FAROUCHE (1->4) (Par Amanda) (nc)

title: Farouche 
part: (1->4)
author: Amanda
keywords: nc
language: Francais
age: 13 ans
published: 01/03/2000


Claire avait treize ans quand Victor commena  entrer dans sa chambre sans 
frapper. Il avait trente ans. C'tait le plus bel homme qu'elle connaissait, 
d'un charme dbordant, agrable  couter parler, dou en affaires. De tous 
ses oncles, il tait son prfr. Pourtant, elle l'avait toujours un peu 
craint. Sans doute parce que tous le traitaient comme un prince, comme s'il 
tait le centre de la famille. Claire savait que c'tait faux. C'tait son 
grand-pre, Henry, qui rgnait sur la famille. Il tablissait les rgles et 
Victor devait y obir, comme tout le monde. Nanmoins, lorsque son pre et 
Victor taient ensemble, son pre semblait se ratatiner alors que Victor, de 
onze ans son cadet et plus petit de vingt centimtres, paraissait devenir 
plus grand et plus beau. Si son pre tait toujours calme, Victor 
s'enthousiasmait pour un rien : ses voyages  l'tranger ou bien les 
affaires qu'il traitait. On n'avait aucun mal  deviner, en le voyant, qu'il 
tait celui qui avait le mieux russi des cinq enfants d'Henry

Tous vivaient  quelques kilomtres les uns des autres et, s'ils taient en 
ville et n'avaient pas d'engagements importants, ils devaient se retrouver 
dans la demeure familiale pour dner tous les dimanches, ainsi que pour les 
anniversaires ou pour les vacances. C'tait le rglement et mme Victor, qui 
dtestait les rglements, ne pouvait le transgresser. Ils s'asseyaient 
autour de la grande table dans la magnifique salle  manger que la mre de 
Claire avait redcore juste avant sa mort et, tour  tour, ils racontaient 
leur semaine.

Henry parlait le premier, et Claire aimait l'couter voquer avec gravit et 
loquence, le bon fonctionnement du domaine, les prochaines vendanges. Quand 
Henry avait fini de parler, venait le tour de Charles, son pre. Claire se 
laissait alors distraire. En gnral, elle trouvait les affaires ennuyeuses. 
Elle prfrait regarder les visages autour de la table et imaginer ce que 
cachaient les sourires, les petits rires et les sourcils froncs. Tous 
semblaient heureux de dner ensemble. Mais Claire savait que rien n'tait 
moins sr. Il faut creuser bien au-del d'un sourire ou d'un froncement de 
sourcil pour savoir  quoi ressemble vraiment les gens.

Les femmes avaient-elles aussi leurs histoires  raconter. Michelle, la 
femme de Victor, numraient les nouveaux mots de Laurence, qui avait trois 
ans, et parlait des cours de natation qu'elles avaient suivies. Sa tante 
Yvonne voquait Dieu sait quel organisme caritatif auquel elle venait de 
souscrire, et parfois son nouveau mariage, ou son nouveau divorce. Claire 
avait l'impression qu'Yvonne confondait les dbuts et les fins. Elle 
esprait toujours quelques chose de meilleur, soit en se lanant dans un 
nouveau mariage, soit en disant au revoir  son dernier mari en date. La 
sur de Claire, Stphanie, qui avait sept ans, parlait de l'cole ou de 
colonie de vacances. Si elle avait pu, Claire serait demeure silencieuse, 
mais elle n'avait pas trouv d'excuse plausible lorsque vint son tour. 
Aussi, elle parla de ses amies.

- Emilie et moi avons jou aux charades prs de l'tang.
- Emilie ? s'enquit Henry. C'est une nouvelle amie ?
- Si on veut. Elle habite tout prs d'ici.
- Quel est son nom de famille ? On les connat ? demanda Marianne, sa 
belle-mre.
- Je crois que l'on devrait laisser Claire avoir les amies qu'elle veut, 
intervint Henry en la voyant rougir. C'est tout ? ajouta t-il. Tu n'as rien 
d'autre  raconter cette semaine ?

Claire secoua la tte. Elle adorait son grand-pre tout en lui reprochant de 
ne pas lui consacrer suffisamment de temps. Elle l'aimait tant qu'elle le 
voulait tout  elle. C'tait le plus gentil de tous et il semblait 
s'intresser vraiment  elle. Claire ne supportait pas que tant d'intrus les 
sparent. Mais il est vrai qu'il avait une affaire  grer et des amis 
importants. Il avait sa propre vie et il tait bien trop occup pour passer 
du temps avec Claire. De toute faon, cela ne lui disait probablement rien. 
Pourquoi un homme de soixante cinq ans aurait-il eu envie de bavarder avec 
une gamine de treize ans, fut-elle sa petite-fille ?

Vu comme a, cela paraissait raisonnable, mais a la rendait furieuse. Elle 
semblait d'ailleurs en colre presque sans arrt, contre tout le monde. Elle 
ne le souhaitait pas mais c'tait comme cela depuis la mort de sa mre. Elle 
avait sept ans alors. C'tait  cette poque qu'elle avait commenc  har 
tout le monde, sans raisons videntes. Son humeur tait incontrlable et  
cause de cela, elle s'tait peu  peu persuade qu'elle tait diffrente des 
autres. Et surtout trs seule...

Non que sa famille ne lui prta aucune attention. Mais il lui semblait que 
c'tait uniquement pour la critiquer sur sa tenue nglige ou lui reprocher 
de disparatre pendant des heures dans les bois et les vignobles prs de la 
maison. Peu  peu, Claire s'tait persuade qu'ils se moquaient perdument 
de ce qu'elle faisait et ne voyaient que l'tait lamentable de ses 
chaussures et de ses vtements lorsqu'elle revenait de ses escapades, ses 
cheveux sales et dcoiffs, ses ongles casss et plein de terre, ses jambes 
zbrs par les ronces.

Tout ce qu'ils voulaient au fond, c'tait qu'elle soit propre, prsentable, 
sage et gentille. Stphanie, sa petite sur, se dbrouillait pour y arriver, 
mais pas Claire. Claire faisait tout de travers.

- Est-ce que je peux me lever de table ?
- Pas avant le dessert, dit son pre par rflexe.
- Je n'en veux pas.
- Pas question d'aller dans les bois la nuit, dit Marianne.
- Il y a encore du soleil, dit Claire d'une voix forte.

Elle se dandinait prs de sa chaise, prte  filer. Tout le monde la 
regardait.

- C'est l't et il n'est que 8 heures et il y a du soleil et les gens 
intelligents profitent de la chaleur au lieu de traner  table  
s'empiffrer comme de gros balourds ! C'est comme mourir ici ! Votre vie 
suinte de partout et s'chappe sous la table en une mare de boue !
- Claire, surveille ton langage ! Nous sommes  table ! protesta Marianne.

Henry pouffa de rire.

- J'y penserais la prochaine fois que je m'assirai pour prendre mon caf.
- Vous ne vous rendez mme pas compte que votre corps est en train de se 
desscher, poursuivie Claire, enhardie. Vous restez assis avec la lumire 
allume au lieu d'tre au soleil,  respirer les fleurs et la mer, et vous 
allez vous dshydrater et votre peau se fanera et se ridera. Bientt vous ne 
serez plus que des squelettes assis en rond  couter cliqueter leurs os...
- Je crois que cela suffit, cette fois, coupa Marianne avec fermet. Tout 
cela est trs intelligent ma petite, mais fort mal venu, et tu le sais 
parfaitement. Nous achevons tout simplement notre repas, tranquillement, en 
personnes civilises que nous sommes, au lieu d'engloutir notre nourriture 
pour ficher le camp dans toutes les directions. Si tu veux quitter la table, 
personne ne t'en empche, mais ne va pas dans les bois. Je t'ai dj dit que 
je te l'interdisais. Tu m'as compris ?
	- Je reviens, dit Claire, et elle quitta la salle  manger en courant.

Elle sentait qu'ils la regardaient  travers les baies vitres tandis 
qu'elle traversait la pelouse. Sa silhouette se dtacha sur le bleu de 
l'immense piscine avant de disparatre dans les bois de pins qui couvraient 
une des rares parties de la proprit qui ne soit pas consacre  la culture 
de la vigne. Elle continua de courir jusqu' une clairire avec un petit 
tang bord d'herbes folles, de marguerites et d'aiguilles de pins qui 
parfumaient l'air. Seul le chant des oiseaux troublait le silence.

Claire s'assit et releva ses jambes, plaquant ses talons contre ses fesses, 
les genoux lgrement carts, dans la position des gamines qui ne se 
soucient pas du spectacle grivois qu'elles offrent de leur petite culotte 
plaque contre leur vulve imberbe. Si Marianne avait t l, elle n'aurait 
pas manqu, une fois de plus, de lui faire la morale sur "la faon dont une 
jeune fille doit s'asseoir en cachant ses dessous." Claire s'en moquait 
perdument. Comme de tout ce que sa belle-mre pouvait lui dire, d'ailleurs.

- Bonjour Emilie, dit-elle. Dsole d'tre en retard. On a eu droit  un 
esclandre  table. Je crois que ma belle-mre est en pleine mnopause. Tu 
crois qu' trente-neuf ans c'est trop jeune ? De toute faon, a ne change 
rien. Elle est sans doute vieille de naissance.

Elle sortit un carnet et un crayon de sa poche et commena  crire.

- Je prends des notes sur la famille. Je te l'ai dit ? Un jour, j'crirais 
un livre sur eux. Personne ne me croira, videmment. Je suis contente que tu 
sois l, Emilie. Tout va tellement mieux quand on a quelqu'un  qui parler.

Elle s'allongea sur le dos, creusant son trou dans les aiguilles de pins 
comme un chiot. Elle mchouilla ses ongles et regarda le ciel. Le sommet 
effil des arbres s'inclinait dans la brise du soir. Claire devait plisser 
les yeux pour les distinguer tant le ciel tait lumineux.

- Ecoutes, Emilie. Les arbres craquent. Comme dans un film d'horreur. Tu ne 
trouves pas qu'on dirait un film d'horreur ? Ferme les yeux et tu auras 
l'impression qu'il va se passer quelque chose de vraiment horrible.

Elle trembla et se redressa.

- C'est probablement l'esprit de ma belle-mre qui se glisse dans la fort. 
Soyons sur nos gardes, Emilie. La respectabilit rde. Le problme, c'est 
qu'avec Marianne, c'est une respectabilit galopante...

	Non loin de l, debout entre les arbres, Victor touffa un rire.

	-- Marianne tout crache, dit-il.

Claire bondit. Le carnet tomba.

- Oncle Victor ? dit-elle d'une voix incertaine.

Il s'approcha.

- Je me promenais quand j'ai entendu ta voix. Ton amie doit s'tre sauve 
dare-dare.
- Qu'est ce que tu fais l ? demanda-t-elle furieuse. Tu ne te promenais 
pas, tu ne te promnes jamais. Tu me suivais.

Il se pencha pour ramasser le carnet.

- Pourquoi personne ne croirait-il ce que tu cris sur nous ?
- Ce n'est pas  toi que je parlais, rpondit-elle en rougissant.
- Mais tu parlais de moi. Je fais partie de la famille.

Il choisit un coin d'herbe au bord de la clairire et s'assit sur un tronc 
d'arbre qui semblait fait pour a.

- Je nous ai apport du dessert. J'aimerais que nous partagions.

Claire ne bougeait pas.

- O est-il ?

Victor tendit la main derrire lui et exhiba une boite blanche.

- Des petits clairs au chocolat. Il n'y a pas meilleur au monde. Ca fond 
dans la bouche mme quand on a plus faim, on peut en manger des dizaines en 
pique-nique, on s'en met partout. Ce sont vraiment mes gteaux prfrs.
- Si tu as apport du dessert, c'est donc bien que tu ne te promenais pas. 
Tu me suivais.

Victor, qui ouvrait la boite, s'interrompit et sourit de toutes ses dents.

