L'ODALISQUE (par Dominique Saint-Marc) (s/m)

title: L'ODALISQUE
part: Complete
author: Dominique Saint-Marc
keywords: s/m
language: Francais
age: 15 ans
published: 15/11/2002


DSM-1  


Histoire envoye  notre site des 'Histoires Taboues' le 12 octobre 2002.
( http://www.asstr.org/~histoires/ ou http://go.to/histoires )


A red-hot tale of self-discovery, as gifted but reluctant
masochist gives in to her reveries in far away French castle.
 


	On a beaucoup crit sur le masochisme, et plus 
encore sur son driv sexuel, le sadomasochisme.
	Ces crits ont t le fait soit, de thrapeutes, 
mdecins, psychiatres, psychologues, psychanalystes, 
sexologues et autres logues... soit de romanciers 
spcialiss dans la production d'une avalanche de 
romans ou de pseudo confessions, fruits de leur 
imagination.
	Peut-tre, de tous ces ouvrages, doit-on excepter 
la fameuse Histoire d'O qui, assurment, est une 
oeuvre littraire de grande valeur d'un point de vue 
purement spculatif, mais dont rien, dans le texte, ne 
permet de soutenir avec exactitude que les aventures 
dcrites aient pu tre rellement vcues par l'hrone.
	On doit carter, de la mme manire les oeuvres 
du marquis de Sade qui sont, elles aussi, le produit 
dlirant de l'imagination d'un homme en marge du 
commun, et qui se rapportent beaucoup plus au crime 
sexuel qu' une recherche simplement perverse de 
nombreuses formes de jouissance ayant pour 
fondement les relations dominant-domin, dans la 
pleine acceptation de ceux qui y participent, tant 
activement que passivement, et qui se trouvent tre le 
plus souvent les mmes dans l'un ou l'autre des rles, 
alternativement.
	Les lignes qui vont suivre sont la transcription la 
plus fidle de souvenirs concernant des expriences 
vcues et notes au jour le jour, dans le temps mme 
o elles se sont prsentes. Le style en a t modifi 
par l'auteur afin d'en rendre la lecture plus 
attrayante, et, de manire toute volontaire, plus 
excitante.
	Ces aventures m'ont presque toutes fait 
connatre le plaisir, un plaisir que, parfois, certains 
parmi ceux qui me liront, hommes ou femmes, ne 
seront pas toujours  mme d'apprhender, de 
comprendre, d'admettre simplement. Mais il en est 
ainsi pourtant, et je ne regrette rien de tous ces 
moments d'une vie qui, fort heureusement se 
prolonge, et m'a fait apprcier des extases que bien 
peu d'tres en ce monde d'interdits, de censures, de 
principes aussi stupides qu'artificiellement plaqus 
sur les individus, ont pu goter ou seulement 
dcouvrir.
	Mon propos, en permettant la publication de ce 
texte personnel, n'est pas de faire propagande pour ce 
que beaucoup nomment dpravation, licence, 
dbauche, vice, bestialit et autres vocables ayant en 
commun le sens de dgradation et de crime de lse-
morale, mais uniquement d'apporter  ceux qui 
sentent en eux s'embraser leurs passions la caution de 
mes propres doutes, de mes incertitudes et, en fin de 
compte, de mes prodigieuses ivresses, afin de les 
encourager  ne pas se croire les parias immoraux de 
la socit et les inciter  faire en sorte d'aller jusqu'au 
bout de leurs dsirs.
	Bien sr, c'est plus particulirement aux femmes 
que je veux faire rfrence.
	A l'heure o les socits fministes 
revendicatives continuent de pulluler et de vouloir 
faire de la femme une bien ple copie de l'homme, 
ignorant superbement qu'il manquera toujours  
celle- ci l'essentiel pour ressembler au modle, je veux 
dire  mes compagnes indcises, que rien n'est plus 
beau que de vivre dans la soumission la plus totale. Je 
veux leur dire de ne pas refuser,  priori, une 
quelconque forme d'rotisme - de type htrosexuel 
ou homosexuel - le but ultime tant, finalement, la 
recherche toujours plus accomplie de la jouissance.
	Que celles qui se satisfont des brves treintes 
bourgeoises d'un mari qui les honore une ou deux fois 
par semaine s'en contentent!
	Que celles qui trouvent leur accomplissement, 
nouvelles amazones, dans la chasse aux amants, 
continuent!
	Que les dominatrices, qui s'exaltent  humilier et 
tourmenter hommes et femmes avec une gale 
ferveur, persistent!
	Que les autres enfin, toutes les autres, les 
timides, les soumises, les obissantes, les serviles 
suivent leur pente, et cessent de se dbattre 
vainement contre leurs impulsions. Qu'elles lisent ce 
livre attentivement, qu'elles le relisent encore, qu'elles 
s'en excitent et y puisent la force de partir  la 
recherche du bonheur l o, pour elles, il rside 
srement.

Clarisse de CERCLAUR


Procdant d'vnements vcus, les personnages et les 
lieux, comme la chronologie qui se rapportent au 
texte prsent, ont t dlibrment transforms afin 
de prserver l'anonymat des personnages en cause.

Dominique SAINT-MARC

On se lasse de dominer, on ne se lasse point d'tre 
domin.

Tristan BERNARD



TABLE



I	L'Adieu de Claire
II	Riescheling
III	L'exigence d'un Seigneur
IV	Les Caveaux de Culte
V	Edwige
VI	Un Spectacle Hallucinant
VII	La Chasse
VIII	La Capture
IX	L'Epreuve
X	La Preuve


I - L'ADIEU DE CLAIRE

	Claire me souriait nigmatiquement dans mon 
demi-sommeil. Caressants, sucrs et tentateurs, les 
mots que formaient ses lvres riches de pulpe 
sensuelle et de rubis sombre me parvenaient au 
travers de la brume mouvante et parfume dans 
laquelle je me sentais mollement driver. Les mots 
chantaient dans ma tte, mlodie silencieuse qui me 
berait d'une persuasive langueur.
	Comme les autres fois, je ne l'avais pas vue 
arriver. Elle avait surgi du nant, et, maintenant, elle 
tait l, assise prs de moi  la terrasse de ce caf 
slect des Champs Elyses o je me trouvais  
l'attendre sans savoir comment j'y tais parvenue. 
Elle tait belle, plus idalement belle que n'importe 
laquelle des plus belles, et les mles alentour 
semblaient ne se proccuper que de la convoitise de 
ses formes aux courbes pleines,  peine voiles de 
vapeur diaphane juponne d'organdi.
	Il faisait chaud, et, sans slip ni soutien-gorge, 
mais rigidifie d'une gupire blanche troitement 
ajuste, les jambes et les cuisses gaines de nylon 
clair, je ruisselais de sueur sous une fine robe de 
crpe rose ple,  demi transparente. Claire ne 
pouvait tolrer la dcence,  lui seul le mot lui tait 
odieux, hors sa loi.
	Je descendais avec elle l'escalier tournant 
menant aux toilettes de l'tablissement, entrais  sa 
suite dans le secteur rserv aux hommes, pntrais 
dans la cabine d'un W.C. o, entirement nu, superbe 
de muscles hypertrophis, un mle attendait ma 
venue, le sexe orgueilleusement redress... Muet, 
l'ordre de Claire tait imprieux, excessif et 
impitoyable, et je m'y soumettais. J'tais ma robe 
lgre et m'agenouillais devant la nudit de l'homme 
camp, mains croises aux creux de mes reins 
frissonnants, le visage offert et les lvres 
entrebilles, pour recevoir dans ma bouche servile la 
verge rige obliquement au-dessus des bourses 
gonfles et dures, laissant docilement le gland violac 
et luisant s'enfoncer jusqu'au fond de ma gorge pour 
l'emplir et me faire hoqueter.
	Il tait jeune et beau, nu, puissant et 
formidablement virilis.
	Bien sr, je ne l'avais jamais vu. Son odeur 
d'homme tait grisante, c'tait une odeur de mle 
possd de dsir et press de s'assouvir dans ma 
bouche aux lvres maintenant distendues par sa force 
compltement exprime. Sa beaut m'tait un cadeau, 
certes! mais sa race une preuve... il tait Arabe.
	Et Claire souriait, souriait et parlait toujours... 
elle disait qu'elle voulait bien me laisser partir, qu'elle 
ne souhaitait pas me retenir parce qu'elle savait bien 
m'avoir perdue et que, de toute faon, je luis 
reviendrais, un jour, une nuit, pour toujours...
	La porte du cabinet tait demeure ouverte. Des 
hommes venaient, beaucoup d'autres Arabes, qui me 
regardaient et s'excitaient de me voir sucer et avaler 
le membre qui tressaillait et se cambrait dans ma 
bouche bante. Mes doigts se crispaient sur mes reins 
nus et frmissants sous ma gupire, et je me 
labourais la peau de leurs ongles aigus. Mes seins 
ballotaient lourdement sur ma poitrine gonfle par un 
souffle oppress. j'tais heureuse de mes seins, de mes 
fesses et de mon ventre nus, obscnement exhibs aux 
yeux brillamment allums de ces migrs, pour la 
plupart mpriss, sinon has de mes compagnes et 
compagnons de race.
	Avec toujours plus d'ardeur, comme 
aiguillonne par la conscience mme de ma 
dchance, je faisais aller et venir mes lvres au long 
de la mentule raidie dont les spasmes brefs 
annonaient, pour bientt, l'irruption d'un sperme 
chaud et pais qui viendrait m'emplir la gorge et me 
combler. J'aurais voulu qu'ils fussent des dizaines, 
des centaines, ou mme des milliers  m'entourer,  
me cerner pour faire de moi leur chose, leur victime, 
leur reine et la putain plie  leurs plus violentes 
exigences.
	La voix de Claire baissait et s'assourdissait 
trangement en s'loignant.
	Mais pourquoi, pourquoi me sentais-je donc 
aussi bien, presque trop bien? Les autres fois, cela ne 
s'tait pas pass ainsi. Pourquoi ne m'entravait-on 
d'aucun lien? Pourquoi nul ne voulait-il me faire 
souffrir? Pourquoi ne cisaillait-on pas mes seins de 
cordes rugueuses? Pourquoi aucune lanire ne 
claquait schement sur ma croupe offerte, tendue, 
qumandeuse de la brlure aphrodisiaque? Il y avait 
si longtemps que je n'avais plus t battue! Je voulais 
tre capture et violente, attache et insulte, 
humilie et tourmente, viole et fouette toute nue, 
toute nue, toute... je voulais... je voulais que, dans la 
honte et la douleur, mon tre tout entier explost de 
jouissance infme.
	La voix de Claire se perdait dans l'incertain o 
je me sentais irrsistiblement glisser, driver. Sa 
prsence se diluait et se fondait dans un univers de 
lumire aveuglante au centre duquel, comme dress 
au coeur de son autel, le dieu Phallus rugissait, 
inassouvi.

	Entre veille et sommeil, la voix de Claire avait 
de plus en plus de peine  remonter des fosses 
abyssales de... Claire m'abandonnait, Claire me 
permettait la libert d'un caprice, Claire... oh Claire! 
pourquoi me laissais-tu m'en aller?...

	Maintenant, mes cuisses taient  demi nues sous 
la lumire chaude qui tombait des hauts lustres dors, 
milliers de paillettes rfringes par les pampilles de 
faux cristal. Mon troite jupe de tailleur les avait 
dcouvertes en se relevant aux regards de l'homme 
qui de sa place, ne les quittait plus une seconde des 
yeux.
	Sous le fin nylon noir glac et transparent, ma 
peau frissonnait, plus nue qu'au sortir du bain, aussi 
nue que... l, l, plus haut,  peine plus haut...
	Je bougeai lgrement sur la banquette de cuir 
grenat. Le tissu de mon vtement remonta encore, 
lentement, un demi-centimtre aprs l'autre. Le 
nylon, transparent jusqu' la lisire, se faisait ensuite 
plus opaque, dform, tir, pinc et pliss par les 
attaches des jarretelles le tendant. Au-dessus, ma 
peau tait nue, bien nue cette fois, blanche et lisse, 
tentante, agressive et dmoniaque.
	Je n'tais plus partiellement dvoile, mais bien 
totalement dpouille, livre  la contemplation 
muette de l'homme avec lequel je me trouvais tre 
seule dans ce qui n'tait plus simplement un bar 
quelconque, mais une sorte de temple o je l'avais 
admis pour tre le ministre de...
	Une douce langueur m'envahissait, se diffusait 
au travers de mon corps qui s'allongeait et s'tirait 
sur une plage de sable  l'ambre brlant. Ma bouche 
s'embrasait, mes seins dresss vers le soleil coruscant 
se gonflaient davantage, mes cuisses frmissaient du 
moindre contact qui les rapprochait pour serrer entre 
leur sommet'mes muqueuses humides, et mes reins se 
cambraient presque douloureusement 
d'insurmontable dsir.
	Des vibrations venues de nulle part, ou bien je 
ne savais d'o, s'accordaient  mon tre, cherchaient 
le rythme de mon corps en une onde qui croissait au 
long de mes cuisses, plus haut, toujours plus haut 
encore, comme parcourant  rebours le chemin qui 
menait  leur picentre, en me secouant 
d'irrpressibles frissons.

	Il y avait longtemps maintenant que je 
n'entendais plus Claire, que je ne percevais plus sa 
prsence, son existence ni mme son souvenir 
parfum. Claire tait partie, elle s'tait vanouie dans 
l'inconsistance d'un hier o taient retenus, 
squestrs, Fabrice, Paul-Andr, Layana, Christiane, 
Murielle et les autres, tous les autres... et dans la nuit 
qui m'enfermait, je cherchais une souple chevelure 
d'or ple, une desse  l'orgueilleuse beaut de 
marbre et au regard d'azur ptrifi de gel.

	Des lvres de femmes se posaient sur ma peau, 
cernaient mes mamelons et capturaient mes nymphes 
tourmentes; des phallus rampaient contre mes 
cuisses et mes flancs, se foraient un passage entre 
mes genoux et glissaient au creux de mes seins. Ils 
envahissaient ma bouche et ouvraient mon sexe pour 
m'investir d'une puissance qui me ravissait. Aucun de 
tous ces membres dresss ne ressortait jamais de l'une 
ou l'autre de mes voies. Ils entraient et s'enfonaient 
dans les profondeurs vives de ma gorge, de mon 
ventre et de mes reins, se perdaient  l'intrieur de 
moi-mme et m'emplissaient de leurs liqueurs lourdes 
dont je ne savais pas me rassasier.
	L'homme, l-bas, comprenait-il mon invite?
	Il s'tait rapproch, j'en tais certaine 
maintenant.
	Savait-il, qu'au-del des vtements invisibles qui 
me paraient, j'tais nue, toute nue pour lui?
	Sous ma jupe, ma main rampait lententement 
contre mon ventre crisp. Du poignet, je faisais se 
tendre l'toffe au maximum, qui m'interdisait 
d'ouvrir les cuisses aussi largement que m'en venait 
l'envie dlirante. Du bout des doigts, j'emmlais les 
premires mches hautes de mon pubis. Un 
centimtre encore, deux tout au plus, et je sentais 
dj, rig, le bouton de chair que je cherchais. Je le 
pressais avec dlice, passion et ferveur, et, durant 
quelques ternelles secondes, m'abmais dans la 
divine ovation de mes sens.

	L'homme pouvait-il m'entendre me plaindre 
sourdement?
	Je me nouai tout entire au contact de la main 
trangre qui...

	La conscience soudaine du geste de l'homme 
faillit bien me faire jeter un cri. Cependant, quelque 
chose m'en empcha, comme une force qui, nourrie 
de mes fantasmes, me figea tout en me permettant 
d'accepter l'vnement sans sursauter ni me rebeller.
	Tout de suite, il ne se passa rien, ou presque 
rien. La main tait l, simplement, prsente sous la 
couverture, pose bien  plat sur ma cuisse,  
quelques centimtres de ma peau nue, et ne bougeait 
pas. M'interdisant de faire le moindre mouvement qui 
et immanquablement prouv que j'tais maintenant 
parfaitement veille, je m'appliquai  tenir ma 
respiration sur un rythme gal, lent et dtendu, 
comme si j'eusse t indiffrente  cette main qui, 
lgrement, sans hsitation, abandonna bientt le 
contact de mon bas pour venir se glisser contre mon 
flanc et remonter trs doucement vers ma poitrine.
	L'homme ne manquait pas d'audace, pour se 
risquer  un tel acte avec une femme qu'il ne 
connaissait pas, et alors que deux  trois voyageurs se 
trouvaient installs sur les couchettes opposes, qui ne 
dormaient peut-tre pas eux non plus.
	Je discernais  peine les traits de l'entreprenant 
personnage noys dans l'ombre du compartiment, je 
ne l'avais pas entendu descendre de l'tage suprieur 
ni s'approcher mais, yeux clos, je me souvenais de son 
lgance, de sa sduction comme de sa grande 
distinction.
	La main se faisait plus pesante, plus ardente sur 
ma peau parcourue de frmissements incontrlables. 
Et, lorsque les doigts, remontant toujours plus haut 
sous ma mince et soyeuse combinette de dentelle, 
s'emparrent de la courbe pleine, ample et ferme de 
l'un de mes seins tides dpourvus de soutien-gorge, 
je compris que l'homme n'allait certainement pas en 
rester l, et qu'il me fallait faire un choix sans plus 
attendre. Une minute encore de la troublante caresse, 
et je serais alors dans l'impossibilit de le faire douter 
de mon veil, de la conscience que j'avais de son 
mange clandestin et, par directe consquence, de 
mon consentement  lui cder.

	Ou bien je m'en dbarrassais  l'instant, en le 
repoussant et en jouant les vertus gravement 
offenses, style je-ne-suis-pas-de-celles-que-vous-
croyez! au besoin en parlant assez fort pour attirer 
l'attention des deux vieillards et les appeler  la 
rescousse, ou bien je ne disais rien et le laissais 
poursuivre ses avances jusqu'o il lui plairait d'aller 
pour m'entraner sur le chemin savoureux d'une 
volupt inattendue dans ce lieu, imprvue et indite, 
et pour tout dire assez piquante, qui me tentait 
irrsistiblement.
	L'insolite de la situation avait quelque chose de 
trs excitant, et c'tait bien la premire fois que j'tais 
l'objet d'une semblable drague dans un train! Et puis, 
j'imaginais sans peine l'ordre qu'aurait pu me donner 
Claire en une telle circonstance... Je m'tonnai mme, 
rtrospectivement, qu'une pareille ide ne lui ft 
jamais venue.
	Etait-ce d'avoir devin que je me dshabillais 
sous la couverture, et de m'imaginer peut-tre 
entirement nue, qui l'avait fait se dcider? Je doutais 
pourtant que beaucoup de femmes osent se dnuder 
intgralement pour un voyage nocturne en couchette 
dans un compartiment commun, ft-il de premire 
classe! Quoi qu'il en soit, la main tait douce dans son 
mouvante caresse, et je ne cherchai pas  chapper  
son emprise, je n'en avais pas l'envie. A la vrit, mon 
rve peupl de mes habituels et obsdants fantasmes 
puiss au coeur de la ralit m'avait donn le vif dsir 
de l'treinte, et la perspective de faire l'amour avec 
mon sduisant inconnu tait loin de me dplaire. Sans 
dire mot, je me prtai plus docilement aux caresses de 
l'homme.
	Aprs avoir flatt toute la surface rebondie de 
mon sein, les doigts se rassemblrent sur mon 
mamelon dj fortement durci par le plaisir. Presque 
tout de suite, d'autres doigts, d'une autre main, se 
posrent sur mon ventre, juste au-dessus de la lisire 
de mon petit slip de voile lger et transparent, 
glissrent plus bas peu  peu, s'insinurent sans 
hsitation sous le fragile lastique tendu entre mes 
hanches, et se mirent  progresser toujours trs 
lentement sur le haut renflement de mon pubis,  
travers l'paisseur frondescente de ma toison 
abondante et soyeuse, vers l'ore moite de mon sexe 
dont ils suivirent bientt le moelleux sillon des lvres 
pulpeusement ourles.
	Au terme de leur premier passage descendant, 
les doigts allrent prendre beaucoup plus bas leur 
dpart, remontrent doucement, s'enfoncrent plus 
profondment entre mes muqueuses humides, et me 
firent violemment tressaillir en passant sur mon 
clitoris dress avant que de s'aller reposer, une brve 
seconde, sur les boucles encore aplaties de mon pubis.
	Tout en me mordant les lvres pour rprimer la 
plainte qui me montait de la gorge, je me cabrai sous 
l'onde aigu du plaisir qui me contracta tout entire 
lorsque les doigts, aprs tre redescendus une fois 
encore, avoir cern quelques secondes la cible troite 
de mes reins, puis tre remonts  demi plongs dans 
mon vagin, capturrent simultanment le bourgeon 
dard de mon ventre et le gros bouton de mon sein. Je 
m'arquai comme un cintre sous la possession des deux 
mains qui s'amusaient de mon corps, mprisantes 
d'un assentiment que je ne leur avais pas donn, mais 
qu'elles venaient nanmoins d'obtenir sans le 
requrir.
	Il n'tait plus du tout question que je persiste  
faire l'endormie.	

	Mon tre entier venait de s'exprimer pour moi. 
L'homme ne pouvait pas ne pas l'avoir entendu. Ses 
doigts me retenaient  prsent aussi srement captive 
que l'eussent fait les chanes les plus lourdes et les 
plus solides.
	De moi-mme, je rabattis les fines bretelles de 
ma mince combinaison pour laisser toute libert  la 
main de ptrir avec plus de fougue mes deux seins 
gourmands de caresses.

	Alors, suivant l'exemple que je lui donnais avec 
complaisance, il dlaissa mon clitoris pour faire 
rouler l'lastique de mon slip sur les courbes vases 
de mes hanches, et je me soulevai un peu, tout en me 
cambrant sur la couchette, pour faciliter le dlicat 
passage du voilage sur le rebondissement de mes 
fesses. Prive du superflu me troublant intensment 
de me donner  cet homme dont j'ignorais tout en ne 
me rappelant que confusment les traits, qui me 
prenait sans une demande ni un accord, sans mme 
l'bauche d'un flirt, ma courte combinette chiffonne 
 la taille, mon porte-jarretelles et mes bras ne 
constituant aucun rempart dress devant les points 
stratgiques de ma fminit, dont tant et tant d'autres 
avant lui avaient joui de la possession, j'cartai les 
jambes pour me consentir plus totalement aux 
caresses de ses mains qui, immdiatement, 
recapturrent ma nudit palpitante de mon dsir 
devenu impatient.
	Dcouverte par le plaid qu'il repoussa  mes 
pieds, je me sentis tre quasiment nue sur le drap 
froiss de la couchette. Il me sembla qu'en ce lieu, 
plus encore qu'en tous ceux o m'avait conduite 
Claire, je commettais un pch, et le pch dlictuel 
avait une saveur enivrante. Je me pris mme  
souhiter, consciemment cette fois, que la lumire pt 
jaillir soudainement pour me rvler, cartele sous 
les mains de mon suborneur, aux regards scandaliss 
des deux vieillards. Trouble par ce confus dsir 
d'tre vue dans l'emportement du plaisir o me 
jetaient les doigts en leur adresse fervente, je 
m'abandonnai sans plus de scrupule ni de retenue  la 
volupt rayonnante qui depuis mon sexe, s'infiltrait 
peu  peu dans toutes les fibres de mon tre tendu 
vers la jouissance finale.
	Comme Claire aurait t contente de moi et du 
rsultat de son dressage, si elle avait pu me voir  ce 
moment.	
	Je me mordis une nouvelle fois les lvres pour ne 
pas crier sous le spasme qui me ttanisa, raidie, 
cambre sur la couchette dont j'treignis les rebords 
de toute la force de mes doigts crisps, les paupires 
mouilles de larmes jaillies  la place de mes rles 
rprims. Ne me permettant pas de me dtendre, 
l'homme persista  me caresser encore, plus 
prcisment, plus volontairement aussi, en ngligeant 
les profondeurs liqufies de mon vagin pour 
n'insister que sur le pistil vibrant de mon sexe dont 
l'rection, qui me brlait comme flamme vive, me 
paraissait tre devenue comme une normit 
mergente de mes entrailles.

	Je m'abmai bientt dans la vague d'un second 
orgasme, puis presque aussitt d'un autre, et d'un 
autre encore qui, malgr ma volont, les yeux noys 
de pleurs, m'arracha de longs gmissements 
voluptueux ponctus de sanglots touffs.

	En poursuivant ainsi, il aurait pu me faire jouir 
longuement, presque interminablement, en me 
plongeant d'un spasme dans l'autre, sans pause ni 
rupture durant une heure ou plus, jusqu' me pmer.

	Il cessa pourtant, et vint me rejoindre sur 
l'troite banquette.
	Je le sentis qui dgrafait son pantalon.

	J'aurais voulu le caresser moi aussi, tenir sa 
verge cambre  pleine main, la serrer trs fort entre 
mes doigts et la distordre lascivement. J'aimais la 
prsence palpitante du sexe de l'homme au coeur de 
ma main, j'aimais en prendre la mesure, en sentir la 
vie bien avant que mon vagin ne lui servt d'tui. Mais 
il se glissa sur moi, sans me laisser le temps de le 
capturer, pour me saisir sous les fesses et me relever 
contre son ventre. J'imaginai la cambrure de la verge, 
hampe orgueilleuse de chair tumescente, chaude, 
tressaillante et dure, et, pour la premire fois depuis 
longtemps, frmissante du toucher du phallus qui se 
prsentait  l'ouverture ballante et engluante de ma 
vulve, je pensai  Fabrice,  cet poux abandonn, l-
bas, quelque part aux confins d'un monde dont je ne 
savais plus rien...
	Fabrice...
	
	Yeux clos, bouche haletante sur mes plaintes, je 
perus l'homme qui s'insinuait sans heurt entre mes 
nymphes pour s'enfoncer doucement, profondment 
encore, dans mon vagin abondamment lubrifi par 
mes prcdentes jouissances, me conqurait 
pleinement, me possdait entirement et profitait au 
maximum de ce que je lui concdais pour un temps, 
de ma nudit frissonnante, gourmande de cette 
treinte inespre dont il venait de me donner 
l'irrpressible dsir.

	Ce ne fut qu'aprs avoir atteint le point le plus 
enfoui de mon sexe que, totalement en moi, 
troitement chevill  mon tre dont il tait devenu 
solidaire, l'homme commena son lent mouvement de 
va-et-vient, d'abord retenu dans sa fougue, puis de 
plus en plus pesamment appuy, pour se pousser 
toujours plus avant, toujours plus loin dans le 
prcipice de ma voie, comme s'il et souhait reculer 
les limites contre lesquelles il butait. Energiquement, 
puissamment, comme j'aimais  tre possde par un 
amant, sa verge ne cessant de crotre en force et en 
dimension pour m'emplir  chaque course davantage, 
il me besogna  grands coups de reins, de toute 
l'imptuosit rigide de sa virile cambrure, 
m'merveillant de plaisir et me rendant plus liquide 
qu'une fontaine.

	Terriblement commotionne par le spasme qui 
me noua tout d'un coup sous les rues du blier qui 
s'enfouissait en moi, je ne pus m'interdire, cette fois, 
de moduler de longues trilles d'amour sous la lame 
montante qui me noya en dferlant, mprisante dans 
la liesse de mon corps que l'on pt ou non m'entendre 
vagir, dlivre de toute angoisse comme de toute 
raison. Mais, usant de ma capacit acquise  rsister 
au plaisir pour en prolonger longuement la leve 
voluptueuse, je me retins de cder si vite  l'orgasme 
impatient d'exploser, jouissant de l'extrme tension 
de mon tre dj nou par la convulsion, restant 
sourde aux supplications de ma chair tendue vers la 
tornade finale, convoitant le sursaut ultime de la vie 
mene aux portes mme de la mort, de cette mort 
merveilleuse dont je savais que j'allais renatre, 
dispose encore pour de nouveaux plaisirs.
	
	Puis,  l'acclration frntique des mouvements 
de mon partenaire,  la crispation de ses doigts ancrs 
 mes fesses, aux palpitations plus accentues du 
membre me fouissant et comme dcuplant de volume, 
sans plus me retenir, je cdai enfin aux assauts de la 
verge qui me fouillait le ventre en me secouant 
violemment sur la couchette gmissante de notre 
double emportement. Jambes hautement releves sur 
les reins mouvants de mon imptueux cavalier, 
exemplairement chevauche, seins captifs de mes 
propres doigts, je m'envolai sans plus de manire vers 
les nues de l'orgasme poustouflant, qui me fit jeter 
un brame triomphant, me dbattre et gesticuler 
follement alors que, dans l'instant mme, les jets 
onctueux giclaient contre mes muqueuses palpitantes, 
se ruaient dans ma matrice en se mlant intimement  
mon onde cristalline, et me portaient sans coup frir 
au paroxysme de la volupt.
	Il commenait de faire jour.
	Dans l'ombre du compartiment dilue par l'aube 
laiteuse filtrant sous le rideau imparfaitement baiss, 
je vis alors que les deux couchettes opposes se 
trouvaient tre dsertes d'occupants.
	Le sclrat! songeai-je en souriant, et tout en me 
blottissant frileusement contre lui.
	
	Plus tard, il se dgagea doucement de notre 
enlacement muet, se leva souplement et quitta ma 
couchette.
	Je crus que, rassasi, m'ayant conquise sans 
appel et s'tant assouvi totalement, il s'apprtait dj 
 m'abandonner. Pourtant je me sentais chatte 
encore, voluptueuse, et nullement repue.

	- Vous me quittez? demandai-je d'une petite voix 
dont je forai le ton chagrin.

	Debout, il me sembla tre plus grand que je n'en 
avais gard le souvenir. Il me considra d'un regard 
malicieux, en souriant.

	- Vous le regretteriez? Vous n'tes donc pas 
fatigue?...

	Je ris franchement, brusquement heureuse de 
savoir que j'allais le conserver un moment encore 
avec moi.
	Tout en riant  son tour, il dboutonna sa 
chemise. Je me levai alors, non sans me savoir 
mouvante dans ma lingerie bouleverse, avec 
l'intention de m'en dpouiller galement. J'avais 
envie d'tre nue, toute nue contre lui tout nu.
	Il m'en empcha.

	- Non, s'il vous plait... faites-moi la grande 
gentillesse de demeurer comme vous tes. Vous tes 
trs belle vous savez! Vous avez un petit quelque 
chose d'une star, et je vous trouve trs excitante ainsi 
coquettement nglige dans votre tenue. Mais... 
portez-vous donc toujours d'aussi troublants sous-
vtements?
	- Toujours, oui. Cela vous parat-il choquant?
	- Choquant? Non... mais, de nos jours, il n'est 
pas frquent de rencontrer une jeune femme 
semblablement pare de dessous affriolants comme le 
sont les vtres. Quelques unes s'y essaient  l'occasion 
de soupers fins avec un amant, d'autres pour 
pimenter une soire consacre aux amours entre 
couples avertis. Rares sont celles qui en portent 
constamment, pour leur plaisir ou celui de... vous-
mme, le faites-vous pour un mari, l'moi d'un 
amant?
	- Vous tes d'une grande indiscrtion, monsieur-
le-sducteur-des-chemins-de-fer-dont-je-ne-connais-
pas-mme-le-nom! rpliquai-je en riant de nouveau. 
Je vais vous rpondre pourtant. J'ai bien un mari, 
mais j'ignore o il est; je n'ai pas d'amant, mais une 
matresse que j'adorais hier encore, une matresse 
belle comme la lumire et caressante comme la 
lanire d'un fouet, pour laquelle j'ai appris  me 
parer comme vous me voyez, une matresse 
despotique et cruelle aux genoux de laquelle je me 
suis trane, comme a, comme je le fais maintenant 
avec toi, pour prendre ton sexe et le caresser de mes 
doigts, de mes lvres, etc...

	Tout en me librant  voix sourde et rauque de 
ces mots qui me brlaient les lvres, je m'tais 
agenouille devant lui, avais entour ses hanches de 
mes bras et avais pris sa verge encore souple pour la 
porter  ma bouche.

	Il tait beau, solide de muscles, assur dans son 
maintien, rac et fier, et j'avais rellement trs envie 
de rendre hommage  son sexe qui venait de me 
transporter dlectablement. Il me laissa faire, un 
vague sourire aux lvres, mais nullement 
dcontenanc.

	- Tu es une professionnelle? insinua-t-il 
doucement.
	- Non, dis-je en me librant un instant la bouche, 
non, pas du tout. Mais a ne m'empche pas d'tre 
une putain, une salope si tu prfres... c'est bien 
comme a que l'on appelle une femme qui fait l'amour 
avec le premier homme venu, non?
	- Pourquoi me dis-tu ces choses?
	- Parce que c'est la vrit! persistai-je  m'avilir, 
prise brusquement de dlire. Et je suis mme maso, si 
tu veux tout savoir de mes vices secrets! Tu en 
doutes? Tu veux que j'aille m'exhiber comme a dans 
le couloir? Tu prfres peut-tre me cingler avec ta 
ceinture? Choisis... Je t'obirai docilement... je suis 
dresse 	pour obir docilement,	clatai-je d'un 
rire nerveux.

	Comme il ne rpondait rien, je le repris dans ma 
bouche pour le 	flatter de mes lvres,	de ma 
langue, le sucer avec application.

	Avec l'image d'une voile pendante, 
soudainement arrondie par le vent, je fis aller et venir 
un moment sa verge dans ma bouche, sans regarder 
ce que ses mains faisaient au-dessus de moi, jusqu' 
ce qu'il devnt de nouveau rigidement tendu, 
pleinement rig vers ma gorge.

	- Arrte et mets-toi  quatre pattes, me dit-il 
d'un coup en me repoussant la tte.

