le jeune homme,
faisant coulisser son doigt parvint  faire pntrer et son organe et le
liquide visqueux. Gabriel s'imaginait transperc par un pieu aux dimensions
impressionnantes. Son ami poursuivait ses embrassades sur ses paules, ses
omoplates, son bassin, ses pressions sur ses parties intimes et rassur,
Gabriel calma ses apprhensions en reculant son derrire vers le doigt trop
curieux. Il le sentit brusquement plonger au coeur de son anatomie. Il gmit
trs fort mais fut heureux de l'exploit accompli et le manifesta en se
redressant lgrement. Luis entreprit alors un va-et-vient continue dans le
canal dcouvert. Pour l'enfant a n'tait ni bon ni mauvais mais la
masturbation incessante de son piquet ne pouvait le laisser insensible. En
conservant l'index au creux de son derrire il prit uniquement appui sur ses
genoux, plaqua ses mains sur le rebord de la baignoire et, haletant, laissa
s'chapper de son mat, de longues gicles de plaisir blanchtre. Durant de
longues secondes encore, Luis poursuivit ses attouchements le long de la
colonne enflamme du petit sans omettre de laisser son index coulisser dans le
canal puril. Il changrent enfin un long baiser passionn.

Emmaillot d'un peignoir trop grand pour lui mais trs efficace pour effacer
les dernires traces d'humidit, Gabriel, un bras autour du cou de Luis se
laissa transporter jusqu'au salon. Il souriait de toutes ses dents blanches,
puis par le traitement intense que venait de lui dispenser son mentor. Luis
serra l'enfant contre lui, distribuant des "mon petit roi"  son oreille.
Gabriel avait dj remarqu combien les sous-vtements fminins avaient un
effet excitant sur Luis ; le regard du jeune homme brillait d'une intensit
nouvelle, son visage s'animait, ses gestes s'affirmaient plus nerveux. L,
totalement nu, il redevenait un simple petit garon mais Gabriel comprit  quel
point Luis l'aimait : ne venait-il pas de lui murmer "mon petit roi" ? Mon
Petit Roi ! Pas Reine ! ou Princesse ! Mais Roi ! Il mit un roucoulement
satisfait. Il sentait son amour grandir davantage encore pour cet garon aux
bras puissants,  la musculature avantageuse et pourtant finement cisele, au
visage carr, solide, mystrieux aussi... Il s'abandonnait, totalement dtendu
dans les bras de son ami. Son derrire manifestait par impulsions lectriques
le souvenir lgrement douloureux de son exploration mais Gabriel n'y prenait
pas garde. Luis avait regagn le fauteuil de son bureau, l'enfant allong dans
le peignoir entre ses bras.

Gabriel ficha entre ses lvres son pouce en adressant un regard azur  son
ami. Il rpondit au message admirable et invisible en dposant ses lvres sur
le front anglique. Gabriel entendit les premires mesures d'une chansonnette
inconnue mais dont il ne connaitrait jamais la fin.

Il s'endormait.

XII - CALME

Trois jours s'taient couls depuis la dernire visite de Gabriel chez Luis.
Enferm dans la maisonnette familiale il ressassait les instants doucereux mais
combien traumatisants passs en compagnie du jeune homme lanc. Il le savait.
Son amour grandissant prenait le pas sur la ralit de chaque instant. Rien
n'avait chang pourtant. Son univers personnel restait identique. Tout au plus
Thomas s'tait-il plaint de ne pas tre l'objet de toutes les attentions de son
meilleur ami mais  part a tout allait bien. Alors quoi ? En fait,  l'issue
de ces trois jours, Gabriel conclut qu'il avait juste eu besoin de rquilibrer
sa vie. Un feu intrieur l'incitait  se prcipiter de nouveau chez Luis pour
tre calin, cajol, flatt, caress mais, il parvenait  calmer ses ardeurs
pour s'intresser  ses cours,  sa maman et  Thomas, son unique ami. Gabriel
tait un petit garon exalt et lors de sa premire rencontre avec son petit
copain il avait senti sa poitrine se soulever de bonheur... Ces lans avaient
rarement eu lieu avec d'autres, aussi avait-il pris un soin mticuleux
jusqu'alors  s'intresser  la vie de Thomas, au point de tomber amoureux.