- Les gens ont vraiment tort, Claire. Tu es la plus intelligente de nous 
tous. Tu es une jeune fille remarquable.

"Menteur", pensa Claire.

- Tu as chang de chaussures, en plus. Tu savais que tu marcherais dans les 
bois.
- On a intrt  se mfier avec toi, remarqua t-il en lui tendant un clair. 
Il y en a une boite pleine. Joli endroit pour pique-niquer, ajouta t-il en 
regardant autour de lui. Ca vaut un salon particulier. Bien choisi.

Claire regarda ses yeux noisette qui brillaient, ses cheveux blonds qui 
ondulaient en arrire, ses lvres fines qui pouvaient s'ouvrir en un sourire 
radieux, la fossette de son menton qui ajoutait du mystre  son visage. Il 
tait si beau, si raffin, trente ans, homme d'affaires, mari, pre, qu'il 
avait toujours t le membre de la famille que Claire prfrait. Plus 
exactement, celui qu'elle hassait le moins. Pourtant, il tait toujours si 
impeccable et si sr de lui qu'en sa prsence elle se sentait 
systmatiquement encore plus crasseuse, plus jeune, presque un bb. Et elle 
pensait qu'elle aurait beau creuser derrire son sourire charmeur, elle ne 
saurait jamais ce qu'il pensait. Cela lui semblait anormal et dangereux, en 
mme temps que cela aiguisait sa curiosit.

- Je compte sur toi pour m'empcher de cder  la gourmandise.

Claire eut un petit rire gn.

- Tu veux que je les mange pour te faire plaisir ?

Elle hsita, comme si accepter revenait  accepter l'intrusion de son oncle 
dans son territoire. Mais elle avait encore faim et rsistait mal aux 
clairs.

- Bon, d'accord, dit-elle, renfrogne,

Claire s'assit en tailleur - correctement pour une fois - prs du tronc 
d'arbre et prit l'clair qui lui tendait son oncle.

- Qu'en dis-tu ? demanda t-il au bout de quelques minutes alors qu'il 
sortait deux autres clairs de la bote.

La bouche pleine, elle hocha la tte. Elle tait moins furieuse mais 
toujours mal  l'aise. C'tait son endroit secret, depuis toujours. Elle ne 
savait pas que quelqu'un tait au courant. Et maintenant Victor tait l et 
tout tait diffrent. Ce n'tait plus son endroit. C'tait le leur et a la 
tracassait.

	Le soleil tait bas et la clairire retenait la chaleur odorante de ce jour 
d't. Claire tait assise  quelques pas de Victor, raide comme un piquet, 
le regard fix sur les pais buissons qui s'assombrissaient dans la lumire 
bleu nuit.

- Tu viens l tous les jours ? s'enquit Victor.

Les clairs taient tous mangs et il faisait des ricochets sur l'tang. 
Claire regardait les petites pierres rondes rider la surface de l'eau. Elles 
taient si vives, si lgres, si libres. Comme Victor. Elle aurait voulu 
tre comme a, mais elle se trouvait lourde et maladroite. C'est alors que 
le bruit rgulier des pierres sur l'eau enfla et remplit la clairire  lui 
faire exploser la tte.

- Arrte ! hurla t-elle.
- Arrter quoi ? demanda t-il surpris.
- Ce satan bruit ! C'est un endroit calme, ici ! Arrte de lancer des 
pierres dans l'eau !

Il contempla le petit galet dans sa main. Un sourire s'esquissa sur ses 
lvres.

- Dsol, dit-il doucement. Je ne savais pas que a te drangeait. Tu viens 
ici tous les jours ? rpta t-il en ramassant une brindille pour dessiner 
par terre.

Claire acquiesa d'un signe.

- Pour crire un livre sur nous ?

Elle haussa les paules.

- Je ne veux pas en parler.
- Tu prfres parler d'Emilie ?
- Ca ne te regarde pas !
- J'aimerais juste savoir pourquoi tu t'inventes des amies. Tu n'en as pas  
l'cole ?

Elle haussa les paules.

- Qu'est-ce que a veut dire ? Que tu ne veux pas d'amies ? Que tu n'en as 
pas suffisamment ? Que tu ne veux pas en parler ?
- Je ne veux pas...
- Bon. De quoi veux-tu parler ?
- De pourquoi tu m'as suivie.
- Tu es si obstine, ma petite Claire.

Victor sembla rflchir un instant, traant des lignes dans le sable. Claire 
n'tait pas dupe. Oncle Victor n'hsitait jamais !

- J'ai ador ta faon de leur tenir tte, dchane, et de leur dire d'aller 
se faire voir, lana t-il enfin.
- Ce n'est pas vrai ! Jamais je n'aurais dit...
- C'tait le message, pourtant. Je l'ai bien reu. Eux aussi.

Claire ne quittait pas le sol des yeux. Ils la dtesteraient encore plus 
s'ils pensaient que c'tait ce qu'elle avait voulu dire. C'tait discourtois 
et peu fminin, le contraire de ce que voulait Marianne. Mais c'tait plus 
fort qu'elle. Quand elle se sentait attaque ou critique, les mots 
sortaient de sa bouche avant qu'elle puisse les arrter. Et tout le monde la 
dtestait pour cette raison, elle le savait. Elle commena  se ronger les 
ongles.

Victor l'observait. Treize ans. Dj extraordinairement belle sans s'en 
douter le moins du monde. Ou alors elle s'en moquait ? Peut tre ne 
s'aimait-elle pas assez pour se regarder dans la glace ? Avant, il ne 
faisait pas attention  elle. Elle tait trop jeune, trop insignifiante, une 
gamine. La fille de son frre, leve par Marianne depuis que sa mre tait 
morte. Une enfant qui n'avait sa place nulle part. Mme Charles paraissait 
mal  l'aise avec elle. Il n'avait rien d'un papa-poule.

Mais ce soir l, au dner, Victor avait vu Claire dominer la pice, ne 
fut-ce qu'un moment, et a l'avait intrigu. Ces derniers temps, Michelle et 
lui se bagarraient sans arrt. Il en avait assez du mariage et de ses 
contraintes. Et Claire se prsentait, agrable distraction.

Il se pencha pour contempler son profil. Elle avait une bouche gnreuse. Sa 
lvre infrieure tait un peu trop lourde et tirait ses jolis traits quand 
elle boudait. Mais le bref instant ou elle avait ri, son visage s'tait 
mtamorphos et mme Victor que les femmes impressionnaient rarement, avait 
retenu son souffle devant cette beaut si soudaine, si radieuse. Elle avait 
un petit nez lgrement retrouss et ses pommettes hautes taient un peu 
trop saillantes. Ses yeux, cachs derrire de lourdes paupires, taient 
d'un bleu profond qui virait au noir tincelant sous l'effet de la colre. 
Son visage et ses mains auraient eu besoin d'un bon dcrassage, et un peigne 
aurait t le bienvenu dans l'entrelacs de ses boucles noires, sans parler 
de sa robe qu'on aurait du brler depuis longtemps pour l'habiller de lin ou 
de soie sauvage. Elle avait les coudes pointus et sous les plis dfaits de 
sa robe, Victor devinait de longues jambes aux genoux maigrichons.

Pour une fois, il ne pouvait apercevoir un peu de la blancheur virginale de 
sa petite culotte que la fillette s'ingniait habituellement  dvoiler  la 
moindre occasion avec une totale impudeur. A croire qu'elle le faisait 
exprs. Ou alors, elle s'en moquait. Mais Victor n'avait pas besoin de a 
pour imaginer le sexe duveteux et innocent au milieu des cuisses grles.

Cette image, surtout, l'excitait : un sexe tendre et charnu de petite fille 
au milieu d'un corps de jeune nymphe, des seins menus, des os pointus sous 
une peau douce, des yeux de braise, une bouche enfantine, des membres 
dgingands  qui on n'avait pas appris  bouger,  saisir,  agripper...

- Mais 'aurait trs bien pu ne pas tre moi, dit Claire brusquement, en le 
regardant avec colre. Tu dis avoir discern un message dans ce que j'ai dit 
 table, soi-disant qu'ils aillent se faire voir. Eh bien, c'est peut tre 
parce que c'est le message auquel tu t'attendais... Ou encore celui que tu 
aurais voulu leur envoyer, toi.

Il y eut un bref silence. Victor sourit.

- Un jour, ma petite, tu seras une adversaire redoutable.

Claire le dvisagea avec gravit.

- Tu crois me faire un compliment ?
- Oui, et tu le sais parfaitement. Tu aimes te battre. Tu tais bien partie 
ce soir.
- Erreur, j'ai horreur de a.
- Tu veux que je t'apprenne ?
- A aimer les combats ?
- A les gagner. On dit que je suis plutt bon.
- Qui a, on ?
- Ceux qui m'ont vu. Ceux qui ont perdu contre moi.
- Non, merci. Il y a d'autres choses que je veux apprendre.
- Quoi ?
- Peu importe, dit Claire avec un haussement d'paules.
- Non de Dieu ! lana t-il, faisant reculer Claire. Dsol, ajouta t-il 
aussitt, d'une voix redevenue douce pour masquer sa contrarit.

Il tenait  ce qu'une femme lui rponde quand il prenait la peine de lui 
poser des questions sur elle. Il se pencha.

- Bien sur que a importe, Claire. Je veux te connatre.

Elle s'tait rassi sur ses talons, dans l'herbe haute, un peu plus loin de 
lui. Ses genoux taient carts et, involontairement, Victor baissa les 
yeux. Il contempla un instant les cuisses fines  la peau duveteuse, 
dcouvrit une petite culotte rose et sage, en coton, qui voilait le sexe de 
la fillette sans en cacher les formes. Il ne pt en dtacher son regard, 
comme hypnotis par l'apparition de ce fin morceau de tissu, objet de tous 
ses fantasmes. Et soudain le trouble, le dsir brutal, presque animal, qu'il 
prouva, lui fit oublier que ce n'tait encore qu'une enfant qui l'aguichait 
et l'attirait dans le tourbillon flou des passions innocentes. Elle avait 
envie de lui, c'tait vident. Sinon, pourquoi s'exhiberait-elle de la sorte 
?

	Un animal se faufila dans les broussailles, derrire Victor, le faisant 
sursauter. Il avait horreur de l'inattendu. Cette diversion eut nanmoins 
pour effet de le ramener  la ralit. Il dtourna les yeux, mais trop tard. 
Claire avait suivi son regard plong entre ses cuisses et resserr les 
genoux. La gne plissa un instant la commissure de ses lvres. Elle tait 
habitue  ce que les garons regardent sous ses jupes et s'en moquait. Mais 
de la part de Victor, un adulte, son oncle, ce geste la rendait trangement 
mal  l'aise.

- Pourquoi ? lui demanda t-elle d'une voix hsitante.
- Je te l'ai dit... j'ai ador ta faon de te comporter ce soir... tout feu, 
tout flamme. Quand je vois quelque chose d'inhabituel, je veux en savoir 
plus.
- Avant, tu ne voulais rien savoir sur moi.
- C'est le cas maintenant. Claire, tout cela est ridicule, tu n'es plus une 
enfant. Pourquoi ne serions-nous pas amis ?
- Tu es mon oncle.
- Quel est le rapport ?
- Je ne sais pas, dit-elle confuse. C'est seulement que... Je ne sais pas.

Il sourit.

- Tu n'as rien  craindre, Claire, je te le promets. Mais s'il y a quelque 
chose que je n'aie pas compris, je prends a sur moi. Ce n'est pas ton rle.

Elle bondit sur ses pieds et se tint prs de l'tang, le regard fix sur les 
eaux noires.

- Nous sommes de la mme famille, dit-elle.

Victor acquiesa.

- Justement, on devrait tre encore plus proches. N'es-tu pas d'accord ?

Des insectes faisaient des petites tches et des ridules sur la surface de 
l'tang. Claire se concentrait sur eux.

