TROIS CONTES POUR LES ENFANTS TURBULENTS (2) (par Geoffroy Perrault) (M/g, M/g, M/gb, pedo, very cons)

title: 3 contes pour les enfants turbulents
part: Complete
author: Geoffroy Perrault
keywords: M/g, M/b, pedo, Mdom
language: Francais
age: 06 ans
published: 12/06/1999


Copyright  1999, Geoffroy Perrault.

Filename: contes2.txt 

Trois contes pour les enfants turbulents, part 2

Written by Geoffroy Perrault


Mise en garde:

Mes histoires ne sont rien d'autre que des contes, et comme tous les contes,
elles sont parfois ambigues et cruelles et font cohabiter les princes charmants
avec les ogres. A la diffrence de mon illustre anctre je ne les destine pas 
la petite nice de Louis XIV, mais  des adultes normalement capables de faire
la part entre conte et ralit. Ne lisez pas cette histoire si vous savez 
l'avance qu'elle va vous scandaliser. Dans le cas contraire vous ne feriez que
manifester votre hypocrisie. Si vous tes un adulte responsable sachant faire
la diffrence entre fantasme et ralit, alors je vous souhaite une bonne
lecture. Si vous tes le genre de type mlangeant fantasme et ralit, ne
perdez pas votre temps  lire l'histoire qui suit, consultez au plus vite les
urgences psychiatriques.



"Trois contes pour les enfants turbulents" fait suite  "Trois conte pour les
enfants sages". Les princes charmants officiaient dans ces derniers. Ici ce
sont au tour des ogres... La dernire histoire est si cruelle que je n'ai pu
m'empcher de lui donner une fin heureuse.




Trois contes pour les enfants turbulents. (M/g, M/b, M/g, pedo, Mdom)

Par Geoffroy Perrault


I: La Leon de Piano

Anas n'est pas doue pour le piano. Elle n'aime pas en jouer. Elle n'aime pas
rpter des heures durant des morceaux qui l'ennuient. Mais sa mre ne l'entend
pas de cette oreille. Dans le grand appartement parisien o vit Anas, il y a
un piano  queue qui appartient  la famille depuis un bon sicle. Il faut donc
qu'elle sache en jouer. Sa mre l'a dcid. Son pre l'a dcid. Sa grand-mre,
aristocrate acaritre et frustre l'a dcid. Anas, qui vient d'avoir dix ans,
n'y coupera pas.
        -Mais je n'aime pas le professeur qui me donne des cours ! Avec lui je
n'apprends rien!
        -Qu' cela ne tienne... Nous te trouverons un autre professeur, plus
srieux et plus svre, qui sera te faire travailler comme il faut. Justement
la grand-mre d'Anas a entendu parler d'un excellent professeur qui enseigne
avec svrit la dure discipline pianistique aux enfants rcalcitrants. La mre
d'Anas appelle le soir mme ce fameux professeur.
        -Allo, monsieur Valenlis?
        -C'est lui-mme.
        -Je souhaiterais que vous donniez des cours de piano  ma fille.
        -C'est de l'ordre du possible, mais sachez que je suis trs exigeant
dans le choix de mes lves. Quel age  votre fille?
        -Elle vient d'avoir dix ans.
        -Donc tous les espoirs sont encore permis. A t-elle les doigts fins?
        -Oui. Pour cela elle tient de sa mre.
        -Bon. Je donne un  deux cours par semaine  chacune de mes lves...
Un cours dure deux heures. Et j'exige de mes lves un certain nombre de
choses.
        -Je vous coute.
        -Mes cours mettent mes lves en situation de concert. Ce qui permet de
capter leur concentration. Il arrive frquemment que j'invite quelques
auditeurs, parmi les meilleurs musiciens de Paris. Je veux que mes lves
soient lgamment coiffs et habills. Pour votre petite Anas, vous pouvez
proscrire pantalons et baskets. La robe est obligatoire...
        -Ds la premire sance?
        -Oui.
        -Soit. C'est une mthode originale.
        -C'est une mthode efficace surtout. En quelques mois votre petite
Anas fera de grands progrs... Je vous propose une premire sance. Disons...
Mercredi  quinze heures.

Bien qu'Anas ne soit pas la plus jolie petite fille de cet arrondissement,
elle possde un charme indniable qu'elle tient en grande partie de sa mre,
native d'Irlande. De fins cheveux roux coups mi-courts, de grands yeux verts,
une peau blanche et marbre, quelques taches de rousseurs sur la frimousse, en
font une enfant bien agrable  regarder. De nombreux messieurs ne s'y trompent
pas. Alors qu'elle se rend  pied chez son professeur, habille d'une robe
violette, sans manche, gnreusement dcollete, ils sont nombreux  la
regarder. Anas est pourtant dnue de formes, et bien qu'elle soit de grande
taille, son jeune age ne fait aucun doute. Anas n'est pas trs  son aise dans
cette robe coupe  mi-genoux qui l'oblige  faire de petits pas, et dans ces
souliers un peu trop hauts de talon qui la font trbucher. Heureusement qu'elle
ne comprend pas encore de quoi sont faits les regards qui la couvent. Son
malaise n'en serait que plus grand... Elle a dj assez peur  l'ide de
rencontrer ce nouveau professeur qui lui impose un cours de deux heures en robe
de soire. Elle ne le connat pas encore. Mais elle le hait dj.