	Chienne, j'cartai moi-mme mes fesses pour lui 
dcouvrir la petite cible brune qu'il envisageait de 
flcher. Je frmis dlicieusement de la caresse de sa 
langue mouille abondamment de salive lubrifiante 
qui flatta mon anus dilat par le dsir, puis, alors qu' 
genoux derrire moi il se mettait en mesure de 
m'honorer - ou de m'avilir - de l'sotrique treinte, 
visage et seins crass contre le sol doucement 
trpidant du wagon, reins creuss et croupe releve, 
cuisses largement cartes et jambes solidement 
ancres, je l'excitai de la voix comme j'avais aussi 
appris  le faire.

	- Oui viens... allez, viens! Plante-toi bien dans 
mes fesses! C'est bon, j'aime tu sais... j'aime!
	- Je vais t'enculer comme tu ne l'as sans doute 
jamais t! me promit-il en grondant.

	Je songeai qu'il tait bien prsomptueux, mais 
conservai pour moi l'apprciation alors que son gland 
commenait  peser contre l'troit orifice de mon 
fondement.
	S'agrippant solidement  mes hanches, rsolu  
vaincre l'tranglement du passage qui rsistait  son 
avance, d'un coup de reins violent et dcisif, 
imparable enfin, il m'empala d'un seul lan et 
m'arracha un hurlement de douleur, puis 
immdiatement un autre alors qu'il jetait son 
rugissement de victoire.

	- Alors salope! me dit-il durant que je criais 
toujours, crispe de tous mes muscles et le fondement 
ravag par l'tui dont il s'tait gain le sexe, et dont 
les picots de plastique rigide me labouraient les 
entrailles. C'est de cette manire que tu aimes tre 
prise?
	- C'est... c'est terrible... Tu... tu me... dchires 
rclamai-je tout en rlant.
	- Tout de suite ma belle, les seins!
	- Aarrh!... non! non Aarh! c'est affreux gmis-je 
en ahanant. Caresse-moi caresse-moi aussi!
	- Tiens! Sens comme je te caresse bien!
	- Pas si fort! Tu es fou!... Aaarh!

	Des deux mains, il s'tait mis  me tordre les 
mamelons, de toutes ses forces, en les pinant comme 
un sauvage.
	Heureusement, il ne tarda pas  jouir, me 
librant en mme temps le fondement et la poitrine. 
Je me laissai tomber de tout mon long sur la moquette 
du compartiment, ne parvenant que difficilement  
calmer mes sanglots hoquetants. Il venait de me faire 
trs mal, et n'avait rien fait par contre pour tenter de 
stimuler mon plaisir. Maintenant, et c'tait plus fort 
que moi, je lui en voulais terriblement. Je le laissais se 
rhabiller sans lui prter attention, puis partir et 
m'abandonner sans un mot. Nous venions de nous 
faire l'amour, et nous quittions ennemis, sans mme 
connatre nos prnoms.
	Seule, je me relevai enfin et, brusquement 
craintive de la venue d'un contrleur, cherchai mes 
vtements.
	C'est alors que j'aperus la petite enveloppe 
pose sur ma couchette, bien en vidence. Je l'ouvris 
de mes doigts qui tremblaient encore et ressentis 
comme un grand vide qui s'ouvrait pour ber dans 
ma poitrine.
	Sur le bristol format carte de visite, il n'y avait 
que quelques mots, tracs de la mme et haute 
criture que je connaissais bien.
	Je les lus d'une voix sourde, voile, grelottante 
de mes derniers sanglots.
	Clarisse chrie, j'espre que tu auras apprci 
mon petit cadeau d'adieu. Il est trs bien, non? Je 
t'embrasse. Claire. Silencieuses, les larmes 
recommencrent  dvaler au long de mes joues 
brlantes.


 II - RIESCHELING
	
	Au sortir d'un des innombrables lacets de la 
petite route dserte, troite bande poudreuse 
suspendue au-dessus de prcipices vertigineux, qui 
escaladait et dvalait depuis des kilomtres et des 
kilomtres les multiples rections de ce coin de monde 
tourment et sauvage, je dcouvris brusquement le 
vaste plateau jusqu' ce moment insouponnable, 
terrasse monolithique, vaguement circulaire, presque 
totalement boise et cerne de sommets 
inexpugnables.
	Dominant ce relief trange et fascinant, qui 
aurait pu passer pour la souche colossale de quelque 
titanesque tronc immmorial sci par l'outil gant 
d'un bcheron cyclopen en un univers de proie 
fabuleux, majestueux, impressionnant et redoutable 
dbois, couvert d'un bel habit de fort coronale, la 
cathdrale de guerre violait ces cieux crpusculaires 
en lanant, vers les nues endeuilles jetes  la 
poursuite de la nuit profonde , les fts interminables 
de ses tours aux pointes aigus comme des cris de 
filles.

	 Le chauffeur, qui ne m'avait gure adress la 
parole depuis qu'il s'tait prsent  moi  la gare 
sous le nom d'Eric, me dsigna la forteresse du 
menton, en souriant vaguement, du coin de la bouche, 
une expression comme lointaine dans le regard.

	- Riescheling, dit-il seulement.

	Je ne savais pas exactement ce  quoi je m'tais 
attendue mais,  voir soudain paratre cette 
construction gigantesque, comme surgie du fond 
d'ges depuis longtemps rvolus, de m'apercevoir que 
le chteau fodal, rig comme un sceptre sur la 
terrasse massive, rgnait souverainement sur un site 
splendidement crasant, mais priv de tout autre 
apparence de vie, il me vint comme une sourde 
angoisse dont je ne parvins  chasser l'oppression 
qu' grand-peine.
	Ne m'tais-je pas imprudemment lance dans 
une aventure o je risquais, peut-tre, de me perdre  
tout jamais? N'exigeais-je pas au-del du permis, en 
dsirant les fastes d'une existence mlant intimement 
le sultanat et la servitude? Pourtant, et quelque ft le 
sort qui m'attendait ici, il tait trop tard maintenant 
pour que je pusse songer  me drober. Il me fallait 
suivre cette force qui m'avait faite cder  Fabrice 
puis le fuir, qui m'avait jete dans les bras de Claire 
pour qu'elle m'apprt  tre servile et devenir une 
autre, qui me poussait aujourd'hi vers Edwige et son 
frre dont j'ignorais tout pour me vouloir humilie et 
vnre, respecte et mprise, caresse et violente, 
servile et souveraine!
	A Riescheling seulement, j'allais enfin savoir si 
les Chinois du cabinet noir de Sylvia Marriendello ne 
m'avaient pas trompe, s'il pouvait exister 
concrtement une adquation absolue entre la 
souffrance et le plaisir en procdant. Et pour jouir  
nouveau de ce plaisir venimeux, j'tais prte  tout, 
comme une drogue  la convoitise d'un stupfiant...
	Aprs avoir travers l'immense tendue de fort, 
dont l'loignement m'avait faite tromper sur 
l'valuation premire, la puissante berline dboucha 
sur la vaste esplanade de prairie pour rouler  
tombeau ouvert en direction des murailles. Elle 
s'engagea plus lentement sur la large et paisse 
passerelle jete au-dessus de douves profondes, mais 
assches des eaux de la chantante cascade naissant  
mi-pente d'un roc voisin, et avana vers la herse. 
J'eus encore le temps d'apercevoir, loin en contrebas, 
un joli lac aliment par le flot pur et rieur, avant de 
passer sous les pointes acres que les sicles 
n'avaient pu entamer, et le vhicule parvint dans une 
grande cour pave de vastes dalles de granit rose, 
sorte de parvis menant au corps principal de la 
forteresse assise au coeur d'un parc splendidement 
verdoyant. Il faisait chaud malgr les premires 
ombres du soir et, plus loin, sur l'herbe grasse d'une 
pelouse latrale, alanguies et pour la plupart nues, 
nymphes bucoliques plus que scandaleuses, quelques 
jeunes filles et jeunes femmes peuplaient de leurs 
statues de chair ple cet univers frique. J'eus le 
temps d'observer qu'aucune ne semblait avoir de 
toison sur le pubis, ce qui renforait encore cette 
impression d'irrelles statues mythologiques. 
	Eric stoppa la voiture au pied du somptueux 
escalier montant vers un haut perron somm de la 
porte sculpte du btiment, que la faade restaure 
n'empchait pas de demeurer le donjon qu'il avait 
initialement t, et m'invita  descendre.
	Si l'extrieur de la construction avait conserv 
l'essentiel de son aspect guerrier, l'intrieur, lui, 
ressemblait  un dcor merveilleux des Mille et Une 
Nuits. Le hall, immense, tait luxueusement tendu de 
tapisseries anciennes et dcor de multiples trophes 
de chasse venus des sicles les plus reculs. Sur le sol 
dall de marbre neigeux vein de noir, prenait un 
imposant escalier, de marbre semblable, aux marches 
gantes recouvertes en leur milieu d'une trane 
carlate. Gard par deux armures damasquines 
richement et armes de lourds estramaons  
pommeau d'or, il s'levait jusqu' une galerie aux 
arches gothiques festonnes de dentelles superbement 
ariennes. Loin au-dessus de nos ttes enfin, pendant 
 une forte chane dore, les splendeurs tincelantes 
d'un formidable lustre vnicien, fait tout entier de 
verre, nous crasait de sa majest magnificente.

	- Bonsoir madame, je m'appelle Sonia, je suis 
une servante, et le matre m'a ordonn de vous 
accueillir et de veiller  votre installation. Il vous 
recevra lui-mme  dner en compagnie de ses invits 
 la vingtime heure. Il vous souhaite la bienvenue, et 
espre que votre sjour chez lui sera en tout conforme 
 vos dsirs.

	Tout  mon merveillement, je n'avais pas 
entendu venir la jeune femme, et sa brusque 
apparition me laissa un instant mduse, fige de 
stupeur.
	Sous une perruque blanche de marquise, elle 
tait nue, plus que nue mme, dans son harnachement 
insolite et contraignant. Elle n'avait, pour tous 
vtements, que d'impalpables bas noirs tendus sur ses 
jambes et retenus au sommet de ses cuisses par de 
minces jarretires de cuir, un minuscule tablier de 
soubrette serr  la taille, ne descendant pas assez bas 
pour couvrir son pubis intgralement pil, ainsi que 
de fins escarpins de chevreau, aux talons 
incroyablement hauts et aigus, qui l'obligeaient 
pratiquement  faire des pointes comme une danseuse 
de ballets. Par contre, son cou, ses poignets et ses 
chevilles taient cercls d'acier, comme sa taille, sous 
le tablier,  laquelle tait maintenu un suppliciant 
appareil. L'engin, fait de mtal brillant, lui passait 
entre les cuisses pour emplir son vagin et son 
fondement de deux phallus qui semblaient tre 
normes,  en juger par le diamtre de leur base, et 
qui la foraient visiblement  tenir les jambes 
lgrement cartes. Enfin, les mamelons clairs de ses 
jolis seins, pommiformes et haut plants, relativement 
menus en comparaison de sa silhouette par ailleurs 
bien en chair, taient percs et pars de lourds et 
pais anneaux d'acier luisant.

	- Ce n'est pas possible! ne pus-je me retenir de 
murmurer en me fascinant de la nudit asservie et 
tourmente de la jeune femme nanmoins souriante.

	Le chauffeur eut vers moi un hochement de tte 
loquent.

	- Tout est possible ici madame, tout et davantage 
encore, vous verrez! Ne la plaignez pas, elle est venue 
 Riescheling comme vous le faites aujourd'hui, pour 
tre esclave. Elle l'est, donc elle est heureuse. N'est-ce 
pas, Sonia?
	- Bien sr, acquiesa la jeune femme en souriant, 
toujours dans un franais parfait,  peine nuanc 
d'un accent qui n'tait pas d  la langue allemande.
	- Vous tes Franaise? lui demandai-je.
	- Non, Italienne, de Naples. Si vous voulez bien 
me suivre maintenant... me proposa-t-elle 
gracieusement.

	Donnant sur la galerie du premier tage, la 
chambre qui me fut dvolue tait superbement 
dcore et meuble, pour l'essentiel, d'un monument  
baldaquin pourpre, d'une commode et de deux 
chaises de style Louis XIV, ou quelque chose 
d'approchant. Elle tait claire lectriquement par 
un norme lustre de bronze et de cristal, alors que de 
lourds rideaux de velours, pourpres galement, 
occultaient l'unique fentre.
	Aussitt que le chauffeur eut dpos mes 
bagages et se fut loign en refermant la porte 
derrire lui, je cherchai  satisfaire ma vive curiosit.

	- Dites-moi Sonia, commenai-je, vous tes 
rellement esclave?
	- Bien sr madame, je porte la marque. Mais 
vous devez me tutoyer, sinon je serai punie car on 
croira que je ne vous l'ai pas dit.
	- La marque! quelle marque? m'tonnai-je.
	- Mais celle du comte madame, celle que l'on 
nous fait au fer rouge.
	- Mon Dieu!... m'exclamai-je en me sentant plir 
 imaginer l'horrible douleur provoque par le fer 
rouge fltrissant la peau grsillante. Et...  quel 
endroit du corps t'a-t-on marque?
	- Au pubis madame, tenez, dit-elle en relevant 
sans hsitation son petit tablier, pour me montrer la 
marque dj ancienne qui, nettement, s'y imprimait 
profondment sur une hauteur de six centimtre 
environ. 

	Sonia laissa retomber son tablier sans 
manifester la moindre motion.

	- Madame veut-elle que je lui fasse couler un 
bain?

	J'acceptai machinalement, toute  l'ide de la 
ferrade. Durant qu'elle disparaissait dans la salle de 
bain,  l'agencement au luxe contemporain 
contrastant violemment par ses faences et ses 
chromes avec l'aspect somptueusement anachronique 
de la chambre qu'elle desservait, je me dshabillai 
entirement, heureuse  la perspective de pouvoir 
enfin procder  une vritable toilette.
	Quelques minutes plus tard, je me plongeai avec 
dlice dans l'eau tide et parfume, fermai les yeux et 
exhalai un long soupir de bien-tre dtendu.

	- Madame dsire-t-elle changer son maquillage?
	- Oui, bien sr Sonia, je dois tre absolument 
affreuse.
	- Madame se trompe, elle est trs belle au 
contraire. Je ne doute pas que le matre, lui aussi, soit 
de cet avis en la voyant tout  l'heure.

	Il me parut que la voix de l'esclave reclait une 
pointe d'envie... de jalousie peut-tre.
	Disposant derrire ma tte une sorte de console 
incurve qu'elle fixa au rebord de la baignoire, elle 
me coiffa d'un turban d'ponge pour, m'ayant fait 
reposer la nuque sur la ttire, me nettoyer le visage 
de tous mes fards. Aprs avoir excut mon 
dmaquillage avec la plus grande minutie, elle me 
demanda alors de me lever dans la baignoire afin de 
procder elle-mme  ma toilette. C'est d'une voix 
toute naturelle qu'elle m'indiqua que ma toison 
pubienne devait disparatre. Je n'en fus pas surprise, 
car depuis mon arrive au milieu des nymphes plus 
que nues du parc, je pensais bien devoir me 
conformer  une rgle de ce genre. Etant invite, il lui 
suffirait de me raser le sexe, me rassura-t-elle. Seules 
les esclaves taient tenues de se laisser piler.
	Me prtant complaisamment  ses services, je 
frissonnai tout de suite de divin plaisir sous les 
caresses de ses mains nues et savonneuses. Au contact 
des doigs qui me massrent doucement les paules, les 
seins et le ventre, qui parcoururent dlicieusement 
tout mon corps en s'attardant pour de longues pauses 
actives entre mes cuisses, en s'enfonant dans mon 
vagin ou en glissant dans le sillon profond de ma 
croupe frmissante, je faillis ne plus pouvoir me 
contrler et me laisser aller  gmir de volupt. 
Heureusement, ou malheureusement... Sonia cessa de 
solliciter la sensibilit de mes nerfs et, pour cette 
premire fois, je n'osai pas lui demander de 
poursuivre jusqu' me faire jouir de ses affolantes 
caresses. Je me forai  rester immobile sous le lger 
rasoir qu'elle mania ensuite en experte. Je dcouvrais 
la sensation de ma nudit, et m'y abmais.
	Elle me fit cabrer et m'exclamer vivement sous 
le jet de la douche avec laquelle elle me rina 
abondamment, mais sans eau chaude, me soulevant 
aussitt l'piderme de chair de poule.

	- La douche glace fait se retendre la peau 
madame, chercha-t-elle  se justifier, tout en 
braquant rsolument le jet sur mon sexe nu et sans 
dfense, et en riant de mes gesticulations.

	Elle me scha encore, me remaquilla 
soigneusement, me conseilla un chignon boucl 
agrment de deux lourdes anglaises qu'elle ralisa 
avec talent, puis ine parfuma trs gnreusement.
	Elle tait incontestablement doue pour tre 
camriste, et valait n'importe laquelle des plus 
comptentes ouvrires d'instituts.

	- Avant de venir  Riescheling, que faisais-tu? 
lui demandai-je en souriant.
	- J'tais avocate, au barreau de Turin.
	- Avocate! m'criai-je involontairement. Et tu as 
tout abandonn?
	- Non! Je ne viens  Riescheling que deux ou 
trois mois par an... passer des vacances en quelque 
sorte... le reste du temps, j'exerce mon mtier et vis 
avec mon mari et mon fils.
	- C'est ton mari qui t'a donn le got de. la 
souffrance, de l'esclavage?
	- Non, son amant. Mon mari est aussi 
homosexuel, et son ami vit avec nous en permanence. 
Un jour, il m'a laisse battre par lui, toute nue, avec 
une ceinture, puis il m'a prise et j'ai joui comme une 
folle. C'est comme a que tout a commenc.

	Tout en rpondant sans difficut  mes questions 
indiscrtes, elle avait dfait mes bagages et tal mes 
vtements et ma lingerie sur le lit.

	- Que me suggres-tu de porter pour le dner?
	- Le matre aime les femmes lgamment pares. 
Il apprcie beaucoup la fine lingerie comme celle que 
possde madame. Peut-tre demandera-t-il  madame 
de se dshabiller lentement devant lui et ses invits, il 
le fait parfois, insinua-t-elle doucement.
	- Je comprends, dis-je, non sans me troubler 
lgrement de la perspective.
	- Madame devrait se parer de noir. Cette teinte 
convient parfaitement  son regard et  sa chevelure.
	- Tu as raison, dcidai-je.

	Un moment aprs, j'tais prte pour l'arne. 
Courte combinette de voile transparent, sans soutien-
gorge,  fines bretelles et profond dcollet, pointe 
cache-sexe de velours et porte-jarretelles assorti, bas 
nylon impalpables et glacs, le tout uniformment 
noir, comme l'tait galement l'troit fourreau de 
moire, lui aussi largement dcollet et fendu haut sur 
ma cuisse gauche.
	Trs ajuste, la robe tait dpourvue de 
fermeture-clair, et, pour la mettre ou l'ter, il me 
fallait m'y glisser dans un sens ou dans l'autre en une 
laborieuse reptation. Pour finir, je couvris mes bras 
laisss nus par le fourreau sans manche de hauts 
gants de chevreau noir, comme les escarpins  talons-
aiguilles sur lesquels je me perchai. Je compltai ma 
toilette du soir d'un collier et de pendants d'oreilles 
d'meraude.
	A peine Sonia achevait-elle de m'aider  me 
parer, qu'une cloche tinta quelque part dans le 
chteau.

	- Il ne faut plus tarder maintenant, me prvint-
elle, le matre attend madame. Il sera satisfait, 
madame est trs belle, merveilleusement belle, et le 
matre lui fera honneur.

	Le regard de la jeune Italienne s'tait 
subitement allum d'une lueur de passion.

	- Tu l'aimes, n'est-ce-pas? hasardai-je.
	- Toutes les femmes qui l'approchent deviennent 
folles de lui, madame verra... mais lui n'en aime 
aucune.
	- Mais, tu es jalouse!
	- Madame ne peut se retarder davantage, le 
matre doit tre impatient de la connatre et de 
l'admirer, insista-t-elle d'un ton pressant.

	Cdant  ses instances, je la suivis hors de la 
chambre pour aller me prsenter enfin  celui pour la 
soeur duquel j'tais venue et qui, en pleine fin de 
vingtime sicle, par-del les lois, par dessus les liens 
conjugaux tisss par l'amour ou l'intrt, faisait 
secrte profession d'esclavagiste en squestrant avec 
leur complicit de folles jeunes femmes tourmentes 
par les exigences de leurs sens, pour les rendres 
prisonnires en son fantastique chteau et jouir de 
leurs humiliations comme de leurs souffrances 
volontairement, ou prtendment consenties.
	Riescheling! Un temple de la souffrance, avait 
dit Claire alors que, convulse sous le fouet, Sylvia 
Marriendello jouissait une nouvelle fois pour 
approcher la victoire de son pari. Et, de ce temple 
trange et redoutable, je savais qu'Edwige tait la 
desse-prtresse.
	
	Je me figeai, interdite et mduse,  l'entre de 
la pice ocanique dans laquelle venait de 
m'introduire Sonia. Fascine, je ne l'entendis pas qui 
refermait la lourde porte derrire moi.
	Le lieu tait impressionnant et terrible. C'tait 
une sorte d'antichambre des enfers, ou quelque chose 
qui y ressemblait redoutablement en tous cas.
	Les murs taient draps de serge noire, le 
plafond, en vote, et le sol taient recouverts d'une 
paisse moquette d'un carlate pareil  celui de la 
trane du grand escalier. De place en place, sur la 
serge du deuil, taient accrochs de vastes tableaux 
reprsentant des scnes de torture au ralisme 
oppressant. Ce n'tait que couples enlacs en un 
stupre d'une violence inoue et se tordant sur 
d'immenses lits de pointes acres qui les 
ensanglantaient, femmes nues et tortures, hurlantes 
en de complexes machineries, lesbiennes embrasses 
intimement et captives de chanes, que flagellaient 
d'adipeuses et rugissantes furies, corps tordus de 
souffrance sous les claquements de longues lanires 
manies par d'affreux bourreaux ricanants et nus, 
autres filles convulses sous l'intolrable 
incandescence de fers rougis au feu, hommes 
masculs et dchirs vifs par les dents aigus de 
tribades cheveles mordant  mme leurs chairs 
pantelantes pour s'en repatre sauvagement, femmes 
encore, aux fesses lacres par les cravaches, aux 
seins tenaills, brls, aux sexes rendus atrocement 
bants par les lames d'acier dgoulinantes de leur 
sang ruisselant...

	Horreur!

	Sur le mur du fond, juste au-dessus d'une sorte 
d'estrade en demi-lune, tait suspendu un dernier 
tableau, immense, et le plus angoissant peut-tre tout 
en n'tant pas le plus cruel. Il reprsentait, grandeur 
nature, une jeune femme nue,  la chevelure blonde 
allume de feu, disperse en lourdes mches 
reptiliennes qui, les bras lis par une corde au 
sommet de la vote de son cachot, bondissait sous le 
fouet d'un bourreau cagoul de noir, et nu lui aussi, 
arm d'un sexe formidable et cambr. La toile tait 
d'une vrit absolument saisissante, effrayante. On y 
voyait la flagelle se tordre de souffrance indicible, les 
seins lourdement percs et ferrs d'anneaux d'acier 
sombre, on y voyait l'expression tragique de ses traits 
couverts de pleurs, sa peau moire de sueur, 
frissonnante de la rvulsion de ses nerfs, on y voyait 
ses hurlements vocifrs  pleine gorge, alors que le 
fouet de cuir tress mordait son corps pour le 
sillonner de marques rutilantes, on y voyait la femme 
vivre littralement son supplice odieux, et cette 
femme qui me regardait pathtiquement, cette femme 
c'tait moi!

	Frayeur!

	Mais, plus terrible et plus stupfiant encore tait 
le mobilier de la pice fantasmagorique. Des femmes, 
des femmes vivantes le constituaient pour l'essentiel!
	Celles d'une table, d'abord, six femmes 
prisonnires des fers forgs qui les ployaient 
inconfortablement. Elles taient toutes intgralement 
nues,  l'exception d'une cagoule de satin noir qui 
dissimulait leur visage et se trouvait tre dpourvue 
de la moindre ouverture. Bien que cela pt sembler 
impensable, voire impossible, elles paraissaient 
soutenir la monumentale table de noyer sombre et 
massif. La salle tait aussi claire par huit autres 
femmes, quatre au long de chaque grand mur, qui 
faisaient office de lampadaires. Nues elles aussi, le 
pubis soigneusement pil, elles taient littralement 
embroches par deux phallus souds  une barre 
verticale dont le pied se trouvait tre boulonn au sol, 
et contre laquelle taient troitement sangles leurs 
jambes emprisonnes aux chevilles, aux genoux et aux 
cuisses. Un large collier mtallique enserrait leur cou 
et tait maintenu solidaire de deux barres obliques 
releves en V. A ces barres, on avait assujetti leurs 
bras, leurs coudes et leurs poignets. Sommant leurs 
poings ferms, comme leur tte cagoule par une 
espce de heaume d'acier bruni cachant leurs traits, 
trois torchres  l'ancienne, mais  clairage 
lectrique, concouraient  dissiper efficacement 
jusqu'au plus petit soupon d'ombre. Enfin, et 
toujours pire pour ce qui les concernait, elles avaient 
les seins alourdis par un plateau suspendu au moyen 
de chanettes  chacun des anneaux qui en peraient 
les mamelons douloureusement dforms. Malgr le 
poids du plateau, augment d'un pesant cendrier 
pour l'une, d'une statuette de marbre ou d'albtre 
pour l'autre, qui tirait leurs pauvres seins en les 
suppliciant atrocement, aucune des femmes ne laissait 
chapper de ses lvres invisibles le moindre 
gmissement, pas mme celles dont les mamelles 
taient galement marques de petites brlures 
rondes, rouges et macules de cendres grises, 
provoques par les cigarettes que l'on avait 
odieusement teintes en les crasant sur leurs chairs 
palpitantes.
	Enfin, une dernire femme devait souffrir tout 
aussi abominablement.
	C'tait une Noire, la seule, pourvue de beaux 
avantages, et qui offrait les somptuosits de sa 
poitrine et de la dlicatesse de son sexe d'bne lisse 
en tant entrave, jambes et bras ramens sous elle, 
troitement garotts. Elle avait les poignets et les 
chevilles lis ensemble  la hauteur des hanches, de 
sorte que ses coudes et ses genoux servent de points 
d'appui pour figurer une table basse de salon.
	Une longue et massive pice de bois sombre, 
luisante d'encaustique, s'appuyait sur son corps par 
trois supports plongeant chacun leur montant 
termin par une petite pointe d'acier dans son sexe et 
le sommet de ses mamelons tachs de gouttelettes de 
sang coagul. La tte de l'esclave, elle aussi cagoule 
de satin noir, tait violemment renverse en arrire et 
attache  ses bras par une sangle de cuir. Sur le 
plateau de la table, se trouvaient poss un seau  glace 
contenant une bouteille de champagne pleine mise  
rafrachir, quelques fltes de cristal, deux ou trois 
paquets de cigarettes et autant de botes de cigares et, 
pour faire bonne mesure sans doute, un norme 
briquet en or voisinait avec un lourd cendrier de 
marbre.

	Terreur!

	- Bonsoir Clarisse! Ces tableaux vous plaisent-
ils? Ils sont tous de la main d'Edwige, et bien d'autres 
encore, peints d'aprs nature, sauf le vtre pour 
lequel elle a d anticiper un peu...

	Surprise, je sursautai brusquement, puis me 
retournai vivement vers le couple qui venait d'entrer 
silencieusement.
	Le frre et la soeur, jumeaux, me regardaient 
trangement de leurs mmes yeux de glace.


III - L'EXIGENCE D'UN SEIGNEUR
	
	L'homme qui venait de parler ne pouvait tre 
que mon hte et le frre d'Edwige, tant l'un et l'autre 
se ressemblaient, se ressemblaient au-del de tout ce 
qui pouvait tre conu. Hormis les dtails relatifs  la 
diffrence de leur sexe, ils taient les exactes rpliques 
d'un mille moule. Grand, mince et d'apparence 
faussement fragilise le comte avait, comme sa soeur, 
les cheveux couleur d'un soleil d'hiver et l'oeil aussi 
bleu que glacial, comme voil de brume arachnenne. 
Il me sembla tre aussi beau qu'un homme pouvait 
l'tre lorsque son visage se trouvait tre celui d'une 
femme, mais sans la fminit justement.
	Prs de lui, Edwige m'offrait ses formes difies 
intgralement nues sous un fourreau de rsille 
carlate, qui la moulait d'aussi prs qu'un bas pouvait 
le faire d'une jambe. Elle me fixait avec un sourire 
quivoque sur les lvres, tout  la fois flatteur et 
ironiquement assur. Bien plus pour accentuer son 
impudeur, que par souci de dcence, le fourreau 
formidablement collant qui s'ajustait sur les courbes 
olympiennes de son corps se parait au pubis de 
quelques frangettes de fils dors. Le mme motif 
soulignait les courbes infrieures de ses seins ogivaux, 
aux pointes fortement dardes, et prolongeait la 
longueur du vtement des genoux aux pieds cambrs 
par de hautes sandalettes de lam dor. Coiffe d'une 
longue et paisse torsade, farde avec un soin 
extrme, elle tait d'une beaut insolente et presque 
irrelle, insoutenable, orgueilleuse et 
voluptueusement redoutable, mais, jusque dans la 
morgue de son regard mortellement froid, 
positivement fascinante.

	- Je suis Ugo, comte de Riescheling, vous 
connaissez dj Edwige je crois, ma soeur chrie, la 
plus fidle de mes sujettes. Il me faut sans plus 
attendre rendre un fervent hommage  votre grande 
beaut, et je vous sais gr d'avoir choisi de m'en 
accorder, ds votre arrive chez moi, une aussi 
troublante vision. Mais, vous pouvez les toucher, elles 
sont bien vivantes! dit-il narquoisement, en relevant 
le regard anxieux que je lanais en direction des 
femmes nues et contraintes dans leurs chairs 
supplicies.

	Je fis un geste de dngation, momentanment 
incapable de prononcer distinctement le moindre mot.

	- Ne les plaignez pas, reprit-il, elles sont 
heureuses. Du moins, je l'espre, puisque c'est pour 
vivre ainsi qu'elles viennent  Riescheling, pour 
quelques jours, quelques mois, certaines aussi pour 
toujours. Pourtant, presque toutes sont riches, belles, 
sensuelles, combles, et pourraient faire le bonheur 
d'hommes comme tant d'autres s'y consacrent! 
Chacune d'elles, comme vous, s'est tonne en entrant 
pour la premire fois dans cette pice, et dans 
d'autres lieux encore que je vous ferai visiter ds 
cette nuit. Toutes, comme vous, se sont effarouches, 
certaines ont souhait partir, tout de suite, plus tard, 
mais, toutes... ou presque, sont revenues parce que, 
finalement, elles avaient trouv ici ce qu'elles avaient 
vainement cherch ailleurs. Vous venez de pntrer 
dans le temple des passions, Clarisse, bienvenue  
Riescheling! Bienvenue dans cet adytum hors le 
temps, hors le monde, dans ce creuset secret et 
consacr au plaisir des sens que peut prouver et 
donner la femme en souffrant dans son esprit et sa 
chair! A Riescheling, dont je suis le matre, il n'est pas 
une heure, une seule, o une femme ne se voie 
contrainte de se souvenir qu'elle est une esclave. Pas 
une heure o l'usage qui est fait de ses seins, de son 
sexe, de ses fesses, de tout son corps enfin, ne lui 
rappelle sa fminit asservie. Comme ce soir, je serai 
toujours trs heureux de vous y recevoir, pour tous 
les sjours que vous dsirerez y faire, et qui sait! 
peut-tre que vous consentirez, vous aussi,  n'en plus 
jamais repartir... de votre propre volont tout au 
moins! 

	De la main il me dsigna Edwige.

	- Vous semblez plaindre toutes ces femmes? 
Regardez ce que doit tre une authentique esclave!

	Il tira une cigarette d'un tui d'or et l'alluma 
puis, d'un claquement de doigts bref, ordonna  sa 
soeur d'obir  sa volont muette, informule par la 
parole mais despotique par le geste.
	Moule dans son fourreau, la radieuse jeune 
femme vint se placer devant lui. Elle ne marchait pas, 
mais elle se dplaait de successives ondulations, 
lascives et ophidiennes. Face  son frre, elle 
s'agenouilla docilement, le regard lev vers lui, 
comme l'adorant.

	- Sans un soupir, lui demanda-t-il, sans un 
souffle, dis-moi de tes yeux et de tes lvres que tu 
m'aimes, dis-moi que je suis ton amant et ton matre.

	Il dgagea de la rsille chancre en profond 
dcollet un beau sein blanc et, froidement, 
calmement, il crasa le bout incandescent de la 
cigarette sur l'piderme dlicat qui grsilla, juste au- 
dessus du mamelon fard de pourpre sombre. Sans le 
moindre sursaut marquant sa douleur, Edwige, 
souriante, exprima le plus intense amour qui se pt 
inscrire sur ses traits dtendus qu'elle offrait  celui 
qui la torturait cruellement.

	Bouleverse, je me demandai comment elle 
faisait pour conserver un tel calme.

	Une fois la cigarette compltement teinte, en 
recevant la permission du comte, elle se releva 
gracieusement, recouvrit son buste au sein droit 
stigmatis par la brlure sur laquelle se pressa la 
rsille et, altire, m'adressa un regard empreint de 
hautaine assurance et de dfi.