Il ne s'en tait pas aperu. Ces sentiments s'taient insidieusement glisss en
lui le jour o ils avaient changs leur premier baiser. Rapidement il avait
pris l'ascendant sur l'enfant au regard de biche. Enhardi par une totale
soumission de son camarade, il l'avait un jour dvtu entirement puis aprs
mille et un baisers changs, tait parvenu  le convaincre de se faire
sodomiser. Le petit avait cri dans le coussin plaqu sur sa bouche pour
touffer sa douleur puis longuement pleur dans les bras de son bourreau.
Gabriel en avait pris peur, boulevers d'avoir fait souffrir son ami. Thomas
lui garda rancune pendant une semaine mais l'appel du coeur fut salvateur ; de
fougueuses embrassades et de divines caresses les rapprochrent de nouveau.
Depuis leurs jeux se limitaient  des attouchement prolongs, des changes
buccaux, des promesses d'amour immortel.

Hier ils avaient pass l'aprs-midi dans la chambre de Gabriel  se dcouvrir
du bout des doigts leurs extrmits riges. Cet aprs-midi, seul, il
s'adonnait avec bonheur  un niveau particulirement ardu de son jeu vido
prfr. Sur le point de remporter enfin la victoire, il ne quittait pas
l'cran une seconde, s'empchant mme de cligner des yeux. Mais soudainement il
lcha la commande du joystick. Le symbole !!! Il se souvenait parfaitement !!!
Son adversaire virtuel arborait firement sur l'avant-bras le symbole entrelac
qu'il avait observ sur les trois volumes consacrs  Alister Crowley chez Luis
!!!

Gabriel s'empara de l'emballage du jeu. "Attention ce jeu ne convient pas...
gngngngn...( "on s'en fiche de a !" maugra-t-il) "Pour remporter le combat
("Ah ! Voil qui est mieux !"), il vous faudra affronter le MAAL, cyclope
universel, et vous rendre ensuite  la crypte de..." Le reste prsentait peu
d'intrt. Le MAAL ! C'tait plutt drle ! Ce texte rsumait assez bien les
doutes dans sa tte.

En fait, c'tait a. Gabriel avait peur de faire une monumentale erreur, de
faire quelque chose de MAAL, enfin de mal ! Il souria de sa propre hsitation.
Luis tait adorable. Il tait devenu une sorte de grand frre dont il
s'apercevait aujourd'hui  quel point il lui avait manqu. Bon un grand frre
qui s'intressait de trs prs  son jeune corps, d'accord ! Mais un grand
frre attentionn quand mme ! Ca n'tait pas mal... Bien au contraire... Quel
plaisir ! Quel bonheur ! Quelle extase ! Le romantisme s'emparat de nouveau de
Gabriel... Il n'allait pas le fuir.

XIII - POUR LUI

Gabriel dcrocha du porte-manteau la magnifique jupette pivoine dont les larges
plis s'envolrent aussitt. Il tremblait, conscient du trsor inestimable que
reprsentait l'toffe dlicate. Il venait de nouer le soutien-gorge (de ceux
que l'on achte aux petites filles pour qu'elles jouent "aux grandes" sur la
plage : deux triangles trop larges pour une poitrine encore invisible) et la
culotte (qui dcouvrait ses hanches et plongeait entres ses cuisses en une
mince bande de coton) blancs stris de minces rayures jaunes. Souriant il
imaginait dj la raction forcment admirative de Luis. Une glace plaque le
long du mur lui permis d'admirer sa plastique parfaite et l'rotisme dgag par
les sous-vtements de fillette l'engageait  prendre des positions de petite
vamp allumeuse. Les poings sur les hanches il admirait cette mignonne culotte
triangulaire qui disparaissait puis surgissait d'entre ses cuisses pour se
dployer  nouveau autour de ses fesses rondes. Satisfait il posa la jupette
sur le lit pour enfiler un chemiser immacul qui se terminait en deux pointes
qu'il convenait de nouer ngligemment autour de la taille afin de laisser le
nombril s'exposer aux regards de tous. Il complta sa tenue par la jupette
coquelicot. Ravi il fit un tour sur lui-mme pour la faire voleter. Il
s'imaginait Marylin Monroe au-dessus d'une bouche de mtro ! Il battit des
mains de plaisir en dcouvrant que Luis n'avait pas nglig ses pieds menus. Il
enfila des socquettes et des ballerines immacules. En les laant, il
s'imaginait petit rat de l'opra en tutu, s'apprtant  danser pour son
professeur. Son tat d'excitation prenait des proportions gigantesques, au-del
mme du simple dsir sexuel. Pour preuve sa minuscule verge grossissait bien
paresseusement en comparaison du bonheur provoqu par le contact du coton des
vtements de fillette sur sa peau. Il s'observa une dernire fois dans la
glace, dcida d'utiliser l'lastique qu'il avait observ sur le dessus de
chemine pour nouer ses cheveux en une lgre queue de cheval et s'estimant
parfaitement dsirable, adressa un baiser  la ravissante fillette en ballerine
qui l'observait dans la glace et se dirigea vers le salon.