Monsieur Valenlis habite dans un immeuble aussi cossu que celui dans lequel vit
Anas. Peut-tre mme un peu plus.
Sur la porte cochre une plaque indique: "V. Valenlis, professeur de piano
diplm, troisime tage." C'est la concierge qui ouvre la porte de l'immeuble
 Anas. Elle la regarde des pieds  la tte, esquisse un sourire mauvais, et
lui lance "pour les cours de piano, c'est au troisime!". Anas chuchote un
"merci beaucoup Madame", et s'engage dans l'escalier. Arrive devant la porte
de Monsieur Valenlis, professeur de piano diplm, elle hsite un instant. Tout
la pousse  rebrousser chemin. Et lorsqu'elle se dcide  appuyer sur la
sonnette, c'est la mort dans l'me. L'homme qui lui ouvre n'est pas  l'image
de ce qu'elle attendait. Ce n'est pas un vieux bonhomme mais un homme jeune,
lgant, habill de ce qu'Anas croit d'abord tre une robe de chambre, mais
qui s'avre un kimono en soie de grande qualit.
        -Bonjour, monsieur. Je suis Anas Berthom. Je viens pour la leon de
piano. L'homme la regarde avec intensit avant de dire:
        -Bienvenue Anas... Entre... Je suis sr que tu es aussi press que moi
de nous mettre au travail. Non. Anas n'est pas du tout presse de se mettre au
travail, mais la mise de ce monsieur est si curieuse pour elle, qu'elle en
oublie ses apprhensions. L'appartement de Valenlis est dcor d'une manire
qu'Anas trouve bien trange. Il semble y avoir des tapis mme au plafond, et
les oeuvres d'art orientales ctoient des piles de livres et de partitions. Une
odeur que la fillette n'arrive pas  identifier flotte dans les pices. Pas une
odeur dsagrable, seulement bizarre... Valenlis ouvre une petite porte, et
laisse galamment passer Anas devant lui. "Voil la salle de musique o nous
allons passer quelques heures enrichissantes", lui susurre-t-il  l'oreille. La
salle en question abrite un piano demi-queue, une harpe de concert, des chaises
et fauteuils disposs en arc de cercle face au piano, et le long d'un mur une
longue mais troite table de pin massif. Seule une petite fentre claire cette
salle, et la lumire d'un lustre de bronze y est ncessaire, mme en pleine
journe.
        -Bien. Installe-toi au piano et rgle le tabouret  ta mesure. Tout en
s'excutant, Anas dit d'une voix un peu plaintive:
        -Je suis pas trs bonne, vous savez. Et puis je ne savais pas si je
devais amener des morceaux...
        -Chut! A partir de maintenant, ne dis plus rien... Seulement la
musique. Valenlis pose sur le piano une partition et se place derrire Anas,
mais si prs qu'elle peut sentir dans son dos le frlement des pans du kimono.
        -Allez! Dchiffre a. C'est trs facile. La petite fille commence 
jouer la partition. Mais elle enchane erreurs sur erreurs,   malgr
l'apparente facilit du morceau. Le morceau lui semble bizarre et dissonant.
Rien  voir avec les Bach et Mozart qu'on lui impose d'habitude.
Valenlis, pench contre son oreille, lui chuchote des encouragements: "Oui.
C'est bien Anas. Pas trop vite. L, avec le troisime et non le quatrime. Un
peu plus de pdale..." Et puis soudain elle sent les mains du professeur se
poser de chaque cot de ses bras nus. Anas est une petite fille qui dteste
qu'on la touche. Elle se ttanise aussitt, mais n'ose pas pour autant
interrompre son dchiffrage.
"Oh! Que tu es crisp! Dtends-moi ces jolis petits bras! Laisse-les flotter!"
Les mains de Valenlis descendent le long des bras de son lve, la faisant
frissonner, jusqu' se poser sur ses propres mains.
"Abandonne toi un peu. Je vais te guider." Anas a l'horrible impression que
les doigts, les mains et les bras de son professeur sont en train de se fondre
dans les siens. Sa peau si sensible souffre de ce contact et elle n'arrive plus
du tout  se concentrer. Elle ne joue plus la musique. C'est Valenlis qui joue
 travers elle. Ses doigts et ses mains se meuvent sans que sa volont n'y soit
pour quelque chose.
"Voil tu te dtends enfin!" Elle sent le souffle tide dans son cou, et le
corps de cet homme coll  son dos. Elle sent au-dessous de ses omoplates, 
travers sa fine robe, quelque chose de dur et de brlant qu'elle n'identifie
pas. Et sa main droite s'envole. Elle n'est plus sur le clavier. Valenlis la
suspend en l'air et la fait danser. Seule sa main gauche continue  jouer. Puis
cette main arienne qu'elle ne contrle plus se pose  nouveau, mais pas sur le
clavier, non, plus bas, sur son ventre, entre ses cuisses. Et les doigts de
Valenlis font jouer les siens contre l'toffe de sa robe tendue, presque avec
violence jusqu' venir toucher la fente de son sexe. Anas voudrait n'avoir ni
robe de soire, ni culotte, pour sentir jouer ses doigts le long de sa fente.
Malgr sa peur des contacts charnels, elle voudrait au-del de toute mesure que
cela s'accomplisse. Elle s'entend gmir comme dans un sommeil fivreux.
"Anas?", entend-elle au loin, "ma chre petite Anas, reviens  nous!" Et tout
s'arrte. Sa main gauche est pose sur le piano. Sa main droite est entre ses
jambes, crispe dans l'toffe violette de la robe qu'elle a en parti russi 
retrousser en haut des cuisses. Et valenlis est assis  un bon mtre d'elle. Il
ne la touche pas. Il la regarde, plus amus qu'inquiet.
        -Oh, mon dieu! gmit Anas, qui retire brusquement sa main droite
d'entre ses jambes et rajuste sa robe. Un rouge vif de honte et d'humiliation
lui monte aux joues.
        -Et bien, Anas, tu te donnes beaucoup  la musique. Ce sont des choses
qui arrivent, tu sais.
        -Je je... je sais pas ce qui m'a pris. Je suis peut-tre malade.
        -Je ne crois pas. C'est la fougue de l'enfance dans toute sa splendeur,
dit-il en lui servant un verre d'eau. La petite fille tremble tant qu'elle ne
peut le saisir, et Valenlis est oblig de lui tenir.
        -L... Ne t'touffe pas. Bois lentement. Reprend ton souffle. Et puis
nous continuerons.  Anas n'en croit pas ses oreilles. Continuer le cours? dans
l'tat de trouble et de honte dans lequel elle se trouve? Mais a-t-elle un
autre choix. Si elle s'y refuse, Monsieur Valenlis en informera sa mre, et
elle saura tout de... de ce qu'elle vient de faire.
        -Ca y est. Tu vas mieux?
        -Oui, a va maintenant.
        -Tu es une lve doue, Anas. Tu as beaucoup de sensibilit. Mais ta
manire de jouer sur les pdales est trs maladroite. Nous allons tudier a 
prsent. Lve-toi. Anas se lve. Valenlis en profite pour baisser de quelques
centimtres le tabouret. Puis il s'y assoit. Anas s'attend  ce qu'il lui joue
le morceau. Mais il n'en fait rien. Il montre ses propres genoux et lui murmure
"allez, viens." Anas reste dans l'expectative. Elle ne va quand mme s'asseoir
sur les genoux de cet homme. Mais Valenlis manifeste son impatience. "Viens,
Anas... Nous n'avons pas de temps  perdre. L'heure tourne." Alors la petite
fille s'excute. Elle s'assoit sur les genoux de son professeur du bout des
fesses. Valenlis ne l'entend pas ainsi. En quelques sautillements de cuisse, il
colle l'enfant contre lui, attrape  nouveau ses mains, et les place au-dessus
du clavier. Cette fois-ci, le corps entier d'Anas et non plus seulement ses
bras, est sous l'emprise du professeur de piano. Ses jambes, son buste, sa
nuque, remuent au rythme de cette musique bizarre qu'elle n'a pas l'impression
de jouer. Elle ressent le contact de la soie contre ses mollets et le bas de
ses cuisses. Elle ressent le contact de la soie le long de ses hanches. Elle
peroit la soie qui glisse sous ses fesses. Elle sait qu'elle n'est plus qu'une
marionnette dans les bras de Valenlis, qui manipule ses frles articulations
selon son dsir. Est-ce que ce sont ses mains ou celles de Valenlis qui, 
force de trpidations, retroussent sa robe jusque sur sa culotte? Est-ce que ce
sont ses mains ou celles de son professeur qui font tomber sa robe sur ses
paules et dnudent sa poitrine plate? Est-ce que ce sont ses mains qui la
caressent  prsent entre les cuisses et sur le torse. Est-ce sa propre bouche
qui lche ses paules et sa nuque? Elle s'entend gmir, et des larmes de
dsarroi coulent le long de ses joues. Son corps, mme dans ses parties les
plus intimes est tout entier sous l'emprise de Valenlis. Autour d'elle, ce
n'est plus la soie du kimono qu'elle sent, mais la peau velue de son
professeur. Puis elle perd connaissance.