- Je suppose que si.
- Moi, j'en suis sr, dit Victor d'une voix chaude. Nous devrions essayer de 
nous rendre heureux au lieu de nous entre-dchirer continuellement. N'es-tu 
pas contente de m'avoir l ? N'est ce pas mieux d'avoir vraiment quelqu'un  
qui parler au lieu d'une amie imaginaire ? Dis-moi, Claire, n'est ce pas 
mieux ainsi ?

Elle hocha la tte avec lenteur. C'tait mieux. C'tait bon ces deux voix 
dans la clairire plutt que de parler toute seule. Mme un endroit secret, 
bien  soi, finissait par avoir un got de solitude. Mais elle se demandait 
aussi pourquoi tout s'embrouillait. Elle savait que quelque chose clochait 
dans cette conversation. Elle n'tait pas vraiment inquite. C'tait juste 
qu'elle ne saisissait pas exactement ce qui se passait et se sentait donc en 
situation d'infriorit. Or, elle ne voulait pas se mettre en colre. Pas 
cette fois. Et dire encore des choses qu'elle regretterait ensuite.

Victor lui faisait clairement comprendre que si elle se sentait mal  
l'aise, c'tait uniquement de sa faute  elle et qu'elle tait idiote de 
rejeter systmatiquement les autres. Qu'en se croyant attaque ds qu'on lui 
faisait une remarque, elle finissait toujours par dire ce qu'il ne fallait 
pas et gchait ainsi un moment agrable.

Elle lui jeta un bref coup d'il. Il souriait. Il paraissait si beau, si 
honnte que Claire eut envie de pleurer parce qu'elle ne comprenait rien.

Victor tendit ses jambes croises et demanda innocemment :

- Tu as dit que tu voulais apprendre d'autres choses. Lesquelles ?

Claire arrta de ronger ses ongles. Il s'intressait vraiment  elle, alors 
pourquoi s'inquiter ? Dansant d'un pied sur l'autre, elle finit par confier 
:

- Je veux apprendre des choses difficiles et compliques, et qui demandent 
beaucoup de travail.
- Pourquoi ? demanda t-il surpris.
- Parce que comme a je n'aurais pas le temps de penser  autre chose. Peu 
importerait o je vis, comment je me sens, si j'ai des amis ou non. Je m'en 
moquerais parce que je serais trop occupe. Et quand j'aurais appris un tas 
de choses et que je serais quelqu'un, on viendrait me fliciter et me dire  
quel point je suis merveilleuse et je ne serais plus furieuse aprs tout le 
monde.
- Pourquoi es-tu furieuse aprs les gens ?

Elle haussa les paules.

- Claire, dit Victor avec douceur. Dis-moi. Dis-moi pourquoi tu n'es pas 
heureuse.
- Je suis heureuse, dit Claire avec dfi.
- Ce n'est pas vrai et tu le sais. Racontes-moi. Nous sommes amis, Claire. 
Tu peux me parler.

Elle haussa les paules et s'acharna sur son ongle.

- C'est seulement que je n'aime pas grand monde, alors ils m'nervent, comme 
tout  l'heure  table. Et  l'cole, avec mes copines, c'est encore pire. 
Elles poussent des cris, rient btement et racontent des blagues sur les 
garons... Tout cela est tellement ridicule. Je n'ai pas envie de faire 
partie de leurs bandes idiotes.
- Et tu crois que cela changera quand tu apprendras des choses difficiles et 
compliques ?
- Et comment ! Parce que je serais quelqu'un d'important qui rencontrera 
d'autres gens importants et nous serons amis parce que... parce que les gens 
aimeront tre avec moi.

Victor se leva et s'approcha d'elle. Il fit courir son doigt le long de sa 
joue.

- Tu es dj quelqu'un de trs important, ma petite Claire, et j'aime tre 
avec toi. C'est mme avec toi que je prfre tre.

Le soleil toucha l'horizon et disparut. L'air tait encore trs chaud, mais 
semblait frachir sous l'effet des ombres. Claire tressaillit. Victor 
s'approcha encore et prit son visage entre ses mains.

- Douce petit Claire. Tout le monde devrait t'aimer.

Claire scruta son regard.

- Et moi je vais t'aimer, ajouta t-il en s'approchant encore pour 
l'embrasser.

La bouche de Victor couvrit celle de Claire et sa langue s'insinua 
violemment, poussant celle de la fillette au fond de sa gorge. C'tait 
terrifiant, mais Claire ne bougea pas, ne cria pas. Il prenait soin d'elle, 
il disait qu'il l'aimait. Il l'aimait assez pour lui demander ce qu'elle 
prouvait et pour l'couter. Il l'aimait assez pour l'embrasser. Il disait 
qu'elle tait quelqu'un d'important. Il disait qu'elle tait douce.

Plus que tout, elle avait soudain peur qu'il ne se fche. Elle aurait 
prfr qu'il ne l'embrasse pas, qu'il la prenne juste dans ses bras, comme 
sa maman le faisait, elle s'en souvenait, et aussi son pre, avant que sa 
maman meure. A la place, elle sentait encore sa langue dure carter ses 
dents, pntrer dans sa bouche, la fouiller.

Claire savait bien que c'tait des choses que se faisaient. Elle n'tait pas 
compltement innocente. A son cole, il y avait plein de garons et de 
filles qui s'embrassaient sur la bouche. Et aussi qui sortaient ensemble. Il 
y en avait mme qui se vantaient d'avoir fait la chose. Mais Claire ne les 
avaient pas cru. Dj qu'elle se demandait ce que certaines de ses copines 
pouvaient trouver aux garons avec lesquels elles sortaient. Alors, coucher 
avec eux !


"Mais il n'y a pas que les gens qui s'aiment qui s'embrassent sur la 
bouche." Claire fut surprise par cette pense. Elle se mit  trembler, 
compltement dconcerte, et Victor passa ses mains autour d'elle, 
l'attirant contre lui. Il la serrait si fort qu'elle avait mal, mais elle 
s'en moquait. Elle aimait qu'il la tienne. Elle aimait sa voix grave et 
chaude qui lui disait des choses gentilles. Elle voulait qu'il en dise 
encore. Mais il ne le ferait pas s'il pensait qu'elle tait gourde. Et elle 
tait sure qu'il le penserait si elle s'chappait de cette langue dans sa 
bouche. Elle devait faire attention sinon il s'en irait et ne ferait plus 
jamais attention  elle. Alors elle reviendrait dans la clairire et y 
serait seule. Pour toujours.

"Mais Michelle et Laurence ?" Victor tait en train de l'embrasser et il 
avait une femme. Et une fille...
"Ce n'est qu'un baiser."

Ses penses tourbillonnaient comme des feuilles mortes en automne. Elles 
effleuraient son esprit sans qu'elle parvienne  les matriser.

"Ce n'est qu'un baiser. Ca ne veut rien dire. Il m'aime."

Victor ta sa bouche. Il s'attendait  ce que sa nice se refuse, le 
repousse, ou se dbatte. Au lieu de a, la fillette le laissait l'embrasser 
comme si elle n'attendait que a. Il ne s'tait donc pas tromp. Elle 
l'aguichait vraiment. Immdiatement, sa dcision fut prise.

Il tourna Claire sur le cot et, tenant ses fesses d'une main et son paule 
de l'autre, il la fit marcher jusqu' l'herbe au bord de la clairire et 
l'obligea  s'agenouiller. Claire le regarda, apeure, comprenant soudain

- Non ! Oncle Victor ! cria-t-elle.

Mais il la poussa en arrire et s'allongea sur elle.

- Victor ! hurla-t-elle  nouveau. Je ne veux pas ! Je t'en prie, non, je...
- Si. Tu en as envie.

Sa voix tait dure. A genoux au-dessus d'elle, il saisit ses poignets dans 
une main et releva prestement sa robe. Puis il lui arracha sa petite culotte 
qu'il jeta dans l'herbe  cot d'eux.

	Victor dcouvrit enfin, avec une excitation indicible, la peau trs blanche 
en haut des cuisses, la fine toison noire et boucle qui recouvrait  peine 
le pubis bomb. Sa fente lui sembla un sillon ombrag, trac net au milieu 
de ses cuisses, aux lvres closes et rebondies, avec tout en haut de 
l'entaille,  peine visible, la petite amande toute rose de son clitoris.

- Non, je ne veux pas ! Non. Victor, arrte, je t'en supplie !

Il s'assit sur ses jambes pour l'empcher de gigoter et dboucla sa 
ceinture.

- Ca t'a plu que je t'embrasse. Je l'ai bien vu.
- Non ! Je voulais juste...
- Ne mens pas !

Perdue, terrifie, Claire le dvisagea. Le visage rouge, la respiration 
forte, il la regardait avec colre. Elle ferma les yeux si fort qu'elle eut 
mal. Etait ce vrai ? Avait-elle aim tre embrasse ?

Elle avait aim ses bras autour d'elle. Peut tre aussi qu'il l'embrasse, 
sans doute. C'tait la premire fois. Mais cela lui arrivait si brusquement, 
 l'improviste. Et cela n'avait qu'un rapport assez loign avec ce qu'elle 
avait suppos. Elle avait d faire quelque chose qui le lui avait laiss 
croire. Il en savait tellement plus qu'elle. Il savait tout. Elle rien, sauf 
qu'elle avait peur et envie de vomir.

Claire secoua la tte de droite et de gauche sur le sol.

- Je ne sais pas. Je t'en prie, Victor, lche-moi, je ne veux pas...
- Si. Moi je sais que tu veux.

Il jeta son pantalon de cot. Il lui maintenait les bras au-dessus de la 
tte et fora ses doigts entre ses cuisses serres, obligeant ses genoux  
s'carter, grand.

- Tu vas voir comme c'est bon. Je vais t'apprendre.

Il prouvait une excitation inoue. Les genoux de Claire taient noueux, 
exactement comme il se les tait figurs. Ses cuisses taient fines et 
dures. De la peau, des os, des muscles tendus, des endroits ferms, secrets, 
qu'il savait que personne avant lui n'avait encore jamais vu ni touch. Il 
allait dcouvrir. Il allait prendre.

Avec ses cuisses, Victor lui ouvrit les jambes, plus encore, et posa ses 
doigts sur cette fente qui allait bientt lui livrer tous ses secrets. Son 
sexe tait aussi lisse et doux au toucher qu'un fruit. Pulpeuses, les lvres 
s'taient refermes sur son index et l'enserraient d'une pression tide. 
C'tait trs agrable. Il chercha l'entre close du vagin sous le fin duvet 
noir, forant les petites lvres dlicates  s'carter lorsque ses doigts 
s'introduisirent en elle, profondment. Le ventre de Claire se creusa d'un 
seul coup pour se soustraire  la douloureuse pntration qui la dchirait 
et lui faisait monter les larmes aux yeux.

- Ne lutte pas contre moi, Claire. Je vais t'apprendre  aimer.

Ses oreilles bourdonnaient. Claire n'entendit qu'un mot.

"Aimer."

Mais il lui faisait mal. Si mal. Son ventre lui paraissait en feu. Et le sol 
sous son dos tait si dur, comme de la pierre, avec Victor qui lui appuyait 
sur la poitrine. Son esprit lui ordonnait de se dbattre. Mais Claire tait 
fige par un double sentiment de honte et de peur.

Elle gmit brivement. Victor prit a pour de la passion. Sans attendre, il 
s'tendit sur elle, l'touffant encore plus de son poids. Elle sentit le 
bout de sa verge tendue palpiter contre sa cuisse. Instinctivement, Claire 
chercha  resserrer ses jambes mais il la fora  les ouvrir de nouveau. 
Elle n'tait pas de force  lutter et elle tait terrifie. Sa gorge tait 
sche et elle tremblait de tous ses membres. Il la prit  bras le corps et 
la serra contre lui. Claire eut un ultime sursaut lorsqu'il s'enfona en 
elle mais il tait dj trop tard.

Victor en perdit presque le souffle devant cette exquise troitesse. Il ne 
l'entendit pas crier, ne vit pas les larmes s'chapper de ses paupires 
closes. Il ne voyait qu'une chose : elle ne luttait plus.