En pntrant dans le salon baign du chaud soleil printanier il n'imaginait pas
provoquer un tel sisme. Luis, pench sur un de ces ouvrages qu'il
affectionnait tant, releva la tte pour se figer durant une bonne minute. Il
n'tait pas besoin d'utiliser de quelconques superlatifs. L'attitude prostre
du jeune homme, sa bouche entrouverte, ses doigts blanchis par la crispation
sur son stylo en disaient suffisamment sur l'intensit de son motion. Enfin,
il sortit de sa paralysie pour tendre les bras et accueillir son protg,
poupe d'amour s'amusant du regard enflamm de son admirateur. Gabriel avait
intgr le corps, l'me et les attitudes d'une petite fille mutine. Il feignit
d'ignorer le dsir concupiscent du jeune homme brun et, dsinvolte, prit place
sur les genoux de Luis. Le garon enserra cette fillette puissamment dsirable.
De ses bras puissants il la cala contre lui, se redressa puis emporta son
prcieux fardeau vers le canap. En un tour de main il le fit basculer pour
l'incliner en position lit. Gabriel s'accrocha au cou de l'homme avant de se
laisser mollement poser sur le matelas recouvert d'un tissu cossais. Il
s'assit au bord du canap, ses genoux joints, rflexe de pudeur fminine pour
viter les regards trop indiscrets. Il plongea son regard de celui de Luis.

Le jeune homme s'agenouilla. Il dposa des dizaines de baisers sur sa bouche,
son nez pointu, son menton polisson, son front parfait tout en la (Gabriel
n'avait jamais t aussi "fille") couvrant de compliments admiratifs. L'enfant
roucoulait, sous le charme.

"J'ai envie de toi, petite fille... J'ai tellement envie..."

De fait, Gabriel devina la dformation du pantalon de Luis lorsqu'il se releva.
Gabriel souriait en dsignant l'entre-jambe de son compagnon.

"Je vois a..." dit-il d'une voix flte, pour mieux s'identifier  sa nouvelle
personnalit.

Luis n'hsita pas un instant. Pieds nus, il et vite fait de se dbarasser du
pantalon et d'offrir en pture  l'enfant la vision de son caleon opprim par
l'norme tension du sexe masculin. Gabriel tendit sa main vers l'toffe. Luis
s'approcha pour faciliter la tche du petit qui entreprit de dboutonner
lentement le sous-vtement. Avec une stupfiante clrit, le serpent veineux
de Luis surgit du caleon. Surpris, Gabriel l'apprivoisa avec prcaution. La
colonne dardait son oeil rose dans sa direction. Le petit contrla son
apprhension et enserrant tant bien que mal l'norme mandrin approcha sa
bouche. La pointe de sa langue fut la premire  affronter le monstre.
Lorsqu'elle eut acheve d'enduire le gland d'une lubrification bienvenue, les
lvres s'entrouvrirent largement pour engloutir l'norme masse. Bon lve,
Gabriel s'tait nourri des conseils de Thomas qui lui avait  plusieurs
reprises demander d'viter une morsure trop douloureuse sur l'appendice
lastique. Aussi, il se contenta de ceinturer de ses lvres le gland puis de la
langue titiller le morceau de chair. Ravi Luis gmissait ouvertement. Gabriel
leva les yeux vers ceux de son homme.