	Souhaitait-elle que j'en fisse autant? Voulait-elle 
que je me dnude un sein moi aussi, pour l'offrir  
une nouvelle cigarette de son frre? Je ne m'en sentis 
pas le courage.
	L'ignorant ostensiblement, celui-ci me prsenta 
trs crmonieusement le poing pour me guider vers 
une autre pice, et je quittai la vaste salle des 
esclaves-objets avec un trs vif soulagement. En fait, 
je ne pouvais m'interdire de redouter qu'il n'et l'ide 
capricieuse de me faire goter sans plus attendre  
l'une ou l'autre des gteries que savouraient les 
femmes entraves! Fort heureusement, il n'en fut 
rien. Toutefois, je respirai mieux lorsque nous 
entmes dans une autre grande pice qui, cette fois, 
n'tait qu'une anodine salle  manger. Derrire nous, 
Edwige suivit, silencieuse, mais me couvant de son 
regard vigilant. L, attendaient dj plusieurs 
personnes, debout, et conversant  voix basse. Tous 
cessrent de parler  notre entre, me fixant 
immdiatement de regards curieux et manifestement 
intresss, qu'ils fussent d'un sexe ou de l'autre, sans 
distinction.

	Nous nous mmes  table, le comte au centre, 
Edwige  sa droite, moi  sa gauche, puis les huit 
autres, trois femmes et cinq hommes qui me furent 
prsents. Un homme m'attira plus particulirement, 
un Hindou, trs beau lui aussi, le regard profond 
comme la nuit et le teint d'ambre sombre. Il s'appelait 
Rhamad, et ses yeux qui s'obstinrent sur moi me 
troublrent bientt.
	Mais, tout de suite, parurent deux jeunes 
femmes, brunes, belles et demi-nues. Elles taient 
chausses de hauts cothurnes de lam argent. Le 
pagne qui couvrait leur ventre tait d'un tissu lam 
lui aussi, et trs court. Elles avaient toutes deux les 
seins nus, piriformes pour l'une, ronds et lourds pour 
l'autre, mais identiquement percs d'anneaux de 
mtal brillant.
	J'avais connu bien des lgantes en compagnie 
de Claire, dont les seins taient infibuls de petits 
anneaux d'or. Pourtant, dans le cas des deux femmes 
qui nous servaient ce soir, les anneaux taient faits 
d'acier. Cintrs dans un jonc d'au moins trois 
millimtres de section, ils avaient un diamtre double 
de celui d'une alliance et devaient peser trs lourd au 
bout des mamelons.
	L'intrt que je leur portai n'chappa pas au 
comte.

	- La plus mince est Grete, l'autre s'appelle 
Erma, elles sont Allemandes, toutes les deux. Voyez-
vous Clarisse, lorsqu'une femme consent  devenir 
ma servante, ou qu'elle se trouve directement place 
sous mon autorit par celle ou celui qui me la confie, 
je la fais immdiatement piler, ferrer et marquer.
	- Mais ce doit tre horriblement douloureux! 
m'criai-je presque malgr moi, faisant natre 
plusieurs sourires autour de la table.
	- Certainement! Mais une esclave aime la 
douleur. Vous l'aimez vous aussi, puisque vous tes 
ici, prs de moi.
	- Pas  ce point!
	- Comment pouvez-vous le savoir, l'affirmer? 
Mieux que tout autre symbole, les fers sont pour une 
esclave volontaire un mouvant rappel de sa 
condition... quant  la marque!... Et puis, la servante 
qui me sert est une chienne qui ne doit pas faillir! Si 
elle le fait, c'est sciemment, pour en tre punie. Les 
fers sont de prcieux auxiliaires pour l'application 
d'un chtiment. Aimeriez-vous aussi tre l'une de mes 
chiennes Clarisse?

	Dominant le trouble que faisaient natre en moi 
les propos du comte et tous les regards qui me 
cernaient, je me forai  lui rpondre cette fois, en 
accompagnant mes paroles d'un sourire timide.

	- Je dois vous avouer, monsieur le comte, que je 
n'avais pas, exactement song  cela en venant ici. J'ai 
fait ce voyage pour rpondre  l'invitation d'Edwige, 
je suis venue pour elle... mais je ne saurais prtendre 
disposer de l'avenir. N'tes-vous pas le matre 
souverain en ce chteau? lui dis-je aussi crnement 
que possible, en voulant donner  ma dernire 
question le ton d'une boutade.

	Il changea le cours de la conversation, mais sans 
la faire dvier de ma personne.

	- Portez-vous toujours des robes aussi 
couvrantes?
	- Il m'arrive de me permettre quelques 
hardiesses, mais regretteriez-vous ma dcence? 
rtorquai-je doucement en relevant d'un regard 
entendu les robes d'Edwige et des trois autres femmes 
qui les dnudaient plus qu'elles ne les couvraient.
	- Je vous souhaiterais en effet plus audacieuse.
	- Ne serait-ce pas vous distraire de l'excellent 
repas qui nous est servi?
	- Bien au contraire! Une belle femme me met 
toujours en apptit, surtout lorsqu'elle m'offre son 
intgrale beaut. Je dplore que mes regards aient 
encore  se heurter  un tissu qui, pour si ajust qu'il 
soit, me dissimule l'essentiel dc vos attraits
	- N'est-ce pas plus piquant ainsi?
	- En devenant visibles, les pointes de vos seins le 
seraient bien davantage, j'en suis persuad.
	- C'est une invitation au strip-tease?
	- Prfreriez-vous un ordre?
	- Ne craignez-vous pas d'tre du? Rien ne 
ressemble davantage  des seins, que d'autres seins!

	Ce dialogue  la Marivaux, qui nous isolait  
demi au milieu du murmure des autres conversations 
en apparence trangres  la ntre, menaait de 
tourner court et, bien plus srement, au dsavantage 
de Riescheling si, pour continuer le jeu coquet, je 
m'obstinais  ne point vouloir comprendre et 
satisfaire son dsir.
	Il le sentit aussi bien que moi, et prit un dcisif 
avantage en attaquant plus franchement, plus 
durement, au moment o les servantes silencieuses 
dposaient devant chacun de nous d'apptissants 
sorbets.

	- J'apprcie infiniment les jeux et les 
atermoiements de la coquetterie, comme leurs 
provocations, mais quand celles qui se hasardent  en 
user ont aussi le courage d'assumer leurs actes en les 
menant jusqu' leur terme! Bien qu'opaque, votre 
fourreau est d'une indcence calcule et, comme vous 
n'avez pas manqu de l'esprer, qui vient d'obtenir 
sur moi son plein effet. La suite du jeu rclame 
cependant, que vous et moi entamions la seconde 
manche. La premire s'achve  votre avantage, il est 
vrai. Aussi, gardez-vous de perdre l'engagement de 
cette joute en m'obligeant  l'initiative, je puis vous 
assurer alors que je ne vous la laisserais pas 
reprendre de sitt!

	Je ne m'y trompai pas. Le ton de crmonieuse 
badinerie ne voilait qu' peine la menace. Pour lui, 
j'tais venue  Riescheling de mon plein gr, j'avais 
mme souhait y tre admise, m'y faire recevoir et y 
subir tout ce que l'on voudrait bien m'y imposer. Il le 
savait, et j'tais en son pouvoir. Personne ne lverait 
le petit doigt en ma faveur, pas mme Rhamad, le bel 
Hindou qui me cherchait toujours de son regard 
nigmatique, et surtout pas Edwige.
	J'tais livre  moi-mme... ou plutt au comte, 
quoi que je fisse maintenant, et quoi qu'il dsirt de 
moi.

	Pourtant je ne voulais pas si vite me rendre  ses 
armes. Je m'acharnai un moment encore, pour 
puiser sa patience et la facult que j'avais encore de 
disposer de ma personne. Aprs...

	- Useriez-vous sur moi de votre pouvoir de haute 
et basse justice, monsieur le comte de Riescheling? 
Vous me feriez fouetter peut tre?... nue en place 
publique, devant vos humbles sujets rassembls... 
charger de fers et jeter en gele?
	- Pourquoi pas? Mes anctres en possdaient les 
droits! Plus d'une femme, croyez-moi, s'est vue 
fouetter nue en public. Un ordre de moi en ce chteau 
vous ferait immdiatement saisir, couvrir de chanes 
et traner hurlante  la torture...
	- Ne craindriez-vous pas, alors, de me faire par 
trop de plaisir?... ironisai-je, tout en rprimant 
nanmoins un tressaillement  demi craintif. Mais, 
peut-tre que les chanes dont me rendriez 
prisonnire seraient pour moi les plus exceptionnels 
joyaux.	
	- Rassurez-vous, mme pour une masochiste, il 
reste des moyens de lui viter tout plaisir des sens! 
Cependant, le moment n'en est point venu, et il me 
serait infiniment plus agrable de vous voir rpondre 
librement  mon attente et me donner ce que, de 
toutes faons, je puis prendre sans obtenir votre 
consentement.
	- Vous avez gagn, comte, cdai-je enfin, en 
ayant conscience que je ne pouvais me drober 
davantage... et sans risque.
	- Vous me dcevez Clarisse, murmura Edwige 
d'une voix dure. J'avais pari avec Ugo que vous 
sauriez rsister  son chantage, et vous cdez presque 
sans combat. Je vous ferai payer trs cher ma dfaite, 
je vous prviens. Me la donneras-tu tout  l'heure 
demanda-t-elle en accordant  son frre un sourire 
dmoniaque.
	- A ton aise, acquiesa celui-ci.

	Il me fit un signe de tte pour m'enjoindre  me 
lever de table.
	Lentement, je m'excutais, et les conversations 
cessrent tout  fait alors que les regards se 
braquaient sur moi. Devant eux, je retirai un  un 
tous mes vtements mais, lorsque mes doigts saisirent 
l'agrafe de mon cache-sexe, le comte m'arrta.

	- Non, pas encore! Vous tre trs bien ainsi pour 
aider Edwige  l'excution des termes de son pari 
perdu. Allons soeurette! en place!

	Docilement, la jeune femme se leva  son tour 
pour se dpouiller de sa robe-filet et venir 
s'agenouiller devant Rhamad, le buste  l'horizontale 
et la croupe bien releve, cuisses largement cartes 
pour que nul ne puisse ignorer les dtails de son 
intimit imberbe.
	Puis, quand elle eut dgraf le pantalon de 
l'homme pour en extraire sa verge dj fortement 
rige, et la prendre entre ses lvres, une servante me 
tendit une sorte de cravache-fouet, faite de lanires 
fines tresses.

	- Stimulez-lui la croupe, Clarisse, sans faiblesse! 
Fouettez-la jusqu' ce qu'elle vous apporte la preuve 
de son gage, m'ordonna le comte en riant.
	
	Il me sembla que le regard de sa soeur sa 
chargeait subitement de rancune, de haine mme, 
mais ce ne fut qu'une fugitive impression.
	Alors, je me dcidai, avec une sorte de joie 
soudaine et perverse. Je levai l'instrument et l'abattis 
violemment sur les splendides fesses blanches 
d'Edwige qui se cabra sous le coup, gmit sur la verge 
qui lui emplissait la bouche. Il y eut dans le rflexe 
des reins de la jeune femme une sensualit si 
fortement exprime, que j'en ressentis aussitt une 
vive excitation dans mes propres reins, mais aussi  
l'intrieur mme de mon vagin.
	Je me mis ds lors  la cingler sans retenue, 
presque de toute la force de mon bras, me rjouissant 
cruellement de sillonner les belles rondeurs 
soubresautantes pour les couvrir de balafres 
pourpres et de plus en plus vivement enflammes. 
C'tait la premire fois que je tenais un fouet, que 
j'en usais sur une autre femme, et le fait qu'elle 
l'acceptt volontairement ne changeait rien  mon 
exaltation, rendue plus intense encore par tous les 
regards nous enveloppant d'une mme fivre.
	La chevelure captive des doigts crisps de 
l'Hindou, Edwige rlait et gmissait sourdement sous 
mes coups, mais sans cesser pourtant d'aller et venir 
sur la verge de l'homme qui dformait ses joues 
cramoisies, et sur lesquelles roulaient silencieusement 
ses larmes irrpressibles.
	Je me sentais prise de folie et, il fallut que 
Rhamad se dcidt finalement  jouir pour que, se 
relevant sous mon dernier coup non moins appuy 
que les prcdents, Edwige s'approcht de moi, lvres 
closes et luisantes de sperme qui en dbordait, pour 
m'enlacer et me serrer troitement contre son corps 
mouill de sueur. Du regard, elle m'ordonna d'ouvrir 
la bouche et d'accepter son baiser. Je reus sur ma 
langue l'paisse gorge de sperme chaud et gluant 
pour la partager avec elle, et notre baiser dura aussi 
longtemps que nous n'emes pas tout aval.
	Ses yeux s'taient chargs de douceur pour 
m'treindre durant que sa bouche dversait dans la 
mienne ce qui tait devenu comme une coule de lave, 
mais ses traits se glacrent  l'instant mme o prit 
fin notre voluptueux embrassement.

	- Tu t'es excite  me fouetter chienne, mais 
avant l'aube je te l'aurai fait payer, je te le jure. Je 
n'eus pas le temps de lui rpondre. Sur un nouveau 
signe de son frre, deux des autres hommes 
s'emparrent d'elle pour la plier  leurs exigences, et 
elles se laissa faire en riant gaiement.

	Rhamad et les deux derniers s'intressrent  
leur tour aux trois autres femmes qui 
s'abandonnrent  leurs mains qui les privaient de 
leurs vtements, sous les regards impassibles, comme 
indiffrents, des deux servantes immobiles et muettes. 
	Je me tournais, timide, vers le comte.

	- Venez, me dit-il, je vous emmne en visite...

	Dlaissant ses invits plongs dans l'orgie avec 
soeur en leur centre, il m'invita  l'accompagner, sans 
me permettre de me vtir, pour me conduire dehors.
	Nous tions en pleine montagne et, dans la 
fracheur de la nuit, je frissonnai de tout mon tre en 
me couvrant instantanment de chair de poule. Bien 
que nous n'en ayions entendu arriver aucun, je 
constatai que la vaste cour s'tait encombre de 
plusieurs vhicules. Tous taient de marques et de 
modles extrmement coteux. Je notai par exemple 
deux Rolls noires aux chromes rutilants.
	Nous traversmes toute la cour entre les pavs 
ingaux de laquelle je manquai  deux ou trois 
reprises de coincer mes talons, et parvnmes  une 
sorte de tour carre, de hauteur moyenne, et 
uniquement perce de quelques rares meurtrires.
	Il me tardait que l'on pntrt  l'intrieur, 
j'tais absolument transie, perclue jusqu'aux os, et ne 
pouvais m'empcher de m'agiter de violents 
tremblements. Cependant, je me gardai bien de me 
plaindre, serrant farouchement les mchoires pour ne 
point permettre  mes dents de claquer, et me forai  
laisser mes bras pendre naturellement alors que je 
mourais d'envie de m'en couvrir la poitrine pour me 
protger un peu du vent aigrelet qui me tourmentait.

	La porte basse de la tour n'tait pas ferme. Le 
comte la poussa et,  sa suite, je m'engageai sur les 
nombreuses marches de pierres grises et uses qui 
descendaient en colimaon pour s'enfoncer dans les 
profondeurs des fondations du chteau. Nous 
arrivmes finalement devant une autre porte, 
apparemment trs robuste et barde de ferrures 
paisses.
	Ugo de Riescheling pressa un bouton-sonnette 
serti dans le mur. Le judas grillag du lourd panneau 
glissa et, derrire, se montra fugitivement la face 
noire et luisante d'un ngre. Lentement, la porte 
s'ouvrit sur un large et trs long couloir tapiss 
entirement de serge noire, comme la salle aux 
tableaux et aux filles entraves, et sur lequel je vis 
aussitt que prenaient de nombreuses portes, toutes 
capitonnes et pourvues d'un judas, surmontes de 
deux ampoules, l'une verte et l'autre rouge. Toutes les 
ampoules rouges taient allumes.

	- Tous les caveaux sont occups Serkr?
	- Oui matre, tous.

	Le ngre tait une brute formidable, un 
authentique gorille. Il mesurait prs de deux mtres, 
et devait au moins peser cent cinquante kilos. Il 
arborait une musculature surhumaine, bien que dj 
fortement envahie par la graisse. Laid  faire peur, il 
tait presque nu, en n'ayant pour tout vtement qu'un 
slip de peau serr par un large ceinturon au-dessus 
duquel dbordait affreusement son ventre norme. 
Bien sr, pour lui permettre d'tre nu, le lieu tait 
convenablement chauff et, moi-mme, ne sentais plus 
du tout les atteintes du froid. Enfin, les bras du gant 
avaient la grosseur de mes cuisses, et ses mains 
ressemblaient  de formidables battoirs. En dpit de 
ma taille qui, avec mes hauts talons me mettait 
presque  la hauteur du comte, je me sentais devenue 
presque naine devant lui.

	- Venez Clarisse, me dit Ugo doucement, venez 
apprendre Riescheling...


IV - LES CAVEAUX DE CULTE
	
	Le local n'tait pas grand, mais ses dimensions 
suffisaient amplement pour l'usage qui en tait fait.
	Dans l'espace carlate cr par les murs peints 
de rouge sombre et la vive lumire sanglante 
dispense par quatre projecteurs d'angle, pendue par 
les poignets  la longue chane cliquetante du palan 
fixe  la vote de pierre grise, une belle jeune femme 
brune se tordait de douleur en criant.
	Nue, grande, les jambes minces et nerveuses, les 
hanches longues et pleines de courbes voluptueuses, la 
taille haute et nettement marque, le buste par de 
deux seins ronds et bien en place, le visage aux traits 
ptris de sduction latine, elle pleurait abondamment 
et suppliait, implorait en sanglotant le vieil homme 
qui, aussi nu qu'elle et camp sur ses jambes blanches 
et grles, la fouettait  l'aide des longues lanires 
carres d'un robuste martinet de cuir rouge  viroles 
d'argent.
	Sous les assnements rpts, la femme se 
dhanchait fortement en de brusques contractions de 
tous ses muscles, et se jetait en avant tout en criant 
vers la vote de longues plaintes aigus qui 
s'achevaient en de bruyants sanglots hoquets.
	Au bas du ventre de l'homme, sa verge s'agitait 
de petits spasmes, mais me semblait pas devoir 
prochainement parvenir  s'riger au-dessus de ses 
bourses molles et flasques comme une escarcelle vide. 
Tout son visage rid par l'ge exprimait une intense 
et malsaine jubilation. Je le trouvai hideux et 
rpugnant, avec des yeux chassieux et fivreux, 
luisants d'clats pervers, la bouche riant frocement 
et laissant voir l'blouissante blancheur de son 
dentier, le ventre avachi et tout un corps 
misrablement fltri.
	Il devait y avoir un bon moment dj que 
l'individu tourmentait sa victime dont l'piderme des 
cuisses et du postrieur tait terriblement enflamm. 
Mais, deux ou trois minutes seulement aprs que je 
me fusse approche du judas, il cessa de la flageller 
pour venir se placer devant elle. Alors, tout en 
ptrissant durement ses seins, il se mit en demeure de 
lui enfoncer toute une main parchemine dans le 
vagin. Elle poussa un gmissement douloureux sous la 
pression des phalanges sches qui meurtrissaient ses 
muqueuses, puis hurla d'un coup sous la torsion 
sadique qui supplicia odieusement le mamelon de son 
sein droit.
	Le comte posa sa main fine et chaude sur mon 
paule gauche pour m'inciter  me retourner vers lui.
	- Voyez-vous Clarisse, me dit-il, cette femme, 
Assunta, est l'une de mes habitues les plus assidues. 
Elle est l'pouse d'un diplomate italien en poste  
Genve, qui a le double de son ge au moins. Il ne la 
comble gure autrement que d'argent, de fourrures 
coteuses et de bijoux qui le sont bien davantage 
encore. Pour le reste! Aussi, la voyez-vous heureuse 
ici, devant vous, implorant, sanglotant et hurlant de 
cette souffrance qui la convulse et par laquelle se 
gnre son plaisir. Elle est capable de supporter les 
plus invraisemblables supplices, les tourments les plus 
infernaux, auprs desquels ce que cet homme lui fait 
n'est qu'insignifiant amusement. Lui-mme est un 
personnage trs influent dans les hautes sphres de la 
politique, et ils se rencontrent trs frquemment dans 
les ambassades. Pourtant, c'est  Riescheling qu'ils se 
retrouvent pour assourvir ensemble leurs passions. 
Nanmoins, je puis vous assurer qu'il en faudrait bien 
davantage  la troublante et vicieuse Assunta pour 
qu'elle puisse savourer la vritable jouissance. 
Souvent, insatisfaite, elle vient me supplier  deux 
genoux pour que mes serviteurs s'occupent d'elle 
convenablement. En revanche, je lui demande parfois 
de venir spcialement au chteau pour animer l'une 
de mes petites ftes. Tenez! voil qui devrait mieux lui 
convenir! Le bonhomme lui promet de poursuivre 
avec une bonne flagellation  l'aide d'un martinet  
crocs. C'est un instrument invent par l'Inquisition, 
eh oui! Ensuite, et aprs une solide ligature du bout 
des seins, il la cravachera entre les cuisses jusqu', 
dit-il, jusqu' ce que sa vulve et son anus soient en 
sang... et ce n'est pas une simple image. Enfin, il la 
sodomisera,  vif... s'il en est capable.

	- Mon Dieu, murmurai-je, mue jusqu'aux 
larmes et en revenant au judas.

	La main du vieillard s'tait arme de 
l'abominable instrument de torture moyengeuse. 
Subitement, alors que son regard s'allumait de 
nouveaux clairs d'garement, et que la belle 
Italienne se tordait la nuque pour voir arriver les 
lanires en criant par avance, offrant l'image la plus 
accomplie d'une terreur qu'elle ne feignait peut-tre 
pas compltement, tout en essayant d'effacer le relief 
agressif de sa croupe cramoisie et strie en tous sens 
de zbrures violaces et gonfles, il lana schement le 
martinet en direction de ce magnifique derrire de 
femme dont les muscles crisps tendaient l'piderme 
fortement congestionn.
	Elle se cabra dans une convulsion de tout son 
tre. Ses grands yeux noirs s'agrandirent plus encore 
et sa bouche s'ouvrit  nouveau toute large pour 
laisser chapper une clameur puissante, un cri 
tellement aigu, qu'il me vrilla les tympans, un 
hurlement formidable qui retentit longuement durant 
que son corps semblait irrsistiblement bondir vers la 
vote de la gele infernale. Les lanires tracrent de 
nombreuses lignes purpurines sur la surface des 
fesses et, autrement plus atroces, les petits crocs 
d'acier dchirrent la peau fine en provoquant 
aussitt de multiples plaies d'o suinta le sang vif 
amen  fleur d'piderme par la flagellation 
prcdente.
	Une deuxime, une troisime et une quatrime 
fois, presque sans aucun rpit, les lanires et les crocs 
torturants s'abattirent sur les belles joues fessires 
tremblantes d'Assunta agite de tressautements 
irrpressibles. A chacune des applications de 
l'horrible martinet, ses jambes minces se dtendaient 
nerveusement en de violentes saccades, elle jetait un 
terrible cri, se raidissait de nouveau sous l'effroyable 
douleur du coup suivant qui lacrait sa croupe 
follement trmulante.
	Dix fois, vingt fois, davantage peut-tre, je ne 
savais plus compter les coups, le terrifiant instrument 
martyrisa les chairs ensanglantes des lombes 
fminines que je ne quittais pas des yeux, 
littralement fascine par la nudit sans cesse 
bondissante de l'Italienne qui se contorsionnait et 
criait de toutes ses forces.
	Involontairement sensibilise, je sursautais 
,aussi  chaque cingle qui claquait frocement sur la 
croupe dvaste, et il fallut que le judas se refermt 
enfin devant mon visage pour que je puisse me 
dtacher de la scne dlirante  laquelle on venait de 
me faire assister.
	Le comte eut un sourire froid.

	- Intressant, n'est-ce-pas?
	- C'est odieux! m'criai-je, incapable de me 
dominer.

	Je sentais la peur se lever en moi et ramper 
insidieusement dans mon ventre contract. Ce lieu o 
se dchanaient librement les passions les plus 
terribles, les perversions et les vices les plus exacerbs 
me paraissait tre l'abme de l'horreur. Je ne 
comprenais pas comment les dsirs de mortifications 
sexuelles, lovs dans le flou des incertitudes de l'tre, 
pouvaient conduire  de tels excs, ou peut-tre 
redoutais-je de trop bien comprendre! Comment un 
tre humain, homme ou femme, pouvait-il consentir  
un aussi total renoncement de son orgueil, de sa 
libert, de son humanit enfin, pour accepter 
volontairement de tels svices dans l'espoir d'une plus 
grande jouissance? Ce que je venais de voir n'avait 
plus rien de commun avec ce que j'avais connu 
jusqu-l. Etait-ce dans la connaissance prliminaire 
et l'valuation,  priori, du degr et de la qualit du 
supplice promis, mais non perptr, que le masochiste 
potentiel puisait essentiellement les fondements de son 
plaisir comme je le croyais, ou bien dans la douleur de 
la torture physiquement, concrtement vcue? Le 
corps n'tait-il que l'instrument  partir duquel 
l'esprit transcendait la honte et la souffrance relative, 
aux fins d'une possible cristallisation de la jouissance 
convoite, ou bien tait-ce lui seulement, qui tait le 
sige du plaisir issu de la douleur la plus vive?

	- Odieux! mais odieux pour qui? reprit le comte 
calmement, odieux pour Assunta qui ne vit que pour 
a? Odieux pour ce bonhomme qui se fait son 
complice? Odieux pour vous, qui redoutez d'aimer 
a?
	- Aimer a! Aimer de telles horreurs! 
certainement pas.
	- Fontaine, fontaine, je ne boirai pas de ton eau... 
n'est-ce pas l un vieil adage franais? rpliqua-t-il en 
souriant, et en faisant signe au ngre gant d'ouvrir 
un autre judas.

	Pousse par je ne sais quel bas instinct, je 
n'attendis pas d'y tre invite pour m'en approcher. 
Et puis, de la sorte, je me dispensai de trouver une 
rplique  l'ironique remarque du comte.

	Le nouveau local tait assez semblable au 
prcdent, mais il tait peint en jaune orang. Sur un 
divan bas, se vautrait un couple d'ge mr qui se 
caressait voluptueusement en s'excitant des cris d'une 
toute jeune fille captive d'une complexe machinerie 
tincelante.
	Bien sr, elle tait toute nue galement et avait 
un corps d'une grande jeunesse, vec des seins menus 
aux mamelons roses  peine clos. Rehauss d'un 
violent maquillage apparemment indlbile aux 
pleurs abondants qui ruisselaient de ses yeux rougis, 
aux paupires alourdies de kol, jusque sur ses joues 
creuses par la souffrance, le visage de la jeune 
captive tait nanmoins d'une grande pleur. 
J'estimai qu'elle pouvait tre ge de quatorze ou 
quinze ans seulement.

	Elle se trouvait maintenue accroupie par tout un 
assemblage de tubes chroms auxquels taient 
assujettis ses poignets, sa taille, ses genoux, ses cuisses 
et ses chevilles au moyen de menottes d'acier brillant. 
Les cuisses carteles  l'extrme, elle subissait le 
double empalement de deux phallus artificiels 
d'bonite noire, deux mentules grossirement imites, 
mais normes par leur diamtre et leur longueur, qui 
s'enfonaient dans son vagin et son rectum que ne 
voilait nulle toison.

	Alternativement, les monstrueux pnis, pourvus 
de brosses fixes  leur surface cylindrique, 
pntraient profondment dans le ventre et le 
fondement de la supplicie chevele et hurlante.
	Lorsque l'un sortait, l'autre entrait, en force, 
pour irriter intolrablement les muqueuses en une 
cadence soutenue et immuable.
	Du sang coulait  l'intrieur des cuisses raidies 
de la gamine et sur les biellettes de l'engin qui, sous 
l'impulsion rgulire d'un puissant moteur lectrique 
doucement ronronnant, entranaient les pnis dans 
leur mouvement vertical d'aller et retour constant.
	Affreusement torture, la jeune captive hurlait  
pleins poumons, incapable d'chapper  la double et 
infernale intromission des godemichets formidables 
qui paraissaient devoir la forcer toujours plus 
profondment.

	- Antonia est la fille d'une chre amie espagnole. 
C'est une enfant orgueilleuse et trs capricieuse que 
sa mre m'a confie afin de lui assouplir le caractre. 
Pourtant, elle est dj tellement dprave en dpit de 
son jeune ge, qu'elle parvient  jouir de cette 
machine que redoutent mme les femmes aux orifices 
les plus dilats, entendis-je expliquer derrire moi le 
comte d'une voix nonchalante, presque ennuye.

	Il me paraissait inconcevable, impossible mme, 
que pareils instruments puissent se frayer une voie  
l'intrieur des orifices naturels d'une femme,  plus 
forte raison d'une enfant, sans que ses organes 
extrmement fragiles en soient  jamais mutils.

	Et pourtant!
	La femme maigre, une fausse blonde aux seins 
fltris, aux fesses plisses et tombantes, se leva du 
divan pour s'approcher de la jeune fille et la giffla 
plusieurs fois  toute vole, en lui hurlant quelques 
mots que je ne compris pas, mais qui semblaient tre 
de l'espagnol. Puis, ignorant les supplications 
bgayantes de la malheureuse, elle l'empoigna 
sauvagement aux seins pour lui pincer les pointes de 
toutes ses forces avant de lui griffer rageusement la 
poitrine jusqu' faire sourdre le sang.

	- Elle lui ordonne de jouir  nouveau pour que la 
vue de son orgasme parvienne  exciter son 
partenaire, traduisit le comte.

	Alors, et durant que l'ignoble bourrelle 
retournait se coucher contre son compagnon 
dfaillant, et au ventre prominent duquel elle se 
frotta obscnement pour essayer d'obtenir l'rection 
de la verge mollissante, la gamine, comme si elle et 
attendu d'y tre cruellement exhorte, se raidit de 
seconde en seconde davantage sur la machinerie 
effroyable. Son souffle se prcipita, ses cris devinrent 
plus vibrants et ses plaintes ne furent plus seulement 
dues  la torture de ses chairs intolrablement 
meurtries. Je vis son regard se figer, hagard, sur un 
point de la vote qu'elle seule semblait voir, puis, 
libr d'un coup, un rugissement de plaisir bestial, 
hideusement empreint de douleur, jaillit de sa bouche 
bante aux lvres tordues et grimaantes. Tout son 
corps se cabra dans ses entraves pour l'expression 
d'un spasme impressionnant, et, quelques secondes 
plus tard, il se dtendit brusquement et s'affaissa 
comme celui d'une marionnette subitement prive de 
ses fils.
	Mais, inexorables cheminements mcaniques 
que rien ne semblait devoir enrayer, les cylindres 
continurent implacablement de se forcer leurs 
chemins dchirants dans les entrailles sanguinolentes 
de la fille qui se mit  uriner abondamment. Ses cris 
renaissants perdirent toute intonation de plaisir pour 
ne plus exprimer que les pathtiques et tragiques 
accents de la souffrance la plus ignominieuse.
	Et ce fut pire encore lorsque, dpite par 
l'incapacit persistante de son partenaire, la femme se 
releva une fois encore pour s'armer d'un martinet  
trois lanires paisses de cuir tress,  l'aide duquel 
elle fouetta le jeune corps sur les seins dj corchs 
par les profondes griffures de ses ongles. La peau fine 
des jolis dmes  peine saillants ne rsista pas 
longtemps  la virulence des coups.
	Beuglant d'puisantes clameurs, Antonia avait 
dj les seins en sang lorsque le judas se referma en 
claquant schement.

	- Je... je ne pourrai... jamais, murmurai-je 
sourdement, tremblante de la tte aux pieds et le 
souffle perdu.
	- Mais vous en mourez d'envie cependant, 
rtorqua le comte qui m'avait entendue. De toute 
manire, poursuivit-il aprs une brve pause 
souriante, ne croyez pas tre capable de subir toutes 
ces choses ds  prsent. Elles pourraient vous tre 
imposes comme chtiment, certes! mais, pour que 
vous puissiez en jouir, il faudra que vous soyiez 
d'abord accoutume  tolrer des souffrances sans 
cesse croissantes, des supplices toujours plus intenses 
et prolongs. C'est avec des heures, des jours et des 
nuits de tourments et de sollicitations sexuelles sans 
aboutissement, que vous apprendrez  recevoir la 
douleur comme la condition pralable, et essentielle,  
l'octroi du plaisir qui vous sera finalement consenti. 
S'exciter de fantasmes sadomasochistes en se 
masturbant bien au chaud dans son lit, et les vivre 
rellement sont deux situations qui n'ont rien de 
commun entre elles! Ce n'est que graduellement, 
lentement, pudeur et orgueil mortifis, que vous 
commencerez  vivre votre supplice et votre orgasme 
comme les deux aspects complmentaires d'un tout 
parfaitement homogne jusqu' ce que, ces deux 
sensations physiques indissolublement confondues 
dans votre cerveau, tout votre tre profond soit 
devenu gourmand de la souffrance comme fondement 
mme de la jouissance. Vous apprendrez que le plaisir 
sans la douleur est imparfait, que la douleur sans le 
plaisir est une punition et que la jouissance dans la 
souffrance la plus rvoltante, enfin, est une sublime 
rcompense. Prfrer l'humiliation  l'orgueil, mais 
tout en continuant de saigner des blessures faites  
celui-ci, fouler sa pudeur sans la laisser se dissoudre 
pour toujours bondir sous les coups qui lui sont 
ports, endurer les supplices les plus longs, les 
provoquer, les rclamer, les aimer dans leur octroi le 
plus avilissant pour en jouir infiniment procde, 
soyez-en dfinitivement persuade, d'une longue 
ducation des sens et d'une non moins longue 
exprience. Le suprme plaisir engendr par la 
souffrance et la honte n'est que le rsultat terminal 
d'un bien difficile apprentissage pour toutes celles et 
ceux qui ne sont pas ns ainsi. Pourtant, chacune des 
femmes que vous verrez ici, je parle de femmes 
puisque vous en tes une, chacune des femmes, disais-
je, que vous choisirez d'interroger vous dira que, 
jamais auparavant, elle n'avait t capable 
d'prouver des orgasmes aussi puissamment exprims 
par ses sens, aussi compltement et pleinement 
ressentis par toutes les fibres de son tre. Elle vous 
avouera ne plus tre en mesure de se priver de la 
torture morale comme du supplice physique pour en 
jouir follement, et sans le secours relatif des caresses 
ou des treintes d'un quelconque partenaire, homme, 
femme, animal ou machine.