Anas revient  elle, progressivement. Elle est incapable de bouger, mais elle
peut voir, entendre et ressentir. Elle est allonge sur la grande table de pin.
 l'exception de ses souliers et de sa culotte tire-bouchonne sur sa cheville
droite, elle est nue. Valenlis est assis devant la table comme devant un piano.
Il fait courir ses doigts sur le corps de la petite fille, le long de ses
hanches, de ses cuisses, et mme entre ses jambes. Lui aussi est nu. Son kimono
est  ses pieds. Anas se laisse aller  apprcier la manire dont Valenlis
grne des notes imaginaires sur sa peau tendre et blanche, surtout lorsqu'il
dpose un accord entre ses jambes, ou qu'il prolonge un long tremolo sur sa
fente  prsent humide. Et il y en a beaucoup dans la partition qu'il joue. Le
dernier accord, vibre longtemps  l'entre de son vagin, alors que la
jouissance envahie cette petite fille trangre, jusque-l,  toute sensualit.
Valenlis se lve et va se rhabiller tout en regardant son lve emport par un
puissant orgasme.
"La leon est termine, Anas. Reste allonge un peu. Ma bonne est en train de
repasser ta robe. Elle est toute froisse. Ta mre n'apprcierait certainement
pas de la rcuprer dans cet tat." Anas met de longues minutes  retrouver
l'usage de son corps. Elle s'assoit sur le bord de la table, sans oser regarder
autour d'elle. Elle remet sa culotte qui se gorge aussitt de la moiteur de sa
vulve, puis sa robe soigneusement repasse. Valenlis l'aide  se mettre sur ses
deux pieds. Il la recoiffe gentiment en passant ses doigts en peigne dans ses
cheveux roux.
"Tu as bien travaill. Tu es une petite fille doue. J'en ferai part  ta mre
et elle sera fire de toi." Il la prend par la main et la raccompagne jusque
sur le palier. Anas est incapable de dire quoi que ce soit, et le souvenir de
ce qui vient de se drouler, lui semble lointain et confus. Valenlis lui prend
la main et y dpose un baiser.
"A la semaine prochaine, mme heure", lui dit-il en l'abandonnant sur le
palier. En descendant l'escalier Anas rencontre une petite fille d'origine
asiatique, habille d'une trs belle robe blanche. Les deux enfants se
regardent un instant. "Elle va chez Valenlis", se dit Anas, "et ce n'est pas
sa premire leon..." Elles se croisent sans changer une parole.