"Magnifique... Tu es une magnifique fillette... Je suis trs fier de toi... Tu
es une adorable suceuse... Ca n'a jamais t aussi bon ma petite chrie... Je
t'aime normment..."

Confort, Gabriel plaa sa main droite sous les bourses velues du garon. Il
laissait ses doigts parcourir la surface irise tout en poursuivant ses tendres
pressions sur le membre rig. Luis, parfois, extrayait l'engin de la bouche
enfantine afin d'observer la dformation provoque par son calibre. De la
salive innondait le menton de la fillette au chemisier blanc ce qui acclrait
l'excitation du jeune homme. N'y tenant plus il incita l'enfant  se redresser,
se retourner et de ses bras tendus prendre appui sur la banquette du clic-clac.
Gabriel, inquiet, obtempra. Il sentit Luis soulever sa jupette, dcouvrir avec
une admiration vidente la petite culotte blanche zbre de jaune et les doigts
impatients dnouer les cordons du sous-vtement qui laissait ainsi son derrire
entirement nu.

Stress l'enfant devina que le jeune homme enduisait sa raie d'une lotion
huileuse. Les doigts s'aventurrement rapidement jusqu' son anus qu'ils
auscultrent sans mnagement. L'index puis le majeur s'insrent dans l'troit
conduit afin de faire pntrer l'onguent jusqu'au plus profond de son tre.
Gabriel, la jupe retrousse sur ses hanches se laissait patiemment explorer. Il
se sentait cartel sans mnagement et il allait se rvolter lorsqu'une voix
douce murmura  son oreille.

"Pardonne-moi d'tre aussi violent trsor mais j'ai si envie de toi... Tu es si
jolie mon amour... Tu es la fillette de mes rves. Je souhaite que tu sois ma
petite amie pour toujours mais pour l'instant j'ai trs envie de te pntrer
petite chrie... Tu veux bien ?"

Comment refuser ? Gabriel embrassa prcautionneusement les lvres de Luis en
lui rclamant beaucoup d'attention. Il subodorait la violence de la pntration
et tremblait dj...

Luis le rassura. Gabriel creusa davantage ses reins pour faire saillir sa
croupe au regard qu'il imaginait admiratif de Luis. Bientt le jeune homme
colla son gland contre le petit orifice. Gabriel le devina et s'en mu. Il ne
pourrait jamais... Mais avec une infinie patience, l'efficacit du liquide
visqueux et la bonne volont du petit, millimtre par millimtre, le gland se
fraya un chemin au coeur du bouton anal. Lorsque Luis poursuivit l'introduction
de son membre dans le conduit brlant de l'enfant, Gabriel pleura
silencieusement. Il souffrait le martyr mais pour rien au monde n'aurait voulu
chapper  son calvaire, chemin de croix de sa jouissance future. Luis ne
cessait pas de masser les paules puriles en l'incitant  se dtendre
davantage encore. Gabriel ne se contrlait plus de toute faon. L'engin avait
dvast son petit trou et il ne lui appartenait plus dsormais. Il grognait 
chacune des flatteries. Lorsque le jeune homme entreprit de faire coulisser sa
verge dans le canal sombre et dtremp du petit garon, Gabriel hurla. Luis
prit peur, tenta de se retirer mais, se ravisant  la dernire seconde, laissa
le petit se reposer quelques secondes avant de revenir  la charge. Il lui
fallut de nombreuses tentatives avant de russir  habituer le garon-fille au
coulissement de sa verge dans son conduit.

"Ca y'est mon amour. Tu as russie ! Tu es une vraie grande fille, maintenant !
C'est trs bien ! Je suis si fier mon bb ! Oh ! Je t'aime tant ! Tu vas voir,
la prochaine fois a sera bien meilleur, et la foix d'aprs encore".