Elle tait allonge sous lui, docile, comme une gentille petite fille. Et 
elle tait troite comme personne. Dj, il sentait les frissons prcurseurs 
courir dans ses reins, le sexe prit comme dans un tau dans cette gangue de 
chair si troite, trop troite. Victor ne pouvait dj plus se retenir. Il 
pensa qu'avec une gamine comme Claire, il lui faudrait du temps pour arriver 
 se retenir, et cela l'excita encore plus.

Les yeux ferms, il cogna en elle, martela le ventre meurtri de Claire, de 
plus en plus vite, de plus en plus fort. Enserr par l'troitesse de sa 
chair neuve, il couta monter en lui l'onde de plaisir dvastatrice qui 
soudain explosa en lui, beaucoup trop tt  son got. Il s'croula sur elle 
comme une masse, le visage dans son cou, la respiration coupe.

Claire sentit un liquide chaud se rpandre dans son ventre. Curieusement, 
elle n'avait plus mal, le corps comme anesthsi. Elle ouvrit les yeux et 
regarda les arbres qui tanguaient au-dessus d'elle. Ils craquaient en se 
balanant.

"Tu ne trouves pas qu'on dirait un film d'horreur ? Ferme les yeux et tu 
verras qu'il va se passer quelque chose de vraiment horrible."

Le lendemain soir, il vint dans sa chambre. Elle y avait pass la journe en 
pyjama et robe de chambre, refusant toute nourriture, interdisant l'entre  
Marianne qui voulait lui prendre sa temprature et appeler un mdecin.

- Je vais bien, dit Claire. Je n'ai envie de rien, c'est tout. Je veux que 
l'on me laisse tranquille !
- Les enfants qui ont le got du drame ne sont pas faciles  manier, murmura 
Marianne pour elle-mme. Mais  treize ans, n'est ce pas toujours le cas ? 
ajouta t-elle avec sagesse avant de retourner  son jardinage.

S'il lui plaisait de rester enferme dans sa chambre, elle n'y voyait aucun 
inconvnient. C'tait toujours mieux que de la savoir en train de traner 
dans les bois o elle pourrait faire Dieu seul sait quelles btises ou 
rencontres.

Claire se pelotonna sur le coussin de la petite banquette sous sa fentre. 
Elle tait entoure de fleurs vives : le papier des murs, le dessus de lit, 
les tentures des rideaux et mme les coussins de la banquette sur laquelle 
elle tait assise. Sans parler du bouquet de roses frachement cueillies que 
Marianne lui avait mont ce matin en la croyant malade. Partout, des photos 
de sa mre dans des cadres d'argent avec dans un coin, tout de mme, un 
portrait de Marianne et de Charles. La gaiet de l'ensemble tait 
insupportable. Claire ferma les yeux.

Ca la brlait entre les jambes, d'une douleur aigu et lancinante. Si on lui 
avait demand de la peindre, a aurait t d'un rouge vif, encore plus rouge 
que le sang qu'elle avait dcouvert sur ses cuisses en se dshabillant la 
veille au soir.

Victor avait fait presque tout le chemin de retour avec elle, l'entourant de 
ses bras pour l'empcher de trbucher, voquant un voyage qu'Henry prvoyait 
pour lui. "Mais ce n'est pas pour tout de suite", avait-il dit en s'arrtant 
prs de la porte de derrire. "Je ne pourrais pas te quitter maintenant". Il 
avait pos un baiser sur son front et lui avait pris le menton dans la main. 
"N'en parles  personne. Tu comprends ? Tu comprends, n'est ce pas ?" 
avait-il rpt en enfonant son ongle dans sa peau. Claire avait hoch la 
tte, pour qu'il la laisse enfin tranquille. "C'est bien. Allez, entres, 
petite. Je passe par-devant. A demain soir."

Le lendemain, chacun allait et venait sous sa fentre du premier tage, 
comme si tout tait normal. Le jardinier (on tait lundi) taillant les 
buissons, tondant la pelouse. L'odeur acide de l'herbe coupe monta jusqu' 
la chambre de Claire. Marianne se rendit  la roseraie, posa son panier 
d'osier, enfila ses gants de coton fleuri, ajusta son grand chapeau de 
paille puis examina avec soin chaque fleur avant de choisir lesquelles 
couper et placer dlicatement dans le panier. Sa soeur jouait dans la 
piscine avec des camarades tandis qu'une nounou s'occupait de Laurence.

Claire avait la tte vide. Elle avait essay de se confier  Emilie, mais en 
vain. Malgr ses efforts, Emilie ne surgissait pas et Claire sentait 
confusment qu'Emilie tait partie pour toujours. Elle n'tait plus une 
petite fille...

Les heures passaient, Claire restait immobile  contempler la vie d'en bas. 
Charles rentra de son travail et posa un petit baiser lger sur la joue de 
Marianne dont le regard s'chappait au loin. Un peu plus tard, elle frappa  
la porte :

- Puis-je entrer ?
- Non.
- Bon. Comme tu veux, ma chrie, dit Marianne en levant lgrement la voix 
pour qu'elle l'entende. C'est l'heure, Claire. Grand-mre n'aime pas que 
l'on soit en retard. Ce serait mal venu pour l'anniversaire de grand-pre, 
n'est ce pas ?
- Je n'irais pas, rpondit Claire qui regardait toujours dehors.
- Tu as encore quelques minutes pour te faire belle, si c'est a qui 
t'inquite.
- Je n'irais pas.
- Ou pour te changer. Ce serait bien que nous soyons sur notre trente et un. 
Ca ajoute  la fte. Et grand-pre y est sensible.

Claire se taisait.

- Bon, dit Marianne d'une voix calme car elle ne s'nervait jamais. 
Evidemment, si tu ne te sens pas bien, mieux vaut ne pas sortir. Je leur 
expliquerai, et je suis sure que grand-pre sera aussi heureux que tu lui 
souhaites son anniversaire demain. Je vais te monter  dner. Du potage. Ca 
gurit presque tout. Dsires-tu autre chose ?

"Quelqu'un  qui parler !"

Elle pleurait.

- Claire ?
- Non.
- Alors, couches-toi. Ca ira mieux demain.

La maison tait silencieuse. Le soleil posait ses rayons obliques sur 
l'immense jardin dsert et l'ombre des arbres et des grilles. Bientt le 
soleil disparut et tout devint bleu-gris, calme, en attente. C'est alors que 
la porte s'ouvrit. Victor apparut.

- Dieu que tu m'as manqu, dit-il en relevant Claire de la banquette pour la 
conduire jusqu'au lit. J'ai pens  toi toute la journe. Ce dner n'en 
finissait pas. Henry tait d'humeur bavarde. Dshabilles-toi, petite fille, 
ajouta t-il en asseyant Claire au bord du lit, je ne vais pas le faire pour 
toi. C'est la premire chose  apprendre.

Immobile, Claire carquilla les yeux. Victor soupira bruyamment, s'assit 
prs d'elle et l'entoura de ses bras.

- Bon, il va falloir quelques prliminaires. Allez, petite, dtends-toi, tu 
n'as pas  t'inquiter. Oncle Victor va s'occuper de toi. Tu en as grand 
besoin. Tu te rappelles ce que je t'ai dit hier ? Dans une famille, on 
devrait se rendre heureux. On devrait s'aimer. C'est ce que nous allons 
faire. Contentes-toi d'tre gentille et nous nous amuserons beaucoup et nous 
serons heureux. Je vais tout t'apprendre de l'amour.

Ce mot se transforma en un long soupir et il sourit avec tant de gentillesse 
que Claire s'approcha de lui, attire. Elle voulait plus que tout qu'on la 
serre dans ses bras, qu'on l'aime. Victor resserra son treinte et, 
lentement, elle laissa son corps raide reposer contre sa poitrine chaude et 
solide. Il n'tait gure plus grand qu'elle. En fait, c'tait le plus petit 
de la famille et elle avait toujours pens que a le contrariait, mais peut 
tre pas. Peut tre que rien ne contrariait Victor. Il tait si fort qu'il 
dominait tout le monde. Sa prsence emplissait les lieux o il se trouvait. 
Il tait le plus fort, se dit Claire. Elle se blottit contre lui et ferma 
les yeux. Elle voulait s'endormir ainsi, au chaud, en scurit.

- Rveilles-toi, dit-Victor gaiement.

Il lui prit le menton, l'attira  lui et l'embrassa comme la veille, forant 
sa bouche et sa langue. Mais cette fois, tout en l'embrassant, il dplaait 
sa main sur son corps. Il releva sa veste de pyjama et fit rouler ses mains 
sur ses seins. Ils n'taient pas encore bien gros, deux petites bosses aux 
ttons encore  peine apparents et aux auroles aussi roses que la fleur du 
mme nom, mais ils vivaient dj sous la douce caresse. Les petites pointes 
se durcirent malgr la honte qu'prouvait Claire  se laisser caresser la 
poitrine par Victor.

Puis il glissa sa main dans son pantalon de pyjama, agrippa ses fesses et, 
cartant l'lastique de sa petite culotte, fouilla la chair brlante et  
vif entre ses jambes. Claire poussa un cri. Il interrompit son baiser.

- Tu as mal ici ?

Elle hocha la tte, des larmes pleins les yeux.

- Bon, n'y penses plus. On va le laisser tranquille pour cette nuit. Il y a 
plein d'autres choses  faire. Enlves ton pyjama, je veux te voir.

Claire leva ses mains puis hsita.

- Fais ce que je te dis, nom de Dieu !

C'tait la voix de l'autorit. C'tait la voix de tous les hommes de la 
famille. C'tait la voix d'oncle Victor et son pre avait toujours dit que 
Victor tait le plus fort de tous. Claire cessa de rflchir. Elle dfit sa 
robe de chambre et dboutonna sa veste de pyjama qu'elle laissa tomber 
derrire elle. Elle hsita  nouveau un bref instant avant d'ter son 
pantalon de pyjama, puis sa culotte, qui tomba  ses pieds. Elle se rassit, 
sans bouger, fixant du regard ses cuisses nues et serres, horriblement 
gne.

Victor lui prit le menton et l'obligea  le regarder tandis qu'il 
l'observait. Il rejeta en arrire ses cheveux noirs emmls et fit 
dlicatement courir un doigt sur son front, son visage, la ligne de son cou, 
les pointes de ses minuscules seins tout durs, son ventre plat, son pubis, 
ses cuisses...

- Une si petite fille, dit-il avec son sourire doux. Mon incroyable petite 
fille.

Il posa ses mains sur les jambes de Claire et contempla son sexe dlicat, 
tout rouge et enfl. Il la regarda longtemps, la tte pleine de penses plus 
lubriques les unes que les autres, se repaissant de sa beaut, de sa 
fragilit. Puis il carta ses cuisses en poussant sur ses genoux. La fente 
resta close. Il ouvrit les grandes lvres avec ses doigts, les tira 
doucement vers le haut. Le clitoris apparut, minuscule et trs ple  ct 
des chairs  vifs. Victor dcolla la fente jusqu'en bas, fouillant dans les 
plis et les replis luisants jusqu' trouver l'entre ouverte du vagin. 
Claire gmit sourdement et Victor la lcha et se redressa.

- Ne t'inquites pas. C'est normal la premire fois. Je suis trop gros pour 
toi. Mais on va arranger a. Tu seras fire de toi quand tu verras comment 
tu peux tre ouverte pour moi. Bon Dieu, on va passer de sacrs moments. Tu 
sais, ajouta t-il, tu as un sexe de petite fille vicieuse, bomb, charnu... 
C'est vrai, on ne croirait pas  te voir si mince, si fragile... On 
t'imaginerait un sexe diffrent. Mais je t'aime telle que tu es, ma douce 
petite Claire.

Il l'attira contre lui et l'embrassa  nouveau, l'crasant presque. Puis il 
la tint  bout de bras.

- J'ai trop de vtements.