"Allo... Cher matre... Que diriez-vous d'un concert, chez moi, mercredi
prochain? Oui. Je crois que je vous ai trouv un piano digne de votre
virtuosit. Nous aurons tous grand plaisir  vous couter... Et pour votre
dlicieuse pouse, j'ai galement une harpe qui sonne dlicieusement. Oui. Un
duo... Excellente ide, cher matre. A mercredi." Valenlis repose le combin.
La petite fille asiatique qu'Anas a croise dans l'escalier, se tient devant
lui, nue.
"Nous allons voir si tu as fait des progrs", lui dit-il en disposant les bras
et les jambes de l'enfant entre les cordes de la grande harpe.




II: Hubba Yala


Il est si facile lorsque l'on est citoyen libre habitant la ville de Corinthe
de se procurer de beaux et jeunes esclaves. Encore faut-il y mettre le prix.
Depuis peu, l'argent coule  flot sur ma maison. Mon ngoce est prospre, et je
peux enfin avoir le train de vie auquel j'aspire depuis longtemps. Je me rends
chez la maquerelle Nicaretes rpute pour fournir les plus beaux enfants,
filles ou garons, de tout le bassin mditerranen. Elle les achte  l'age
tendre de trois ou quatre ans, sur les marchs aux esclaves et les duque
pendant deux o trois ans avant de les proposer  ses clients. Nicaretes me
reoit dans ses somptueux salons et me demande ce que je cherche.
        -Je cherche un garon de sept ou huit ans.
        -Pour l'amour?
        -Oui.
        -Tu es un marchand. Tu aimeras sans doute un peu d'exotisme.
        -Pourquoi pas. Montre-moi. Nicaretes appelle deux de ses servantes aux
allures de nourrices. Elle murmure quelques ordres  leurs oreilles. Le deux
servantes hochent la tte et sortent. Entre temps Nicaretes remplit  nouveau 
ma coupe de vin crtois. Les servantes reviennent en tenant chacune par la main
deux garonnets. Les enfants sont nus  l'exception d'une bande de soie qui
ceint leurs ventres sans cacher leurs sexes.
"Ces deux-l viennent du centre de l'Afrique", m'explique Nicaretes en me
montrant des doigts deux enfants  la peau noire.
"Celui-l est un Nubien, mais il a eu un pre carthaginois. Et celui-l vient
de Chine. Il a t enlev par des pirates lorsqu'il tait encore un bb... Ils
sont tous les quatre duqus et dociles." Je le regarde tous les quatre, mais
n'ai d'yeux que pour le petit mtis. C'est un magnifique garonnet  la peau
couleur d'argile. Ses yeux sont grands comme ceux d'une biche. Son corps est
fin et lanc et son sexe circoncis joliment proportionn.
        -Celui-l, dis-je  Nicaretes. C'est celui-l que je veux.
        -Un choix princier. Nicaretes claque dans ses mains et les servantes
reconduisent les enfants,  l'exception du jeune nubien que je viens de
dsigner.
        -Comment s'appelle-t-il?
        -Nous l'appelons Hubba Yala. Il a sept ans.
        -Combien m'en cotera-t-il?
        -Moins que pour l'un des trois autres.
        -Pourquoi? N'est-il pas largement aussi dsirable qu'eux?
        -Bien plus encore  mon got... C'est simplement qu'il n'a pas t
form  l'amour anal. Il faudra que vous vous chargiez de cela si vous voulez
en faire un amant performant. Je vous indiquerai une personne trs comptente
qui vous y aidera... Pour Hubba Yala je demande sept cents drachmes. Je ne
discute pas et paye le prix que Nicaretes m'en demande, bien que je la
souponne de me faire payer mon empressement.
"L'enfant vous sera livr demain. Le temps que mon tatoueur inscrive votre
monogramme sur son poignet, et que je fasse rdiger le titre de proprit."

Le lendemain Hubba Yala entre  mon service. C'est une des matrones de
Nicaretes qui me l'amne.
"Les paroles sont inutiles avec ce genre d'esclave", m'explique-t-elle, "si
vous voulez qu'il s'agenouille  vos cots, il vous suffit de toucher son
coude. Si vous voulez le voir se caresser, touchez le bas de sa gorge. Si vous
voulez qu'il vous prodigue  son tour des caresses manuelles ou buccales,
touchez sa nuque... Voici l'adresse de Stphanos, un sculpteur qui connat
l'art de former les garons comme les filles  l'amour anal. Vous ne
regretterez pas cet investissement." Elle me tend le titre de proprit, puis
me montre le tatouage reprsentant mon monogramme sur le poignet droit de
l'enfant. Le monogramme de Nicaretes est tatou sur l'autre poignet.
"Remercie ta matresse", lui dis-je en l'invitant  prendre cong.