Rassrn par les propos, Gabriel reprit la maitrise de son corps pour laisser
son bassin onduler autour de la queue plante en lui. Jamais il ne s'tait
senti ainsi cartel. Ce qui avait dbut comme une incroyable punition
devenait peu  peu acceptable mais le sacrifice tait immense. Il n'aurait
tolr a de personne d'autre que Luis. Il se redressa lentement, le pieu
profondment ancr dans ses fesses, pour plaquer son dos contre la poitrine de
Luis qui, jambes flchies, embrassa l'enfant dans le cou. Il devina les larmes
qui avaient form une rigole sous les yeux du petit.

"Tu es trs forte mon amour. Bravo... J'aime tant tre en toi... Je sens
que..."

Il n'acheva pas sa phrase. Gabriel recueillit, les yeux clos, au fond de sa
grotte intime la semence bienfatrice pour son canal ravag et incendi. Luis
semblait ne plus vouloir s'arrter d'asperger de sa rose le conduit anal.
Lorsque la source se tarit enfin, Gabriel offrait l'indcente posture d'une
fillette  la sage jupette souleve  demi par un colosse masculin fich entre
ses fesses. Il se laissait embrasser avec soulagement, heureux d'avoir pu
offrir autant de plaisir  son amant.

Lorsqu'il se retira enfin, Luis le fit avec d'infinies prcautions. De nouveau
il fit incliner le buste de l'enfant vers l'avant afin qu'il redresse son
derrire aussi haut que possible. Dans cette posture trs inlgante il offrait
la vision de son petit trou devenu cratre gant, incapable de retenir les
flots de liqueur masculine dont l'avait enduit le jeune homme. Sous le choc de
sa dfloration il devinait l'air frais s'insrer au coeur de son anatomie
expose mais ne parvenait pas  changer de posture. Bien lui en prit. Luis
appliqua sur sa raie ouverte une mince protection fminine, conue initialement
pour retenir les scrtions mensuelles mais qui, en l'occurence, remplirait
parfaitement son office en retenant le liquide masculin. Il rajusta les deux
boucles de la culotte jaune enfantine puis, avec une infinie dlicatesse
parvint  redresser la presque fillette sur ses pieds. Bisous appuys, caresses
scurisantes et chocolat chaud galvanisant permirent  Gabriel de se
racoutumer  la vie relle. Son derrire le faisait terriblement souffrir mais
Luis avait pris la prcaution de disposer un norme coussion bedonnant sur sa
chaise de fillette gte.

Tout en dgustant son chocolat, Gabriel avait senti la liqueur visqueuse de son
amant huiler sa gaine anale et tenter de s'chapper par le petit trou devenu
gouffre bant. La serviette l'en avait empch. Cette sensation nouvelle,
trange inquitait un peu l'enfant, il s'en ouvrit  Luis qui lui rpondit :

"Tu es une grande fille maintenant. Plus de ces petites filles qui provoquent
les hommes mais poussent des hauts cris ds que l'on s'approche d'elles. Non,
toi maintenant tu as got au sexe. Tu as eu mal je le sais mais tu verra
combien a peut tre doux, agrable, excitant lorsque l'on s'y habitue. Je
t'aime tant ma petite chrie. Tu vas voir comme cela va tre doux. Je n'ai
jamais rencontr quelqu'un d'aussi dsirable et agrable que toi. Tu as une
vraie personnalit, une vraie nature. Je suis amoureux et espre que tu voudras
vivre  mes cts. Il est trop tt pour l'instant ma princesse. Tu es devenue
une vraie jeune fille, alors repose-toi pour l'instant. Nous en reparlerons."

Ces propos un peu nbuleux ne rassurrent pas totalement Gabriel mais il se
serra dans les bras de son amant et, un peu plus confiant, lui adressa un
sourire radieux.

Gabriel avait mal au corps, pas au coeur.