	En prononant ces derniers mots, le comte me 
saisit brusquement par le bras pour, sans accorder la 
moindre importance  mon lger raidissement de 
surprise et de bref refus, plaquer une main sur mes 
fesses nues et, de l'autre, s'emparer de mon sein droit 
et le ptrir de ses doigts longs et autoritaires, au 
mpris de la prsence du serviteur.
	Me serrant contre lui, haletante et contracte, il 
dgrafa prestement l'attache de mon cache-sexe de 
velours et plongea deux doigts dans mon sexe mouill 
pour me cambrer et me rendre frmissante de la 
caresse profonde et inattendue.

	- Vois-tu, reprit-il en me tutoyant soudain, je 
soutiens que le beau ne peut s'exprimer autrement 
que par le corps d'une femme soumise! Jamais 
expression fminine n'est plus sublime que celle 
donne par l'esclave au lascif dvouement de son 
matre. Un matre dont il est essentiel qu'il dtienne le 
pouvoir de vie et de mort pour tre nomm tel. Rien 
n'est  mes yeux plus subtilement excitant, qu'une 
belle femme que l'on dshabille  nu devant moi dans 
le but de la supplicier longuement, patiemment, 
savamment, judicieusement dirais-je mme. Rien en 
ce monde ne m'est plus dlectable que de voir une 
femme bondir et crier sous les lanires qui la cinglent 
durant que tout son corps frmit et tremble 
divinement. Ah! les seins pulpeux qui trmulent et les 
fesses qui grimacent sous les applications du cuir qui 
mord au vif d'un tendre piderme frissonnant 
m'meuvent grandement, mais, aussi, les reins qui se 
creusent, se cambrent, le ventre qui se tend et palpite 
comme pour s'offrir, les jambes qui ruent et 
bondissent, les paules qui tressaillent et les bras qui 
se tordent dans les cordes ou les fers qui les 
entravent, les visages en pleurs, aux traits dforms et 
tourments, les gorges qui hurlent et sanglotent en se 
bloquant d'incoercibles hoquets, voil tout ce qui me 
ravit dans la femme qui souffre, dans l'esclave nue 
que l'on chtie! J'aime  me nourrir de la souffrance 
endure par la femme frmissante  l'approche du 
fouet qui la menace, la cingle, la mord et l'aiguillonne; 
j'aime  me sentir pntrer tout entier de ces ondes  
l'tat pur qui me sont plus indispensables  l'existence 
que la nourriture de chaque jour. Comme un palpeur 
alors, un palpeur en perptuelle qute, mon sexe se 
tend ds que souffre une femme en ma proximit. Je 
suis un passionn de la femme, de la femme esclave 
bien sr, et je ne puis en tre priv sans m'tioler. Je 
ne l'aime ni pour la bercer ni pour la choyer de mes 
caresses, car je ne puis dissocier la beaut de son 
corps et le retentissement de ses cris, la ferme 
lasticit de ses appas et les tremblements dont ils 
s'agitent dans le supplice, la douceur satine de sa 
peau nue et les sches applications du fouet qui 
l'enflamme, l'arrogante insolence de ses seins et les 
fers qui en mordent et en distordent les mamelons 
rigs et tumescents, l'opulence mouvante de sa 
croupe entre ses hanches roulantes et le cuir ophidien 
qui la fait onduler, se projeter, s'effacer et se tendre 
encore sous ses baisers ardents, ce cuir reptilien qui la 
cingle, l'enveloppe et l'treint, ce serpent dont elle est 
la fille et qui lui donne vie enfin. Ne veux-tu donc pas, 
toi aussi, tre l'amante du fouet?
	- Je... je ne sais pas, je, je ne... sais plus, 
balbutiai-je en fermant les yeux, intensment trouble 
par les paroles du comte mais, plus encore, par les 
doigts dont il me fouillait voluptueusement et sur 
lesquels je me sentais fondre de l'intrieur.
	- Tu voudrais faire l'amour maintenant, n'est-
ce-pas?
	- Oui... murmurai-je.
	- Tu ne l'as point encore mrit, patience!

	Sa main dlaissa mon sexe suintant de cyprine, 
et il me saisit aux paules avec fermet.

	- Regarde-moi et coute! Je veux une rponse 
sans quivoque, tout de suite! Veux-tu faire 
l'exprience de l'esclavage, oui ou non?
	- Oui, avouai-je enfin, d'une voix mourante et en 
le regardant perdment. 

	Sans savoir si je disais la vrit ou non, sans lui 
dire combien ma peur tait grande de souffrir, de 
souffrir sans plaisir en n'tant que la prisonnire 
frustre de mon vice incomplet.

	- Ds demain, ds cette nuit, publiquement?
	- Oui, oui, oui! Tout ce que vous voudrez.

	J'tais folle, totalement subjugue par son 
regard ple.
	L'alcool, la vue des femmes supplicies et leurs 
pouvantables clameurs, leurs corps tachs de sang, 
les doigts du comte emplissant mon vagin, les regards 
du ngre, ma nudit intgrale aussi, tout se prcipitait 
dans mon crne et me jetait  la drive de la draison.
	M'attirant de nouveau contre lui, il m'embrassa 
fougueusement, longuement, en me tenant serre  
touffer sur sa poitrine pour savourer l'crasement 
de mes seins et le raidissement cambr de mes reins 
creuss sous sa paume brlante.

	- Si un jour tu es toute  moi, je t'aimerai et te 
ferai souffrir comme aucune autre, m'assura-t-il 
d'une voix rauque.
	- Mais je suis marie...
	- Qu'importe! Tu divorceras. Tu es bien trop 
belle pour appartenir  un mdiocre.

	Peu  peu je me sentis me dtendre et 
m'assouplir, m'abandonner  l'enlacement volupteux 
de ses bras, et, finalement, grise d'une ivresse 
indfinissable, ce fut moi qui lui tendis les lvres en 
resserrant notre treinte pour pousser mon ventre nu 
contre le sien, en cet appel de la femelle compris de 
tous les mles.
	Aprs un long moment de dlice, il me repoussa 
doucement.

	- Viens encore, dit-il en m'invitant  avancer 
dans le couloir.

	Nous allmes jusqu' une autre porte, en sautant 
deux d'un coup. La visite n'tait donc point termine. 
Mais elle m'tait devenue diffrente par le fait que je 
me sentais dsormais directement concerne. Je me 
sentais davantage vulnrable maintenant dans ma 
nudit, dans laquelle je pouvais tre aime ou punie, 
ou les deux  la fois, cette nudit semblable  celle des 
supplicies enchanes derrire les portes 
verrouilles.

	Cette fois, la pice tait tendue de violet sombre 
et luisait d'tranges lueurs sous l'clat des projecteurs 
bleuts qui l'clairaient de manire fantomatique.
	Non moins belle et non moins farde que la 
brune Assunta, une superbe femme noire tait 
suspendue, toute nue elle aussi, par deux courroies de 
cuir qui, fixes  des chanes accroches  la vute, la 
retenaient sous les aisselles,  un mtre du soi 
environ.
	Ses bras retourns dans le dos, coudes 
troitement lis l'un  l'autre et poignets entravs 
contre les omoplates saillantes, augmentaient 
considrablement le volume dj naturellement 
opulent de ses seins supplicis. Cercls,  leur base 
par deux colliers de mtal qui les tranglaient 
considrablement, ils se projetaient sur le buste 
comme deux grosses boules de chair terriblement 
congestionnes et conservaient, bien visibles, les 
marques d'une rcente flagellation.

	Muscles, ses jambes aux mollets prominents 
taient ramenes contre ses cuisses pleines et trapues 
auxquelles elles taient attaches, troitement 
entraves, par des sangles de cuir blanc. Ainsi, se 
trouvait-elle maintenue, cuisses largement ouvertes, 
au moyen de bracelets d'acier mat qui l'enserraient 
sous les genoux ploys au maximum du jeu de leur 
articulation et qui, par des chanettes fixes aux 
mousquetons d'une large ceinture de cuir tranglant 
sa taille pour en restreindre encore l'tonnante 
minceur, l'cartelaient outrageusement. Enfin, 
exactement positionn sous son sexe priv de toute 
pilosit, un cylindre tait surmont d'une sorte de 
gland de verre intensment lumineux. Ce n'tait rien 
d'autre qu'une ampoule lectrique blanchie par son 
filament, et dont la grande puissance et la forte 
chaleur rayonnante qui s'en dgageaient lui cuisaient 
douloureusement l'entrejambe, et plus spcialement 
la vulve qu'elle avait bourrele de lvres paisses sur 
des muqueuses rouge sombre.
	Une autre femme tait avec elle dans la pice. 
Une blonde platine d'une quarantaine d'annes, aux 
formes grasses serres jusqu'au ridicule dans des 
accessoires de cuir noir, glac et brillant.
	Corset de chevreau moulant son buste et sa taille 
pour faire dborder ses seins normes, flaccides et 
ballotants, ses hanches paissies d'adiposit et ses 
lourdes fesses encombres de cellulite, comme ses 
cuisses tremblotantes au-dessus de cuissardes  
vertigineux talons-aiguilles arms d'perons  pointes 
aigus, le front et les yeux masqus d'un loup de 
velours, la bourrelle s'empara, alors que je 
m'approchais du judas, d'une longue et mince 
cravache pour en torturer aussitt les beaux seins 
prisonniers de l'esclave soumise  ses svices 
dpravs.

	- Largoa est une princesse dans son pays, elle est 
fille ane de roi, mais elle est aussi l'pouse d'un haut 
dignitaire de son pre charg de traiter avec le 
gouvernement allemand les accords 
d'industrialisation de son Etat. Largoa, occidentalise 
depuis peu, a report sur sa sexualit exigente le 
complexe de l'esclavage dans lequel tout son peuple a 
si longuement t tenu par les Blancs.
	
	Le comte achevait tout juste de parler quand, 
brusquement je sentis une prsence immdiatement 
derrire moi. Les deux puissantes mains qui 
m'empoignrent les fesses pour me les carter me 
firent sursauter et tourner la tte en essayant 
instinctivement de me dgager, mais en vain. Les 
deux poignes, normes comme des battoirs, me 
tenaient solidement. Des mains aux doigts noirs, noirs 
comme la peau frissonnante de la princesse-esclave.

	- Laisse-toi faire, m'ordonna schement le 
comte. D'un ct de la porte, une esclave noire que 
supplicie une matresse blanche, de l'autre, une 
esclave blanche que sodomise un garde-chiourme 
noir! Voil qui ne manque pas de piquant, n'est-ce-
pas, belle Clarisse? Allez Serkr! Allez! Perce-moi ce 
cul de toutes tes forces!

	Affreux! Le gant tait membr comme un ne 
et, appuye des deux mains contre la porte, bras 
tendus, buste inclin vers l'avant, visage coll au 
judas grillag, reins creuss et croupe largement 
offerte, jambes cartes et tremblantes sur mes hauts 
talons, je ne pus m'interdire de gmir, de rler, puis 
de crier sous la terrible avance de la mentule qui me 
forait l'anus. C'tait bien pire que la premire fois, 
et je m'entendis hurler longuement sous les effets de 
l'intolrable brlure. Pourtant, lentement, la douleur 
dcrt jusqu' disparatre presque totalement alors 
que, compltement serti dans mon fondement, le 
ngre commenait  aller et venir doucement dans 
mes entrailles, sans heurt, sans rudesse excessive, 
mais en me possdant de toute la longueur 
exceptionnelle de son sexe band comme un gourdin 
dont je me sentais pntre jusque dans les intestins.
	Entre les cuisses bantes de la belle fille 
d'Afrique, les paisses et lourdes lvres vaginales 
taient devenues d'un carlate intense.
	Largoa devait atrocement souffrir de la brlure 
permanente qui avivait son sexe et s'ajoutait aux 
effroyables tourments de la cravache. Soudain, sous 
un coup plus violent, et alors que Serkr se jetait d'un 
puissant lan jusqu'au trfond de mon tre en 
m'arrachant une nouvelle plainte de douleur 
voluptueuse, le tton de son sein droit clata. 
Instantanment, le sang perla en de nombreuses 
gouttelettes rubicondes qui roulrent sur sa mamelle 
torture et se mlrent  sa sueur ruisselante. Malgr 
cela, et bien qu'elle ne cesst pas une seconde de 
hurler et d'hoqueter son martyre en de violent 
sanglots qui la secouaient tout entire au bout de ses 
liens, aucune supplication, aucun appel  la piti 
n'chappait  ses lvres tumfies par ses propres 
morsures.
	Le sexe de Serkr se poussait en moi avec plus 
de vigueur et d'imptuosit. Ma cyprine dgoulinait  
prsent de mon vagin jusqu'au long de mes cuisses 
raidies. Agrippe  la porte, j'haletai plus fort contre 
le judas, percevant le plaisir naissant de mes reins 
saccadants, m'emplissant le ventre et me durcissant 
les seins.
	La dominatrice blonde et masque, dont le 
comte ne m'avait rien dit, continua de frapper la 
poitrine trangle de fers de sa victime vocifrante 
jusqu' ce que celle-ci et les deux seins 
compltement ensanglants. Puis, cessant 
brusquement la flagellation terriblement cruelle, elle 
s'approcha de Largoa pantelante pour l'embrasser 
passionnment  la bouche, et touffer de ses lvres 
gourmandes ses cris et ses gmissements lamentables.

	- Tu aimes souffrir de mes mains, hein salope? 
lui demanda-telle ensuite d'une voix presque 
caressante.
	- Oui! Oh! oui! Je t'aime matresse... adore! 
Mais je t'en... supplie... fais-moi souffrir encore.,.. 
davantage. Je... je veux souffrir ce qu'ont... souffert 
mes anctres sous les fouets des ngriers... blancs! 
Bats-moi... bats-moi plus fort... ma... ma... tresse 
chrie! Je... je ne suis qu'une sale esclave... ngre 
qui...	qui doit avoir... trs mal pour... pour ton plaisir, 
geignit la	masochiste  la ghenne.
	- Tout ce que tu voudras mon coeur, promit la 
Blanche en riant.

	Elle actionna alors un petit levier d'un tableau 
de commandes lectriques fix au mur proche. 
Lentement, les chanes soutenant Largoa 
descendirent, millimtre aprs millimtre, pour 
rapprocher son bas-ventre crisp vers la grosse olive 
incandescente et provoquer, assitt, une infernale 
recrudescence de vives clameurs qui jaillirent de sa 
gorge enroue d'avoir dj tant et tant cri la 
souffrance.

	Alors,  mon tour possde de folie sous le 
chevillement du ngre dont la mentule rigide se 
vrillait entre mes fesses et me distendait l'anus, mieux 
emplie et besogne que je ne l'avais assurment 
jamais t, je laissai se dnouer les liens enserrant ma 
pudeur et censurant mon langage, pour inciter Serkr 
 me prendre plus fort,  me faire sienne et  me faire 
jouir, en des termes souvent lus dans les livres, chez 
Claire, entendus aussi parfois, mais que jamais encore 
je n'avais os prononcer.

	- Vas-y salaud! grondai-je d'une voix rauque et 
que j'eus peine  reconnatre pour tre la mienne. 
Vas-y ngro! Encule-moi de toute la force de ta grosse 
bite! Dfonce-moi le trou du cul salaud! Encule-moi 
bien, oui! encule-moi bien! Oui! oui! ouiiiiii!... plus 
fort! plus... fort encore! Foooooort!!! hurlai-je au 
judas.

	La vulve bacillante de Largoa tait parvenue au 
contact du gland effroyable, et elle s'embota 
intimement sur sa forme phallique brlante. Tout le 
corps noir et nu, luisant et ruisselant de sueur s'agita 
de spasmes ttaniques, et, de la bouche largement 
ouverte sur l'clatante blancheur des dents, sortirent 
d'pouvantables vocifrations qui m'eussent sans 
doute ptrifie si, en mme temps, je ne m'tais 
assourdie de mes propres clameurs de volupt durant 
que, me pistonnant de plus en plus frntiquement  
grands coups de queue imprieuse, Serkr me faisait 
jouir comme une folle et m'inondait les intestins d'un 
flot de sperme pais.
	Implacable de cruaut, et pendant que le ngre 
se retirait de mon fondement, brlant de nouveau 
bien que gorg de sa semence lourde, pour me laisser 
panteler contre la porte, la dominatrice sadique 
recommena  cravacher les pauvres seins 
affreusement lacrs de sa victime consentante et 
convulse, dont le regard fou s'alluma d'clairs 
hallucins.
	
	Le comte me considrait d'un air trange, avec 
une lueur ironique dans les yeux. Serkr, silencieux, 
son slip de cuir toujours  mi-cuisses, avait referm le 
judas et se tenait immobile devant moi.

	- Mets-moi  genoux, et suce-le, m'ordonna 
Riescheling.

	Bien qu'coeure, je ne songeai pas  protester, 
j'tais bien trop choque par ce que je venais de voir 
et par l'intensit de l'orgasme qui venait de me 
commotionner.
	Je m'agenouillai, pris docilement entre mes 
doigts la verge lourde qui conservait un semblant 
d'rection et la portai  mes lvres, fermant les yeux 
sur les taches dont elle tait macule et me raidissant 
contre l'odeur nausabonde de mon propre 
organisme.
	Il me fallut de longues minutes pour nettoyer 
compltement le gros pnis d'bne, puis, lorsque 
j'eus fini, le comte demanda au Noir d'ouvrir une 
dernire fentre.
	Deux hommes entirement nus suppliciaient une 
femme tout aussi dpouille. Le corps de la 
malheureuse tait couvert de zbrures enflammes et 
de nombreuses ecchymoses suitantes de sang, l o 
l'piderme avait finalement cd sous la violence des 
coups.
	Je dus me mordre les poings pour ne pas crier 
en reconnaissant aussitt la supplicie hurlante.

	- Sylvia, murmurai-je d'une voix blanche, prise 
de vertige.
	- C'est bien madame Marriendello, en effet. Cela 
vous surprend donc tellement?

	Les traits ravags de souffrance indicible, en 
partie cachs par les mches rousses colles de sueur 
et de larmes, la jeune femme endurait le plus 
ignominieux des supplices.
	Les bras retourns dans le dos, captifs de 
l'paule jusqu'aux mains d'une sorte de gaine de cuir 
lace qui les emprisonnait ensemble, Sylvia tait 
contrainte de chevaucher un fil de fer tendu en 
travers de la pice entirement peinte de noir. Tirs 
vers le soi par de gros poids de fonte grise fixs aux 
entraves de ses chevilles, ses pieds crisps se 
trouvaient  plus de trente centimtres des dalles de 
pierre luisante. Le cable,  peine plus gros qu'un fil de 
tlphone, pntrait entre les lvres rases de sa vulve 
pour rsurger d'entre ses fesses sillonnes de 
nervures carlates ou violaces, sciant horriblement 
son entrecuisses et les oeuvres les plus intimement 
sensibles de son tre. Rougissant l'acier, le sang 
s'chappait du sillon de sa croupe aux muscles 
ttaniss par la souffrance, et coulait  l'intrieur de 
ses cuisses maintenues carteles. Ainsi troitement 
garrotts dans le dos, ses bras avaient pour effet de 
faire saillir ses seins  l'excs. Les souples attraits 
mammaires de mon amie taient, eux aussi, 
martyriss par de grosses pinces cobra qui, fixes  de 
minces chanettes remontant vers la vote, 
distendaient les chairs fragiles en les allongeant en 
forme de cne retourn vers les paules, tout en les 
mordant profondment et en tachant de sang leurs 
tendres et larges mamelons.
	De fait, la jeune femme tait tenue dans son 
instable et douloureux quilibre par les pinces et les 
chanettes distendant affreusement ses beaux seins 
dforms, par lesquels, rellement, elle se trouvait 
tre littralement suspendue.
	Mais le supplice odieux endur par leur victime 
oscillante et vocifrante n'tait pas encore jug 
suffisant par les deux hommes aux verges 
orgueilleusement cambres. Le plus grand, et le plus 
g aussi, enfonait lentement, trs lentement, dans 
l'un ou l'autre des seins de Sylvia une longue et fine 
aiguille d'acier. Affole de douleur, elle se convulsait, 
le corps entier secou de spasmes atroces, et tanguait 
dangereusement sur le fil d'acier qui lui cisaillait 
davantage l'entrejambe, hurlant et sanglotant sa 
souffrance inqualifiable. De temps  autre, le plus 
jeune, un ple et blond garon tout juste sorti de 
l'adolescence, s'amusait  cingler les fesses de la 
captive  l'aide d'une robuste cravache de cuir tress, 
faisant aussitt redoubler les sursauts et les clameurs 
de dmence douloureuse. Puis, visiblement excit par 
les tourments de la jeune femme au dlire, il 
s'agenouillait et reprenait pour quelques minutes 
dans sa bouche le pnis de son compagnon qu'il suait 
et lchait avec une application gourmande.
	Le juda se referma enfin devant mes regards 
hbts, et alors que, manifestement, et pour aussi 
incroyable que cela pt paratre, Sylvia Marriendello 
commenait  jouir sous les fouailles des martinets 
dont venaient de s'armer les deux homosexuels pour 
lui en cingler schement le devant des cuisses, le 
ventre et le buste, et parfois mme les seins.
	Sans une parole, Ugo de Riescheling se dirigea 
vers l'extrmit du corridor, ngligeant d'autres 
portes qui demeurrent closes, soit parce que les 
locaux qu'elles fermaient tait inoccups, soit qu'il 
juget inutile de m'en faire voir les occupants y 
accomplissant leurs vices. Je lui embotai le pas, suivie 
de Serkr toujours plong dans le mme mutisme. 
Nous remontmes  la surface et sortmes enfin de la 
tour, et je dus retraverser  nouveau, intgralement 
nue et frissonnante, l'immense cour balaye par la 
bise mordante.


 V - EDWIGE
	
	Dans le hall, Edwige m'attendait. Elle s'tait 
couverte d'un dshabill de satin blanc qui la moulait 
presque d'aussi prs que je l'avais t tout  l'heure 
par mon fourreau. Elle souriait.

	- Es-tu enchante de ta visite? me demanda-t-
elle.

	Je hochai la tte, pour une rponse vague.

	- Je suis certaine que mon frre n'a pas rsist 
au plaisir de te faire goter  Serkr, n'est-ce pas?
	- En effet, acquiesai-je, cette fois.

	Elle clata de rire.

	- Et, tu as aim?
	- Assez, oui.

	Elle rit encore.

	- Mais maintenant, tu es  moi, toute  moi, 
n'est-ce-pas Ugo?
	- Tu peux la prendre, je vais rejoindre nos 
invits.

	Sans rien ajouter, sans mme m'adresser un 
regard, il s'loigna, nous laissant seules toutes les 
deux.
	Edwige avait repris tout son srieux.

	- Dcidment, tu es vraiment trs belle, me dit-
elle, et j'ai trs envie de toi, viens, que nous fassions 
l'amour...
	
	Dans la grande et somptueuse salle circulaire o 
elle me fit entrer, tout  la fois frmissante 
d'apprhension et d'excitation  l'approche du vivre 
d'une nouvelle exprience, tout tait d'or et de 
pourpre, mme les glaces aux reflets de mtal 
prcieux. Le lieu, trange et impressionnant, frique 
et oppressant, ressemblait  un vaste cylindre  la 
paroi constitue d'un miroir qui me parut tre 
unique, au sol de pierre carlate et polie comme du 
marbre avec, trs haut, une immense coupole dore. 
L'ensemble tait frapp par les faisceaux 
convergeants de projecteurs nombreux, dont les 
aveuglants clats sanglants rutilaient violemment un 
portique de marbre rose rig au centre de la salle, et 
qui faisaient luire les instruments rituels en les 
baignant de lumire fantomatique.
	Comme un prtre des enfers en son temple 
maudit consacr, veillant avec un amoureux respect 
sur les objets de sa liturgie secrte, immobile statue 
d'bne  demi nue, le crne entirement ras au-
dessus d'une face norme et d'une nuque de buffle, un 
colosse jumeau de Serkr posa sur moi les fentes 
troites et obliques de son regard glac.

	- Mon frre a Serkr, et moi Tamba, me dit 
Edwige en me dsignant la brute d'un signe de tte. 
Elle soupira. A dire la vrit, je ne sais lequel est plus 
terrible que l'autre!

	Docilement, rprimant un frisson d'effroi qui me 
parcourut tout le dos, je me laissai entraner par le 
ngre jusqu'au centre du portique o, avec une 
habilet sans rudesse, il m'entrava ausitt les poignets 
d'pais bracelets d'acier doubl de cuir, dont il fixa la 
chanette qui les reliait au crochet mousqueton d'une 
plus lourde chane solidaire d'un palan accroch au 
centre de la barre transversale de pierre.
	Ce ne fut vraiment qu' ce moment-l qu'il me 
revint cette conscience aigu de la vulnrabilit que 
j'avais connue chez Sylvia Marriendello. J'prouvai 
de nouveau cet oppressant sentiment d'impuissance et 
de peur, mais, en mme temps, cette exaltation 
confuse de dpendre, de redouter, d'attendre, qui 
m'avait saisie lorsque je m'tais vue au pouvoir des 
Chinois.
	Qu'allait-on me faire? Allait-on me supplicier 
aussi durement que les femmes des caveaux? Je 
n'avais pas t fouette depuis cette nuit lointaine 
dj, dans le cabinet noir, sur l'ordre d'Edwige, de 
cette mme Edwige qui, devant moi, venait de 
s'tendre avec nonchalance sur un divan de cuir 
souple et moelleux. Mais je devais faire taire ma peur 
et se diluer mes angoisses pour ne vivre que la 
satisfaction profonde et perverse de me savoir 
enchane au coeur de cet adytum rserv aux offices 
mystrieux et terribles de l'sotrique sacrifice, 
dispose en ce lieu sacr o se retrouvaient bourreaux 
et victimes, matres et esclaves, complices en la 
clbration de leur culte obscur, ce culte dont je ne 
savais rien encore, ou si peu de chose, ce culte vers 
l'infini duquel je tendais de toute mon me 
prisonnire de ma sensualit dvoye.

	- Bats-la Tamba, bats-la fort, ordonna Edwige 
d'une voix douce.

	Le premier coup de martinet me cingla 
schement, juste sous les fesses, presque  la jonction 
des cuisses, en une vritable dflagration des six 
lanires qui me percutrent en une gerbe compacte.

	Bien que m'tant attendue  cette premire 
cingle, nerfs tendus, muscles bands et volont 
crispe, je ne pus rprimer un cri bref et aigu alors 
que, instantanment, une vive sensation de brlure se 
rpandait  la surface tremblante de mes lombes 
douloureusement meurtries par l'impact.
	Il me sembla que, malgr la recommandation 
d'Edwige, le ngre mesurait sa force, n'appuyait pas 
le coup. Ce martinet vritable, mani avec dextrit, 
tait infiniment plus redoutable que les instruments 
dont pouvait user Claire. La douleur vive qu'il me 
faisait prouver tait loin de m'tre agrable, certes! 
mais, dans les secondes qui suivirent, la sensation de 
cuisson se diluant rapidement, j'eus presque honte de 
ma faiblesse.
	Alors, et durant que pour la seconde, la 
troisime et la quatrime fois, le martinet lanc par 
Tamba revenait me faire sursauter et trembler, je me 
rsolus firement  ne pas m'abandonner  la 
dchance de la souffrance,  conserver une dignit 
silencieuse sous l'application de ce qui n'tait 
pourtant pas un chtiment, et pour la saveur 
vnneuse duquel j'tais venue  Riescheling me 
soumettre  Edwige et  son frre, convaincue d'tre 
capable d'en jouir.
	L'une aprs l'autre, sur un rythme assez lent, 
mais parfaitement rgulier, constant, les lanires 
vinrent se succder sur mon postrieur pour l'agiter 
de tremblements incontrlables. Bien rellement 
cependant, chaque nouvelle applicaton des cuirs 
m'enflamma l'piderme et me procura une douleur 
toujours plus vive. Tendue comme la corde d'un arc, 
les doigts serrs sur la chane, jambes raidies pour ne 
pas perdre mon prcaire quilibre, les pieds crisps, 
les mchoires soudes, je parvins  retenir les plaintes 
qui me montaient irrsistiblement de la gorge. Je me 
tus longtemps, puis, me dominant de plus en plus 
difficilement, je me laissai aller  gmir sourdement 
d'abord, les larmes jaillirent d'elles-mmes de mes 
yeux pour ruisseler sur mes joues en feu et, finissant 
par vaincre ma rsolution orgueilleuse, le martinet 
m'obligea  librer quelques exclamations rauques et 
hoquetantes.

	Le Noir ne me frappait que depuis trois ou 
quatre minutes peut-tre, et il me semblait dj que le 
martinet m'avivait les fesses depuis une douloureuse 
ternit!

	- Plus fort Tamba, plus fort! l'encouragea 
Edwige de sa mme voix douce.

	Je me retins pour ne pas protester. Et, tout de 
suite, le cinglement qui suivit me fut presque 
insupportable. Et les suivants, davantage, qui se 
firent plus soutenus pour m'agiter de soubressauts  
chaque nouvel impact des cuirs cinglant ma peau, ma 
peau qui, d'une hanche  l'autre, des cuisses aux 
reins, me torturait d'un formidable incendie.
	Ma volont cda, en s'effilochant peu  peu, 
inexorablement use.
	Mes gmissements, mes plaintes et mes sanglots 
sourds ns de ma poitrine oppresse, et sur laquelle 
s'agitaient de plus en plus follement mes seins, mes 
cris brefs d'abord, puis de plus en plus aigus et 
prolongs au fur et  mesure que mes fesses 
s'enflammaient davantage et se pntraient 
profondment de la brlure engendre par le 
martinet, mes sursauts plus violents et mes 
bondissements irrpressibles, mes vaines 
gesticulations pour tenter maladroitement d'effacer 
l'ampleur de ma croupe ulcre par la rigueur des 
lanires cuisantes qui me ravageaient la peau, puis 
mes cris stridents et mes supplications vibrantes 
enfin, firent rire Edwige qui, nue maintenant, jambes 
cartes et cuisses largement ouvertes, se caressait 
voluptueusement, comme nourrissant sa volupt de 
ma souffrance.
	Elle jouissait, et moi j'avais mal, atrocement, 
frocement mal.

	- Les seins Tamba, n'oublie pas ses seins!

	Le premier coup me fit hurler, puis les suivants. 
L'enfer se dchana en un feu intolrable qui me 
corroda la poitrine et, affole, je me mis  supplier 
pour que ma bourrelle impassible, souriante et 
gmissante de plaisir, fasse cesser mon ignoble 
tourment.
	Je lui clamai que je souffrais trop, que c'tait 
insupportable, abominable et odieux! Je l'implorai de 
donner l'ordre  Tamba d'arrter, mais, 
implacablement, le martinet poursuivit son oeuvre 
pour me faire hurler toujours plus fort, sangloter, 
hoqueter et bondir follement  chaque nouvel 
assnement des lanires qui dchanait sur mes 
pauvres seins trmulants des douleurs inimaginables.
	M'ayant longuement ravag les seins des 
morsures sataniques, le ngre cessa un moment de me 
frapper et, en me calmant un peu, je pus entendre les 
rles d'Edwige qui jouissait sur le divan, cabre, mais 
reptilienne aussi. Elle se calma  son tour, et ses yeux 
de braises glaciales vinrent de nouveau se poser sur 
moi pour m'envelopper d'une treinte plus brlante 
que le fouet.

	- Fais-la hurler Tamba, je veux l'entendre 
hurler!
	- Non! criai-je, piti Edwige, piti! J'ai trop 
mal... Je ne pourrai plus le... supporter! Assez!... Je 
t'en supplie!