Claire le dvisagea, sans expression.

- Dshabilles-moi, nom de Dieu !

Les mains de Claire s'activrent sur les boutons de la chemise blanche.

- Allez, ordonna t-il.

Elle s'empressa de dboutonner sa chemise et, voyant qu'il n'esquissait pas 
un geste pour l'aider, tira une manche et puis l'autre. Elle remarqua au 
passage qu'il avait la poitrine aussi lisse que la sienne et qu'il n'avait 
pas de poils sur les bras ni sur les mains. Elle se dit, presque 
inconsciemment, que c'tait bizarre. Son pre et son grand-pre avaient les 
bras couverts de poils noirs. Mais cette pense fugitive s'vanouit bientt.

- Claire, dit Victor.

Claire s'aperut que ses mains taient immobiles. Elle dfit sa ceinture et 
posa ses doigts sur la fermeture Eclair. Son coeur battait la chamade. Elle 
tait traverse par un double sentiment de crainte et de curiosit.

- Allez, ordonna t-il. Ne fais pas la timide.

Les yeux ferms, elle dfit la fermeture Eclair. Il se souleva lgrement 
pour l'aider et elle tira son pantalon et son caleon. Brusquement libr, 
le sexe dur claqua contre sa petite main. Claire bondit comme si elle 
s'tait brle avec un tisonnier. Mais Victor se saisit de sa main et 
l'obligea  refermer ses doigts autour de sa verge.

- Tiens-la.

C'tait si doux que Claire fut surprise. En dessous, c'tait rigide, mais la 
peau tait douce et battait sous sa paume. Cela n'avait pas l'air menaant. 
Et pourtant, lorsqu'elle entrouvrit lgrement les yeux, elle vit que 
c'tait norme. Elle ne voyait que cette norme tige. La terreur l'envahit 
et elle eut envie de vomir. Mais c'tait impossible. Il ne lui pardonnerait 
pas. Matrisant sa panique, elle arrta de penser.

- Bouges ta main, dit-il. Comme a, pas si fort, petite. Ne l'trangles pas. 
Aimes-le. Comme a.

Victor la regarda faire, d'un air amus et un peu satisfait. Au dbut, les 
doigts menus l'effleurrent si doucement qu'il les sentit  peine. Puis la 
douce caresse se prcisa peu  peu, en un imperceptible va et vient d'abord, 
puis de manire de plus en plus ferme et assure.

Claire commenait  se dtendre et  se sentir mieux. Remuer sa main en 
rythme le long de cette peau douce n'tait pas si terrible. La duret en 
tait rconfortante. Victor aimait a et elle voulait lui faire plaisir. Si 
c'tait tout ce qu'il demandait en change de sourires et d'amour, a irait. 
Ce n'tait pas trop difficile, seulement un peu fatigant.

Et puis Claire devait reconnatre que ce n'tait finalement pas si 
dsagrable de sentir palpiter cette tige de chair tide dans sa petite 
main, de la secouer en un lent mouvement de va et vient. Elle dcouvrait, 
avec une surprise mlange de satisfaction, le pouvoir de ses doigts.

Soudain, une pense s'imposa dans son esprit : "C'est donc a branler un 
garon !" Claire sentit ses joues s'empourpraient. Et plus encore 
lorsqu'elle ralisa soudain que tout son intrieur tait devenu brlant et 
humide, son ventre, sa poitrine, sa tte... Elle en fut si dconcerte et 
choque que Victor d la rappeler  l'ordre. Il grogna de plaisir 
lorsqu'elle recommena  agiter nerveusement sa main tandis que ses penses 
se bousculaient, dfilaient  toute vitesse, si vite qu'elle n'arrivait pas 
 les contrler.

"Non, c'est impossible !"

Cela lui tait bien dj arriv quelques fois, le soir dans sa chambre... 
Elle en avait t un peu effraye et affreusement gne. Mais le rsultat 
avait t si surprenant, si agrable lorsqu'elle avait finalement os 
glisser timidement sa main entre ses cuisses, elle s'tait sentie tellement 
bien aprs, si dtendue, que la frayeur n'avait t qu'un tout petit coin 
d'elle-mme.

"Mais ce n'est pas pareil ! Je ne peux pas aimer faire... Ca !" Claire tenta 
de se raccrocher dsesprment  cette ide. "Il m'a viol !"

Un sanglot lui noua la gorge. Sa main lui paraissait si lourde soudain 
qu'elle n'avait plus la force de la faire bouger. Victor s'en rendit compte, 
mcontent. De toute faon, il en avait dj assez des doigts dont les 
pouvoirs taient somme toute limits. Alors que la perspective des lvres 
enfantines de Claire s'ouvrant pour la premire pour accueillir son sexe, 
tait un spectacle auquel il rvait de plus en plus ardemment d'assister. Il 
saisit Claire par les cheveux et prit plaisir  la lgre grimace qui 
traversa son visage,  l'hsitation instinctive que marqua sa nice au 
contact de sa verge dresse. Pour mieux voir, il s'inclina lgrement en 
arrire. Claire avait ferm les yeux. Ses lvres taient fermes et Victor 
appliqua son sexe contre elles.

- Ouvres la bouche, et je ne veux pas sentir tes dents.

Claire avait dj comprit ce qu'il attendait d'elle. Mais elle ne pouvait se 
rsoudre  ouvrir la bouche. Elle avait de nouveau la nause et dut se 
contrler pour empcher la panique de l'envahir. C'tait impossible, elle ne 
pouvait pas.

Mais Victor, tremblant d'impatience, appuya sur sa nuque. Sa verge rutilante 
paraissait une incongruit contre le petit visage lisse, dmesure par 
rapport  sa bouche troite, mais il s'en moquait. Claire rsistait toujours 
et Victor en tait de plus en plus irrit. Il n'avait pas lch ses longs 
cheveux sur lesquels il se mit  tirer brutalement. Claire finit par gmir 
et entrouvrit les lvres entre lesquelles il se poussa d'un brusque 
mouvement. Elle ferma les yeux de toutes ses forces et refoula le haut le 
coeur qui lui oppressait la poitrine. C'tait encore cent fois plus horrible 
que lorsqu'il l'avait embrasse.

Sous la pression, sa bouche tait horriblement distendue, mais pas encore 
assez au got de Victor. Il s'enfona en faisant pression sur la tte 
jusqu' ce que l'angoisse appart dans les yeux de Claire subitement 
ouverts. Et, ce n'est que lorsque deux larmes roulrent sur ses joues, qu'il 
s'estima satisfait et relcha un peu sa pression.

Claire ne sut pas combien de temps cela dura. C'tait atroce. Elle le 
dtestait, elle se dtestait. Mais Victor appelait a l'amour. La tenant 
toujours par les cheveux, il l'obligea  reculer et avancer son visage, 
faisant entrer et sortir sa verge d'entre ses lvres comme hier de son 
ventre, profondment, mchamment.

Sa gorge se serrait et les larmes lui brlaient les yeux, coulaient sur ses 
joues. Claire avait une envie folle de le mordre. Pourtant, elle s'appliqua 
jusqu'au bout  aspirer ce sexe qui lui remplissait toute la bouche d'une 
masse chaude et vibrante, enroulant sa langue tout autour, tout en serrant 
un peu plus fort les lvres. Victor se saisit de sa main droite et l'obligea 
 la refermer sur tout ce qui dpassait de sa bouche. Et elle le sua, 
interminablement, en allant d'avant en arrire, de plus en plus fort, de 
plus en plus vite, accompagnant de ses doigts le mouvement de ses lvres et 
de sa langue. Sur l'ordre de Victor, sa main gauche glissa sur les 
testicules velus, les malaxa, et soudain, une chaude liqueur se dversa dans 
sa bouche.

Claire manqua s'touffer tandis que Victor, lui tenant la tte fermement 
entre ses deux mains, poussait son ventre encore plus en avant, s'enfonant 
jusque dans son gosier, indiffrent aux larmes qui coulaient sous ses 
paupires fermes.

Victor finit par la relever et la fit s'allonger  cot de lui, sur le lit 
en dsordre. Claire se laissa faire, comme un pantin. Victor l'avait dj 
constat, elle ne ragissait pas, elle ne luttait pas, si docile. Il se 
blottit contre elle et tendit une main pour caresser ses seins nus et 
offerts. Elle tait couche sur le ct, le visage appuye sur son paule et 
se laissait faire, honteuse et malheureuse.

- Ma gentille petite fille, gmit-il aprs avoir repris son souffle. Ma 
douce petite Claire. Tu apprends si vite. Tu es vraiment doue pour l'amour, 
tu sais. Mais tu n'aurais pu trouver de meilleur professeur, n'est ce pas ? 
Tu ne connais pas ta chance.

"Menteur. Ce n'est pas a l'amour. Je te dteste."

Victor se leva et se rhabilla.

- Tu m'excites plus que toutes les femmes que j'ai connues. A demain soir, 
petit coeur, ajouta t-il en prenant son veston qu'il tint d'un doigt 
ngligent sur son paule. Une chose encore. Ne rate plus les repas de 
famille. Je veux te regarder et penser  toi quand tout le monde est l. Et 
dsormais, je veux t'entendre quand nous ferons l'amour. Je veux savoir que 
tu aimes a.

Claire tait allonge et le regardait  travers ses paupires lourdes. 
Victor fit le tour du lit et s'assit  ct d'elle. Il lui carta les jambes 
et glissa ses doigts dans la fente entrouverte. Elle se laissa faire, ayant 
renonce  toute pudeur, et il retira sa main, en frottant ses doigts les 
uns contre les autres, un sourire satisfait sur les lvres.

- C'est bien ce que je pensais... Tu as aim a, hein ? Tu vois, je savais 
bien que c'tait ce que tu voulais. Aussi, je compte sur toi pour ne pas 
oublier ce que je t'ai dit. Cela doit rester un secret. Que je n'ai pas  te 
le rpter. Tu es intelligente, Claire. Tu apprends vite. Ne t'avises pas 
d'en parler  quiconque, fut-ce  ton amie imaginaire. Je saurais leur 
dvoiler quelle est la vrit. C'est notre secret. Compris ?

Claire s'tait recroqueville contre un oreiller et le regardait apeure.

- Claire, dit-il avec une extrme douceur. Je t'ai pos une question.

Elle essaya de hocher la tte mais elle ne pouvait pas bouger.

- Claire !

Cette fois-ci, c'tait un grognement rauque, mconnaissable.

- Cela reste entre nous. Personne ne doit savoir. Vu ? De toute faon, si tu 
parlais, personne ne te croirait. Ils penseraient que tu es folle, on 
t'enfermerait. Mais les choses n'en arriveront pas jusque l.

Il porta ses doigts  son nez et les respira un instant. Puis, il les passa 
sur la bouche close et apeure de Claire comme s'il lui maquillait les 
lvres.

- Ouvres la bouche... lches mes doigts... comme a, oui... tu aimes le got 
de ton sexe ? Hein ?

Claire hocha doucement la tte pour qu'il la laisse enfin tranquille. Victor 
sourit, satisfait.

- Tu ne diras rien parce que tu aimes a. Je ne voudrais pas te faire de 
mal, petite, ou pire encore. Mais si tu me dsobis, je t'en ferais. Je te 
tuerais sans hsiter si je pensais que tu en as parl... Maintenant, nous 
avons notre amour. Et nous nous amusons, nous nous rendons heureux. Et a 
peut durer tant que tu seras gentille. Et tu le seras, n'est ce pas ? 
Rponds !

Claire mit un son.

-- Voil qui est mieux. Je ne m'inquitais pas, tu es maligne. Cela dit, je 
compte sur toi, Claire. Ne t'avise pas de me dcevoir. Bonne nuit, petite 
fille. Fait de beaux rves.