XIV - LE FINAL

Transfigur, Gabriel errait dans la maisonne familiale. Depuis la douloureuse
dilatation de son conduit intime par Luis, il se sentait une nouvelle vigueur,
une nouvelle nergie, une nouvelle volont d'affronter le monde, les autres, sa
vie. Lorsque Thomas le dcouvrit allong sur son lit feuilletant d'un doigt
lascif un catalogue de vente par correspondance il se jeta sur lui pour
chahuter gentiment. Les absences rptes de Gabriel lui pesaient de plus en
plus lourdement et il venait rclamer sa part lgitime de calins. Mais ce
jour-l, Gabriel n'tait pas d'humeur  subir les assauts du petit garon.

"Fous-moi le camp ! Fous-moi la paix !
- Allez Gaby !
- Casse-toi ! Arrte de m'emmerder !"

Effray par la violence des propos, Thomas crut  une mauvaise plaisanterie et
se rapprocha  nouveau de son ami mais cette fois Gabriel le bouscula
suffisamment pour l'envoyer rouler sur le sol. Le garonnet en avait les larmes
aux yeux :

"Qu'est-ce... qu'est-ce qui t'arrive ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Rien ! Laisse-moi j'te dis ! Rentre chez toi !
- Tu ne peux pas faire a, Gaby ! Donne-moi au moins un baiser, une explication
!
- Barres-toi !!!" hurla Gabriel pour toute rponse.

Thomas se redressa lentement, le regard exorbit. Il fixait son ami. Tremblant,
il fit volte-face et disparut dans l'escalier. La mre de Gabriel ne tarda pas
 faire irruption dans la chambre de son fils.

"Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien ! Il m'ennuie avec ses questions ! Je veux juste qu'on me laisse !
- Mais Gaby tu ne peux pas..."

Elle interrompit sa phrase. Dans une attitude prostre, l'enfant la
dvisageait, livide. Puis il se tordit de douleur, le visage horriblement
grimaant. La femme prit peur, entoura de ses bras Gabriel, rclama une
explication mais le petit, incapable de rpondre parvenait seulement  incliner
le buste vers l'avant, ses bras enserrant son abdomen.

Le diagnostic mdical s'avra dlicat. On opta pour une ablation de l'appendice
mais sans conviction, pourtant la douleur cessa aprs l'intervention
chirurgicale. A la suite de quelques jours de repos, Gabriel, trs faible,
parvint  retrouver l'usage de ses jambes pour, pniblement, arpenter les
quelques mtres de verdure du jardin. Thomas ne se manifesta pas. La maman de
Gabriel, terriblement inquite pour le petit garon, le combla de cadeaux,
confiseries, bandes dessines et jeux video. Gabriel ne s'y intressa gure.
Pire il ne rclama mme pas Thomas, son indfectible petit ami. Son visage
impassible, maci, mconnaissable par instants provoquait l'inquitude des
voisins, venu rendre visite  celui qu'ils avaient connu depuis sa plus tendre
enfance. Ils s'en ouvrirent  la maman de Gabriel qui contacta le mdecin de
famille. Dpch sur place ce dernier ne put que constater que le petit garon
s'ennuyait, dprimait s'avra incapble de dceler l'origine du mal dont il
souffrait.

Gabriel savait lui. Une nuit, ayant suffisamment recouvr de forces, il se
glissa silencieusement hors de la maison, longea rapidement le mur du jardin
puis entrouvrit la barrire lgre avant de s'enfuir dans le ddale des rues.
Quelques minutes plus tard il pntrait dans l'immeuble (l'un des rares  ne
pas possder de digicode) et appuyait vigoureusement sur la sonnette de la
porte d'entre. Le coeur battant il n'esprait pas obtenir une rponse aussi
rapide.

"Entre !"

Faisant jouer le loquet il s'immisca dans le couloir bleut puis, tel un
insecte pris dans le faisceau de lumire, se dirigea vers le salon clair d'un
hallogne puissant. Fidle  lui-mme, Luis se tenait assis sur son sige mais,
cette fois-ci drap d'un long peignoir carlate ruisselant de broderies. De
l'toffe mergeait son phallus qu'il maintenait dans une parfaite rection en
en massant la base.

Sidr, Gabriel s'approcha de son amant pour dposer un baiser velout sur ses
lvres.

"Je t'attendais amour... Regarde comme je pensais bien  toi... Elle
t'attendais elle aussi... Elle t'esprait..."