	Le ngre recommena  me battre, sur les fesses, 
en appuyant bien ses coups cette fois, en dirigeant son 
martinet avec une tonnante et cruelle prcision, 
variant les angles d'attaque des lanires sifflantes 
pour les abattre sur mes fesses trpidantes et 
affreusement congestionnes, me tenant au coeur 
d'une souffrance permanente et indicible.
	En quelques crpitantes cingles, il 
m'enveloppait toute la croupe pour ne pas laisser 
dcrotre la cuisson engendre par les impacts 
prcdents, puis, trois ou quatre fois de suite, trs 
vite, il m'appliquait les lanires exactement au mme 
endroit, avec la mme vigueur, pour recommencer 
encore  flageller toute la surface tremblante et 
bondissante de mon derrire offert  sa vindicte.
	Et je criai, hurlai, me dbattant comme une 
aline en crise sous les cuirs corrosifs qui claquaient 
schement sans relche, sur ma nudit frmissante et 
exacerbe de souffrance.
	Dans mon dlire, je compris brusquement qu'il 
tait tout  fait illusoire de songer rsister  la 
flagellation, ou de vouloir esprer pouvoir s'y 
habituer pour n'en plus souffrir. J'apprenais, d'un 
coup, combien pouvaient tre trompeuses et fictives 
les petites cingles provoques par un martinet de 
pacotille, combien ce pouvait tre travestir la ralit, 
que de procurer un chauffement un peu soutenu, 
pour faire natre le dsir de volupt et inciter  la 
recherche d'une fausse souffrance comme moyen de 
plaisir.
	J'avais un peu oubli ce que j'avais endur avec 
les Chinois, dans des conditions toutes diffrentes 
certes! mais dont l'on me faisait subir un rappel 
exemplaire.
	Combien de femmes avant moi, ce ngre avait-il 
fait plonger en agonie pour acqurir une telle 
matrise?
	Les fesses comme perptuellement immerges 
dans de l'eau bouillante, je me sentais approcher de la 
dmence. Je ne cessais plus de trembler, de crier et de 
sangloter. Pouvais-je encore rellement esprer,  un 
tel degr de souffrance, connatre la jouissance 
explosive de mes sens? Pouvais-je persister  croire 
en la perverse volupt?
	Encore, encore et encore, les lanires 
percutrent mes fesses pour me faire ruer et bondir, 
me dhancher comme une possde du dmon et 
hurler comme une bte que l'on torture sans fin. De 
mes lvres mordues dans mon garement, me venait 
un got sal de sang. Sur mes joues brlantes, les 
larmes ruisselaient sans se tarir, et je tremblais tout 
entire d'puisement nerveux. Je ne savais plus 
vraiment o je me trouvais, je ne voyais plus rien 
d'autre qu'un fluide brouillard carlate, et je ne 
vivais plus que pour clamer cette souffrance toujours 
plus vive du flamboiement rayonnant  la surface de 
mon derrire, de mon pauvre derrire que les cuirs 
reptiliens persistaient  mordre en de rageurs 
sifflements.
	Et puis cela cessa, enfin, brusquement.

	Il me fallut certainement bien plus d'une longue 
minute pour que mon cerveau entrint le fait. La 
douleur demeurait vive sur ma croupe enflamme, et 
ce fut surtout la cessation des claquements sur ma 
peau, le pesant silence que ne troublaient mme plus 
les rles voluptueux d'Edwige, qui me firent prendre 
rellement conscience de la suspension de mon 
supplice.

	Mais ce ne pouvait tre qu'une rmittence. Je 
doutais qu'Edwige dcidt d'en rester l! Souriante, 
silenciense, elle me regardait come une chatte une 
souris.

	De me sentir les paupires rougies par les pleurs 
et brlantes, de me voir l'air hagard, les cheveux 
emmls, mouills tout  la fois de ma sueur et de mes 
larmes, colls par mches lamentablement tombantes 
sur mon visage, il me vint une aberrante raction, 
directement issue de l'ternel fminin, qui me fit 
concevoir un sentiment de honte profonde et 
d'humiliation douloureuse.
	De me savoir laide accroissait mon tourment.

	Edwige s'approcha de moi, un petit pot de crme 
 la main et, doucement, elle entreprit de m'enduire 
tout le corps de l'onguent trangement parfum. Des 
paules aux genoux, elle n'oublia aucune partie de 
mon piderme, s'attardant plus gnreusement sur 
ma poitrine sillonne de zbrures carlates et 
violaces, sur ma croupe terriblement enflamme,  
l'intrieur de mes cuisses, pour me faire gmir de 
plaisir en insistant tout spcialement sur ma vulve. A 
peine acheva-t-elle son onction, que je commenai  
ressentir une chaleur rayonnante sur tout le corps, un 
dbut de cuisson semblable  celle que pouvait 
produire un fort coup de soleil.

	- Tu commences  t'chauffer, hein chrie? 
Attends quelques minutes encore, et tu vas te sentir 
cuire comme une pomme de terre  la braise! Avec 
a, si tu ne te sens pas devenir folle furieuse de dsir, 
je veux bien tre pendue par le clitoris! A moi 
maintenant! Tamba frotte-moi bien.

	Pendant que le ngre s'excutait et l'enduisait de 
crme  son tour, l'enfer se dchana  la surface de 
mon corps pour me brler de ses flammes et me faire 
gmir bientt d'une cuisson quasiment infernale. 
Comme venait de me le promettre Edwige, la crme 
rvulsive me dvorait en allumant dans tout mon tre 
les feux de l'incandescence et d'une indicible faim de 
jouir. Ce fut bien vite horrible et divin  la fois.

	Alors, ayant achev d'taler la crme sur le 
corps d'Edwige, Tamba lui entrava les poignets d'une 
paire de menottes identique  la mienne, puis il 
l'entrava  la mme chine, contre moi. Le contact de 
sa peau me fit frmir, et davantage encore celui de ses 
seins et de son ventre qu'elle frotta lascivement 
contre les miens parcourus par l'incendie.

	- Ah! que c'est bon... que c'est bon... tout me 
brle, gmit-elle en se caressant  mon corps. Et toi, 
tu aimes?
	- Oui, rlai-je, ivre de cette immense flamme qui 
me lchait pour me consumer.

	Le Noir s'approcha de nous encore, il tenait 
dans la main un long et formidable double phallus 
d'bonite courbe. Il l'introduisit d'abord dans le vagin 
d'Edwige qui se cabra en jetant un long brame de 
plaisir, puis me fit de mme, pour obtenir une 
raction identique. La mentule tait norme, je m'en 
sentis emplie tout entire. Ensuite, il nous runit par 
les jambes, en nous les attachant deux  deux, par une 
sangle de cuir serre sous nos genoux, nous rendant 
plus solidaires encore et, pour finir, nous relia par les 
seins, affreusement, au moyen de deux petites et trs 
courtes chanettes aux extrmits pourvues de pinces 
aux mchoires denteles.
	Edwige tait tout  fait capable de hurler elle 
aussi, elle me le fit entendre lorsque les sataniques 
petites dents de mtal mordirent ses mamelons, et je 
lui donnai bientt la rplique, rvolte par la douleur, 
raidie des doigts jusqu'aux orteils.
	Je ne savais plus si le brasier rpandu sur ma 
peau tait plus horrible que les pinces, ou plus 
excitant que le godemichet chevill dans mon vagin 
mais, lorsque je vis le Noir dcrocher un fouet souple, 
 l'interminable lanire faite de bandes de cuir 
tresses, je me sentis de nouveau prise d'une frayeur 
intense.
	- Tu vas voir comme nous allons bien jouir 
chrie, me murmura Edwige, les yeux inonds de 
larmes, mais parvenant nanmoins  sourire. Tu vas 
voir, cela va tre atroce et merveilleux, Tamba est 
exceptionnel, et je l'adore. Donne-moi ta bouche, 
donne-moi ta bouche ma chrie...

	C'est embrasses, que nous nous convulsmes en 
mme temps sous le premier enlacement de la lanire 
qui nous enveloppa d'une caresse intolrable, nous 
hurlant l'une  l'autre notre souffrance, cabres et le 
regard fou.
	La lanire terrible revint aussitt s'allonger sur 
mes fesses, me faisant cambrer en avant, repousser 
Edwige du ventre et des seins en me chevillant plus 
profondment sur le phallus plant dans ma chair 
trpidante, essayer de drober ma croupe au supplice 
en hurlant de toutes mes forces, mais, tout de suite, la 
cingle suivante rejeta Edwige contre moi, en sens 
inverse.
	Soudain, profitant habilement d'un instant o 
nous avions les jambes cartes pour une convulsion 
qui nous raidissait tout entires, Tamba lana la 
lanire de bas en haut, derrire Edwige, entre nos 
cuisses dsunies et, continuant de l'lever, il la tendit 
subitement, d'un sec mouvement du poignet. La 
portion la plus paisse du fouet vint s'appliquer 
durement entre les fesses d'Edwige pour la cabrer, 
hurlante, alors que la fine extrmit me mordait les 
reins en un baiser de feu. Nous ne pmes empcher 
nos muscles de se contracter, ne faisant qu'accentuer 
la pntration du cuir. Puis le Noir tira son fouet vers 
lui, entre nos cuisses serres et tremblantes, 
prolongeant la meurtrissure  mesure que la lanire 
frottait lentement contre nos muqueuses envahies par 
le cylindre d'bonite.
	Alors, il cessa de nous fouetter un instant, pour 
nous accorder le temps de nous calmer et de nous 
permettre aussi de nous exciter de la pntration du 
godemichet, ce que nous fmes malgr notre mutuelle 
souffrance.

	Comme nos cris et nos sanglots diminuaient 
d'intensit, il recommena  faire claquer frocement 
son fouet sur nos postrieurs rvolts et, aprs quatre 
nouvelles cingles seulement, Edwige se mit  jouir, 
comme une forcene, en se dbattant au bout de la 
chane, en chevauchant follement le phallus, mais en 
me tiraillant affreusement les seins auss.
	Puis, pour aussi inimaginable que cela puisse 
tre, je connus la jouissance  mon tour, une 
jouissance infme, horrible, inhumaine, mais  
laquelle Tamba mit prmaturment un terme en me 
sabrant une nouvelle fois la vulve pour me faire jeter 
un beuglement assourdissant.
	A partir de cet instant, je ne sus plus combien de 
fois le fouet vint me dchirer l'anus et la vulve, me 
mordre les fesses, les cuisses et le dos pour me faire 
me jeter en hurlant contre Edwige vocifrante, 
chevele, les yeux exorbits et bavante. Je n'tais 
plus qu'une bte, incapable de penser, criant de 
souffrance intolrable, mais galement de jouissance 
hideuse, jusqu' ce que la conscience me ft dfaut, 
me laissant m'abmer doucement dans la pamoson 
lnifiante.

	Je revins  la vie dans ma chambre, sous les 
doigts minces de Sonia qui, doucement, m'enduisait 
de crme calmante. Elle me fora  avaler deux 
cachets, puis me borda maternellement dans mon lit.
	- C'tait bon? me demanda-t-elle en souriant 
gentiment.
	- Atroce... atroce et merveilleux, avouai-je en me 
souvenant des propres termes d'Edwige, d'Edwige 
qu'il me tardait de retrouver.


VI - UN SPECTACLE HALLUCINANT

	Nous tions installs dans la pice aux tableaux 
et aux femmes, prs de moi, tout contre moi, chatte 
ronronnante, griffes et dents rentres, lvres et mains 
de velours, Edwige. Depuis notre folie de la salle 
circulaire, nous filions le parfait amour, sans fouet ni 
pince, mais tout de caresses et de baisers, avec 
l'apparente bndiction de son frre qui ne cherchait 
pas  nous troubler dans notre duo roucoulant. Seul, 
Rhamad semblait tre un peu jaloux de notre 
saphique harmonie. Il avait tent plusieurs fois, 
durant ces derniers jours, de m'isoler pour me serrer 
de prs, mais Edwige veillait soigneusement sur moi 
et ne m'avait gure permis d'accorder autre chose  
l'nigmatique Hindou, que de brves et furtives 
caresses. De son ct, Sylvia Marriendello, bien 
remise de sa nuit passe dans les caveaux, avait bien 
de la peine  cacher le dpit que lui faisait ressentir la 
prfrence ostensible que me marquait la soeur du 
comte. Hormis ces dtails, la sympathie rgait au sein 
de notre petit groupe licencieux et retir du monde.
	Glisse sous le voile fluide de ma lgre et trs 
courte tunique blanche, mon unique et transparent 
vtement, la main d'Edwige me prodigua un premier, 
puis un second et un troisime miniorgasmes qui me 
secourent dlicieusement de la tte aux pieds, et 
suffisammment fort pour que je sois contrainte de me 
mordre la main afin de ne pas crier mon plaisir  
ceux qui nous entouraient.
	J'inograis le nombre de mes spasmes depuis le 
matin, avant, il y avait eu ceux de la nuit... elle ne me 
laissait pas de repos, mais je ne songeais pas  m'en 
plaindre. Depuis l'horrible et prodigieux plaisir connu 
sous le fouet de Tamba, je ne cessais plus de jouir... 
outre les repas et de brves prdiodes de sommeil, 
Edwige et moi ne faisions que cela, l'amour. 
	Ce soir, en l'honneur de Rhamad qui, 
dcidment, paraissait tre un personnage important, 
au moins pour le comte de Riescheling, un spectacle 
avait t organis, et il commena par l'arrive 
devant nous d'une jeune femme blonde, 
somptueusement vtue d'une robe de brocart, qui vint 
se placer prs du piano  queue amen  son 
intention.
	- Qui est-ce? demandai-je  Edwige dont la 
main, redevenue momentanment sage, s'appuyait 
sur mon pubis.
	- Lonore! C'est une pianiste de talent, elle 
donne des rcitais dans le monde entier, mais c'est 
mon frre qui lui a permis de se lancer en finanant 
ses dbuts. Elle le remercie en donnant parfois au 
chteau un aperu de ses talents... tu vas voir.
	Lorsque la pianiste commena de jouer, debout 
et flanque de deux hommes que je n'avais pas encore 
vus, ceux-ci se mirent en devoir de lui ter sa robe de 
gala pour ne la laisser qu'en soutien-gorge, petite 
culotte de soie et bas blancs.
	La musicienne me parut tre bien faite. Dresse 
sur des escarpins de lam argent, elle avait des 
jambes fines aux cuisses fuseles, quoique un peu 
minces. Son slip blanc, discrte et sage lingerie, se 
plaquait sur ses fesses rondes et fermes, qui se 
paumaient un peu sous ses reins creuss. Les bonnets 
transparents de son soutien-gorge se tendaient sur les 
rondeurs d'une poitrine qui, pour n'tre pas opulente, 
n'en tait pas moins agrablement agressive.
	Imperturbable, la jeune femme continua de 
jouer durant que les deux hommes la dpouillaient 
lentement de tous ses voiles pour ne lui laisser que ses 
chaussures. Lorsqu'elle fut intgralement nue, l'un 
d'eux ouvrit le devant de son pantalon de smoking 
pour exhiber un sexe de belles proportions et le 
prsenter, cambr, entre les fesses rebondies de la 
soliste qui, se reculant un peu de son instrument, 
cartant les jambes et se penchant en avant, se 
disposa convenablement. La tenant  la hanche, alors 
qu'elle creusa davantage les reins pour lui faciliter les 
choses, se guidant de l'autre main, l'homme la pntra 
au sexe pour lui faire jeter une longue exclamation de 
plaisir, mais sans que s'altre le temps d'une seule 
mesure l'interprtation qu'elle nous donnait, avec un 
trs rel brio, de la sonate en fa mineur de Beethoven, 
lequel, s'il avait pu tre prsent, se serait pour le 
moins tonn de se voir jouer dans de telles 
conditions!
	Une minute passa ainsi, puis l'homme se retira 
du sexe de la pianiste gmissante pour, presque sans 
effort, s'introduire dans son fondement en lui tirant 
une courte plainte. Toute l'assemble applaudit 
bruyamment cette indniable performance, et alors 
que son partenaire se mettait  la sodomiser 
nergiquement. Mais ce fut du dlire dans nos rangs 
lorsque,  son tour, le second mle vint se mettre en 
position derrire le premier, baissa le pantalon de 
celui-ci qui se penchait sur le dos de la pianiste pour 
offrir ses fesses velues, et l'empala galement.
	Hasard? Calcul?... le trio exprima en de violents 
chos sonotes sa triple jouissance au moment prcis 
o, de ses doigts virtuoses, la jeune femme plaquait le 
dernier accord sur le clavier.
	Le rcital achev, ils salurent sous nos 
applaudissements et, durant que les hommes 
s'loignaient en poussant le piano, Lonore vint nous 
rejoindre, sans se proccuper le moins du monde de 
ses vtements que les esclaves emportrent. Devant 
nous, aids d'autres esclaves, les deux hommes 
roulaient une cage circulaire qu'ils boulonnrent 
bientt  des plaques fixes sur le sol.
	La cage ne comportait qu'une seule ouverture, 
et tous ses barreaux se rejoignaient au sommet pour 
la fermer de toute part. Du fate, pendaient chanes, 
cordes et anneaux.
	A ce moment, Sylvia s'approcha de nous, 
qumandant d'un regard la permission d'Edwige 
pour s'installer prs de moi, de l'autre ct. Ma 
blonde desse la lui accorda et, tout de suite, 
ensemble, leurs mains complices me privrent de ma 
tunique pour se partager quitablement la 
disponibilit de ma nudit totale.
	Une femme pntra dans la cage, accompagne 
d'une musique de circonstance provenant d'une 
installation stro invisible. Pas de faux semblants, 
pas de trompe-l'oeil. Tout ce que supportait le corps 
nu de la fille sculpturale tait aussi rel que le frisson 
qui me secoua sous les doigts prenant possession de 
mes seins et de mon sexe et de...
	Grande, faite  la perfection, comme  peu prs 
toutes les femmes que j'avais pu voir jusque-l  
Riescheling, son beau visage aux traits tourments, et 
dont l'expression n'avait rien, elle non plus, 
d'artificiel ou d'imit, tait encadr par de lourds et 
brillants cheveux d'un noir d'bne poli. Demi-longs 
ils se roulaient souplement sur sa nuque gracieuse. 
Elle tait charge de chanes cliquetantes qui se 
faisaient entendre au moindre de ses mouvements 
ondulatoires et lascifs, par lesquels elle suivait le 
rythme de la musique qui l'accompagnait. Chacun de 
ses seins tait serr, trangl  sa base, par un large 
collier de fer qui faisait se projeter la masse du globe 
loin du buste, et sous la forme d'une sphre gonfle 
sur laquelle, rig et congestionn, se dardait le gros 
tton perc d'un lourd anneau d'acier, plus encore 
que ceux ports par les esclaves de Riescheling. 
Comme ses seins garrotts de mtal, les lvres grasses 
de sa vulve intgralement pile, et bourrelant son 
pubis relativement prominent entre le sommet de ses 
cuisses, taient elles aussi pares d'pais anneaux.

	Aux fers de sa poitrine, une lourde chane,  
gros maillons pleins, tait fixe pour runir ses 
mamelons, et son poids en tirait vers le bas, pour les 
distendre, ses ttons gros comme des haricots 
violacs. De la mme manire,  chaque anneau de sa 
vulve, tait agrafe une chanette qui entourait la 
cuisse considre et qui, lorsque la femme se dplaait 
en de grands pas lents et glisss sur le fond mtallique 
de la cage, tirait et distendait la lvre fantastiquement 
grimaante.

	La femme souffrait terriblement, c'tait 
indniable, visiblement incontestable. Chacun de ses 
pas lui arrachait une grimace de douleur. Ses mains 
ne pouvaient lui tre d'aucun secours, l'une et l'autre 
se trouvaient enchanes derrire son cou et 
assujetties  un fort anneau soud au collier d'acier 
qui lui serrait la gorge.
	- Elle n'est pas mal, n'est-ce-pas? me murmura 
Edwige  l'oreille. C'est comme a que je voudrais 
voir tes seins chrie...
	Je frissonnai de nouveau, mais pas seulement de 
ses mains qui, avec celles de Sylvia, m'amenaient 
doucement et srement vers une nouvelle jouissance. 
Mais mes mains ne restaient pas inactives elles non 
plus, la droite tait pour Edwige, la gauche pour 
Sylvia, l'une et l'autre enfouies sous leurs tuniques 
qu'elles n'avaient pas encore enleves.

	Aprs avoir fait plusieurs fois le tour de la cage, 
en essayant de nous sourire  chacun de ses passages, 
mais sans y parvenir  chaque fois, la femme 
s'immobilisa au milieu de la piste, face  nous, les 
yeux clos et les paupires lourdement fardes, le nez 
pinc et les lvres lgrement tremblantes, le buste 
bien droit et les jambes un peu cartes qui 
permettaient de laisser voir nettement sa vulve aux 
lvres disjointes par les chanettes tendues, et tirant 
sur les anneaux. Dans le mme temps, un homme, nu 
lui aussi, vint la rejoindre et dposa une sorte de 
panier rond prs de lui.
	La femme, elle, ne bougea pas. Son partenaire, 
un authentique athlte, se plaa derrire elle et, la 
soutenant  la taille, l'aida  s'asseoir, jambes jointes 
et tendues devant elle en querre. Ce qui se passa 
ensuite me coupa le souffle, et j'immobilisai mes 
mains sur les pubis d'Edwige et de Sylvia qui, elles 
aussi, s'arrtrent de me caresser.
	Se campant solidement sur ses jambes aux 
muscles noueux et prominents, l'homme passa les 
bras devant les paules de la jeune femme, puis 
empoigna solidement la lourde chane runissant les 
anneaux des seins supplicis volontairement. Fermant 
nergiquement ses doigts robustes sur les gros 
maillons de mtal noirci, il leva lentement la chane 
devant lui,  bout de bras, comme un haltrophile. 
Bientt, sous l'effet de la traction, les seins durent 
s'tirer vers le haut, puis encore et encore, tout en se 
dformant en poires trs allonges. Quand la chair 
eut donn le maximum de son lasticit, ce fut tout le 
corps de la femme qui quitta la surface mtallique de 
la cage et monta, monta lentement mais 
irrsistiblement, centimtre aprs centimtre, sans -
coups, le buste cambr et les jambes toujours jointes 
et raidies. Imaginer ce qu'elle devait endurer de 
souffrances dpassait mes forces, j'tais comme 
hypnotise par ce que mes yeux voyaient, et j'tais 
atterre de ne pouvoir faire autrement que de croire! 
Un gmissement continu s'chappait des lvres 
farouchement serres de la femme dont le visage se 
dformait d'insupportable douleur.
	L'homme, une fois compltement redress, la 
maintint ainsi  bout de bras, sans grand effort 
apparent. Les seins taient affreusement dforms, et 
je supposai que, librs des colliers qui les 
tranglaient,  force de renouveler cet exercice 
invraisemblable, ils devaient tre compltement 
relchs et tomber en forme de longues blagues 
flasques sur le buste. Mais la femme n'en resta pas l. 
D'un mouvement lent d'abord, puis de plus en plus 
accentu et rapide, ses jambes dcrivirent des ciseaux 
parralllement au sol, nous montrant entre ses cuisses 
les lvres de son sexe qui se chevauchaient ou 
s'cartaient abominablement  chacun de ses 
mouvements de gymnastique martyrisante. Son 
gmissement se transforma en des rles de plus en 
plus soutenus et, soudain, alors qu'elle rugissait sa 
jouissance inhumaine, le sang perla  chacun de ses 
seins supplicis, tachant d'carlate rutilant sa poitrine 
ravage.

	- Affreux, gmis-je sourdement.
	- Formidable, loua Edwige en recommenant  
mes caresser, aussitt imite de Sylvia. Je tardai un 
peu  les accompagner.

	Les applaudissements crpitrent pendant que le 
porteur redescendait lentement sa partenaire crispe 
de souffrance, dont les seins saignaient, et dont le 
visage dfait et livide, les joues mouilles de larmes et 
de sueur, ne montraient plus aucune trace de plaisir. 
Nanmoins, lorsqu'elle fut de nouveau assise sur le 
fond de la cage, elle parvint  se relever toute seule et 
salua en esquissant un pauvre sourire de 
remerciement.
	J'prouvai le besoin de boire un peu de 
champagne, tant j'avais la gorge sche. Edwige et 
Sylvia profitrent de cet intermde pour me librer 
une seconde et retirer leur tunique  leur tour. Parmi 
les invits, nous tions les seules  tre entirement 
nues, et le comte nous adressa un petit sourire froid 
en le constatant, avec satisfaction me sembla-t-il.
	Mais la prestation du couple n'tait pas acheve.
	Aprs que sa compagne eut achev de nous 
saluer, l'homme libra les seins de la lourde chane, 
mais pas des colliers, et, cherchant dans le panier ce 
dont il avait besoin, il en sortit deux grosses boules 
d'acier munies chacune d'une chanette d'une dizaine 
de centimtres de longueur. Chaque boule, elle, avait 
un diamtre de cinq  six centimtres environ, et me 
parut tre trs lourde.
	- Elles sont creuses et sont  demi remplies de 
mercure, me renseigna Edwige, tout me capturant le 
clitoris. J'enfonai deux doigts dans la vulve de Sylvia 
qui, elle, ne voulut pas tre en reste et m'investit 
aussitt la vulve et l'anus, en mme temps et sans 
faiblesse. Je rlai. En reprsailles, je me saisis du 
clitoris dard d'Edwige et le pinai. J'eus la joie de 
l'entendre gmir, elle aussi, et pas simplement de 
plaisir!
	L'homme fixa chacune des boules  l'un des 
anneaux de sein de sa partenaire, et les deux glandes 
mammaires se redformrent de nouveau, comme 
deux longues ogives tires vers le ventre creus.
	La femme laissa fuser deux plaintes rauques, et 
de nouvelles gouttelettes purpurines perlrent autour 
de la pntration des anneaux dans les aroles 
enflammes et distendues. Ensuite, elle carta de 
nouveau les jambes afin que son partenaire puisse 
glisser entre ses pieds une haute rgle triangulaire, 
dont l'arrte la plus aigu menaa son entrecuisses. 
Du sommet de l'arte  sa base, le tridre avait une 
hauteur d'environ dix centimtres et tait faonn 
d'acier lisse et brillant.
	Ces prparatifs achevs, la femme entreprit de 
s'carteler lentement, tout en grimaant  nouveau de 
douleur au fur et  mesure que ses cuisses s'ouvrant 
toujours plus, elles tiraient durement sur les lvres 
distendues de la vulve bientt largement bante, et se 
rapprochant peu  peu de l'arte vive et menaante. 
De sa bouche tordue en rictus de souffrance fusait 
continuellement une plainte lancinante. Elle jeta un 
grand cri lorsque, d'un coup, elle se laissa tomber en 
faisant le grand cart et en se pntrant le sexe de 
l'arte tranchante, et qui lui mit les muqueuses en 
sang. Les larmes coulaient en abondance de ses yeux 
rougis. Souffrant le martyre, continuant  peser de 
tout son poids sur le volume torturant, les jambes sur 
toute leur longueur au contact du sol de mtal, elle 
anima alors son bassin comme si elle faisait l'amour et 
fit glisser son sexe sur la rgle en de rapides va-et-
vient lubrifis de son sang rutilant. Mais, ce qui suivit 
encore, me sembla plus fantastiquement horrible.
	Elle anima son buste, lentement, en le faisant 
tourner d'un ct et de l'autre, mais galement de 
haut en bas, autour d'un axe imaginaire passant  la 
hauteur de son estomac. L'effet recherch ne tarda 
pas. Les boules commencrent  se balancr en 
entreinant les deux seins dans leurs mouvements de 
balancier de plus en plus marqus, et dont les 
mamelons se tordirent bientt sous l'effet de 
l'amplitude et du poids des boules.
	Lorsqu'elle jugea que l'lan tait suffisant sans 
doute, d'un mouvement sec de la poitrine, elle les 
propulsa violemment en jetant une grande clameur, 
et les boules se mirent  effectuer des tours complets. 
Au bout de leur chanette, dont le tton 
effroybalement meurtri tait  la fois le point 
d'ancrage et le centre de chacune d'elles, les boules 
dessinrent des cercles de plus en plus rapides, alors 
que, tout en continuant de leur imprimer de nouvelles 
impulsions, la femme hurlait comme une bte que l'on 
gorge, au grand ravissement de la plupart d'entre 
nous qui s'hypnotisaient du dlirant spectacle qui lui 
tait offert.
	Quant  moi, je trouvais  la fois horrible et 
terriblement excitant de voir ces seins volontairement 
torturs, et dont les bouts sanguinolents menaaient 
de se dchirer, les clameurs de souffrance me 
vrillaient les tympans pour ptrifier de terreur une 
partie de mon tre, celle doue de raison, alors que la 
seconde, ptrie de vice, s'exacerbait de plaisir durant 
que se dclenchait mon orgasme sous les doigts qui 
me fouissaient et me firent rugir mon infme 
jouissance.
	Ce numro dmentiel prit fin  l'instant o la 
jeune femme, parvenue aux limites extrmes de cette 
souffrance qu'elle s'imposait pour son plaisir et le 
ntre, s'vanouit et s'affaissa comme un jouet 
brusquement bris. Sous les applaudissements 
ponctus de clameurs dlirantes jaillies de beaucoup 
de gorges fminines, l'homme prit sa partenaire dans 
ses bras et l'emporta comme il l'et fait d'une enfant 
endormie, avec une tendresse manifeste.
	A ce moment, j'eus la joie de sentir Edwige se 
cabrer de tout son tre sous les pressions de plus en 
plus vives de mes doigts, puis elle se mit  jouir elle 
aussi, en bramant. Sylvia, elle, semblait bien pous 
longue  venir, elle se tortillait sous mes caresses, 
m'inondait les doigts de cyprine, mais ne parvenait 
pas  se dcider. Je me fis nettement plus volontaire, 
heureuse de l'entendre gmir.
	Pendant qu'Edwige s'envolait pour un ciel 
prtendu septime, un transsexuel compltement nu 
et accompagn d'une mince femme, assez grande et 
brune, venait de paratre dans la cage.
	Curieuse, je dtaillai ses seins artificiels 
dvelopps  grand renfort d'hormones et, au bas de 
son ventre, son membre terriblement atrophi. On ne 
pouvait plus gure appeler une telle chose un membre 
viril!
	La femme, elle, tait  demi vtue d'un 
quipement de chevreau, caractristique et invitable 
costume de dominatrice. Hautes cuissardes  talons-
aiguilles dmesurs, mini cache-sexe de peau, corselet 
de cuir serr  outrance au-dessous de ses seins nus et 
relativement opulents, mangs par les aroles 
granuleuses, larges et sombres, gante jusqu'aux 
aisselles et la main droite arme d'un long fouet 
plusieurs fois roul sur lui-mme, l'ensemble 
entirement noir, elle donnait la rplique parfaite 
d'une Mistress de bande dessine. L'une des servantes 
nues du chteau apporta dans la cage une desserte 
roulante sur laquelle se trouvait un assortiment de 
cordelettes et de matriel utile  la prestation du 
couple singulier.

	Le long fouet, expertement mani par la femme 
cingla crment la nudit insolite du transsexuel qui 
poussa un glapissement de douleur, tout en tentant 
maladroitement de se protger de ses mains 
impuissantes et en essayant, vainement, de fuir la 
lanire de cuir qui, avec une diabolique prcision, le 
cherchait pour claquer sur ses cuisses minces, 
blanches et lisses comme celles d'une femme, sur ses 
fesses nues, petites et pommes, des fesses qui taient 
encore celles d'un homme, ou s'enroulait autour de 
son torse androgynique et cinglait ses pauvres 
imitations de seins, pendant qu'entre ses cuisses, 
s'agitait comiquement sa verge ridicule.

	La dominatrice fouetta la grotesque contre-
faon fminine jusqu' ce que celle-ci s'croult de 
tout son long sur le sol et se tordt comme un ver. Le 
transsexuel poussait des cris pitoyables  chaque 
treinte de la lanire sifflante qui le cinglait sans 
merci et zbrait sa peau de longues et minces balafres 
sinueuses qui se congestionnaient presque aussitt en 
se boursoufflant. Malgr le mpris irrpressible que 
m'inspirait d'instinct cette sorte d'tre misrable, 
dont l'unique dsir tait de singer la femme, je 
m'excitai  nouveau de le voir se contorsionner de 
souffrance, et sans nul doute de plaisir aussi, sous les 
coups de fouet vibrants qui le marquaient sans cesse 
avec force.
	- Batricia est certainement la plus talentueuse 
dominatrice que je connaisse, hormis Edwige bien 
sr, remarqua prs de moi Sylvia que je venais tout 
de mme de faire jouir, enfin. Hommes, femmes et 
transsexuels, elle aime tout! Et toi, Clarisse, tais-tu 
souvent battue par Claire?
	Le prnom me fit frmir. Je n'avais qu'assez peu 
pens  elle depuis mon arrive, je n'en eu gure ni 
l'occasion ni le temps.
	- Oui, dis-je, souvent.
	- Mme en public?
	- C'est arriv, oui. Elle m'a faite aussi fouetter, 
par des hommes, dans le bois de Boulogne, un soir...
	- Et tu aimais toujours a?
	- Pas toujours non, il lui arrivait de me faire trs 
mal, sans chercher  me faire jouir, bien au contraire.
	- Tu avais honte lorsqu'elle te corrigeait devant 
des personnes inconnues?
	- Oui, beaucoup, avouai-je en me remmorant 
certains pnibles moments.
	- Dites-nous ce qu'elle vous faisait encore chrie, 
rclama Rhamad qui tait venu nous rejoindre et se 
tenait  prsent derrire moi, les deux mains sur mes 
paules, le bout des doigts trs prs de mes seins.
	Je renversai la tte en arrire pour mieux le 
voir, et je ne cherchai pas  esquiver sa bouche qui 
cherchait la mienne, la trouvait, et m'embrassait 
presque avec passion, en me faisant prouver une 
sensation toute neuve, dlectable. L'Hindou 
embrassait trs bien, et ses mains capturant mes seins 
me firent frissonner longuement.
	Puis il libra mes lvres, me laissant lgrement 
essouffle, mais conserva ma poitrine captive de ses 
doigts longs, minces comme ceux d'une femme, et trs 
bruns sur ma peau blanche.
	- Claire, dis-je, m'obligeait souvent  me 
promener toute nue sous un lger manteau sans 
bouton, simplement une cape, ou une robe tout  fait 
tranparente. Dans la rue,  la terrasse des cafs, en 
tous endroits de sa convenance, elle me faisait 
m'exhiber devant des hommes ou des femmes, ou me 
prostituait  qui lui plaisait, n'importe o. Dans les 
rceptions o je devais l'accompagner, elle me 
prsentait comme sa domestique, son esclave, et ne 
perdait aucune occasion de m'humilier en exigeant 
que je me mette  genoux pour lui ramasser un 
mouchoir qu'elle faisait tomber exprs... Chez elle, 
elle me contraignait  des toilettes trs indcentes ou 
 la nudit pour me faire effectuer le service comme 
une bonne, me corrigeant svrement devant ses 
invits  la moindre faute de ma part, et c'tait le plus 
souvent devant les gens qui ne savait rien de notre 
manire de vivre, de nos vices... ils taient outrs, 
scandaliss et me mprisaient ouvertement. Si elle en 
prouvait l'envie, je devais faire l'amour ou donner 
n'importe quelle caresse  la femme ou  l'homme de 
son choix, sous peine d'tre rigoureusement punie si 
celle-ci ou celui-l ne se montrait pas satisfait de moi. 
Elle m'imposait toutes les hontes, toutes les 
mortifications, toutes les contraintes, toutes les 
vexations qui se puissent concevoir...