Claire regarda la porte se refermer. Elle n'arrivait pas  bouger. Ses 
lvres taient abmes et enfles et sa bouche gardait un got doucetre et 
fadasse, ainsi que la saveur un peu sale de son propre sexe. Elle avait mal 
aux genoux. Sa nuque tait raide et ses doigts semblaient bloqus dans la 
position que lui avait enseigne Victor. Elle respira longuement, 
profondment, et fixa les yeux sur la branche d'arbre finement cisel qui 
caressait la fentre.

"Peut tre que je vais mourir. Ils me retrouveront morte demain, et ils 
sauront que c'est  cause de ce que Victor m'a fait. Et ils le puniront. 
Peut tre qu'ils le tueront. Je voudrais qu'ils le tuent."

Puis ce fut le matin et elle sut que, miraculeusement, elle avait dormi. 
Elle glissa de son lit, sentant la brise du matin sur sa peau encore chaude. 
Elle prit une douche et s'accroupit sous le jet brlant. Elle pencha la tte 
et s'examina avec prcaution. Son sexe se contracta involontairement de 
peur, mais elle n'tait plus enfle, et presque plus rouge. Claire se lava 
dlicatement la vulve, fit mousser le savon, nettoya avec soins ses cuisses 
ainsi que son "pubis bomb et charnu de petite fille vicieuse". Les poils 
noirs et friss crissaient sous la paume de sa main. Elle enfona un doigt 
dans sa fente, profondment, mchamment, tourna  l'intrieur pour se 
purifier du passage de Victor, pour se punir d'tre si ouverte. "Pourvu que 
a se referme", espra t-elle avec dsespoir.

Elle croyait encore sentir les doigts de Victor, puis son sexe dur en elle. 
Elle ferma les yeux et les images revinrent, horribles, le haltement de 
Victor, le poids de son corps sur elle, le sol si dur sous son dos, et sa 
peur  elle, aveuglante, paralysante. Son vagin se resserra autour de son 
doigt et elle le retira prcipitamment, malade de honte, dgote.

Elle se redressa et sortit de la douche. Elle avait envie de vomir. Claire 
s'essuya avec une serviette douce et se brossa les dents. Sa bouche allait 
beaucoup mieux aussi. Debout devant la glace de sa chambre, Claire contempla 
son corps nu. Plus rien ne se voyait. "Une petite fille de treize ans tout 
ce qu'il y a de plus normale", se dit-elle, et elle vit sa bouche se durcir. 
C'est ce que dirait Marianne, qui aimait les choses normales et matrises. 
Comme toute la famille. Alors Victor reviendrait la nuit, et elle ferait ce 
qu'il voudrait, et personne ne devinerait jamais ce qui se passait parce que 
rien ne se verrait.

"Sauf si je leur dis", songea t-elle. "Marianne n'aime pas les problmes ni 
me voir malheureuse. Et grand-mre m'coute quand je lui parle de l'cole. 
Et mon pre m'couterait. Il ne fait gure attention  moi, mais il ne 
supporterait pas qu'on me fasse du mal".

Puis Claire se rappela ce qu'avait dit Victor : "Je ne voudrais pas te faire 
de mal, petite, ou pire encore, mais si tu me dsobis, je t'en ferais. Je 
te tuerais sans hsiter si je pensais que tu en as parl."

Comment pouvait-il penser a tout en parlant d'amour et comme elle tait 
merveilleuse ? Elle revoyait sa poitrine contre laquelle elle se sentait  
l'abri, bien au chaud, la force de ses bras quand il l'enlaait, la douceur 
de son sourire. Il ne pensait pas ce qu'il disait. On ne tuait pas sa 
famille, on ne lui faisait pas de mal. C'tait seulement dans les livres.

Mais il l'avait dit. Et il lui avait fait toutes ces choses dgotantes.

- Je ne suis pas assez bte pour le mettre  l'preuve, dit-elle  voix 
haute, ce qui la fit sursauter. Il a probablement dit a pour voir comment 
j'allais ragir. Il ne me fera pas de mal. Il m'aime. Et c'est ce qu'il y a 
de mieux, tre aime.

Elle arracha les draps du lit. "La femme de mnage n'aura qu' en mettre des 
propres. Je lui dirai que j'ai eu mes rgles", pensa Claire. "Ou plutt, je 
ne dirai rien. A quoi bon ? Ils n'attendent aucune explication. Ils se 
moquent de ce que je fabrique. Sauf Victor."

Elle mit ses draps au sale, enfila un jean et une chemise, et alla prendre 
son petit-djeuner.

Claire avait chang. Marianne tait ravie, persuade que l'adolescente 
mrissait et faisait enfin des efforts pour apprendre  se tenir 
correctement. Cette semaine et la semaine dernire, elles s'taient rendues 
dans les meilleures boutiques et avaient achetes des vtements pour Claire, 
pour la rentre. Twin-sets en cachemire, avec des jupes de laine assorties, 
des robes de lainages cossais avec de petits cols en velours, des pantalons 
de tweed avec des pulls jacquard assortis. Et comme Claire ne discutait pas 
et que Marianne commenait  s'inquiter et voulait la voir sourire, elles 
avaient ajout de nouveaux jeans, des sweat-shirts trop grands et une veste 
de velours en molleton.

- Merci, dit Claire avec gravit une fois les achats termins. C'est 
superbe.

Marianne la scruta du regard.

- Tu vas bien, Claire, c'est sr ? Tu es si calme. As-tu besoin d'autre 
chose ? Avons-nous pens  tout ?

Claire hocha la tte.

- Tu devrais tre heureuse, tu sais. Treize ans, bientt quatorze. Quel 
merveilleux moment pour une jeune fille ! Tu as toute la vie devant toi, et 
tu ne dois penser qu' t'amuser,  ta famille, tes amis, l'amour... 
Evidemment, tu t'es aperue qu'entre ton pre et moi, a n'tait pas trs 
romantique, soupira Marianne. Tu es si intelligente, pas grand chose ne 
t'chappe, n'est ce pas ? Remarque, nous ne nous disputons pas. J'aimerais 
autant parfois mais c'est comme si on n'avait rien  se dire. Parler, c'est 
ce qu'il y a de plus important, bien plus que le sexe... Mon Dieu, je ne 
devrais pas te parler de ces choses, dit-elle avec un petit rire. Il ne faut 
pas qu'on te tracasse avec a maintenant. C'est pour toi le moment d'tre 
jeune et innocente. L'innocence. Tu ne connais pas ta chance.

On lui avait dj dit a : "Ma douce petite Claire, ma merveilleuse petite 
Claire. Tu apprends si vite. Tu es vraiment doue pour l'amour, tu sais. 
Mais tu n'aurais pas pu trouver meilleur professeur, n'est ce pas ? Tu ne 
connais pas ta chance."

- Ma chance ? s'exclama Claire avec hargne.

Marianne la regarda avec surprise. Elle sentait confusment,  l'attitude de 
Claire ces derniers temps, qu'elle passait  cot de quelque chose 
d'important. Mais elle savait Claire suffisamment intelligente pour lui en 
parler si elle l'avait souhaite.

Intelligente. Ils disaient tous cela d'elle. Chaque fois qu'il l'attrapait 
parce qu'elle rentrait tard, se vautrait dans les fauteuils, s'habillait 
n'importe comment, oubliait de se coiffer, jurait, parlait argot, oubliait 
de se laver la figure et les mains.

"Tu es si intelligente, Claire, disait Oncle William. Tu es vive comme 
l'clair et tu pourrais tre la plus jolie jeune fille de la rgion si tu ne 
jouais pas les sauvageonnes". William tait le deuxime fils des cinq 
enfants d'Henry, juste aprs Charles. Il ne s'tait jamais mari et semblait 
croire que c'tait une grave erreur, qu'en restant clibataire et sans 
enfant il avait abandonn sa famille et devait se rattraper en se montrant 
un oncle modle. Cela consistait essentiellement  rapporter des cadeaux de 
ses voyages  l'tranger, ce qui ne l'empchait pas de se montrer galement 
prodigue en conseils.

- Tu dois te surveiller pour Stphanie. Tu as une petite soeur de sept ans 
et tu dois agir correctement afin qu'elle suive ton exemple. Nous devons 
toujours avoir quelqu'un  admirer.
- Admirais-tu mon pre ?
- J'ai beaucoup appris de ton pre.
- Et il admire Henry ?
- Tu dois l'appeler grand-pre, Claire. C'est plus respectueux. Bon, voyons, 
Charles admire t-il son pre ? Je n'en suis pas sr. Parfois, Charles donne 
l'impression d'admirer Victor plus que tout autre. Curieux, tu sais, si l'on 
songe que Victor est le plus jeune. Ca ne colle pas avec ma thorie, n'est 
ce pas ?

Claire parlait, quelque fois, de ces conversations avec Victor, le soir, 
dans sa chambre. Il venait dornavant la voir rgulirement. Les premires 
semaines, il semblait tout le temps l et Claire avait eu l'impression 
d'touffer. L'cole avait repris et elle devait faire ses devoirs en vitesse 
parce qu'il apparaissait juste aprs le dner. Puis a avait chang. Avec la 
fin de l't, et les vendanges toutes proches, les voyages d'affaires 
avaient repris et il lui arrivait de s'absenter une semaine entire. Comme 
le week-end, Michelle aimait sortir, Victor avait pris l'habitude de venir 
dans la chambre de Claire deux fois par semaine. Il lui disait toujours  
l'avance quand serait la prochaine fois. Afin qu'elle soit prte pour lui...

Cela signifiait que le matin, elle devait s'piler, le pubis et les 
aisselles. Elle dtestait a, mais Victor se moquait bien de ce qu'elle 
pouvait penser. Tout ce qu'il voulait, c'tait qu'elle soit propre et lisse, 
la peau nette et douce comme celle d'un bb. Elle ne pouvait rien lui 
demander, seulement discuter un peu entre les moments ou il la voulait sur 
le lit, par terre, sur un fauteuil, ou dans la salle de bains. Aux yeux de 
Claire, c'est un peu comme s'ils avaient t maris.

Mais pour l'amour, elle s'interrogeait. Elle tait certaine que les gens 
maris s'aimaient. Tous les livres le disaient. Mais Victor et elle 
n'avaient pas d'amour. Elle savait maintenant qu'il ne l'aimait pas et ne 
l'avait jamais aime. Il avait beau dire, l'amour, mot dont il abusait, 
n'avait rien  voir avec ce qui se passait dans sa chambre deux fois par 
semaine. L'amour tait une plaisanterie, elle le savait, un mot que les gens 
utilisent pour dissimuler leurs dsirs de sexe.

Mais il la tenait. Elle ne pouvait pas en parler,  qui que ce soit, parce 
qu'elle aimait les choses qu'il lui faisait et elle se dtestait pour a. 
Mais entre les doigts de Victor, son propre corps lui chappait, refusait 
d'obir  sa conscience qui lui disait que c'tait mal. Elle prouvait du 
plaisir, un plaisir fou mme, lorsqu'ils faisaient l'amour ensemble. Et ce, 
qu'elles que soient les saloperies qu'il lui demandait d'excuter. Tandis 
qu'elle avait envie de vomir de tout le dgot et la haine que Victor lui 
inspirait par ailleurs.

Lorsqu'il entrait dans sa chambre, elle avait dj t ses vtements, ne 
gardant que sa petite culotte. Elle dshabillait Victor avec rapidit et 
sret tandis qu'il faisait courir ses mains le long de son corps. Sa 
poitrine se dveloppait et il la tenait, pinant les ttons tout durs.

- Tu grandis si vite, murmura t-il avec un grand sourire. Bientt quatorze 
ans...

Il fit glisser sa main le long de sa cuisse nue jusqu' la fourche, suivi le 
contour ourl des grandes lvres  travers le coton de sa petite culotte, 
d'un doigt d'abord lger, puis plus insistant. Claire s'assit sur le bord du 
lit, les jambes cartes. Elle sentait que la faille de son sexe commenait 
 s'humidifier. Mais elle ne pouvait rien y faire. Ds que Victor 
s'approchait d'elle, elle se mettait  mouiller, sans jamais pouvoir se 
retenir.