Gabriel baissa les yeux vers le formidable engin. Muet d'admiration il se
dvtit pour exhiber une adorable nuisette bleu nuit.

"Que tu es mignonne, chrie... Adorable, vraiment...".

Gabriel remit en place une bretelle qui avait glisse le long de son paule
gauche puis s'agenouilla. Il fit darder sa langue habile le sur le pourtour de
la colonne de chair rige, puis, satisfait, les yeux clos, ses lvres
pousrent le gland turgescent.

"Voil, c'est trs bien. Tu es une vraie merveille, fillette. C'est bon, hein ?"

Gabriel grogna

"Oui, c'est bon... Vas-y, reprends des forces amour... Tu sens comme a te fait
du bien ? Comme tu revis ? Gote encore... Je t'attendais oui... Je sais  quel
point je t'ai manqu... A quel point tu avais besoin de revenir me voir... Ce
qu'il te faut dsormais c'est a, ma colonne dans ta bouche... Et puis il
faudra que je te pntre tout  l'heure, que je rentre en toi.... Tu en as
envie ?"

Gabriel mit un nouveau son de gorge, incapable de stopper ses suions le long
de la verge rige.

"Tu es dsormais prisonnier Gabriel. Je te contrle totalement, reprit Luis
d'une voix cassante et caverneuse. Avant toi j'ai dj perverti bien d'autres
petits garons. Certains se sont convertis  l'uniforme de serveuse ou de
majorette, certains autres de collgienne japonaise mais toi je ne t'ai rien
impos, tu avais dj fais ton choix... Les sous-vtements, c'est bien l ton
pch mignon. Le mien c'est de subjuguer des mes innocentes pour que partout
dans le monde elles fassent prosprer mon image..."

Il s'interrompit pour observer Gabriel toujours aussi actif sur le mt de
bton.

"Tu vois comme tu es dpendant maintenant... Je vais te parler de moi. Je suis
tudiant en gyptologie... Enfin, en ce moment. La prochaine fois je serai
notaire, mdecin ou agriculteur. Je verrai en temps utile. Je me suis install
ici depuis quelques mois car dlguer ses pouvoirs c'est bien mais il ne faut
jamais couper le contact avec la base. Et la base, c'est toi. Toi et les
millions de petits garons de par le monde qui deviendront les prophtes 
venir. Les prophtes de qui ? de quoi ? De Moi, tout simplement ! Vous
m'appelez Satan, Belzbuth ou je ne sais quel autre patronyme... Si, l'Ange
dchu ! Il m'a bien plus celui-l ! Mon commerce se porte bien mais comme je te
le disais, il faut toujours s'assurer de soi-mme que tout va bien. Et a
m'amusait de revenir parmi vous... J'ai jet mon dvolu sur toi... C'tait trop
drle ! Sais-tu pourquoi ? Parce que tu t'appelles Gabriel ! L'archange Gabriel !
Ca te dis quelque chose ? Oui ?"

Luis partit d'un norme clat de rire.

"Quel bonheur de pervertir Gabriel ! Mais pour russir la bonne transmission de
mes gnes, il me fallait te pntrer, fillette. J'ai pris le temps de
t'observer ; la partie tait  moiti gagne : tu sortais dj avec un petit
copain !!! Du caviar pour moi ! Le plus fort c'est que l'uniforme fminin c'est
pour mon got personnel. J'adore les petites culottes, les soutien-gorge, les
porte-jaretelles, les jupes plisses, et tout ce que tu voudras ! Et toi tu
t'adonnais dj au travestissement. Tu es trop mignon, tes petites fesses
serres dans un petit slip de coton... Tu vois, tout m'incitait  te
"rcuprer". J'ai russi assez facilement..."

Luis observait l'enfant, tte incline qui s'activait avec toujours autant de
frnsie sur sa colonne.