	- Et vous l'aimiez? s'tonna-t-il en s'asseyant 
prs de moi,  la place de Sylvia qui, complice 
d'Edwige, s'tait loigne pour me laisser en tte  
tte avec lui.
	Ni l'une ni l'autre n'avait plus rien  apprendre 
de mes rapports avec Claire!
	- Au dbut je l'ai aime, beaucoup, puis il m'est 
arriv de la dtester ensuite, parfois, lorsqu'elle me 
faisait trop souffir. Aujourd'hui, je ne sais plus... je 
l'ai quitte pour quelques temps... pour toujours peut-
tre... je ne sais pas.
	- Venez sur moi, voulez-vous, me demanda-t-il.
	Il avait dgraf son pantalon et, dans la demi-
obscurit, son sexe dress se discernait  peine.

	Je vins sur lui comme il le souhaitait, jambes 
cartes pour chevaucher ses cuisses, et je n'eus 
aucun mal  me cheviller sur sa verge cambre, tant 
j'tais abondamment lubrifie par les prestations 
prcdentes de mes deux compagnes qui, je le vis 
bientt, se trouvaient tre elles aussi en de bonne 
compagnie. Je gmis en glissant doucement sur le sexe 
qui m'emplissait profondment le vagin, puis me 
cabrai de volupt lorsque, m'enserrant les hanches de 
ses bras, Rhamad captura mon clitoris dard au-
dessus de la verge qui me fouissait tout entire.

	- Va, me dit-il, va doucement, lentement, fais 
durer, longtemps...

	Les derniers mots qu'il me souffla se perdirent 
dans les hurlements stridents que le transsexuel 
clamait  pleine gorge.
	Lorsque la caricature fminine se fut 
longuement trane, suppliante et en larmes aux pieds 
de la dominatrice implacable, qu'elle eut de 
nombreuses fois bais le bout de ses bottes luisantes et 
les et mouilles de sa salive, la jeune femme lcha 
enfin son terrible instrument de flagellation pour 
s'emparer d'une cordelette blanche et assez fine. Sans 
que le transsexuel tentt de s'y opposer de quelque 
manire, ne faisant rien d'autre que gmir et 
supporter, elle saisit son apparence de verge, une 
excroissance pendante et d'autant plus semblable au 
sexe d'un enfant de dix ou onze ans qu'elle tait 
dpourvue de toute pilosit, et la serra fortement de 
plusieurs tours de cordelette avant de nouer 
nergiquement le lien en tirant de toutes ses forces 
pour faire s'trangler la petite colonne de chair en 
son milieu et faire jaillir du prpuce un gland lui aussi 
atrophi.

	Bien qu'il ft consentant, le malheureux hurla. 
Cela fait soigneusement, elle lui lia solidement et 
troitement les poignets et les coudes dans le dos puis, 
quand il fut aisment  sa merci la plus totale, elle lui 
ordonna de se lever pour, en tirant la cordelette vers 
l'arrire et entre ses cuisses, l'entraner avec elle et 
faire disparatre le membre dans le sillon des fesses 
avant que de l'attacher  l'un des barreaux de la cage. 
Durant qu'elle cherchait d'autres accessoires deux 
servantes apportrent une sorte de plateau pourvu de 
deux bras tlescopiques pouvant se verrouiller  la 
longueur voulue, et qu'elles assujettirent aux 
barreaux, derrire le transsexuel. Tout en riant, elles 
poussrent le plateau hriss d'une multitude de 
courtes pointes acres en direction des fesses rondes 
et crispes, typiquement masculines, et forcrent la 
victime gmissante  tirer au maximum, et trs 
douloureusement, sur sa verge prisonnire jusqu' ce 
que les pointes menaantes fussent au contact de son 
piderme tout spcialement sillonn de balafres 
enflammes, boursouffles et violaces.

	Moi, je ne cessais pas de jouir, plongeant d'un 
orgasme dans l'autre sous les doigts de Rhamad qui 
ne me laissaient aucune trve. Lui, avait joui aussi, 
jaculant longuement, mais sa verge n'avait rien 
perdu de son agressive rection. Elle continuait de 
m'emplir aussi pleinement, et je poursuivis mes 
mouvements ascendants et descendants, rythme par 
les doigts de l'homme qui me mettaient le clitoris en 
feu, me caressaient ou me pinaient selon qu'il exiget 
un chevauchement plus vif, ou ralenti.

	Le transsexuel gmissait et pleurait en tirant 
fortement sur sa vergette douloureusement trangle 
afin d'viter  ses fesses le contact rvoltant des 
aiguilles d'acier qui les menaaient. Mais, 
malheureusement... o heureusement pour lui, ce 
n'taient l que prliminaires!
	Les servantes parties, la brune amazone 
s'avana de nouveau vers sa victime, tenant  la main 
d'autres cordelettes plus fines encore que la 
prcdente, deux palettes de bois et de vilaines pinces 
semblables  celles dont j'avais fait la connaissance 
dans le local au miroir, en compagnie d'Edwige. Elle 
noua une premire cordelette autour du buste, juste 
sous les seins, puis, avec une seconde de mme nature, 
elle entoura la base du globe mammaire droit qu'elle 
serra d'un double noeud pour y introduire une des 
palettes de bois, qu'elle se mit aussitt en devoir de 
tourner, utilisant la cordelette exactement comme on 
le fait d'un garrot. Elle ne cessa de serrer que, sa 
victime jetant de longs et pathtiques cris de 
souffrance, lorsqu'elle eut obtenu que le sein ait 
l'apparence d'une boule de chair violace, et 
seulement relie au buste tortur par une toute petite 
partie seulement de sa base cruellement trangle.

	Les doigts de Rhamad me commandrent 
d'acclrer mon mouvement et, presque tout de suite, 
derrire moi, je l'entendis qui rlait d'un second 
orgasme en jaculant de nouveau dans mon vagin 
compltement inond de sperme et de cyprine, 
dgoulinant et chuintant. Mais, encore, il n'accepta 
pas que je cesse ma chevauche. Je commenais  
m'puiser, mais il n'en avait cure

	- C'est toi que je choisirai de capturer  la 
chasse, me dit-il alors.
	- Que dites-vous?
	- Mais oui ma belle,  la chasse, demain... et si je 
t'attrape, je demanderai au comte de te faire 
supplicier toute une ftuit, tu entends? toute une nuit... 
j'ai hte de t'entendre hurler belle Clarisse, tu dois 
trs bien crier!
	- Mais, qu'est-ce-que c'est que cette chasse?
	- Tu le verras bien, demain... allez continue, ne 
ralentis pas, oui... comme a... comme a...

	Je me sentais moins dispose tout  coup, mais 
Rhamad ne me permit pas de me laisser aller  la 
moindre faiblesse.
	Le supplici s'gosillait en clameurs dchirantes 
et, en proie  la douleur qui le ravageait atrocement, 
oubliait de tirer suffisamment fort sur son sexe pour 
viter que ses fesse n'entrent en douloureux contact 
avec les pointes aigus qui le pntraient et le 
faisaient rugir de plus belle. Calmement, en vritable 
bourrelle inaccessible  la piti, la jeune femme 
recommena la mme opration pour l'autre sein et 
arracha de nouveaux hurlements stridents aux cordes 
locales de l'androgyne masochiste. Satisfaite du 
rsultat qu'elle avait finalement obtenu, elle prsenta 
les mchoires denteles d'une des pinces munies d'un 
robuste ressort sur le bourgeon tumescent du sein 
droit affreusement congestionn par son horrible 
tranglement. Ses doigts relchrent d'un coup leur 
pression, et la pince se referma en mordant  vif la 
pauvre chair sensibilise  l'extrme. La crature jeta 
une abominable et assourdissante clameur qui 
s'trangla bientt dans sa gorge pour se muer en de 
bruyants et hoquetants sanglots. Tout son corps se 
raidit et se tendit comme sous l'effet rvulsif d'une 
dcharge lectrique, mais s'agita tout de suite de 
nouvelles convulsions lorsque les aiguilles le 
pntrrent pour martyriser ses lombes dj 
piquetes de sang.
	La pose de la seconde pince eut de semblables 
consquences.
	Alors, utilisant deux nouvelles cordelettes, la 
femme en attacha une extrmit  chaque pince, pour 
la tirer vers l'arrire et pardessus l'paule 
frissonnante du malheureux dont l'piderme s'tait 
couvert de chair de poule et tremblait sans cesse 
maintenant, allant la fixer  l'un des barreaux de la 
cage pour contraindre sa victime  se renverser 
fortement, rendant ainsi infiniment plus alatoire 
pour elle la possibilit d'viter que les pointes ne 
supplicient son postrieur mis  mal.
	Le transsexuel effroyablement assujetti, qui ne 
cessait plus de rler en nous montrant son visage 
dform par la souffrance, couvert de pleurs et de 
sueurs, la dominatrice s'arma  nouveau de son long 
fouet et le lana en direction du ventre offert qu'elle 
cingla furieusement en plein travers. Tout en 
flagellant avec une extrme rigueur le ventre et le 
haut des cuisses de sa proie hurlante comme une 
damne, comble de raffinement dans la cruaut, elle 
la tapota aussi aux seins avec le manche de son fouet, 
pour la faire s'poumonner en de vibrantes 
vocifrations d'agonie.
	Dans mon ventre, Rhamad achevait de se vider 
pour la troisime fois.
	- Aprs la chasse, me dit-il d'une voix rauque et 
haletante, je te ferai souffrir autant que lui...
	- Non... non... gmis-je faiblement, juste avant de 
jouir une fois encore, merveilleusement.


VII - LA CHASSE

Ouvrez-moi cette porte o je frappe en pleurant.

APOLLINAIRE

	Nous jaillmes toutes ensembles au soleil, d'un 
coup, comme cinq diablesses jetes hors d'une bote  
ressort, et plongemes au coeur de la lumire 
aveuglante et de la touffeur torride des premires 
heures de l'aprs-midi. Instantanment, je voulus 
oublier tout ce qui n'tait pas moi, me mettre  courir 
perdument en direction de la premire ligne de 
taillis, sans m'arrter une seconde au spectacle que 
nous donnions de nous-mme, dbauche de fesses et 
de seins nus, sexes glabres et d'autant plus fragiles, 
rondeurs trmulantes et ballotantes, follement agites 
par les saccades d'une course prcipite, nudits ples 
ou ambres, vulnrables en tous cas, que les hommes 
devenus chasseurs allaient prendre pour proies.

	Lequel d'entre eux me convoitait?
	J'eus le temps de me poser une dernire fois la 
question, puis entrai en trombe dans le bois et, si 
l'ombre, la fracheur relative me furent un soudain 
rconfort, les choses ne s'en compliqurent pas moins 
immdiatement.
	Les hauts et fins talons des bottines 
s'enfoncrent tout de suite dans la terre meuble, se 
prirent dans les racines serpentant au ras du sol pour 
me faire aussitt trbucher. Moins de vingt mtres 
aprs mon irruption dans les feuillages, je m'talai de 
tout mon long et m'irritai d'gratignures en plusieurs 
endroits du corps, roulant bien malgr moi sur de 
cruelles petites ronces aux pines acres. Je me 
relevai en hte, grimaante, mais refusant de 
m'attarder, et repris ma fuite apeure vers l'intrieur 
de la fort, courant aussi vite que j'en tais capable 
sur mes talons-aiguilles, les cuisses et le ventre, mais 
aussi le buste, les bras et parfois mme le visage gifls 
par les branches souples, fines et tratresses que je 
heurtais involontairement dans ma course folle.
	Je trbuchai encore et tombai plusieurs fois, 
pour me relever tant bien que mal, me remettre  
courir en essayant de ne pas attacher trop 
d'importance aux corchures brlantes qui 
s'ajoutaient  chaque fois aux prcdentes, la poitrine 
haletante et la gorge en feu, les seins dansant une 
sarabande effrne sur mon buste, me prcipitant de 
manire dsordonne en battant l'air de mes mains 
pour tenter de conserver un prcaire quilibre, sans 
cesse compromis par les talons perchoirs.
	Je ne sus bientt plus du tout o je me trouvais, 
ni  quelle distance relle je pouvais tre du chteau. 
Hormis ceux que je produisais, aucun autre bruit ne 
me parvenait, pas mme celui occasionn par la fuite 
d'une de mes compagnes. Les oiseaux eux-mmes se 
taisaient et seuls retentissaient sinistrement les 
craquements secs du bois, que le silence environnant 
rendait plus encore prouvants pour mes nerfs tendus 
 se rompre par mes sens aux aguets.
	A bout de souffle, la gorge et les bronches 
douloureuses les poumons charriant de la lave, 
puise dj par mon manque d'entranement et mon 
peu d'aptitude  la course, je me relevais  nouveau 
d'une de mes nombreuses chutes quand, non loin 
derrire moi, j'entendis rsonner les longues plaintes, 
pour moi redoutables, des trompes de chasse qui 
lanaient le signal de la battue. Alors, ds cet instant, 
vritablement envahie par un sentiment de panique 
irrpressible, je me sentis devenir comme une bte 
traque, prive de toute dfense, de toute protection 
dans ma nudit que la nature suffisait  blesser, et la 
terreur de la capture, bien davantage que la finalit 
de cette chasse cruelle et dprave qui allait me livrer 
au pouvoir d'un inconnu, me possda tout entire. 
Galvanise par la peur qui me montait des entrailles, 
je rassemblai mes dernirs forces et, la respiration 
sifflante,  demisuffocante, un point douloureux me 
vrillant le ct, je me remis  courir pour me 
prcipiter bientt, en entendant dj s'approcher le 
galop d'un cheval, dans le premier gros buisson venu.
	Ce fut affreux!
	Le contact sans douceur me fit crier de douleur 
lorsque les centaines d'pines tentrent de me barrer 
le passage, que je forai tout de mme pour venir 
m'crouler au milieu de l'inextricable fouillis de 
branches pineuses, dont il me parut que les crocs 
m'arrachaient la peau par lambeaux.
	Lentement, pniblement, je cherchai ma 
respiration et dus faire un violent effort pour ne pas 
gmir de souffrance. Un peu calme enfin, j'essayai 
de m'accroupir, non sans mal, pour m'apercevoir 
que, de l'autre ct, mon trs inconfortable abri 
donnait sur une clairire suffisamment are pour me 
permettre de fuir au moment opportun. 
Momentanment rassure, j'usai du temps qui m'tait 
accord pour arracher  l'aide mes ongles, dont je 
bnis la longueur, deux dards profondment enfoncs 
dans ma chair. Je portais de nombreuses corchures 
et quelques estafilades suintantes de sang ici et l 
mais, bien que cuisantes, elles n'avaient aucune 
gravit.
	Je ramenais encore le flot cascadant de ma 
chevelure en bataille sur ma nuque et mes paules 
quand, brusquement, j'entendis plus distinctement le 
galop sourd du cheval qui se rapprochait rapidement. 
Bientt, les branchages craqurent plus prs et, au 
travers des ronces, je pus voir le cavalier qui venait 
au petit pas maintenant, et s'avanait sur une ligne 
qui traversait perpendiculairement mon refuge de 
fortune.
	Except ses jambes couvertes de bottes de cuir 
noir, sa taille serre d'un large ceinturon, et sa tte 
entirement dissimule par une cagoule galement 
noire qui interdisait toute identification, l'homme 
tait nu. La peur me plaa le sang dans les veines, et 
d'involontaires frissons me parcoururent tout le dos 
lorsque je le vis ralentir encore sa monture et saisir le 
lasso qui pendait au pommeau de sa selle, prs d'un 
long fouet  la lanire brune plusieurs fois love sur 
elle-mme, comme un mince et terrible serpent dont 
la vue, seule, suffit  m'emplir de terreur.
	Je craignis subitement que le buisson qui 
m'avait valu tant de peine ne ft pas aussi 
impntrable aux regards qu'il me l'avait d'abord 
sembl. La crainte de me voir prise si tt, ds le dbut 
mme de la chasse, me fit venir les larmes aux yeux. 
Mais,  mon grand soulagement, le cavalier 
poursuivit son chemin, en passant trs lentement 
devant ma cachette, et je frmis encore lorsqu'il 
dirigea son regard, brillant dans les fentes troites de 
sa cagoule, en direction du lieu o je me tenais, tapie, 
en modrant mon souffle.
	Une fausse alerte.

	Le cheval fut remis au galop et s'loigna en 
emportant le danger avec lui. Pour cette fois au 
moins, je l'chappais belle! Mais la prochaine? 
J'entendis durant quelques secondes encore le 
battement des sabots de l'animal qui martelaient le 
sol, puis plus rien.
	Spontanment, dans le silence rtabli, pesant, je 
me mis  songer au fouet,  cet instrument atroce et 
divin  la fois. Lanire de cuir qui cingle, claque et 
meurtrit l'piderme pour l'user lentement, l'corcher, 
l'aviver ou le couper en de longues balafres pourpres 
et boursouffles, comme en de minces estafilades 
exsudant un sang carlate qui met le tortionnaire en 
joie. Le fouet! venu de la nuit des temps, et dont la 
seule vue fait immdiatement songer  la nudit pour 
la grande sensibilit de laquelle il a t cr. Le fouet! 
insparable des fesses qu'il supplicie comme le 
marteau est vou  l'enclume. Le fouet! qui fait se 
tordre les corps qu'il cingle, qui engendre les 
souffrances les plus hideuses et fait s'humilier les 
orgueils les plus tenaces, qui exaspre les nerfs 
jusqu' l'intolrable, qui s'insinue dans les replis les 
plus secrets de l'intimit corporelle, qui claque et 
claque, et claque encore sur la peau ulcre de celle 
ou de celui qui n'en finit plus de hurler l'indicible. Le 
fouet! qui dompte tous les caractres, qui mortifie 
l'tre qui le reoit jusqu'au dgot de lui-mme, qui 
contraint aux actions les plus viles. Le fouet! qui 
fabrique l'esclave, qui corrige, qui procure la 
jouissance sadique au bourreau, qui me terrorise et 
que j'aime, qui fait agoniser de souffrance et mourir 
de jouissance, qui fait partie intgrante de mon 
existence... que j'aime, que j'aime et dteste  la fois...
	Soudain un cri aigu et affol retentit l o venait 
de disparatre le chasseur. Puis, aussitt, jaillisant 
dans la clairire, une femme blonde apparut, qui 
courait maladroitement, en contenant de ses mains les 
ballotements frntiques de ses gros seins. C'tait 
Amina, une doctoresse, une des femmes que j'avais 
vues le soir mme de mon arrive. Derrire elle, le 
cavalier qui venait de passer arrivait au galop. Il 
n'eut pas besoin d'utiliser son lasso pour capturer sa 
proie dj hurlante. La malheureuse trbucha sur ses 
invraisemblables talons et s'affala de tout son long sur 
la terre couverte de feuillage un peu humide, et  
moins de dix mtres de mon buisson.
	Avant qu'elle ne se ft releve, l'homme sauta de 
sa selle souplement et l'immobilisa sur le sol. De 
l'endroit o je me terrais, je voyais et entendais tout.
	- Non!... Ne me faites pas de mal! Ne soyez pas 
brual!... Je vous en prie! C'est la premire fois que je 
suis chasse! Je n'ai pas l'habitude! Je suis 
extnue!... Je vous en supplie!... Donnez-moi une 
chance... Rien qu'une... Faisons l'amour si vous 
voulez! Prenez-moi comme vous voulez mais je vous 
en supplie..., ne me battez pas! Non! Non! Non! 
Non!... se lamenta la replette doctoresse pendant que 
son vainqueur la relevait sans gard.
	- Une chance?... sr que je vais t'en donner une! 
Allez, ne fais pas d'histoire, tu es prise, tant pis pour 
toi! ricana l'homme cyniquement.
	Dtachant le lasso de sa selle, il lui lia 
rapidement les poignets et, la tirant sans 
mnagements jusque sous la premire branche basse 
d'un arbre se trouvant  porte et par-dessus laquelle 
il jeta l'autre bout de la forte corde, il l'attacha 
solidement jusqu' ce qu'elle soit pendue, les bras 
levs et tirs,  sa merci.
	- Comme a, tu es rudement sexy chrie! Rien 
n'est plus beau qu'une jolie femme  poil! Mais.... dis 
donc, on a de sacre fesses dans la mdecine! s'cria-
t-il en lui flattant la croupe qu'elle avait 
gnreusement tendue vers lui, et tandis qu'elle 
s'agitait au bout de la corde dont elle tait captive. 
L'homme faisait semblant de dcouvrir le beau 
postrieur pour la premire fois dans le but 
d'augmenter la dtresse de sa victime alors que, de 
toute vidence, il connaissait parfaitement 
l'intgralit de l'anatomie d'Amina que j'avais vue 
moi-mme tout  fait nue ds notre arrive au 
chteau. Cependant, il tait vrai que la jeune femme 
possdait un gros derrire disproportionn en 
rapport de la minceur de son dos. Elle avait dj 
l'opulence lourde de la plupart des femmes italiennes 
aux hanches larges, aux cuisses robustes, aux croupes 
panouies et aux seins pesants.
	La jeune doctoresse n'avait plus rien  prsent 
de l'assurance un peu hautaine qu'elle affichait 
ordinairement.
	- Je vous en supplie!... Ne me faites pas de mal!... 
supplia-telle encore, les yeux pleins de larmes et se 
dnuquant pour essayer de voir ce que faisait le 
chasseur derrire elle.
	- Un mdecin devrait savoir qu'il est excellent 
d'activer la circulation du sang! Quoi de mieux que le 
fouet pour a?... Tu vas voir ma belle comme je vais 
bien te le chauffer ton gros derrire tout nu la 
menaa-t-il.

	Il dploya alors la longue lanire mince de son 
fouet puis, d'une envole ample, la projeta loin 
derrire lui pour, d'un mouvement vif et d'une sche 
dtente du poignet qui montraient l'habitude qu'il 
avait de 1'utlisation de son instrument, la lancer en 
direction de la croupe fminine crispe de peur mais 
offerte sans la moindre protection. L'extrmit fine 
de la lanire claqua sur la peau tendre et sensible de 
la jeune femme qui se cabra d'un coup, violemment, 
sembla grandir prodigieusement comme pour 
prendre son envol vers la cime de l'arbre dont la 
branche la retenait prisonnire et la privait de tout 
espoir de pouvoir chapper au sort qui l'attendait, et 
poussa un cri vibrant qui rsonna longuement dans le 
sous-bois ptrifi.
	Une seconde fois, aussitt, la lanire prit appui 
sur la hanche, cingla le ventre blanc et lgrement 
bomb, le dos creus et frmissant, continua de 
s'enrouler autour du buste raidi, puis percuta 
durement de sa mche le sein droit qui s'crasa et 
trmula sous le choc du cuir mince qui le blessait. Un 
nouveau cri monta de la gorge de la doctoresse 
convulse de souffrance.
	Lentement, prenant le temps de viser 
soigneusement avant de lancer son fouet, l'homme 
flagellait Amina bondissante et qui se tordait sous les 
cingles dont rien ne pouvait empcher qu'elles ne 
meurtrissent cruellement ses chairs palpitantes et 
affoles de douleur. Par instant, tournant autour de 
sa victime, il changeait de position pour frapper sous 
un angle diffrent le beau corps nu et de plus en plus 
balafr de longues marques pourpres et gonfles, 
cherchant  atteindre, et y parvenant presque 
toujours, les endroits les plus sensibles tels que les 
seins, le ventre et, bient sr, les fesses tremblantes, 
larges et charnues,  la surface desquelles, d'une 
faon ou d'une autre, la lanire revenait toujours 
claquer schement pour faire hurler la pauvre femme 
 pleine gorge.
	Ce jeu tait odieux! Et pourtant, elle, moi, les 
quatre autres, l'acceptions. Pourquoi?...
	Malgr moi, j'imaginai un instant Amina vtue 
d'un tailleur lgant, d'une robe stricte, sttoscope au 
cou et lunettes sur le nez, visitant ses malades  la 
clinique, auscultant ses malades d'un air srieux et 
pntr!... Particulirement singulier alors le fait 
qu'elle soit l, devant moi, toute nue et entrave, 
girant sous la lanire du fouet qui cinglait ses formes 
gnreuses et attrayantes qu'elle zbrait d'carlates 
trines en la faisant se dhancher, sursauter et 
trpigner d'intolrables douleurs qui la faisaient 
vocifrer  pleins poumons. Qu'eussent pens ses 
patients s'ils eussent pu la voir ainsi? Un comble, que 
de voir une psychiatre se prter  la perverse 
expression d'une des plus redoutables dviations 
sexuelles qui puissent affecter le cerveau humain!
	Trente fois au moins, plus peut-tre, le fouet 
s'enroula et cingla frocement le corps nu et trpidant 
d'Amina et, lorsque l'homme laissa retomber enfin 
son bras, je pensai en moi-mme qu'il en avait fini 
avec la malheureuse dont les sanglots bruyants 
soulevaient les gros seins enflamms par les ardents 
passages de la lanire.
	C'tait un faux espoir, une rmittence destine  
rendre plus atroce la reprise de la correction.
	Alors qu'Amina commenait  se dtendre en 
croyant son supplice achev, le chasseur relana de 
nouveau son fouet de toute la force de son bras 
muscl. Une formidable clameur de bte torture 
monta vers le ciel enflamm de lumire brlante.
	L'homme avait modifi sensiblement sa 
technique et, s'tant recul d'un bon mtre, flagellait 
la jeune femme avec violence et de sorte que seuls les 
derniers cinquante centimtres de la lanire viennent 
claquer sur l'piderme couvert de tranes 
purpurines.
	Sous les cingles qui affolaient ses nerfs et 
meurtrissaient sa chair pantelante, la malheureuse 
doctoresse se dmenait comme une possde du 
dmon, s'agitait frntiquement au bout de sa corde 
qui lui sciait les poignets, pitinait le sol de ses talons 
aiguilles qui avaient labour la terre et arrach 
l'herbe sous elle, entranait la branche dans une 
sarabande endiable et hurlait de toute ses forces en 
hoquetant de sanglots incoercibles et bgayant des 
supplications incomprhensibles. Le sang ne tarda 
pas  apparatre et  maculer les seins et les fesses 
stries de marques sombres, tranchant sur la peau 
claire et satine n'ayant pas connu le fouet qui 
ravageait l'piderme sensible et dlicat tout en 
martelant profondment les chairs de ses chocs 
rpts.
	J'tais moi-mme en sueur et ptrifie de peur 
devant la sauvage cruaut de l'homme qui, enfin, 
cessa de fouetter sa victime en proie au dlire et 
secoue de violentes convulsions.
	Mais, hlas pour elle, il n'avait pas l'intention 
d'en rester l.
	- Je vais, avant que te rendre la libert, te laisser 
un petit souvenir dont tu sauras me dire des nouvelles 
plus tard!

	- Noooonnnn!... Pluuuus!... Aaaaasssseeeez!... Je 
n'en peux... plus! Laissez-moi Laissez-moi partir!... 
Piti!

	- Pas question ma belle ricana-t-il mchamment. 
Tu es du gibier et je peux faire de toi tout ce que je 
veux! Mais je n'ai pas envie de te faire l'amour. Cela, 
nous pourrons le faire plus tard si tu veux! Pour 
l'instant, je me rgale de t'entendre gueuler et je vais 
te faire apprcier maintenant les vertus 
thrapeutiques des orties, acheva-t-il en abattant 
vigoureusement sa main droite ouverte sur les fesses 
congestionnes et terriblement sensibles de la 
malheureuse qui fut secoue d'un violent spasme.
	- No-on-on-on-on-on!... Pas aaaaahhhhh!.,.. 
hurla-t-elle affole  la pense de ce que lui rservait 
encore son tortionnaire.
	Sans prter aucunement attention  ses plaintes, 
il se ganta de cuir la main droite et marcha jusqu' un 
vaste bouquet d'orties qui croissaient non loin de l. 
Lorsqu'il estima la provision suffisante, il revint prs 
d'Amina tremblante de terreur et lui montra le 
bouquet qu'il venait de cueillir pour elle. Je vis 
nettement l'clair de folie qui passa dans le regard de 
la jeune femme promise  l'odieux supplice et qui 
hurla en se dbattant dsesprment.

	Alors ce fut abominable!
	Commenant aux paules, il lui frotta le dos, les 
reins, les fesses et l'arrire des cuisses jusqu'aux 
cuissardes puis, se rjouissant des clameurs 
dmentielles que poussait sa victime et qui le faisaient 
bander formidablement, il poursuivit l'horrible 
opration en frictionnant la gorge, les seins, le buste, 
le ventre, l'entrecuisse et le devant des cuisses qui se 
couvrirent d'innombrables pustules blanches. Seuls le 
visage et les bras furent pargns.
	Ce n'est qu'aprs cela qu'il dtacha son lasso de 
la branche et libra les poignets de la jeune femme 
qui s'affaissa sur le sol humide, les mains crispes sur 
sa poitrine et son ventre supplicis, sanglotante et 
abrutie de douleur intolrable.

	- A prsent ma belle, je te quitte en te souhaitant 
d'autres aventures aussi distrayantes que celle-ci. 
Mais, auparavant, laisse-moi encore te gratifier de ma 
marque. Il faut bien que je prouve que je t'ai eue!... 
dit-il en extrayant de l'escarcelle qui pendait  son 
ceinturon un petit tui duquel il sortit une aigrette 
numrote et comportant une courte et fine aiguille.
	De nouveau Amina fut prise de peur et se recula 
en rampant pour lui chapper. En vain.
	Il la saisit rudement par un bras, la gifla  toute 
vole puis, la maintenant solidement, il lui planta 
rsolument l'aiguille dans le mamelon gauche. Un 
nouveau hurlement retentit dans le bois.
	- Et ne t'avise pas de l'enlever ou de la perdre! 
De toute faon la marque restera visible et pour ta 
punition, tu risquerais bien de voir tes grosses fesses 
transformes en cible pour le jeu des flchettes! la 
menaa-t-il en clatant d'un rire tonitruant et plein 
de cynisme.

	Il ramassa le lasso, le fouet, et remonta en selle. 
Il s'loigna au petit trop en laissant derrire lui, 
effrond sur le sol et roul en boule, le corps nu agit 
de soubressauts de la pauvre femme.
	Durant quelques minutes, elle continua de 
sangloter bruyamment puis ses spasmes se calmrent 
graduellement. Lentement, pniblement, elle se 
redressa. Je la vis considrer avec effroi son corps 
temporairement mutil par le fouet et les orties, 
toucher dlicatement en grimaant l'aigrette qui 
s'enfonait dans son sein douloureux puis, 
trbuchante, hsitante comme une drogue, elle se 
remit en marche en titubant, soutenant 
maladroitement sa poitrine aux seins tremblants dont 
les masses supplicies continuaient de la faire souffrir 
au moindre de ses mouvements.
	Je demeurai un long moment statufie et, malgr 
l'intense chaleur qui rgnait, mme dans le bois, des 
frissons me parcoururent tout le corps que j'avais 
inond de sueur. J'avais rellement peur maintenant, 
peur de la souffrance, peur de me trouver nue en face 
d'un chasseur, peur d'tre sa proie offerte  tous les 
svices qu'il lui plairait de me faire endurer. 
Navement, j'eusse donn n'importe quoi pour un 
vtement, pour avoir l'illusion de n'tre plus 
vulnrable, pour cacher mes formes nues que je 
savais tre l'objet de la recherche des chasseurs. 
Comme la premire fois o Fabrice m'avait 
contrainte  me mettre toute nue davant lui, puis 
devant les autres, puis encore lorsque mes fesses 
avaient t les proies frmissantes des fouets qui les 
avivaient, j'prouvais une sourde rage contre ma 
fminit, contre mes seins opulents, contre mes feses 
panouies et sensibles, contre tout ce que l'homme 
aimait en moi comme en toutes les autres femmes. 
Possde par la peur qui me nouait le ventre, je ne 
songeais plus aux plaisirs si dlectables que me 
procurait mon corps vibrant  la moindre caresse. 
J'oubliais la troublante motion des mains ptrissant 
mes formes souples, des doigts s'enfouissant dans les 
intimes cavits de ma fminit ruisselante, j'oubliais 
l'moi de la jouissance et des orgasmes fous qui me 
laissaient pantelante et pme de plaisir pour ne 
penser qu'aux claquements des lanires et au feu 
qu'elles engendraient. Je ne vivais plus que ma 
terrible peur, cette peur hideuse qui me mordait aux 
entrailles. Je me transformai en bte traque, je 
dedans rellement cet animal ptri de frayeur fuyant 
devant l'homme et entrai tout  fait dans le terrible 
jeu de la chasse; ce fut l mon erreur fatale.

	La peur me glaait jusqu' la moelle des os mais, 
en mme temps, elle me galvanisa. Sans plus rflchir, 
ayant perdu toute facult analytique pour n'tre plus 
qu'un instinct bestial possd de l'unique 
proccupation de sa conservation, je bondis hors de 
mon abri pour me jeter dans une fuite effrne et 
sans but. En proie  la peur panique, je ne sentis pas 
mme les corchures que me firent une nouvelle fois 
les pineux lorsque je franchis leur barrire hrisse. 
Je courus  perdre haleine, sans mme savoir dans 
quelle direction je me prcipitais, ni d'o viendrait le 
danger.
	Le coeur battant  tout rompre, le cerveau en 
folie, je n'entendis mme pas le galop du cheval 
surgissant derrire moi et dont les sabots, pourtant, 
martelaient sourdement le sol spongieux.
	Je me sentis soudain happe, et mon lan se 
brisa net. Irrsistiblement stoppe dans ma course, je 
tombai lourdement en battant l'air de mes bras 
inutiles, et en poussant un croassement de surprise et 
de peur. La corde qui venait de me capturer se serra 
autour de moi et immobilisa mes bras contre mes 
flancs haletants, me retenant inexorablement 
prisonnire. En entendant l'clat de rire, intense 
expression de triomphe, qui retentit au-dessus de moi, 
je pris soudainement conscience de mon infortune et 
de l'inanit de toute espce de rsistance: c'tait fait, 
ce que je redoutais le plus tait arriv, j'tais prise et 
il allait me falloir subir les consquences de ma 
stupidit.