Me voila seul avec mon jeune esclave. Je n'ose encore le toucher tant je le
trouve beau, mais je bande rien qu' le regarder. Lui me regarde galement. Il
n'y a dans son regard aucune effronterie, mais seulement le dsir de me plaire
et de me servir. Ne pas combler ce dsir serait la pire chose que je pourrais
lui infliger  ce moment. Je lui fais signe de s'approcher. Il s'excute en me
souriant doucement. Je touche son coude et il s'agenouille devant moi, les
paumes des mains tournes vers l'extrieur, la tte lgrement penche sur son
paule gauche. Je touche le bas de sa gorge et il se relve aussitt. Me
faisant face, il prend sa petite verge entre deux doigts et commence  se
branler. Je le laisse faire jusqu' ce que je juge son rection satisfaisante.
Je passe ma main derrire sa nuque, et il s'accroupit entre mes jambes. Il
soulve l'toffe de ma toge et saisit mon membre entre ses deux mains. Il
penche la tte et prend mon gland entre ses lvres. Je caresse ses cheveux fins
et boucls alors qu'il me suce et me branle avec beaucoup de dlicatesse. Une
de mes quatre servantes entre  cet instant dans la pice.
        -Approche un instant. Elle s'approche en faisant des efforts pour ne
pas paratre intresse par le spectacle de mon jeune esclave occup  me
donner du plaisir.
        -Vous dsirez?
        -Cet enfant s'appelle Hubba Yala. Je l'ai achet hier chez Nicaretes...
Je veux que tu t'en occupes comme s'il tait ton propre fils. Lorsque je
n'aurai pas le temps de le faire moi-mme tu le baigneras matin et soir. Tu le
feras manger  l'office avec les servantes... Et puis installe un autre lit
dans ma chambre, avec des draps de soie... Enfin ne lsine pas  la dpense.
        -Je ferai selon vos dsirs.
        -Oh, et puis trouve des jeux qui conviennent  son age. Des ds. Des
billes. Des images peintes... Va trouver le sculpteur Stphano et dit lui que
j'ai besoin de ses services... Pas pour une sculpture mais pour la formation
d'un garonnet. La servante s'incline et se retire. Il tait temps. Je jouis
entre les lvres de Hubba Yala en poussant un long soupire de contentement. Ce
merveilleux chrubin avale mon sperme sans en perdre. Il laisse seulement une
goutte couler le long de son menton. Ce n'est pas une maladresse mais un
raffinement que Nicaretes lui a sans doute appris. Je lui tends une coupe de
vin de rose. Il en boit une gorge en me souriant.
"Tu es un enfant aussi beau qu'habile, Hubba Yala. Je vais faire de toi le
meilleur amant de tout Corinthe... Soi le bienvenu dans ma maison." Le petit
garon, flatt par mon compliment, sourit de plus belle.

La premire nuit je l'ai couch dans un lit prs du mien. Pour prvenir une
improbable fugue autant que pour satisfaire un caprice, je lui ai attach les
mains aux montants du lit avec des bandes de lin. Mais ds la deuxime nuit
j'ai jug ces liens idiots, et j'ai prfr lui ouvrir ma couche.

Le matin du troisime jour le sculpteur Stphano nous rend visite. C'est un
homme d'une cinquantaine d'annes plein de prestances et de finesse.
        -Il serait donc question, me dit-il en refusant le verre de vin que je
lui tends, de former un jeune enfant aux jeux sodomites.
        -En effet.
        -Quel ge a-t-il?
        -Sept ans.
        -C'est fort jeune.
        -Oui. Mais c'est un lve de Nicaretes.
        -C'est une garantie, certes... Mais laissez-moi d'abord examiner le
mignon, avant de vous donner ma rponse. J'interpelle une servante et quelques
instants aprs, elle revient prcde de Hubba Yala, qui sort tout juste du
bain. Ses cheveux dgoulinent encore d'eau parfume. Stphano le regarde
approcher et je peux lire dans son regard une vidente concupiscence.
        -Hubba Yala, montre ton joli derrire au noble sculpteur Stphano qui
est aujourd'hui mon invit. Penche-toi un peu plus. Pose tes mains sur mes
genoux. Hubba Yala s'excute. Il a l'air inquiet d'tre ainsi prsent  un
tranger. Je lui souris pour calmer ses craintes et le caresse sur la joue.
Stphano commence par lui palper le derrire, comme pour en tester la
souplesse, puis il lui carte doucement les fesses et s'abme dans la
contemplation de son anus dlicat. Il l'carte, l'ouvre, le referme, le
chatouille... Hubba Yala glousse et j'ai la satisfaction de voir sa petite
verge se dresser. Stephano pose ensuite sur la table un flacon et une coupelle.
Il verse un peu du contenu du flacon dans la coupelle et y trempe l'index.
        -Huile d'olive clarifie dans laquelle je fais macrer des feuilles de
menthe et des ptales de rose, m'explique-t-il, c'est un excellent lubrifiant.
IL passe son index sur les bords de l'anus d'Hubba Yala, puis, en tournant
lentement, il l'enfonce de deux phalanges. L'enfant soupire en sentant le doigt
de Stephano envahir ses entrailles.
        -Il rpond bien et ne se contracte pas trop malgr son jeune age. Il a
les muscles ncessaires. Laisse-moi l'entraner pendant une douzaine de jours
et tu pourras ensuite ne jouir autant de fois qu'il te plaira. Je prends 150
drachmes pour ce travail. Il m'arrive parfois d'en demander le double, mais la
beaut de ce garon est dj une rtribution.
        -Qu'il en soit ainsi. Le march est conclu.
        