Il se pencha, posa sa bouche sur l'aine, lcha la peau fine tout le long de 
l'lastique, d'abord d'un cot, puis de l'autre. Du bout de la langue, il 
souleva le bord de la culotte et souffla sous le coton. Claire eu un 
frisson. Son ventre se contracta. Elle resserra les jambes un instant, avant 
de s'ouvrir encore plus. Il poussa l'lastique de ct, librant la vulve 
mouille qu'il mordilla dans le sens de la longueur, comme pour recoller les 
bords d'une blessure. Sous les lvres serres, Claire sentit son clitoris 
qui se durcissait.

- Tu sens si bon, murmura t-il. Tu es si douce.

Il prit un peu de recul et la tint carte avec ses doigts. Un liquide 
coulait entre les petites lvres, fluide comme de l'eau, incolore et presque 
inodore, innocent comme de la mouille de petite fille. Il la lcha 
longuement, de bas en haut, tirant sur la peau pour n'pargner aucun repli, 
jusqu' asscher compltement les muqueuses. Puis il attendit, jusqu' ce 
que la vulve soit compltement trempe, et recommena.

Claire se tenait sagement assise, les deux mains poses de chaque ct des 
hanches, les cuisses cartes, la poitrine souleve par une respiration 
saccade. Victor se pencha encore et poussa sa langue dans l'entre de son 
vagin. Plusieurs fois, durement, comme s'il y enfonait son sexe. Claire 
gmit de plaisir, sourdement, veillant  ne pas faire trop de bruit. Il 
releva la tte. Les prliminaires taient termins. Victor se redressa et 
s'allongea sur le lit. Elle se dbarrassa rapidement de sa culotte trempe 
et se pencha sur lui, sachant exactement ce qu'il voulait. Il n'avait plus 
rien  lui expliquer. A sa faon de s'asseoir, de se tenir, de la soulever, 
elle savait quoi faire et comment le faire pour qu'il soit pleinement 
satisfait. Il l'avait si bien dresse.

Claire se hissa sur lui et elle le chevaucha, se penchant pour que Victor 
puisse jouer avec ses seins. Il aimait la voir bouger sur lui tandis que son 
sexe pais et dur comme du bois s'enfonait en elle. Claire se laissa 
envahir, incapable de contrler les vagues de plaisir qui dferlaient dans 
son ventre. Elle se mordit les lvres, tendant le ventre en avant pour qu'il 
s'enfonce encore plus profondment. Elle acclra le rythme de son bassin 
mais Victor la prit par les hanches et la fora  ralentir son mouvement, la 
retint, la suspendant parfois en l'air, avant de la laisser retomber en 
douceur sur son sexe dress.

- Pas si vite, petite fille. Ne sois pas si presse, mon amour. Je sens que 
tu vas jouir. Tu as le ventre qui se contracte. Ma queue est tellement 
serre en toi que je ne vais bientt plus pouvoir me retenir. Mais pas 
encore...

Il essaya d'enlever le bras qui couvrait le visage de Claire. Celle-ci 
rsista.

- Laisses moi regarder tes yeux, ma poupe. Tu vas jouir, hein ? Je le sens 
 ton adorable petit chaton qui m'aspire de plus en plus fort. Jamais je 
n'ai eu autant de plaisir avec une autre fille, jamais. Mais je veux le voir 
dans tes yeux. Tu jouis, mon amour ? Rponds.
- Je ne sais pas. Je ne sais pas... Oui... Laisses moi allez plus vite... 
Plus fort.
- Non... Pas encore... Je veux profiter de toi le plus longtemps encore, mon 
amour, profiter de ta jolie petite chatte de poupe... Si souple, si lisse, 
si douce... Tu sais que ta voix change ? Ta voix change quand nous faisons 
l'amour... Je ne m'en tais jamais rendu compte.

Ses mains se refermrent sur ses seins et il la laissa glisser sur lui 
prcautionneusement. Claire se mit  haleter. Un murmure indistinct sortait 
de sa bouche. Victor senti qu'elle allait jouir. Son ventre se contracta, 
elle lui serrait tellement la queue qu'il n'allait pas pouvoir s'empcher de 
dcharger. Claire se cambra tout d'un coup en poussant un cri touff. 
Victor crasa ses seins, donna quelques coups de reins violents, leur peau 
claquant l'une contre l'autre. Il retint lui aussi le grognement sourd qui 
montait de sa poitrine pendant que sa queue se vidait par saccades tout au 
fond d'elle.

Elle s'effondra  ses cts mais ils n'en avaient pas encore fini. Il poussa 
Claire contre le montant du lit, les jambes cartes. Elle le fixait dans 
les yeux, mais Victor ne regardait que sa vulve rase, hypnotis par les 
chairs nues et trempes. Il s'agenouilla au-dessus d'elle et il sentit la 
chaleur de son ventre contre son pubis avant mme qu'il ne la touche, 
tellement elle tait brlante. Claire dtourna la tte en fermant les yeux. 
Ca recommenait... Si seulement elle avait mal, comme la premire fois dans 
les bois. Ce serait tellement plus facile de le har, de rejeter toutes ces 
choses qu'il l'obligeait  faire. Mais elle aimait a. Il avait raison, elle 
n'tait qu'une petite salope, une putain...

Victor souleva les jambes minces, les posa sur ses avant-bras. Claire se 
retrouva les fesses en l'air, cherchant un appui avec les coudes, les genoux 
presque au visage, le dos pli en deux. Et lui tait au-dessus d'elle, 
butant du bout de la pine  l'entre de son ventre. Sa position ne lui 
permettait pas de faire de grands mouvements. Son gland glissa plusieurs 
fois le long des lvres mouilles pour aller cogner contre le dessus de lit.

- Claire, grogna t-il.

Ce fut elle qui dut l'aider. Elle saisit sa queue d'une main, de l'autre se 
tint la vulve ouverte. Victor tait appuy sur ses mains comme s'il faisait 
des pompes. Quand le museau de sa verge fut engag entre ses petites lvres, 
elle le prvint d'un lger appel des hanches et il s'enfona d'une seule 
pousse, en soupirant d'aise. Il glissa si profondment en elle qu'elle eut 
mal. Sa position favorisait une pntration trs profonde. Claire avait les 
genoux ramens  la poitrine.

Lentement, prenant appui sur ses mains, il la lima plusieurs fois, en 
soufflant profondment. Elle gmit, faiblement, chaque fois qu'il venait 
heurt le fond de son ventre. Mais bientt, elle se mit  bouger les hanches 
pour l'inciter  aller plus vite, plus fort, plus profondment encore. 
Victor jeta un coup d'oeil sur son visage pour voir si elle simulait. De 
fines gouttes de sueur lui couvraient le front tandis que, comme d'habitude, 
Claire gardait les yeux obstinment ferms. Mais il savait comment la faire 
les ouvrir...

Il se retira d'elle tout doucement, dcolla une de ses mains pour guider sa 
queue plus bas, entre les fesses carteles. Brusquement, il s'enfona, 
forant l'ouverture troite de ses reins. Claire se mordit les lvres pour 
ne pas crier et ouvrit les yeux. Ils taient brillants, affols, humides. 
Victor la fixa avec dlectation, la limant doucement, se retenant pour ne 
pas gicler, crispant les mchoires. Son plaisir tait dcupl par la douleur 
exprim sur son visage enfantin. Parfois un tremblement le prenait, muscles 
fatigus, et il s'immobilisait.

Tout  coup, il changea de position. En s'appuyant d'un genou sur 
l'oreiller, il l'obligea  poser ses chevilles plus haut, sur ses paules. 
Ayant pris un appui plus solide, moins fatigant, il la sodomisa plus 
facilement, s'enfonant toujours plus vite et profondment. Claire avait mal 
partout, subissant en gmissant les efforts qu'il faisait. Elle avait 
l'impression qu'un animal sauvage tait en elle, lui dvorer les entrailles, 
et allait bientt la submerger. Elle n'prouvait aucun plaisir de cette 
manire, seulement de la douleur, le cul cartel par la dchirante 
pntration. En plus, elle avait le dos sci par le montant dur du lit. 
Pourtant, elle ressentait une jouissance intense, d'une autre sorte, morale. 
Pour une fois, elle n'aurait pas  lui cder. Elle avait mal, affreusement 
mal mme, mais il n'aurait pas le plaisir de la voir jouir, s'abandonner.

Claire, en regardant les yeux de Victor, comprit que lui allait bientt 
enfin jouir. Elle grimaa, plie en deux. Il pesait sur elle de tout son 
poids, s'enfonant au plus profond entre ses fesses meurtries. Il se vida 
enfin, chacun des spasmes qui le secouaient lui arrachant un jet de foutre 
et un petit cri rauque. Puis il se calma, reprenant lentement son souffle. 
Toujours plant en elle, Victor lui essuya dlicatement le front, en 
soupirant. Puis il se redressa lentement, sortant enfin d'elle, son sexe 
flasque pendant contre sa cuisse. Lorsque ses jambes furent  leur tour 
libres, Claire se recroquevilla, comme un foetus, en lui tournant le dos.

La premire fois que Victor l'avait prise ainsi, elle avait cru s'vanouir 
tellement il lui avait fait mal. Maintenant, c'tait  peu prs supportable. 
Mais elle se sentait malgr tout affreusement sale et honteuse. Elle tait 
sre que, si elle avait du marcher en public juste aprs avoir fait a, 
n'importe qui comprendrait ce qu'elle venait de faire, devinerait ce qu'elle 
tait.

Quand Victor fut partit, elle glissa du lit et se rendit dans la salle de 
bains pour se soulager et se laver.

Pour ses quatorze ans, Marianne et Yvonne firent une fte. Elle souffla les 
bougies du gteau et tout le monde chanta "joyeux anniversaire". Yvonne 
l'embrassa sur les deux joues.

- Tout le monde t'aime, ma chrie, dit-elle, le souffle court, comme 
toujours.

Elle tait plus grande que Marianne et ses cheveux taient chtain fonc 
tandis que ceux de Marianne taient presque blonds. Mais elles avaient ce 
mme teint ple, les mmes petites rides au coin des yeux, le mme front 
apais et les mmes mains parfaitement manucures.

- Je crois bien que nous te faisons beaucoup de reproches, et je tiens quand 
 moi  m'en excuser. C'est seulement que nous te voulons parfaite. J'aurais 
aim quand tu es venue chez moi, aprs la mort de ta pauvre maman, t'lever 
pour que tu soies tout ce qu'elle avait dsire. Je t'aimais tant que 
j'avais le sentiment que je lui devais bien a. Et je suis persuade que 
c'est ce qui se passe, ma chrie. Avec l'aide de Marianne, qui, ces derniers 
temps, a su prendre ma relve au bon moment. Je sais que ce n'est pas une 
excuse, mais je n'ai jamais t trs doue avec les enfants.

Yvonne semble chercher ses mots quelques instants. Tout le monde se tait, 
pendu  ses paroles.

-- Tu seras aussi belle qu'elle, et tu es dj beaucoup plus intelligente. 
Evidemment, elle n'aurait jamais dit de gros mots et elle tait toujours 
impeccable... la plus lgante, la plus raffine... mais, qui sait, quand 
elle avait ton ge... on n'est jamais sr... bon, je ne voudrais pas avoir 
l'air de critiquer, surtout le jour de ton anniversaire. Tu es si 
attachante, Claire, pure, gentille, et tu ne causes aucun souci. Que 
demander de plus. Et je veux te souhaiter un trs heureux anniversaire, et 
beaucoup d'autres  venir.

Claire regardait fixement ses mains. Elle avait horreur d'tre le centre 
d'attention. Elle aurait voulu tre seule dans sa chambre. Mais elle n'y 
serait pas seule. Victor serait l pour son anniversaire. Elle tait 
prvenue.

- Eh bien, Claire, dit son pre en levant son verre. Quatorze ans, et si 
mre. Ta mre aurait t fire de toi.