	Toujours maintenue par l'anneau de corde rche 
qui m'enserrait le buste, je pus nanmoins me relever. 
Je ne tentai pas de fuir, non parce que c'tait la rgle, 
mais tout simplement parce que cela ne servait  rien 
de vouloir lutter de vitesse avec un cheval et un 
homme muni d'un lasso dont, apparemment, il savait 
parfaitement bien se servir.
	Le chasseur mit pied  terre. Il tait grand, mais 
parfaitement nigmatique sous la cagoule 
impersonnelle qui dissimulait ses traits. Ce pouvait 
tre n'importe qui, sauf le cavalier qui venait de 
torturer Amina, puisque le cheval qui se trouvait non 
loin de moi tait un trs bel alezan. Je me tins 
immobile en attendant son bon vouloir et en tentant 
de contrler la panique qui me possdait et me faisait 
trembler de la tte aux pieds. Ce n'tait pas 
Rhamad...
	Lui me reconnut, et pour cause.

	- Tiens! Tiens!... C'est la trs belle madame de 
Cerclaur, notre comtesse toute frachement arrive 
parmi nous! Celle qui se fche tout rouge lorsqu'on la 
dshabille pour la fouetter un petit peu mais tout le 
monde ici sait dj qu'il suffit de la forcer un tant soit 
peu pour la faire jouir comme une chienne! Je suis 
ravi que tu sois ma premire proie ma chrie! Je suis 
en possession de toute ma forme et je vais t'en faire 
profiter, tu peux m'en croire!
	Il avana les mains et me prit les seins dans ses 
paumes pour les soupeser, les caresser, les masser et 
les ptrir longuement me troublant peu  peu malgr 
moi et la peur qui me possdait.
	Je me disais dj que j'allais peut-tre m'en tirer 
 bon compte quand, une fois qu'il eut reconnu la 
totalit de mes charmes, mon vainqueur m'amena au 
mme arbre, ironie d'un sort contraire, qui avait 
pralablement servi pour mon infortune compagne. 
Je ne rsistai pas,  quoi bon? Je savais maintenant ce 
qui m'attendait et que je l'acceptasse ou non n'y 
changerait certainement rien. Je me sentis 
affreusement misrable lorsqu'il commena de 
m'attacher  l'arbre contre le ft duquel il me fit me 
coller et me maintnt par les poignets entravs de 
l'autre ct du tronc que j'embrassais troitement de 
mes bras distendus par les liens qui me scirent 
rapidement la peau.
	- Te voil bien prsente comme a Tu vas voir 
comme je vais bien te faire sauter belle Franaise. 
Ah... Sapristi! Tu as le plus beau cul du monde!...
	- Vous tes d'une ignoble vulgarit ne pus-je 
m'empcher de m'crier, blesse par la crudit de son 
expression.
	- Laisse ma prtendue vulgarit tranquille et 
gote-moi un peu a, chrie!...
	Juche sur mes hauts talons, la taille serre 
fortement par la corde et les reins creuss, je devais 
effectivement lui offrir une vision particulirement 
avantageuse et provocante de mes appas fessiers, 
lesquels ne tardrent pas  tre soumis aux 
turbulences incandescentes d'un feu volcanique. En 
effet, il n'avait pas achev son petit laus, qu'il me 
cinglait les fesses avec son fouet dont il avait repli la 
lanire en deux. Au premier choc, ma peur s'enfuit 
pour laisser la place  la douleur. Surprise par 
l'intensit de la brlure qui me sabra la croupe en 
plein travers, suffoque par la cuisante douleur bien 
plus vive que celles engendres par les martinets qui 
m'avaient rcemment cingle avant que d'tre jete 
en pture  tous ceux qui me convoitaient, je ne pus 
rprimer un cri qui s'trangla dans ma gorge 
contracte et me fit rler longuement en me 
raidissant sur mes jambes et en treignant plus fort 
l'corce rugueuse dont les asprits aigus me 
blessrent la peau.
	Dans le mme temps, je me jurai de ne plus me 
plaindre, de ne plus crier, et de priver l'homme  la 
merci duquel je me trouvais de mes manifestations de 
souffrance que je savais tre les principales sources 
de son excitation.
	Rsolue dans ma volont de lui rsister, je serrai 
farouchement les mchoires et me raidis dans 
l'attente angoissante du second cinglement. Celui-ci 
ne tarda pas. L'une aprs l'autre, en larges envoles 
rythmes, les cingles se succdrent sans hte sur 
mon postrieur en feu et agit de tremblements 
incontrlables. Chaque morsure du fouet me flambait 
l'piderme, mais je me crispai sous la douleur, jambes 
tendues comme la corde d'un arc band, mchoires 
rageusement soudes, poings crisps, et ne criai pas.

	Au dbut du moins!
	Simplement, s'chappaient de ma gorge 
contracte des hoquets et des gmissements que, 
malgr toute ma volont mise au service de mon 
orgueil, je n'arrivais pas  rprimer lorsque la lanire 
de cuir venait claquer schement contre mes fesses 
trmulantes.
	Pourtant, si je parvenais  ne pas crier, je 
m'agitais dans mes liens, autant qu'ils me le 
permettaient, dans l'hypothtique et illusoire 
esprance de parvenir  me soustraire, en partie au 
moins, aux cinglements ritrs qui ravageaient ma 
croupe, comme trempe, une nouvelle fois, dans une 
bassine d'eau bouillante.
	L'homme s'exaspra bientt de mon silence et 
accentua sensiblement la cadence et la vigueur des 
coups de fouet. Peu  peu, mes gmissements 
devinrent plus forts, plus vibrants, plus soutenus, mes 
hoquets se firent aussi plus bruyants et 
s'accompagnrent, mme, de sanglots irrpressibles 
annonciateurs des plaintes que j'avais tant de peine  
retenir maintenant que la douleur se faisait presque 
insupportable, et se concentrait en permanence sur 
mes globes fessiers soumis au feu roulant du cuir qui 
les frappait svrement. Je sus avec une humiliante 
certitude que je ne pourrais plus retenir mes cris bien 
longtemps s'il persistait  me flageller de cette 
manire et toujours au mme endroit. Il tait loin 
d'avoir la matrise de Tamba, mais il finirait tout de 
mme par venir  tout de ma rsistance.

	J'avais prsum de mes forces, de l'habitude que 
je commenais  acqurir... j'avais, durant un instant, 
voulu ignorer la redoutable capacit du fouet, et je ne 
parviendrais plus trs longtemps encore  me 
dominer et  forcer la faiblesse de mon corps  se 
soumettre  mon esprit pour subir jusqu'au bout la 
flagellation odieuse et frustrer l'homme de son plaisir.
	J'allais me transformer en une bte hurlante de 
souffrance intolrable.

	- Ah! salope! tu fais la courageuse et tu crois que 
je vais me laisser prendre  cette idiote manifestation 
de ton orgueil? Je vais te faire gueuler ma belle, 
gueuler comme sans doute tu ne l'as jamais fait 
encore! Je vais te mettre ton beau cul en sang! Aprs, 
tu verras comme tu seras soumise! me promit-il en se 
laissant aller  la grossiret de ce langage si 
frquemment employ sous l'effet de l'excitation 
sexuelle intense.
	Je trouvai encore le courage de lui rpondre 
avec ddain.
	- Vous n'tes qu'une brute! Vous seriez 
incapable de faire jouir une femme par l'application 
d'une flagellation mesure et vraiment rotique... 
Vous n'tes qu'une bte et ignorez tout du jeu fin 
auquel vous participez!

	- Ho! Ho!... C'est donc a Tu voudrais bien que 
je te fasse jouir, hein salope? Et bien soit! Je te 
promets de te donner publiquement satisfaction avant 
longtemps! Mais, pour l'instant, je te jure que tu vas 
devenir aussi soumise qu'une chienne!
	Il m'assna alors un coup terrible sur le haut des 
cuisses, juste sous le pli des fesses, avec le manche de 
son fouet.

	La soudaine douleur me fit rugir et me cabrer: 
on aurait dit que je voulais grimper  l'arbre en me 
glissant le long de son tronc, comme un reptile. Je 
sentis que mon tortionnaire se reculait, et le fouet 
siffla dans l'air surchauff avant de s'abattre  
nouveau sur mon piderme brlant.
	Horrible!...

	Cette fois je hurlai en effet. La douleur d'une 
incroyable violence m'irradia tout le corps de ses 
ondes insupportables et me cabra d'une convulsion 
ttanique. Il me fouettait avec la totalit du fouet, et 
la mche de l'abominable instrument allait  prsent 
me cingler de toute sa puissance coupante. J'tais 
certaine que ma peau saignait: il tait impossible que 
ce trait de feu ne l'et pas faite cder! Comme pour 
me donner la possibilit de m'assurer du fait, une 
deuxime cingle, assne avec la mme rigueur, me 
jeta de nouveau contre l'corce de mon arbre, le 
tuteur de ma dtresse. Un autre hurlement de bte 
sortit de ma gorge et rsonna dans le bois en de longs 
chos; je sentis un liquide chaud glisser lentement le 
long de mes fesses, puis d'une de mes cuisses avant de 
s'infiltrer dans l'entonnoir de ma cuissardes Je 
saignais rellement. Il tait fou!

	Les coups continurent  pleuvoir sur mon 
pauvre derrire en sang; je ne cessais plus de hurler 
mon tourment dmentiel. Sans arrt, sous, la lanire 
qui me cinglait et ne m'accordait pas le moindre rpit, 
mes beuglements de souffrance indicible montaient 
dans l'air chaud du bois tmoin de mon supplice. Je 
ne savais plus o j'tais ni qui j'tais! Seule l'odieuse 
souffrance qui me nouait les nerfs, martelait ma peau, 
talait mes muscles, et me jetait dans les transports 
effrayants d'une possession inexprimable jaillissait 
dans mon cerveau en d'innombrables poignards de 
feu. Abrutie de douleur, les yeux noys de larmes, le 
corps entier ruisselant de sueur, suffoque de mes 
clameurs qui irritaient ma gorge et faissaient 
irruption de ma bouche perptuellement grande 
ouverte, je me sentais  jamais damne.
	Etait-ce cela l'Enfer?

	Je ne sais combien de fois la lanire vive me 
cingla et me convulsa de contractions intolrables, 
mais ne ralisant pas que la correction avait pris fin, 
je hurlais toujours lorsque l'homme plaqua ses mains 
brlantes et moites sur mes fesses meurtries pour se 
mettre  me les ptrir puissamment.
	Je ne compris pas tout de suite, non plus, lorsque 
les doigts de fer s'insrrent dans mon sillon 
interfessier, et je me rendis compte que j'allais devoir 
subir une autre sorte d'humiliation,  peine moins 
douloureuse que la premire, lorsque je sentis la 
colonne de chair dure pousser son gland  l'entre de 
mon sphincter anal.
	L'instinct restant le plus fort, je me crispai 
dsesprment, mais en vain. Les mains du chasseur 
vnrent se glisser entre mon buste et l'arbre pour me 
saisir solidement aux seins puis, leur prise 
nergiquement assure, mon odieux agresseur poussa 
de toutes ses forces son membre viril dans l'troit 
conduit de mes reins tout en grognant et soufflant 
comme un phoque son haleine chaude sur ma nuque.
	Malgr toutes les vicissitudes que j'avais dj 
connues depuis ma soumission  Paul-Andr, j'tais 
loin d'tre parfaitement familiarise avec ce genre de 
relation intime. Je hurlai  nouveau lamentablement 
sous l'effet de la violente irruption qui m'assaillait en 
un si dlicat endroit alors que, sous la pression 
obstine de l'norme pal de chair, l'anneau de mon 
anus de distendait pour laisser bien malgr lui, le 
passage  la verge qui me parut dmesure avec le 
diamtre du rceptacle qu'on voulait lui donner.
	Pourrais-je jamais m'accoutumer  la 
sodomisation?
	Ma souffrance me fut de nouveau intolrable et 
s'accrut encore du pincement que les doigts 
imposaient cruellement  mes pauvres seins en 
tordant violemment leurs ttons rigs ou en pressant 
leurs mamelons gonfls comme s'il se fut agi de 
citrons. Il me besogna sauvagement,  grands coups 
de reins, avec la volont de me fltrir, de me faire le 
plus de mal possible, de m'avilir de son viol et de me 
priver de la plus infime parcelle de plaisir. Il 
s'enfona en moi de toute sa puissance et me ravagea 
l'intrieur en me taraudant sans merci de son sexe 
disproportionn  la rigidit d'acier. Cette 
pntration bestiale m'tait abominable et je me 
sentis dchire vive jusqu'au plus profond de mes 
organes intimes.
	Heureusement, cela ne dura pas. Trs vite, mon 
ignoble violenteur s'agita de plus en plus 
fivreusement dans mon fondement distendu, 
m'occasionnant cependant un surcrot de souffrance 
et me faisant redoubler de cris en me jetant sur 
l'corce torturante du vgtal auquel je demeurais 
troitement assujettie. Je le sentis se crisper, se coller 
plus encore dans mon dos, pousser brutalement une 
dernire fois sa mentule suppliciante dans mon 
rectum affreusement douloureux et qui me semblait 
pntr d'une barre de fer rougie et, pendant que ses 
grands doigts m'crasaient les bouts de seins tout en 
les tordant violemment, ce qui m'arracha de nouvelles 
clameurs de bte blesse, il jacula sa chaude et 
paisse semence en poussant un cri rauque de plaisir 
qui me fit horreur.

	Ensuite, il me dtacha rapidement, me laissant 
m'crouler en larmes au pied de mon arbre de 
torture. Sans un mot, il sortit la fatidique aigrette de 
son escarcelle et, me saisissant fortement le sein droit, 
planta l'aiguille acre en plein milieu du tton qui 
exsuda une petite perle de sang vif alors que je 
rugissais comme une folle.

	J'tais seule, misrable et accable de 
souffrance. Je me sentais en proie  une immense 
lassitude et une vague dpressive me submergeait qui 
me faisait me mpriser pour avoir cd et pris part  
ce jeu. Le Jeu! Quel doux euphmisme pour une 
chose qui n'tait divertissement que pour les hommes 
et atroce supplice pour les femmes qu'ils 
contraignaient  s'y prter! Une fois de plus je 
ressentais en mois une douloureuse fltrissure et un 
profond dgot pour cette partie secrte de mon tre 
qui consentait, et parfois mme s'exaltait,  
l'abjection d'une aussi mprisable perversion dans les 
rapports sexuels unissant les hommes et les femmes.

	Reprenant lentement mes esprits, je passai une 
main tremblante entre mes fesses et la ramenai tache 
de sang et de sperme mls.
	Ecoeure, j'utilisai quelques feuilles pour 
m'essuyer. Toutes se rougirent de mes scrtions et, 
de plus, je pus vrifier qu'un coup de fouet, au moins, 
m'avait fait une balafre assez profonde pour que le 
sang en coult. Je ne pus m'empcher de me remettre 
 pleurer en songeant  l'tat dans lequel devait se 
trouver mes fesses et, machinalement, de toucher 
l'aigrette pique dans mon sein douloureux et sige de 
sourds lancements. Mon vilain chasseur portait le 
numro 3. Qui tait-il?
	Je me relevais pour m'loigner de la clairire qui 
venait d'tre tmoin de mon infortune quand...
	Arrt devant moi, un cavalier juch sur un 
cheval noir me regardait fixement. Ce n'tait pas non 
plus Rhamad.
	Cette constatation venue de l'instinct plus que de 
la raison une fois faite, je sentis qu'une chape de 
plomb m'treignait le ventre, qui me figea sur place. 
Non! ce n'tait pas possible! C'tait trop injuste, trop 
affreux! Je n'avais pas mme eu le temps de faire un 
pas hors de la clairire, pas mme le temps de scher 
mes pleurs, de me reposer un peu...
	Avant mme qu'il ne ft descendu de sa monture 
pour s'approcher de moi, j'clatai en bruyants 
sanglots, tremblante par tout le corps.


VIII - LA CAPTURE

	 L'homme avana lentement, sr de lui et tenant 
nonchalamment dans la main gauche son long fouet 
dont la mche tranait paresseusement sur le tapis de 
feuilles mortes qu'elle faisait crisser sur son passage 
reptilien. Comme le prcdent, et comme pour 
m'empcher d'oublier ce jour o Paul-Andr avait eu 
ce geste vers moi, il tendit vers ma poitrine une main 
gourmande et me saisit le sein bless de l'aiguille pour 
le soupeser et le ptrir.
	La douleur me fit reculer, involontairement.
	Vivement alors, il me lcha et fit deux ou trois 
pas en arrire pour ramener son fouet loin derrire 
son paule et le lancer de toutes ses forces dans ma 
direction. Le tout se passa si rapidement, que je n'eus 
pas le temps d'esquisser le moindre geste de dfense. 
Le mince serpent de cuir siffla et m'atteignit en plein 
travers du ventre et me cisailla la peau en me coupant 
le souffle; je tombai lourdement sur le sol humide en 
poussant un cri abominable qui alla se confondre avec 
la fanfare triomphale d'une trompe annonant au loin 
la victoire certaine d'un autre chasseur.

	- Allons, debout! Vite! m'ordonna-t-il d'une voix 
dure.
	Je me remis pniblement pour lui obir dans la 
position qu'il voulait tout en esprant que ma servilit 
m'viterait une trop grande rigueur de sa part. Je me 
trompais. A peine fus-je sur mes pieds et dresse 
devant lui, que la lanire m'enveloppa en me sabrant 
les seins qui soubresautrent violemment sous le choc 
et se rayrent d'un sillon sanguinolent. Je hurlai ma 
souffrance et m'affalai une nouvelle fois sur le terrain 
en clatant en de bruyants sanglots. A genoux, sa 
verge dresse devant mon visage en larmes qu'elle 
menaait de ses saccades, treignant mes seins 
atrocement douloureux de mes mains insuffisantes  
les couvrir, je le suppliai de m'pargner, mais il ne me 
laissa pas le temps de me relever. Me contournant en 
deux foules, il me cingla les omoplates et la mche du 
fouet passa sous mes aisselles ruisselantes de sueur 
pour venir une nouvelle fois claquer sur mon buste 
endolori cruellement, juste sous les seins cette fois sur 
lesquels mes doigts se crisprent de douleur. Folle de 
souffrance, je me torturai moimme de mes ongles qui 
s'enfoncrent si fort dans ma chair souple et fragile 
qu'ils firent sourdre le sang.
	Mais quand donc cela allait-il finir?...

	- Assez!... Assez! Assez! Assez! criai-je, ivre de 
douleur.
	Une fois de plus son fouet me cisailla le dos. Tout 
en hurlant, et toujours sur les genoux, je me tournai 
vers lui et lui tendis mes mains suppliantes, m'offrant 
tout entire dans ce geste de soumission pour qu'il 
cesse enfin de me torturer de son pouvantable fouet.

	- Debout!
	- Non! Non! Non! NOOOHHHHHNNNNN!

	La lanire qui me sabra le haut des cuisses me fit 
choir de nouveau.
	Debout... Fouet... Souffrance... Hurlement... 
Chute...
	Je ne sais combien de fois je dus me relever 
aprs avoir subi l'effroyable contact du reptile de cuir 
aux corrosives treintes qui me jetaient  terre. C est 
compltement abrutie de douleur que je l'entendis 
m'ordonner une chose abominable d'abjection.

	- Maintenant, ma beaut, tu vas faire jouir mon 
cheval en le suant!
	- Non! Non! Pas a!... Vous tes fou! Fouettez-
moi encore si vous voulez! J'ai accept la chasse, alors 
vous en avez le droit! Mais n'exigez pas une telle 
horreur! Ne me faites pas faire a! C'est ignoble! Je 
ne pourrai pas!...
	- Mais si tu le feras! Sinon, je t'attache et te 
fouette jusqu' ce que la peau de tes fesses parte en 
lambeaux!

	Malgr la hideuse menace, je ne bougeai pas. 
Tout mon tre se rvoltait contre cet ordre dgradant 
qui me commandait une action hors nature, une 
caresse immonde et rpugnante dont la seule ide me 
donnait l'envie de vomir.
	- Comme tu voudras ma belle!...
	Le fouet, alors, recommena  me cingler tout le 
corps. Mes fesses, mon dos, mon ventre, mes cuisses, 
mes seins, mon sexe, rien ne fut pargn. La lanire 
viprine claquait sauvagement et rapidement sur ma 
peau enflamme. Je me roulais sur le sol comme un 
ver de terre. Aussi nue que lui, je ne pouvais me 
protger du reptile de cuir qui me fouaillait jusque 
dans mes oeuvres intimes et m'ensanglantait en de 
maints endroits, sans toutefois m'atteindre au visage.
	Bientt je fus vaincue. Entre mes sanglots 
dsesprs, je parvins  faire comprendre  mon 
bourreau que j'tais prte  lui obir et  cder  son 
odieuse exigence.

	- Tu vois bien que tu finis par faire ce que je 
veux! Tu aurais pu t'pargner cette flagellation!... 
Mais comme les autres tu aimes a et tu l'as cherche, 
hein? N'aie crainte, durant ton sjour ici, tu auras 
lieu d'tre entirement satisfaite! Les amis du comte 
sont tous des experts du fouet et je ne connais pas une 
femme qui soit passe par leurs mains sans en tre 
satisfaite bien au-del de ses propres dsirs!

	Secoue de sanglots incoercibles, je rampai sur 
les genoux pour venir me placer sous le ventre de 
l'animal attach  un arbre proche. J'tais mourante 
de peur  la pense qu'un sabot ne vnt me blesser 
d'une ruade, mais ma honte et mon dgot de moi-
mme, comme de ce que j'allais faire, taient encore 
plus forts que ma peur hideuse.
	Je commenai par caresser des deux mains le 
fourreau de la belle monture. La raction de l'animal 
ne se fit pas attendre longtemps et,  petits coups, 
l'norme sexe violac sortit de son tui de chair. 
Compltement bande, la mentule mesurait bien 
quarante centimtres de long et il me fallut les deux 
mains pour branler le cheval qui piaffait doucement.

	- Ouvre bien ta bouche toute grande et suce-le 
maintenant.
	- Ooohhh, non! C'est trop ignoble.... je ne peux 
pas! Je ne peux pas!...
	- Ecoute-moi bien esclave stupide! Ou tu fais ce 
que je dis, tout de suite, ou je t'attache solidement 
quelque part et je te fais dfoncer le cul par ce cheval!

	Terrorise  la seule pense qu'il pt mettre son 
atroce menace  excution, je m'empressai d'obir et 
plaai ma bouche grande ouverte contre le gland 
chaud et congestionn qui s'agitait fortement entre 
mes mains crispes. Il ne fallut pas longtemps pour 
que, sous le massage de mes mains et de mes lvres, 
l'animal arrivt  la jouissance et, d'un seul coup, 
aprs une violente contraction, un flot abondant de 
sperme pais et gluant jaillt dans ma bouche trop 
petite et dbordt en dgoulinant sur mon menton et 
ma poitrine. Surprise, malgr moi, j'en avalai une 
bonne quantit qui m'touffa et me fit hoqueter.
	Profondment coeure, l'estomac soulev de 
spasmes et me montant jusqu'aux bords des lvres, je 
m'loignai de dessous le cheval qui se mit aussitt  
uriner et, plie en deux, les mains crispe sur le 
ventre, je rendis le sperme et mon djeuner en 
vomissements incoercibles. Quand mes hoquets 
douloureux se furent un peu calms, l'homme 
m'empoigna et, comme l'autre, me gratifia d'une 
aigrette  son numro en la fichant dans la masse 
infrieure de mon sein gauche.
	Un moment aprs j'tais seule et je me remis 
pniblement en marche vers un but ignor.
	Titubante, trbuchante, je pensais que j'allais 
mourir dans cette fort dont je ne pourrais jamais 
ressortir. Les souffrances que je ressentais dans tout 
mon corps taient intolrables. Mon orifice anal me 
brlait affreusement, les seins me lancinaient 
intolrablement, mes fesses n'taient qu'un 
formidable brasier...
	Jamais je ne m'tais sentie aussi mprisable, 
aussi bassement misrable, aussi abandonne, aussi 
malheureuse...
	Pourtant, je ne songeais nullement  m'enfuir et, 
non seulement j'acceptais passivement la situation 
dans laquelle je me trouvais comme l'esclave accepte 
son sort parce qu'il ne peut en tre autrement, mais, 
aussi, ma souffrance morale et physique comblait de 
manire aberrante une obscure partie de mon tre, 
toujours la mme, ce quelque chose d'inexpliqu qui 
se tapissait dans les mandres de mon cerveau et qui 
s'tait rvl avec Fabrice d'abord, puis avec Claire 
surtout, Claire et tous les autres, et se rveillait 
chaque fois que honte et souffrance m'taient 
imposes, ensemble ou sparment, avec ou sans 
volupt concrte.
	Au secret le plus inaccessible de mon affectivit, 
une tincelle d'abjecte satisfaction brillait, et mon 
corps dnud, rompu de fatigue et de coups, tait un 
spectacle qui rjouissait cette tincelle ignoble pour la 
faire se raviver et flamboyer.
	Une vision onirique fusa dans mon cerveau 
commotionn et je me vis soumise  la despotique 
volont de la trop belle et trs cruelle Edwige, non 
seulement rase, mais le corps entirement pil, non 
seulement entrave de fers pais, mais ceux-ci ferms 
 demeure autour de ma chair, non seulement esclave, 
mais les seins et la vulve percs d'anneaux pesants... 
et le ventre marqu au feu... au feu grsillant... au feu 
corrodant...

	Folle! folle! je me sentais littralement sombrer 
dans la folie.	

	Le cavalier arriva sur moi au galop,  la vitesse 
de l'clair.
	J'entendis les sabots de l'animal alors que celui-
ci se trouvait  moins de vingt mtres de moi. Cette 
pique et redoutable vision me sortit de ma torpeur, 
et je fis volte-face pour tenter dsesprment de 
m'enfuir. Il ne m'tait pas possible, hlas, de pouvoir 
chapper  mon poursuivant, les chances taient trop 
ingales.
	Une fois encore, je fus terrasse... par Rhamad! 
Je ne criai pas, ne pleurai pas, ne me dbattis pas.
	Rsigne, je me laissai palper le corps par les 
mains de l'Hindou riant sous sa cagoule qui me ptrit 
les seins et occupa mon sexe de deux doigts durs et 
imprieux. Il dlaissa son fouet ne visant qu' me 
prendre, l, debout, et il allait s'y employer lorsque, 
soudain, les trompes retentirent au loin.

	La chasse tait finie et, je le crus, mes preuves 
aussi.

	Hlas! c'tait sans compter avec l'opinitret de 
Rhamad.
	C'tait lui qui m'avais voulue dans cette chasse 
et, maintenant qu'il m'avait capture, il n'entendait 
pas ne pas pouvoir en profiter! De mauvaise humeur, 
il insra brutalement son sexe cambr et durci entre 
les lvres de ma vulve,  combien lubrifie! et me 
pntra sauvagement. Je protestai en tentant de lui 
chapper.
	- Non! vous n'avez pas le droit! La chasse est 
finie! Non laissez-moi, laissez-moi!
	- Pas question ma belle, je t'ai surveille 
longtemps, je me suis priv d'autres filles pour 
t'attendre, pour tre le dernier  te capturer et 
pouvoir te ramener, tu es  moi, mais avant a, je vais 
te baiser, que a te plaise ou non. Et je te conseille en 
plus de te trmousser comme il faut, sinon... 
Etreignant mes fesses douloureuses des deux mains, il 
me plaqua contre lui et, comme je ne bougeais pas 
suffisamment  son gr, ce fut lui encore qui m'anima 
le bassin tout en me besognant sans faiblesse.
	Evidemment, ce me fut trs vite agrable. 
Rapidement, le sexe qui m'emplissait, et que je 
connaissais bien depuis la nuit du spectacle horrible 
donn dans la salle des tableaux, veilla en moi le 
dsir de jouir. Alors, sous son treinte farouche, bien 
inconfortable, je houlai des hanches, allant au-devant 
du dard qui s'enfonait par  coups saccads dans 
mon ventre, me mlant si tumultueusement  notre 
cot, que mon ventre nu en claqua bientt contre le 
sien.
	Et puis, j'eus peur qu'il ne jouisse sans moi et me 
laisse inassouvie.
	Je le forai  relentir la cadence de nos 
transports haletants, et lui demandai par mes mains 
de librer ma croupe afin de me laisser matresse de 
mener le rythme. Il y consentit, et je guidai ses doigts 
vers mes seins malgr leur extrme sensibilit, pour 
placer les miens sur ses hanches et m'y accrocher 
fermement. Je songeai que, au bon moment, je 
pourrais peut-tre m'accorder le plaisir, et la petite 
revanche, de lui planter profondment mes ongles 
dans la chair...
	J'avanai et reculai plus lentement le long de la 
colonne de chair frmissante, sombre et luisante, que 
je gainais de mon vagin englu et brlant, pendant 
que l'homme me ptrissait douloureusement les seins, 
me faisant mler gmissements de douleur aux rles 
de volupt. Bientt, je me sentis couler au fond du 
nant insondable et m'accrochai  mon amant d'un 
instant comme  une boue. Cambre, les seins 
prisonniers de ses mains qui me faisaient me pmer 
de souffrance, je m'offris tout entire au sexe qui, 
rpondant  ma muette demande, me reprit plus 
violemment, plus rudement.
	Les tressautements de la verge dans mon sexe, la 
chaude onde qui m'envahit me prcipitrent dans 
l'orgasme, et je m'entendis une fois hurler de plaisir.

	- Oui! Ouuuuuiiiii!... Prends-moi bien! Fais-moi 
jouir, jouir encore!... Plus... plus fort! C'est bon, 
c'est... aaaaahhh!

	Et, comme prvu, je lui enfonai mes ongles 
aussi fort que je le pus, heureuse de le sentir 
tressaillir de douleur. Mais j'avais encore envie de 
faire l'amour et, durant qu'il grondait, je me serrais 
contre lui pour le garder en moi. Comme une chatte 
en chaleur, je me caressai le ventre contre le sien, 
roulai des hanches et,  petits coups de reins, projetai 
mon vagin autour de sa verge. Mais non, il n'avait 
plus envie et j'en fus pour mes frais. Il se retira de 
moi, me laissant insatisfaite, presque frustre en dpit 
de tout ce que j'avais eu  subir dj. C'tait un 
comble!

	- Tu baises comme une reine, me dit-il, c'tait 
encore meilleur que l'autre soir! Mais, tu fais la tte! 
Tu en voudrais encore, hein? Dcidment, tu es tout 
aussi salope que les autres! Attends un peu, je vais te 
calmer quelques ardeurs, tu vas voir...

	Alors, il saisit son lasso et me lia les mains 
derrire le dos, me faisant gmir tant il me serra 
fortement les poignets. Puis il me lia ensuite les bras 
au-dessus des coudes avant que de passer la longue 
corde dure et rugueuse autour de mes seins. Il fit un 
anneau de corde autour de chacun d'eux qu'il serra 
non moins fort que mes poignets. Au milieu de ma 
poitrine ainsi ligature, il confectionna un noeud, puis 
tendit son lasso jusqu'au pommeau de sa selle.