Alors commence l'entranement quotidien d'Hubba Yala. Chaque matin, l'habile et
savant Stephano vient dans ma demeure, et passe une partie de la matine dans
ma chambre auprs de mon esclave. Bien sr j'assiste  toutes ces sances, pour
encourager l'enfant mais aussi parce que c'est un dlicieux spectacle que lui
et son professeur sodomite m'offrent l. Stephano lui a d'abord appris les
postures adquates et les gestes qui les ordonnent. Poser le majeur sur le
nombril d'Hubba Yala signifie qu'il doit s'apprter  tre pntr. Poser
ensuite ses quatre autres doigts de part et d'autre, signifie qu'il doit se
mettre  quatre pattes les cuisses lgrement cartes et dcales. Faire
glisser l'index vers le bas-ventre, ordonne au contraire  Hubba Yala de
s'allonger sur le dos, de replier ses jambes sur le ventre et de les tenir
cartes avec les mains sur les genoux. C'est de loin la posture qui me plait
le plus. Faire glisser l'index vers le haut ordonne  l'enfant de venir de
lui-mme s'asseoir sur la verge de son matre. Stphano sculpte lui-mme dans
le bois prcieux et le marbre de Delphes, les godemichets de taille varie
servant  assouplir l'anus d'Hubba Yala. Il les y incre sans jamais lui causer
de tourment. Soit il les y maintient de longues minutes, soit il les fait aller
et venir, suivant des rythmes et des mouvements savants. Au cours de ces
sances, jamais Hubba Yala ne dbande, bien que Stephano ne m'autorise pas 
caresser  le pnis de l'enfant. Mais ds son dpart, je prends ma revanche et
branle ou lche le sexe de mon esclave jusqu'au repas, envot par ses rires
cristallins et ses soupirs de plaisir.

Hubba Yala progresse si vite, qu'aprs deux semaines d'entranement, Stephano
m'annonce que l'enfant est prt. Je suis impatient de lui faire l'amour. Ds
l'aube je demande  ma servante de l'emmener au bain et de lui laver les
entrailles  l'aide d'un clystre. En l'attendant je bois un verre de vin de
rose et je mange quelques figues. Aprs un temps qui me parat interminable
tant mon impatience est grande, la servante me le ramne, propre et parfum.
Mon bel esclave se tient devant moi, souriant. Je suis satisfait de voir qu'il
bande autant que moi.
        -Alors Hubba Yala, es-tu prt  m'offrir ton charmant petit cul ?
        -Oui, matre... Je ne dsire que cela. Mon majeur se pose sur son
nombril. Mon index glisse vers son bas-ventre. Hubba Yala comprend aussitt ce
que j'attends de lui. Il s'allonge sur le lit et replie les jambes sur son
ventre. Ses fesses s'ouvrent comme une orange juteuse fendue par une dague. Je
contemple la fleur en bouton de son anus que je m'apprte  butiner. J'oins ma
verge du mlange de Stephano et fait de mme avec la rondelle de l'enfant. Je
me penche pour embrasser sa verge prcieuse puis sa bouche entrouverte. Je sens
mon sexe glisser tout doucement en lui. Il gmit mais se trmousse habilement
pour m'aider  le pntrer. Ca y est...  prsent ma verge est tout entire
entoure des muqueuses chaudes et frmissantes de son rectum. Je la fais aller
et venir trs lentement, me gardant bien de trop la ressortir. Je veux rester
le plus longtemps possible dans le ventre de cet enfant. Je veux profiter de sa
chaleur, des spasmes infimes qui traversent ses sphincters. Je veux profiter de
sa bouche entrouverte et des gmissements qui en sortent et que ma propre
bouche capture. Comment ne pas mourir d'amour pour ce garonnet ? Ma jouissance
est au-del de toute description. Je dverse mon foutre dans la chaleur moite
de son ventre, en rprimant des grognements de plaisir. Je n'en finis plus de
jouir, et cela est presque douloureux. Il faut de longues minutes avant que je
ne m'apaise, et que je me retire du rectum d'Hubba Yala. L'enfant a joui lui
aussi. C'est visible  son visage apais, et aux longues inspirations qui
soulvent son thorax.
" Hubba Yala, mon jeune amour, tu es le plus grand bonheur de mon existence. "

J'encule mon esclave chaque soir. Parfois aussi au milieu de la nuit, alors
qu'il dort. Je l'enculerais plusieurs fois par jour si je ne me retenais pas.
Mais je ne tiens pas  puiser son anus. Une fois par semaine j'invite quelques
amis, jamais plus de trois  la fois. J'ordonne  Hubba Yala de leur offrir son
cul, et je regarde mon jeune esclave passer de main en main et de verge en
verge. Je ne suis pas jaloux. Bien au contraire. Il me plait de le voir ainsi
offert  d'autres. Et il se prte  cela avec soumission, mme lorsqu'une verge
massive le fait gmir de souffrance. Il sait qu'ensuite son matre passera de
longues minutes  le baigner et  l'oindre pour l'apaiser. Il sait que son
matre l'aime plus que tout au monde. Et il ne craint que le jour o son matre
en fera un citoyen libre.

Dans quatre ou cinq ans, Hubba Yala ne sera plus un enfant, et je cesserai de
le dsirer. Ce jour sera un triste jour. Il quittera ma demeure libre et riche,
duqu, prt  vivre sa vie de citoyen... Je ferai le deuil de mon petit et
tendre esclave. Puis je retournerai voir Nicaretes.