Il s'adressait  tous, regardant un visage aprs l'autre, mais Claire 
n'avait d'yeux que pour lui. Il avait onze ans de plus que Victor, n'tait 
pas extraordinairement beau, mais elle admirait son allure et son ct 
srieux. Ses cheveux blonds, qui n'avaient jamais t aussi tincelants que 
ceux de Victor, taient devenus blancs sept ans plus tt, quand la mre de 
Claire tait morte. Mais ses sourcils et sa fine moustache taient encore 
blonds et lui donnaient un air jeune, presque insouciant. Claire aimait se 
cot digne, fort et encore jeune.

- Ta mre et moi parlions du genre d'enfant que nous aimerions avoir, dit 
Charles dans son discours en posant ses yeux sur Claire. Bien sr, nous 
voulions avant tout que tu sois en bonne sant, mais, comme tous les 
parents, nous esprions en plus l'intelligence, le talent et le charme. Tu 
as tout a. Tu es trs diffrente de ta mre, mais tu as son courage et son 
nergie et tu sembles capable de te sortir toi-mme de situations 
difficiles, sans se plaindre, sans faire appel aux autres. C'est l un 
comportement d'adulte dont je suis fier. Bonne anniversaire, ma chrie.
- Bien dit, je n'aurais trouv mieux, dit William. Tu es une bonne petite, 
Claire, et nous somme tous fiers de toi. Une chose seulement : ne grandis 
pas trop vite, profite de ton enfance, tu l'auras quitte avant de le savoir 
et, ds lors, tu seras confronte  la dure ralit de l'argent, du sexe, et 
j'en passe.
- William, intervint faiblement Marianne. Je trouve ce toast peu opportun. 
Claire n'a que quatorze ans.
- Il est toujours opportun de dire  un enfant de le rester.

Claire regarda William sous sa frange noire emmle. Il avait toujours l'air 
le plus fou quand il tait le plus gentil.

- A mon tour, dit Henry, qui se pencha en avant et sourit sous sa grosse 
moustache. Tu n'es qu'au dbut de ta longue route, ma petite Claire, mais je 
sais que tu accompliras ton voyage avec force, droiture et intelligence. 
J'espre aussi que ce sera avec amour. Et j'espre aussi que, tant que je 
serai l, tu me laisseras partager cet amour avec toi.

Claire plissa les yeux pour refouler les larmes. Il disait ce qu'elle aimait 
entendre, mais cela ne signifiait rien. Elle voulait l'entendre dire qu'il 
passerait plus de temps avec elle, ferait plus de promenades avec elle, mme 
qu'il l'emmnerait en voyage d'affaires, rien qu'elle, personne d'autre, 
pour qu'elle puisse enfin lui parler de tout ce qu'elle ne pouvait dire  la 
maison. Elle voulait qu'il s'occupe d'elle, qu'il la protge de Victor. Mais 
c'tait impossible, il ne savait mme pas ce qu'elle voulait. De toute 
faon, il tait vieux. Qu'est ce qu'un homme de soixante-cinq ans 
connaissait des filles de son ge ? Et Claire comprit que finalement, elle 
n'avait pas tant d'importance que a  ses yeux.

Elle ne comptait pour personne, songea t-elle. Tous prtendaient l'aimer 
mais taient trop occups pour la prendre dans leurs bras, lui faire un 
clin. Pourquoi tait-elle tombe dans la seule famille o tous ne 
s'occupaient que d'eux mmes.

- Bonne anniversaire, ma chrie, dit Victor exactement comme l'avait fait 
son pre, avec en plus un petit salut moqueur et son plus beau sourire. Si 
j'en crois ce que je vois, tu grandis admirablement, et je pense que c'est 
ce qui peut t'arriver de mieux, n'en dplaise  William.
- Ne dis pas de btises, intervint William, Claire grandit magnifiquement, 
bien sr.
- Et elle en a sans doute assez de l'entendre, dit Marianne. C'est l'heure 
des cadeaux, non ?

Claire ouvrit ses paquets somptueusement emballs et remercia en montrant 
les pulls de cachemire, les disques de rock and folk, les livres et le 
collier offert par son pre. Puis elle les empila soigneusement et repoussa 
sa chaise. Elle avait hte de partir. J'ai probablement l'air d'un voleur 
filant avec son butin, se dit-elle. Mais elle s'en moquait, n'ayant qu'une 
envie : filer d'ici.

- Je vais tout ranger, dit-elle debout prs de sa chaise. Merci encore, vous 
m'avez beaucoup gte.
- Mais tu n'as pas fait de discours, protesta William.
- Je n'y tiens pas. Je ne suis pas doue pour les discours.
- Mais tu pourrais peut tre rester avec nous au lieur de filer comme 
toujours, lui reprocha Marianne.

Claire secoua la tte, coince.

- Je veux juste... Dsole, murmura Claire avant de se glisser dehors.

Tous la dvisageaient. C'est mon anniversaire, pensa t-elle avec rage. Je 
devrais pouvoir faire tout ce que je veux ce jour l. Elle grimpa les 
escaliers en courant. Avec un peu de chance, elle aurait du temps  elle, 
avant l'arrive de Victor.

Vingt minutes aprs, il tait l.

- Je t'ai apport ton cadeau mais on verra a plus tard.

Claire avait dj t la robe de soie que Marianne lui avait demand de 
porter pour le dner. Son corps se transformait, pourtant elle n'en tirait 
aucun plaisir. Ses seins taient pleins et fermes, ses genoux et ses coudes 
avaient perdu leur aspect noueux, et elle semblait plus grande, avec sa 
taille fine et ses hanches troites. Il n'y aurait eu son pubis ras, elle 
faisait beaucoup plus g que son ge, presque femme. Victor disait que ses 
petits os saillants lui manquaient, mais il aimait toujours autant la 
regarder nue.

A l'cole, elle se sentait de plus en plus loigne de ses camarades. Toutes 
semblaient ne parler que de rendez-vous, de boums, de flirts. Elle riaient 
btement de leurs petites culottes mouilles d'excitation. Elles se 
plaignaient de la balourdise des garons quand ils commenaient  souffler 
comme des chiots en essayant de leur grimper dessus. Elles se disaient 
toutes vierges et, le lundi, elles cherchaient  savoir qui avait perdu sa 
virginit au cours du week-end. Claire restait  l'cart, comme une 
prostitue, se disait-elle, fatigue, lasse, en sachant trop. Et vieille.

Victor avait apport un appareil photo. Elle enleva sa culotte et nue, 
s'allongea au sol, sur le tapis de kilim iranien, les jambes cartes, 
offrant  l'objectif sa fente troite aux aines rases. Il prit des dizaines 
de photos d'elle, s'arrtant parfois pour la disposer autrement, resserrer 
ou, au contraire, ouvrir une de ses cuisses. Victor s'attarda sur le sexe 
bomb,  peine fendu, nu et offert. S'approchant encore, il carta les 
lvres dlicates entre deux doigts, dcolla la fente jusqu'en bas, jusqu' 
ce qu'apparaisse l'ouverture sombre du vagin. Il glissa un doigt dans le 
trou offert qui se contracta de honte.

Claire gmit et il plongea la bouche dans la fente mouille, mordillant les 
lvres, tirant sur elles. Elle tait si douce sous sa langue, si tendre. 
Victor lapait son clitoris, faisant sourdre  chaque contact un peu plus de 
liquide entre les lvres de sa vulve. Il lui fit plier les genoux et enfona 
le nez entre ses fesses, respirant l'odeur de son anus. Il lcha patiemment 
le petit trou qui se contractait nerveusement, dplissant le sphincter 
troit, le nez dans son con tremp.

Sa langue dure et pointue dardait le cul amer. Il la sentait frmir et se 
dtendre peu  peu. Quand il ne sentit plus de rsistance, il carta les 
masses drues de ses fesses et enfona un doigt dans son derrire, fouillant 
trs loin  l'intrieur d'elle. Son corps se tendit brutalement, son anus se 
contracta autour du doigt de son oncle. Elle retomba secoue de spasmes. 
Victor se redressa, contempla longtemps son sexe ras, ouvert et offert. 
Puis il s'approcha du visage impassible de Claire, glissa ses doigts entre 
les dents pour lui ouvrir la bouche. Il s'agenouilla sur sa poitrine, 
prenant tout de mme garde de ne pas trop peser, et amena son sexe  
l'entre de la bouche. Elle le prit entre ses lvres et le sua 
nerveusement, les yeux clos. Claire sentait ses couilles gonfles battre 
contre son menton. Quand elle sentit venir l'jaculation, elle ralentit un 
instant, leva les yeux, interrogateurs. Mais Victor avait visiblement dcid 
de jouir dans sa bouche et elle reprit son experte succion. Le foutre 
jaillit bientt, d'un coup, pais et chaud, frappa son palais en jets 
saccads. Seules ses paupires et ses narines frmirent, tandis qu'il se 
vidait dans sa gorge. Puis il s'essuya sur son visage et se releva. Claire 
ouvrit les yeux. Il tait debout au-dessus d'elle, dcoiff, tout habill. 
Sa verge encore tendue pointant hors de sa braguette.

- Tu as envie ?

Claire baissa les paupires en signe d'acquiescement. Elle ne savait pas ce 
qu'il attendait d'elle, mais de toute manire, elle ferait tout ce qu'il 
voulait. Comme d'habitude...

- Viens, dit-il.

Il l'entrana jusqu'au lavabo dans la salle de bains, sur lequel il 
l'installa, les cuisses ouvertes. Elle appuya le dos contre le miroir froid, 
derrire elle, les seins rigs. Pench en avant, pressant de la paume de la 
main sur son ventre, il ordonna :
- Pisse.

Aprs un moment, elle chuchota :

- Je ne peux pas. Ca ne vient pas.
- Prends ton temps... Dtends toi. Respire.

Peu  peu, Claire se dcontracta, repoussant une fois de plus la honte et la 
pudeur de la chose que Victor lui demandait de faire. Les premires gouttes 
d'urine tombrent lourdement. Victor tendit la main, maintenant sa fente 
largement carte jusqu' ce que le jet se fasse dru, frappant la porcelaine 
blanche dans un bruit de cascade. Les yeux fixes, les paupires crispes, il 
regardait le mat se dilater. Sa queue fit un bond contre son ventre.

Quand elle se fut compltement soulage, elle passa les bras autour du cou 
de son oncle, et ses jambes autour de ses hanches, mouillant le devant de sa 
chemise de son bas-ventre humide. Il la porta jusqu'au lit, la disposa sur 
le ct, lui replia un genou sur la poitrine pour dgager l'entre de sa 
vulve, et plac derrire elle, tenant ses lvres cartes d'une main passe 
par-dessus sa hanche, il la pntra. Claire ferma les yeux et se laissa 
envahir. Il la baisa rapidement, refermant sa main sur un de ses seins, lui 
mordillant la nuque et les oreilles. Claire se mit  haleter. Il bougeait  
peine le bassin, plant profondment en elle, cherchant  faire durer son 
plaisir. Mais tout comme les autres fois, il se sentit emporter par 
l'incroyable douceur, l'exquise troitesse du vagin de sa jeune nice. Il se 
plia un peu en avant, exhalant un souffle rauque, tout en se vidant dans le 
ventre de Claire. Il resta anantit quelques secondes puis sortit d'elle 
lentement...
FIN

Pour l'instant, je n'ai pas crit de suite. En fait, pour dire la vrit, je 
n'ai pas vraiment d'ide. Claire et Victor sont installs dans une sorte de 
routine qui me paraissait sduisante au dbut, mais qui se rvle finalement 
dcevante car sans surprise. Alors si quelqu'un  une ide intressante, 
qu'il me le fasse savoir.


 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

Vous y trouverez la plus grande collection d'histoires en franais sur le sujet.

N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

-------------------------------------------------------------------------------
Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
Sauf si stipul autrement, vous pouvez la republier sur un autre site gratuit
 condition de ne rien modifier et de laisser les notices de dbut et de fin.
-------------------------------------------------------------------------------