"Ne t'inquite pas a vient... Mais laisse-moi terminer. D'ici quelque temps tu
devras apprendre  te passer de moi pour toi mme "recruter". Ca sera facile
pour toi, tu pourras commencer par Thomas par exemple... Sais-tu comment il
faut procder ? C'est simple. Tu dois t'introduire dans l'anus de ta victime et
y dverser ta semence. La tienne tait pure avant. Depuis que j'y ai dpos la
mienne tu es nourri de mon esprit. Tu as souffert un peu depuis quelques temps.
C'est normal, c'est l'incubation. C'est fait maintenant. Le traitement a
russi. Mais pendant quelques mois encore j'aurai besoin de te "rhydrater"
rgulirement. Tu seras en manque. Un vrai cam. Lorsque tu auras envie, plus
rien d'autre que le got de ma queue n'aura d'intrt  tes yeux. Je
t'accueillerai, comme je le fais avec bien d'autres garonnets de ton ge. Vous
tes si tendres  cet ge. Il faut commencer tt. Je m'arrange toujours pour
que vous ne vous rencontriez pas alors qui sait... peut-tre qu'un jour tu
sodomiseras un "converti" ! Je plaisante en fait car tu sauras d'instinct que
ta proie sera... un chasseur..."

Gabriel suait avec plus d'entrain encore.

"Ton Dieu a essay de t'avertir de mon existence, je le sais. Le coup du
symbole sur les livres. Quel emmerdeur celui-l ! Placer ces maudits bouquins
juste sous ton nez ! Heureusement que mon magntisme est plus fort ! Enfin
c'est fini maintenant, tu fais dfinitivement partie des ntres. Mais je sens
que tu t'impatientes alors je vais te donner ce que tu rclames, ce dont tu as
besoin. Tu vas pouvoir aller t'allonger, carter tes cuisses, m'offrir tes
jolies fesses, elles vont tre combles... Attends !"

Gabriel s'tait dj relev, les yeux enfivrs.

"Tu n'as plus besoin de a, a m'a dj suffisamment gonfl..."

Luis dtendit son bras, un bras devenu trs maigre, gristre et parsem de
soies de porc sur toute sa surface. A son extrmit trois doigts extrmement
griffus (Gabriel songea  des serres d'aigle) agripprent la chane qui
retenait sa croix autour du cou. Il la dcapitrent en un geste prcis et sans
appel. Elle fondit aussitt et s'vanouit  jamais. Combl, le jeune homme
laissa son bras reprendre apparence humaine puis adressa un sourire carnassier
 Gabriel.

"Au fait, j'ai choisi mon nom pour cette fois. Tu as fais attention sur la
boite aux lettres en bas ? Non ? Mon nom c'est SIFFERE. Tu as compris ? Luis
SIFFERE... Luis cifre... Lucifer !!! ah ! ah ! ah ! Elle est excellente ! Elle
n'est pas de moi ! C'est un certain Alan Parker qui l'a utilis dans un de ces
films. J'avais trouv a gnial. Je n'ai pas pu m'empcher de l'utiliser !
J'espre qu'il ne me demandera jamais de droits d'auteur !!!"

Luis partit dans un dernier clat de rire tonitruant.

Puis il se redressa son appendice surdimensionn  la main. Gabriel sentit les
larmes innonder son visage lorsqu'il s'allongea sur la banquette. Son ventre
recommenait  le faire souffrir. Il carta docilement les cuisses et releva
ses fesses nues. Il lui fallait l'antidote. Luis n'attendait que cet ultime
acte de soumission. Il fit disparatre l'engin au sein du canal consentant.

Il n'y avait plus de rdemption possible.

Gabriel hurla sa jouissance et sa dtresse.

Il tait trop tard pour lui venir en aide.



Copyright  2001, all rights reserved


LT RIPLEY

achev le 01/09/2001  1h47.

* Merci  Pendic de m'autoriser la publication de mes textes. Qu'il m'excuse
d'une orthographe parfois hsitante. Je m'amuse plus  crer qu' relire !
* Je "vole"  Geoffroy Perrault (excellent auteur prsent sur ce site) la
formule consacre : vos remarques sur ce texte sont les bienvenues  l'adresse
suivante : ltripley2000@yahoo.fr



 

 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

Vous y trouverez la plus grande collection d'histoires en franais sur le sujet.

N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

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Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
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