III: La poupe du roi Buhel

Elle ne se connat pas de nom. Elle ne se connat pas d'ge. Ici au village, on
l'appelle simplement esclave ou poupe. Elle ne se souvient plus de ses parents
tus devant ses yeux par les guerriers du roi Buhel lorsqu'elle avait trois
ans. Dans ce royaume, elle est la seule petite fille blanche. Ses longs cheveux
blonds, sa peau translucide, en ont fait une curiosit que le roi Buhel est
fier de possder. Elle a port une robe, il y a longtemps de cela. Mais depuis
des annes elle vit nue,  l'exception d'un collier d'argent. Lorsque le roi
Buhel lui a offert ce collier, elle a cru  une marque d'affection. Mais elle
se trompait. Ce collier, pourvu d'un anneau, ne sert qu' la retenir attache
lorsque le roi le dsire. Il y a une chanette au pied de son trne, une autre
au pied de son lit, et  diffrents autres endroits o il se plait  attacher
la petite fille. Le reste du temps, une corde de cuire passe  travers
l'anneau du collier fait office de laisse. La petite fille ne se souvient plus
de sa langue natale. Mais elle ne parle pas non plus la langue des gens de ce
royaume. Elle comprend seulement les ordres brefs que lui donnent le roi et ses
concubines. De toute faon, on ne lui demande pas de parler. Ce matin, comme
tous les autres, elle se tient agenouille aux pieds du roi qui est assis sur
son trne. La chanette relie au collier ne lui permet ni de se mettre debout
ni de s'allonger sur le grand tapis d'antilope. Elle a l'allure d'une petite
europenne de six ans tout au plus, aux ctes saillantes et au regard triste.
Sa peau blanche la condamne  l'obscurit du palais. Il est rare que le roi
l'autorise  sortir. Ce n'est pas tant pour lui pargner des coups de soleil
douloureux, que pour conserver cette blancheur qui attise la curiosit de tous
ces sujets. Malgr ceci, la peau de la fillette s'est cuivre au cours des
trois annes passes au palais. Ces cheveux, par contre, ce sont claircis. Et
cet trange contraste ne fait que renforcer sa beaut.
"Ka gnen!" ordonne le roi tout en dtachant la chanette du collier. Elle
connat cet ordre par coeur. Il signifie qu'elle doit se lever, venir se placer
entre les jambes puissantes du roi, prendre son pnis entre ses deux petites
mains et le masturber jusqu' ce qu'il lui signifie d'arrter. Le roi n'exige
d'elle aucun autre service sexuel. Buhel est connu pour l'intrt qu'il porte
aux petites filles, mais ravir avant la pubert une virginit serait
inconvenant. Nanmoins, il la fait assister  tous ses bats avec ses
concubines. Elle doit se tenir debout devant le lit conjugal et ne pas
dtourner le regard. Lorsqu'il en a fini, elle doit galement laver son membre
avec de l'eau parfume. Le roi Buhel ne la bat jamais. Ce n'est pas par
mansutude de sa part. Mais il a constat que les coups ports sur cette peau
blanche et fine laissaient des bleus disgracieux qui mettaient plusieurs
semaines  se dissiper. Il ne veut surtout pas altrer cette blancheur. Et puis
elle est si docile que le roi Buhel n'a jamais l'occasion de se mettre en
colre. Le roi Buhel a huit femmes ges de douze  trente-deux ans. Parmi
elles, deux sont galement ses filles. Le roi Buhel a vingt-deux enfants. Les
garons vivent en dehors du palais et reoivent une ducation guerrire. Les
filles vivent dans le palais et s'occupent des taches matrielles. Elles jouent
parfois avec la poupe blanche de leur pre, mais ce sont des brimades plus que
des jeux. Le roi Buhel ne nourrit son esclave qu'avec des aliments blancs. Du
lait de chvre qu'il lui fait laper dans une coupelle, du riz, du poisson, et
des grosses larves crues qu'il dispense comme une sucrerie lorsqu'il est
satisfait d'elle. Le roi Buhel aime galement assister l'exciseuse du village.
Il y emmne toujours la petite fille blanche bien qu'elle soit encore trop
jeune pour subir l'excision. Dans la hutte sombre il retire son pagne et
s'assoit sur le sol. Les petites filles en ge d'tre excises viennent une 
une s'asseoir entre ses jambes. Le roi tient fermement leurs genoux carts
pour permettre  la vieille exciseuse d'accomplir son travail. Les petites
filles doivent retenir leurs cris et leurs larmes et c'est cette souffrance
muette qui plait tant au roi Buhel et qui le fait bander. Voir la verge du roi
s'riger lors d'une sance d'excision est un bon prsage de gurison. Au dbut
la vue du sang coulant des sexes immatures faisait pleurer la poupe blanche.
Maintenant elle y est indiffrente. Peut-tre croit-elle que ce rituel ne la
concerne pas. Peut-tre mme souhaite-t-elle le subir pour chapper  la
servitude.

Elle est seule, assise au pied du trne. Elle y est attache par son collier
d'argent. Elle n'a rien pour jouer. Alors elle regarde ses mains blanches et
fragiles. Le roi Buhel est parti visiter un village proche. Sur son torse nu il
y a encore un peu de son sperme en train de scher. Elle ne fait rien pour
l'essuyer. Le septime fils du roi, g d'une douzaine d'annes, entre dans la
salle du trne. La petite fille le regarde avec tonnement, car elle sait qu'il
n'a pas le droit de se trouver ici, et que c'est un crime grave de pntrer
dans cette salle sans y avoir t invit. Le garon est nu  l'exception de
bracelets rituels. Il a t circoncis la semaine prcdente et le bord de son
gland porte encore la trace rose de la cicatrisation. Il s'approche lentement
du trne en se caressant la verge. Il semble peu sur de lui. Pourtant lorsqu'il
arrive aux pieds de la petite fille, il bande fermement. Il la dtache et la
fait s'allonger sur les peaux qui entourent le trne. Elle ne se dfend pas.
Elle n'en a ni les moyens ni la volont. Elle laisse le garon lui carter les
jambes. Elle le laisse se coucher sur elle et peser de tous ses muscles
guerriers sur son corps infiniment dlicat. Et, en retenant les larmes qui lui
montent aux yeux, elle le laisse la pntrer avec une brutalit maladroite.
Pourtant le jeune guerrier lui fait affreusement mal. Jamais elle n'avait eu
aussi mal.

Le garon, effray  l'ide d'tre dcouvert, la viole rapidement. Il jouit
dans le ventre de la petite poupe blanche pour laquelle il bandait, et
ressentait tant de jalousie.  Il se relve, et sans mme jeter un regard  la
fillette qui sanglote  ses pieds, prend la fuite.

Elle reste longtemps allonge sur les peaux d'antilopes, les cuisses ouvertes,
le sexe ensanglant,  pleurer doucement. Elle voudrait mourir. C'est une des
pouses du roi qui la trouve ainsi. mue par son tat, elle la prend dans ses
bras et la porte jusqu' sa chambre. L, elle nettoie sa vulve martyrise et
oint l'intrieur de son vagin avec une huile apaisante. Puis elle se met  la
bercer comme elle le ferait d'un bb. La petite fille est surprise. Elle ne
pleure plus. Jamais on n'avait fait preuve d'autant de douceur  son gard. En
posant sa tte entre les seins de cette femme, elle murmure dans sa langue
maternelle: "maman"...

Le roi Buhel est fou de rage. L'exciseuse qui a examin la poupe blanche est
formelle. Sa virginit n'est plus.
        -Elle a perdu une grande partie de ses pouvoirs. Au premier saignement,
tu aurais pu lui prendre son pucelage, et cela aurait amen la prosprit sur
toi et tes descendants."
        -N'y a-t-il rien  faire?
        -Veux-tu que je couse son vagin?
        -Cela remplacera-t-il son pucelage?
        -Je ne sais pas. Peut-tre.
        -Alors cous!
        -Il faut d'abord que je me purifie pendant vingt jours et vingt nuits.
Aprs ce dlai, amne-la-moi... Mais sache que c'est une opration dangereuse
pour une si jeune fillette. La fivre pourrait la tuer.
        -Cela ne m'importe plus.

La poupe blanche ne sait rien du traitement qui l'attend. Elle a mal dans le
ventre ds qu'elle bouge, et c'est tout ce qui importe. Le roi Buhel ne
l'attache plus. Il ne lui demande plus de caresses. Il ne la regarde mme plus.
Les filles du roi ne jouent plus avec elle. Le septime fils du roi Buhel a t
chti. On l'a fouett plusieurs heures durant devant tous les guerriers runis
en cercle. Puis, plus mort que vif, on l'a chass du village. Il sera mort
avant la nuit. Mais la petite fille s'en moque. Ca ne la console pas de la
douleur et de la honte.

Le septime fils du roi Buhel n'est pas mort. Son destin a crois celui des
guerriers Julen'k, tribu ennemie depuis bien des gnrations. Leur roi a
recueilli le garon, l'a soign, et a cout avec attention son rcit. Il sait
qu' cause d'un pucelage de fillette, le roi Buhel, son pire ennemi, se croit
affaibli. Alors il runit ses guerriers, et,  l'aube, marche sur le palais du
roi Buhel. Toutes les femmes, les enfants et les vieillards, prennent la fuite
dans la brousse... Tous les enfants sauf la poupe blanche qui dort encore,
pelotonne dans un coin. Les guerriers du roi Buhel font barrages. Et la
bataille commence, impitoyable et sauvage. Les hommes tombent par dizaines d'un
ct comme de l'autre. Le roi Buhel se bat avec courage et tnacit. Il tient
en respect trois, cinq et puis neuf guerriers Julen'k. Mais c'est la lance de
son propre fils qui lui perce le ventre. Lorsque la bataille cesse, il ne reste
plus qu'une poigne d'hommes ensanglants, puiss, qui se dispersent dans la
brousse en chantant des chants mortuaires.

La poussire est retombe. Un homme enjambe les cadavres des guerriers. C'est
un blanc. Il tient un bton dans sa main droite, et une gourde dans sa main
gauche. Il entre dans le palais dsert et repre le petit tre nu et craintif
qui est assis dans un coin. La petite fille le regarde sans exprimer le moindre
sentiment... Il lui sourit, mais cela lui est gale, car elle ne comprend pas
ce que signifie un sourire. Il s'agenouille prs d'elle.
        -Comment t'appelles-tu?, lui demande-t-il en franais. Elle ne rpond
pas.
        -Comment t'appelles-tu?, rpte-t-il en langue Nk.
        -Esclave, lui murmure-t-elle.
        -Non. Ce n'est pas comme a que tu t'appelles... Quand tu tais toute
petite, tu avais un nom.
        -Sais plus.
        -Moi, je sais comment tu t'appelles. Cela fait longtemps que je te
cherche. Il lui caresse les cheveux et ajoute en franais :"Tu t'appelles
Adeline." La petite fille tourne son visage vers l'homme blanc. Et elle se met
 pleurer trs fort, de toutes ses larmes. Il la soulve et la prend dans ses
bras. Elle se serre contre lui et l'image de son papa et de sa maman lui
revient soudain en tte. C'tait avant. Avant qu'elle ne devienne la poupe
blanche du roi Buhel, dont le corps ventr gt  prsent dans la poussire.


Fin


 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

Vous y trouverez la plus grande collection d'histoires en franais sur le sujet.

N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

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Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
Sauf si stipul autrement, vous pouvez la republier sur un autre site gratuit
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