	Il sauta sans dire un mot sur sa selle et fit tout de 
suite s'lancer le cheval au galop. La corde 
soudainement tendue me tira violemment les seins 
vers l'avant, et je hurlai de douleur en ressentant 
comme un arrachement de mon buste, et je dus faire 
un prodigieux effort pour ne pas tomber. Alors, je fus 
bien malgr moi oblige de courir aussi vite que je le 
pus,  dix mtres du cheval qui projetait  la vole les 
dbris du sol, dont une bonne partie vinrent me 
cingler le visage et le corps en me maculant.
	- Pas si vite! pas si vite! Piti!... j'ai mal! j'ai... 
trop mal!... Je vais... je vais me tuer!... Vous tes... 
fou!...
	Sans prter la moindre attention  mes 
protestations ni  mes cris de souffrance, il fit 
conserver  sa monture l'allure du galop.
	- Rrrrrrraaaa aqqwwww hhhh!!! Ooouuu 
uuaaaaaa wwrrrh!!!
	J'tais tombe.
	Le cheval, toujours au galop, me tranait sur le 
sol  toute vitesse. Je souffrais atrocement, les seins 
tirs par la corde qui me sciait cruellement les 
chairs, ma peau s'arrachant aux mille asprits 
invisibles du terrain. Sur le dos, le ct ou le ventre, je 
parcourus ainsi une cinquantaine de mtres avant 
que Rhamad ne consentt enfin  ralentir et s'arrter. 
Mais ce fut pour me remettre sur pieds  grands 
coups de fouet. Puis il reprit la direction du chteau 
au petit trot, m'obligeant  mler marche et course 
pour le suivre, sanglotante, hoquetante et criante.
	J'tais compltement puise, saoule de fatigue, 
abrutie de douleur et ivre de honte quand, la herse 
passe, tire comme une bte derrire une autre bte, 
je dbouchai dans la cour intrieure o, dj 
rassembles, se trouvaient toutes mes compagnes. 
Dlie, je fus pousse prs d'elles d'une sche 
bourrade, qui m'envoya aussitt rouler  leurs pieds 
sur le petit gravier recouvrant ici et l les dalles pour 
me blesser davantage.
	Je me relevai en pressant mes seins affreusement 
douloureux, mais qui n'avaient pas perdu une seule 
aigrette, et me rangeai dans l'alignement des autres 
qui, de toute vidence, n'taient gure mieux loties 
que moi, si ce n'tait pire encore.
	Amina conservait les marques des orties, ses 
seins portaient quatre aigrettes, et en plusieurs 
endroits de son corps, se voyaient des tumfactions 
clates et qui laissaient sourdre le sang. Edwige tait 
elle aussi couverte de zbrures de fouet, mais ne 
portait que deux aigrettes, comme moi. Assunta en 
avait cinq, et ses fesses taient constelles de grosses 
pines profondment enfonces.
	Mais, la plus  plaindre tait assurment Sylvia. 
Elle n'avait elle aussi que deux aigrettes, mais son 
dos, ses fesses n'taient qu'un entrelacement de traces 
sanguinolentes laisses par les fouets.
	Quand je regardai mieux ses seins, et hormis les 
aiguilles plantes, je vis qu'un chasseur 
particulirement cruel lui avait plac trois pinces 
primitives. Faites de petits morceaux de bois taills en 
fuseau, il les avait fait pntrer de biais dans la chair 
fine et sensible du sein, comme de grosses aiguilles, 
mais pour les faire tourner de quatre-vingt-dix 
degrs, distordant la partie supplicie, et les avait 
maintenues en place  l'aide de grosses pines de 
roncier profondment enfonces. Je n'eus pas 
rellement de peine  imagnier ce qu'elle allait devoir 
endurer au moment o il allait falloir les lui arracher!
	Enfin, on nous permit de regagner nos 
chambres. Nous croismes deux ou trois esclaves qui 
nous regardrent avec piti, mais nous n'y prtmes 
aucune attention. Seule, je me jetai sur mon lit en 
sanglotant. Je pleurais longuement, puis, peu  peu, le 
calme me revint.

	Alors, la dpression fit place  une nouvelle 
vague de rsolution farouche.

	J'irais jusqu'au bout! Je ne cderais pas et me 
prterais  la nuit que venait de conqurir Rhamad, 
pour prouver  tous que j'en tais capable mais, 
surtout, pour me prouver que je ne m'tais pas 
fourvoye en venant  Riescheling.
	Je me levai, essuyai d'un revers de main mes 
dernires larmes qui roulaient encore sur mes joues 
en feu, puis retirai mes bottines avant d'aller me faire 
couler un bain chaud. Un moment plus tard, je me 
laissai sombrer, baignant dans ia douceur limpide et 
parfume, vers une lnifiante somnolence.
	Quelques petits heurts frapps  la porte me 
firent merger de ma torpeur et, heureuse, je vis 
entrer Sonia, Sonia entirement nue et prte  me 
faire plaisir.
	Mais elle n'tait pas venue que pour cela... 
	- Il vous faudra tre plus que nue, demain, et 
bien lisse... les projecteurs ne pardonnent pas le 
laisser-aller! Et c'est moi qui serais punie!


 IX - L'PREUVE

	Il y avait de longues minutes que j'attendais l, 
immobile au centre de ce lieu dont je ne savais rien, et 
o l'obscurit complte m'interdisait de discerner le 
moindre dtail de l'agencement.
	Enfin, j'entendis  plusieurs mtres de moi 
grincer la pesante serrure que l'on manoeuvrait, et 
glisser le lourd panneau de bois qui s'ouvrait 
lentement.
	Le moment tait venu de m'excuter. Allais-je 
avoir le courage d'aller jusqu'au bout de ma folle 
qute, de cette sorte de dfi que je m'tais lanc  
moi-mme et qui me menait  l'esclavage? Et ensuite, 
qu'adviendrait-il de moi?
	Deux sombres silhouettes, hautes et massives, se 
profilrent un instant sur le long rectangle de lumire 
jaune provenant du couloir clair, puis la porte se 
referma pour me replonger dans les tnbres 
absolues, mais en compagnie de deux hommes qui 
venaient d'entrer cette fois.
	Pas longtemps!

	Soudaine, une vive clart dchira l'ombre en 
jaillissant de toutes parts, blouissante, blanche et 
crue, pour m'inonder de ses rayons implacables.
	Au moment prcis o les deux hommes me 
dcouvraient, deux formidables hercules nus et 
masqus, j'ouvris lentement la cape qui me voilait 
tout entire, et relevai les bras en croix pour leur 
rvler ma nudit presque totale, plus que totale 
mme puisque soigneusement prive de pilosit, dans 
sa parure qui ne pouvait qu'tre minemment 
suggestive sur le fond pourpre sombre du vtement 
dploy comme la vaste aile de quelque monstre 
frmissant.
	L-haut, dans la grande loge tendue de velours 
carlate que mes regards accrochrent alors, qui 
dominait la salle immense aux parois de pierre 
comme si elle et t le balcon d'un thtre, le comte, 
Edwige, Rhamad et d'autres, hommes et femmes en 
vtements de soire que je ne connaissais pas, se 
penchrent pour mieux me voir. Je sentis peser sur 
moi leurs regards brlants d'impatience, fivreux et 
fixes, comme les feux d'autant de projecteurs dont les 
faisceaux convergeants me frapprent pour faire 
s'accrotre plus encore l'excitation qui me possdait.

	Devant moi, les deux brutes, montagnes de 
muscles brillantes d'huile, lourdes nudits de 
catcheurs, s'hypnotisaient de la vue de mes seins 
chargs de rutilantes pierreries. Leurs sexes, attributs 
prodigieusement dvelopps, se mirent  enfler,  
s'allonger et  se redresser jusqu' se pointer vers 
moi comme deux normes doigts menaants. Je ne 
savais o le comte tait all les recruter, ni qui ils 
taient derrire la cagoule noire qui masquait la quasi 
totalit de leurs traits, pour ne laisser passer que 
leurs regards allums de convoitise et leurs lvres 
paisses, mais ils taient terriblement 
impressionnants.

	La vue des deux pnis me fit frmir de dsir et 
d'apprhension tout  la fois. En dpit de l'exprience 
que je commenais d'avoir en la matire, je n'avais 
assurment encore jamais vu aucun homme tre aussi 
monstrueusement membr que ces deux-l!
	Sans qu'ils aient cherch  esquisser un geste 
dans ma direction, je laissai retomber les plis de la 
cape qui m'enveloppa et me couvrit de nouveau pour 
me soustraire aux regards gourmands qui 
cherchaient, vainement maintenant,  percer le secret 
du soyeux drap.
	Ils devaient avoir des ordres, car ils me 
laissaient tout le temps de me prparer, de jouer  
mon gr la premire scne, de me mettre en 
condition, de faire grandir et s'amplifier mon dsir 
crbral pour que s'intensifie l'moi de mes sens.
	Aprs quelques instants encore de silence 
presque solide, que les occupants de la loge se 
gardrent bien de troubler, faisant merger mes bras 
gants de dessous la cape, je dgrafai lentement la 
grosse boucle qui la fermait  mon cou. Puis, d'un 
geste que je voulus ample, gracieux et nonchalant, je 
rejetai le capuchon d'un coup de tte en mme temps 
que, d'un mouvement prcis des paules, je repoussais 
la somptueuse vture de soie derrire moi.
	J'entendis avec motion le tissu se froisser dans 
sa chute, et ne pus rsister  l'impulsion qui me fit me 
tourner lgrement pour le voir s'taler largement 
sur le dallage d'onyx noir et luisant comme une glace 
tnbreuse.
	De nouveau, j'prouvai ce trouble dlicieux qui, 
maintenant me gagnait lorsque je me dvtais en 
public. Je me sentis brle par les regards brillants de 
ceux qui attendaient de jouir de mes cris et de mes 
contorsions douloureuses, qui attendaient de voir mes 
seins, mes fesses et tout mon corps s'empourprer 
toujours davantage sous les claquements des fouets, 
qui attendaient de me voir vibrer sous la torture et 
me convulser irrpressiblement pour leur plus secret 
plaisir... et le mien, je l'esprais.
	Face aux deux hommes qui persistaient  me 
fixer avec une immobile insistance, j'eus le sentiment 
d'apparatre dans toute la plnitude de ma beaut. 
Ma peau brillait doucement sous les projecteurs 
puissants qui, dj, rchauffaient l'air de la salle, et 
engendraient les multiples scintillements des pierres 
qui me paraient et refltaient leur magnificence sur 
ma peau comme pour y faire s'intgrer leurs feux. 

	Mieux que iamais encore sans doute, j'eus la 
conscience aigu de la sduction relle de mon corps, 
de son pouvoir mme. N'tait-ce pas lui qui tait 
responsable de la cambrure dmesure de ces deux 
sexes qui le provoquaient? Mon tat vritable ne 
pouvait assurment qu'tre celui d'une esclave 
sexuelle mais, pour un moment, je me perus comme 
une reine!
	Dans l'exaltation qui, de seconde en seconde, 
m'emplissait davantage, je me sentis devenir comme 
un symbole de la fminit dans ce qui, depuis la nuit 
des temps, la faisait convoiter des hommes. Je me 
persuadai de ce que, sans moi, sans mon vouloir, les 
deux brutes n'taient plus rien, qu'elles ne pouvaient 
esprer prouver du plaisir, que sans ma souffrance 
leur sadisme tait vain, inutile et irrvocablement 
frustr. Ce soir, ce n'tait que par mes seins, ma 
croupe et mon sexe qu'ils allaient tourmenter, que les 
deux hommes seraient en mesure de satisfaire les 
exigences dpraves de leurs dsirs, en mme temps 
que celles de tous les spectateurs de la loge.
	Etre nue devant eux me donnait une nouvelle et 
mouvante dimension. Je ne ressentais pas le moindre 
soupon de honte  m'exhiber et, bien que je susse 
que ce sentiment n'tait pas mort en moi, qu'il tait 
fort heureusement capable de renatre en d'autres 
circonstances pour me tourmenter suavement, j'tais 
fire de mon corps, fire de ma nudit, fire de 
m'offrir  ces trangers, et j'en jouissais dj 
intensment en mon esprit possd d'exaltation.
	En me cambrant plus encore, je redressai la tte 
avec orgueil et plaquai sur mes traits l'expression la 
plus hautainement insolente qu'il m'tait possible de 
traduire. Je fixai tour  tour les deux hercules qui 
avaient t choisis pour tre mes bourreaux, puis 
Rhamad, le comte et toute sa cour  qui j'adressai un 
sourire radieux et provocant de muet dfi.

	Quelques autres secondes prolongrent la 
situation comme fige dans le temps, et dont je me 
sentais toujours tre la fugitive matresse. 
Manifestement, les deux brutes avaient de la peine  
se dcider. Je pouvais presque entendre leurs 
cerveaux fonctionner.
	Tous, nous savions ce qui allait 
immanquablement arriver, et cette connaissance de 
l'avenir immdiat crait entre nous cette gne 
silencieuse et compacte qui commenait cependant  
s'terniser.
	Alors, rsolument, je lanai les ds.
	- Vous me faites attendre, je crois!
	D'un coup, la scne s'anima. Les deux hommes 
masqus rnergrent du nant dans lequel ils 
paraissaient perdus. L'un deux ragit plus vite que 
l'autre et s'avana vers moi. A ce moment, au-dessus 
de nous, sche et sonore, retentit la voix du comte.
	- Marche jusqu'au fond de la salle et reviens au 
centre, lentement!
	- Oui matre.
	J'employai le mot  dessein, pour rpondre au 
tutoiement et confirmer ma soumission, ma volont 
consciente de vivre mon esclavage pleinement.
	Il voulait que j'offre  tous les courbes 
mouvantes de ma silhouette anime par une 
dmarche provocante, et je leur donnai aussitt 
satisfaction. C'tait ainsi que se dplaaient les belles 
filles nues et emplumes des music-halls. Me 
retournant lentement, je marchai en direction du mur 
oppos  la porte, lanai mes jambes assez loin devant 
moi pour poser franchement, presque schement le 
pied sur la pierre sonore et luisante dans laquelle il 
m'tait possible de me voir, me dhanchai 
exagrment et balanai tout mon corps en une 
succession de mouvements  la nonchalance affecte, 
lascive, et imprgne d'orientalisme hollywoodien. 
Sentant tous les regards braqus sur mes reins 
cambrs, mes hanches houleuses et ma croupe 
mouvante, je fis la belle. Scands, mes pas firent aussi 
trmuler mes seins, s'agiter les grappes de pierreries 
qui les paraient et ne cessaient, comme celles de mon 
ventre, de bruire continuellement.

	Schlac!

	La morsure du cuir, qui me cingla en plein 
travers des fesses, me fit bondir et me jeter vivement 
en avant. Je lanai une exclamation de douloureuse 
surprise. Je ne m'attendais pas  cela, pas si tt! Cela 
faisait mal, trs mal.
	Je ne pus contrler le rflexe qui me fit me 
retourner  demi, et... re-schlac! 
	Je criai.
	Prenant appui sur ma hanche droite, la longue et 
fine lanire avait remont en diagonale jusqu' mon 
paule gauche et, du mme coup, m'avait aviv le sein 
d'une mordante et cuisante caresse.
	Comme ce fouet pouvait faire mal! Et comme il 
tait bon de lui tre toute offerte!

	Nanmoins, c'tait avec une instinctive 
apprhension que j'attendais le coup suivant. Mais il 
ne vint pas.
	Parvenue au mur, je me retournai et revins vers 
les deux hommes pour leur montrer le spectacle de 
ma poitrine endiamante, sursautante de ma 
dmarche et barre d'une zbrure pourpre qui me 
brlait plus encore que celle qui avait t imprime 
sur mes fesses.

	Ni l'un ni l'autre n'taient plus arms de fouets. 
Ils avaient ramass ma cape et l'avaient plie dans un 
coin. Chacun d'eux tenait en main une paire de 
menottes, plus exactement une paire de larges et forts 
bracelets d'acier, intrieurement doubls de cuir 
rouge et runis par une courte chane chrome.
	La fte allait commencer, maintenant.

	Arrive prs d'eux, je m'arrtai et attendis la 
suite. Mon attitude  leur gard ne varia pas, en dpit 
des deux traits de feu qui me cuisaient aux fesses et au 
buste.

	Ces marques, je les acceptais, je les sublimais en 
les arborant avec orgueil. A cause d'elles, ma nudit 
tait devenue plus belle, plus troublante en revtant 
son sens le plus profond, le plus exactement 
fondamental. Mieux que les pierreries, elles taient 
ma relle parure.
	- Enlve tes bas, tes gants, ton collier et tes 
boucles d'oreilles. La parade est termine! m'ordonna 
le comte d'un ton plein de gouaille, qui les fit tous 
ricaner, l-haut, prs de lui.
	Sans un mot, j'excutai passivement l'ordre. Ds 
que je fus nue, hormis les garnitures rutilantes de mes 
seins et de mon pubis, siges de petites et lancinantes 
brlures, les deux hommes s'approchrent et me 
cerclrent les poignets et les chevilles des bracelets 
qui se verrouillrent avec de secs claquements pour 
me ferrer les membres.
	Rhamad devait tre pleinement satisfait. Je me 
souvins de quelques-unes de ses paroles. Les fers, sur 
un corps de femme, prennent une signification et un 
relief particuliers, grandement vocateurs de plaisirs 
connus et apprcis de tous les initis du jeu 
sadomasochiste... Vous tes naturellement trs belle 
Clarisse mais, ferre, vous devenez une crature 
somptueuse... Vous tes de celles qui se sont gares en 
nos temps. Votre place, la vraie, ne pourrait tre qu'en 
ces harems de l'Orient de jadis... dommage! Me tenant 
par les bras, les deux hommes me conduisirent  tous 
petits pas vers un curieux chevalet sur lequel ils me 
hissrent et me firent me coucher sur le'dos.
	Par la forme et la position de l'appareil qu'ils me 
contraignirent  pouser, je devinai qu'ils allaient 
commencer vraisemblablement par ma poitrine dont 
les seins fleuris de pierres prcieuses se dressaient 
vers la vote. Mes seins que l'on imaginait 
hypertrophis, qui taient mon orgueil en mme 
temps que ma dlectable faiblesse.
	Qu'avait donc imagin le comte?
	Le chevalet ressemblait assez  un toboggan. En 
son milieu il tait pourvu d'une cuvette dans laquelle 
se logea judicieusement mon postrieur. De ce sige, 
semblable  celui d'un tracteur ancien, partaient deux 
gouttires qui allaient en s'cartant selon un angle 
trs ouvert, et s'achevaient d'triers comme sur les 
tables d'obsttrique. Chacune de mes jambes y fut 
prise, solidement fixe  l'aide de sangles, et tire 
fortement par une chane qui relia le fer de ma 
cheville  l'trier d'acier sur la barre aigu duquel se 
blessa ma plante de pied aprs que la chanette 
intermdiaire et t dtache. A la partie basse du 
toboggan, se trouvait une courbe, puis, aprs celle-ci 
sur laquelle s'incurva mon dos, plus bas encore, tait 
une ttire de cuir rembourr, dont la teinte havane 
s'tait assombrie et tache de la sueur et de la salive 
des patientes successives que l'on y avait entraves 
avec moi. Ma tte, renverse en arrire, y reposa, le 
front serr par une courroie de cuir pais qui me 
plaqua la nuque contre le repose-tte et m'interdit de 
la bouger. Elle m'empcherait ventuellement de 
m'touffer en me renversant avec trop de violence 
sous les effets de la souffrance. Sur les montants qui 
maintenaient l'apoge de l'appareil, taient fixes 
deux longues tiges tlescopiques pourvues de 
mousquetons  leur extrmit. Elles permirent de 
parachever ma contention en tirant obliquement mes 
bras, dont les fers de mes poignets furent bientt 
relis aux mousquetons. L'un des hommes manoeuvra 
plusieurs manivelles, et ma distention fut porte  une 
limite qui me parut extrme, mais ne constitua pas 
encore une torture insupportable comme le chevalet 
devait pouvoir permettre d'en infliger.

	J'adorai tous ces prparatifs. Je commenais  
avoir peur de ce qui allait m'arriver, dlicieusement 
peur...
	La posture m'cartelait en me courbant en pont. 
Entre mes cuisses raidies, ma vulve tait offerte, 
ouverte et vulnrable. Ma sueur se mit  sourdre de 
tous mes pores, et je sentis les gouttelettes glaces qui 
tentrent de se frayer un chemin entre le chevalet et 
mon piderme troitement assujetti  sa surface. 
Maintenue de la sorte, il m'tait impossible de voir le 
balcon et ceux qui s'y tenaient, et  qui je montrais 
tous les dtails de mon intimit.

	J'entendais seulement les bruits de leur 
conversation qui s'tait anime et leurs rires.
	Un moment, je laissai mon imagination divaguer 
pour me figurer tre une captive de bourreaux 
inquisitoriaux que rien ne pouvait retenir de 
m'ensanglanter de leurs fouets, de me tenailler les 
mamelons, de m'corcher le ventre et les cuisses, de 
me couper les lvres du sexe, de m'arracher le 
clitoris, de m'emplir le vagin d'huile bouillante ou de 
plomb fondu, de me laciner les seins, de m'appliquer 
les fers rouges... fantasmes fous qui firent ruisseler 
ma vulve de cyprine.

	Les deux hommes se placrent de part et d'autre 
de mon buste fortement bomb, et sur lequel mes 
seins taient devenus tonnamment saillants en dpit 
de l'tirement de mes bras.
	Je vis leurs mains puissantes et velues 
s'approcher de mes dmes mammaires offerts  leur 
entire discrtion. Je fermai un instant les paupires, 
dlicieusement frmissante d'attente  la fois anxieuse 
et impatiente. Je ne voulais pas regarder d'abord, 
seulement sentir.
	Doucement, presque imperceptiblement, leurs 
gros doigts effleurrent les aroles sensibles de mes 
mamelons qui, instantanment, se durcirent plus 
encore qu'ils ne l'taient dj. La chair de poule me 
couvrit d'un coup le corps, et, tout de suite, j'eus mal.
	En se raidissant et s'rigeant au maximum, 
chacun de mes ttons se dilata et grossit entre les 
mchoires crantes des petites pinces, augmentant 
trs sensiblement la douleur lancinante qui, en mme 
temps que le plaisir que j'prouvais dj, s'irradia 
dans toute la masse de mes globes.
	La conjugaison des deux sensations tait encore 
indfinissable, mais m'excita cependant de plus en 
plus vivement. Je n'eus pas envie de leur dissimuler 
mon plaisir naissant.
	- Oui, ouiiiie... continuez! J'aime... oh! j'aime! 
Comme a, ouiiiie! Aaaah! c'est bon... c'est bon, plus 
fort, plus fort! Caressez-moi encore plus fort!
	Aucun d'eux ne rpondit  mes exhortations. Ils 
refusaient ce que je recherchais.
	S'animant par paires, les mains poursuivirent 
leurs caresses, non sans accentuer trs sensiblement 
leur pression. Elles firent rouler entre leurs doigts 
durs la chair souple et chaude de mes deux seins. 
Alors, en mme temps que la douleur devenait plus 
vive, mon plaisir s'accrut d'autant. Je perus les 
frmissements de mon bas-ventre. La scheresse de 
mon vagin n'tait plus qu'un souvemr me semblant 
dj bien lointain. Un flot continu de cyprine noyait 
mon sexe et s'coulait lentement dans la raie de mes 
fesses. Je conservais les yeux clos et savourais le 
plaisir que me donnaient les deux experts auxquels le 
comte m'avait confie, et dont les mains trapues 
malaxaient maintenant fermement les volumes de ma 
poitrine que je tendais vers elles, et pas uniquement 
parce que j'y tais contrainte par ma posture. Leurs 
prestations digitales m'affolaient.
	Entourant mes globes  leur base, ils en 
serraient les masses lastiques et les faisaient monter, 
se dresser et durcir entre leurs doigts un peu 
rugueux. Puis, ceux-ci parvenus aux mamelons qu'ils 
avaient repousss vers le haut, ils saisissaient mes 
ttons enfls et douloureux aprs avoir cart les 
pierres bruissantes, et, par-dessus les pinces, 
serraient en pinant schement les chairs 
terriblement congestionnes que les petites dents 
mtalliques mordaient plus profondment.
	Une fulgurante douleur me crispait alors tout 
entire, et dans un affolant contraste, les mains me 
caressaient de nouveau avec une onctuosit qui me 
faisait presque dfaillir de volupt, redescendaient et 
recommenaient encore.
	Douleur... plaisir... douleur... frissons... plaisir... 
frmissement... douleur... Tour  tour, les sensations 
contraires, mais nanmoins concomitantes, revenaient 
me submerger en s'irradiant vers mes sens pris de 
folie.
	- Encore! Ouiiiie!... Non! non! Rrrrraaahhh!... 
Ooooh a fait mal! Aaaah!... j'aime a, j'aime a! 
J'ai... aiiiieeee!

	Je me sentis ruisseler plus abondamment, et la 
jouissance monta progressivement en deux vagues, 
dont l'une naissait de mes seins pour descendre vers 
mon sexe, et l'autre de mon clitoris pour remonter 
rejoindre la premire en passant par le creux 
tressaillant de mes reins.

	Alternativement, les deux ondes stoppaient et 
refluaient  chaque recrudescence de la douleur 
engendre par une pression plus sche qui me 
torturait les mamelons, puis regagnaient peu  peu le 
terrain perdu lorsque reprenaient les caresses 
vritables. Elles allaient chaque fois plus avant vers 
leur jonction, et j'attendais impatiemment le moment 
divin de leur confusion qui allait invitablement 
dclencher mon orgasme. Je le dsirais de tout mon 
tre tendu et prisonnier, je l'appelais de toutes les 
ressources de mon cerveau mobilis intgralement 
pour l'ultime aboutissement.
	Mes soupirs et mes plaintes devinrent rles 
enamours. Ilss'accenturent  mesure que les 
caresses se firent plus prcises, plus intenses, et 
m'branlrent toujours plus fortement, plus 
profondment aussi.

	Jamais mes seins n'avaient t ptris avec plus 
de talent par mes amants dont le savoir me semblait  
prsent bien peu de chose en comparaison de la 
science des deux hommes, et j'adorais a.
	Je me raidis de plus en plus violemment sous 
l'onde qui grandissait, et que je sentais monter pour 
m'envahir irrsistiblement.
	Elle tait faite de vagues qui, imminentes dans 
leur dferlement, allaient se fondre en une gerbe 
volcanique et m'incendier jusqu'au dlire.
	Jouir! jouir! jouir! Je voulais jouir maintenant 
De tout mon tre captif, je me tendis vers l'orgasme 
embryon.
	- Oui... oui! ouiiiiieeee!... Je vais jouir... Je... vais 
jouir! J'arrive... Je viens... Je... je... Non! non non pas 
a! pas... a! Je... Wouaaaaaahhhrrrhhh!... Ah! 
aaaaarrrh!... non... Nooooomon!... Aaaaarrrhhh!...
	Sauvagement, les deux hommes venaient 
d'arracher, d'un coup sec, les pendentifs parant mes 
seins, au moment prcis o je me sentais prte de 
toucher au but. Avec une acuit diabolique, ils 
venaient de saisir l'instant exact o ma jouissance 
allait se dclencher, et celle-ci se cassa net dans 
l'horrible douleur provoque par le double 
arrachement des petites pinces dont les mchoires me 
dchirrent certainement le bout des seins.
	J'entendis les clats de rires qui jaillirent au-
dessus de moi en provenance de la loge. Les salauds!
	Un profond ressentiment de frustration 
s'empara de moi.
	Vexation, dsappointement, dpit, souffrance, 
rage... Je ressentis tout cela en mme temps que la 
douleur continuait de s'irradier dans. ma poitrine 
pour me tourmenter frocement. Je n'avais plus du 
tout envie de jouir  prsent! Et mon regret de 
n'avoir pu le faire s'en trouva dcupl.
	Dsormais, je n'tais plus du tout matresse du 
jeu, et les deux hommes avaient voulu me le prouver.

	Quelques gouttes de sang perlrent aux sommets 
de mes mamelons et roulrent, hsitantes, sur les 
pentes douces de mes monts palpitants et soulevs de 
mois souffle haletant.

	- Pourquoi?... oh! pourquoi?... J'allais jouir...

	Les deux colosses rirent, grassement. Et, pour la 
premire fois depuis le dbut, l'un d'eux me rpondit.
	- Tu as tout le temps de jouir ma belle! Ne sois 
pas presse, le programme est en plusieurs pisodes, 
et toute la premire partie est consacre 
exclusivement  tes beaux nichons. Il parat que tu as 
droit  une faveur spciale! Alors, rgale-toi!
	Sans plus attendre, ils se remirent tous les deux 
 me malaxer et  me caresser le buste. Mais, cette 
fois, ils le firent plus durement, en ptrissant mes 
deux seins comme de la pte, pinant et tordant mes 
mamelons affreusement sensibiliss de leurs doigts 
brutaux, cherchant  craser mes opulents reliefs 
pour les faire se fondre dans ma poitrine ou serrant, 
de toutes leurs forces, les bourgeons carlates et 
poisseux de sang. Ds qu'un cri de souffrance m'tait 
arrach, ils me caressaient de nouveau, pressant 
fermement, mais sans excs, leurs paumes autour de 
la colline mallable que chacun d'eux s'tait attribue, 
et dont ils se montraient dsireux de vouloir 
remodeler la forme.
	Pour ajouter  leur excitation, et plus srement 
encore  celle de ceux qui regardaient depuis la loge, 
ils se mirent  m'assaillir de grossirets, insparables 
complments de toute pratique sadique.
	- Allez belle salope! Allez, trmousse-toi bien! 
Bave de dsir et d'envie, de la bouche et de la chatte! 
Tu veux jouir, chienne? Alors, sens comme ils sont 
bien malaxs tes gros nichons dodus et tremblotants 
de peur! Et bien, tu aimes toujours a, garce? C'est 
bon hein, de se faire torturer les ttasses par des gros 
doigts bien durs en attendant de se faire enfiler par 
les belles bites que tu vois l! Patiente un peu, et tu en 
auras bientt plein le con et plein le cul pour te 
remplir de foutre!
	Les expressions ordurires et insultantes me 
troublrent davantage encore, presque au mme 
degr que les mains qui continuaient  me ptrir,  
me masser, tantt avec rigueur, tantt avec douceur. 
Pour la seconde fois, je sentis le plaisir - qui 
renaissait, mais diffremment. C'tait comme une 
boule incandescente qui venait de mon ventre et me 
brlait comme l'enfer. Elle paraissait vouloir se di 
later et devoir m'emporter irrsistiblement dans un 
embrasement total de mes sens aux perceptions 
dcuples par la prcdente tentative avorte 
brutalement.
	Eux ne cessaient pas une seconde leurs 
manipulations. Les doigts rougissaient, talaient et 
meurtrissaient mes seins devenus affreusement 
sensibles. Ils les claqurent de gifles retentissantes qui 
les firent tressauter sauvagement en tirant de vives 
exclamations de douleur. Ils les ptrirent encore et 
encore, puis les talochrent svrement de la base 
jusqu' leur sommet corch par l'arrachement des 
pinces.

	Effectivement, ils me traitaient la poitrine avec 
une faveur toute spciale!

	En pleine folie, je les implorai de nouveau pour 
qu'ils consentent  me conduire jusqu' l'extase 
dsesprment attendue par toutes les fibres 
exacerbes de mon tre.
	En rponse  ma prire, je sentis la vague, 
presque parvenue  son apoge, dcrotre lentement, 
comme si elle rentrait dans sa coquille de laquelle, un 
instant fugitif, elle avait sembl vouloir jaillir pour 
m'emporter. Elle s'estompa et disparut, en mme 
temps que s'effaait tout mon plaisir, pour ne me 
laisser que le dpit et la frustration douloureuse que 
l'orgasme dont ils me privaient abandonnait comme 
rsidus.

	De la loge, de nouveaux rires descendirent en 
cascade pour rpondre  mes colreuses 
protestations.
	Suante et fulminante, je vis les deux hommes se 
munir de grosses cordelettes de chanvre rugueux.

	- Maintenant, on va te faire de belles ligatures. 
Ensuite tu pourras jouir tout ton saoul! Une salope 
comme toi a besoin d'motions fortes pour s'envoyer 
en l'air. Tu es venue ici pour a, comme toutes les 
autres, non?

	L'homme, le mme qui avait dj parl, ricana 
mchamment en me passant un doigt sur la vulve. Il 
me le montra ensuite, luisant de ma mouille, puis le 
sua avec une mine gourmande.
	La ligature des seins... J'en avais vu des 
exemples sur les photos des livres spcialiss, mais, 
pour ce qui me concernait, c'tait une premire.

	Mais, le comte n'avait-il pas souhait 
m'tonner?...

	Celui qui n'avait encore rien dit noua deux 
cordes en leur milieu. Il disposa le noeud ainsi form 
entre mes deux seins rougis et marbrs par les gifles 
et les empreintes de leurs doigts. Puis chacun d'un 
ct de mon buste, les deux hommes passrent les 
morceaux de corde au-dessus et au-dessous de chacun 
de mes appas brlants. Cela fait, ils attachrent les 
extrmits des liens de chanvre  des anneaux fixs 
sur les montants du toboggan. Enfin, ils glissrent un 
cylindre de bois entre chacune des deux paires de 
cordes, comme l'on fait pour un garrot, et se mirent  
le tourner pour enrouler et torsader les liens.
	Lentement, mes seins furent serrs, puis 
dforms en deux volumes ovodaux, dont les bases 
s'crasrent pour se rapprocher l'une de l'autre 
jusqu' venir au contact et buter contre le noeud qui 
les sparait. Celui-ci s'incrusta de plus en plus dans 
mes chairs douloureusement comprimes et 
trangles par le chanvre qui s'imprimait dans ma 
peau en l'corchant.
	Un instant, ils cessrent de serrer pour tirer 
vers le haut chacun de mes seins, afin de bien le 
dgager de mon buste et de sa base qui, de ronde, 
tait devenue d'un ovale trs allong, et de le faire 
s'riger au maximum.
	Deux tours supplmentaires des garrots, et la 
souffrance me devint presque insupportable.
	Les cordes me sciaient la poitrine en pntrant 
de plus en plus profondment dans mes chairs qu'elles 
faisaient se plisser et grimacer sur leur passage. 
Pourtant, les deux brutes serraient toujours, 
lentement, mais continuellement, faisant se creuser  
chaque fois davantage les sillons crs  la base de 
mes attributs mammaires au supplice, comme s'ils 
eussent souhait en faire se dcoller les glandes de 
mon thorax. Sous la pression constante des cordes, 
mes pauvres seins se congestionnaient violemment. En 
fait, aprs une troite bande livide et plisse qui se 
bourrelait immdiatement au-dessus des cordes, ceux-
ci taient devenus carlates, et, prs de l'arole au 
bomb maintenant terriblement accus, ils se 
violaaient abominablement de la stase du sang 
repouss vers leurs sommets, et qui se trouvait dans 
l'impossibilit de se renouveler.
	J'avais trs mal  prsent, affreusement mal, et 
mes mchoires serres ne parvenaient plus  touffer 
entirement mes plaintes.

	Aprs deux ou trois nouveaux tours, je ne pus 
me retenir de supplier.
	- Assez! C'est assez! Je... je vous en prie... j'ai 
trop mal maintenant! C'est... c'est affreux! Je... 
raaaahhh!... Brutes! Je vous... Noooon! Plus... As... 
assez! Arrtez! Je vous en supplie... arrtez! Plus... 
Pluuuuuus!

	Je savais bien, au fond de moi, qu'il devait en 
tre ainsi, et, mes protestations et mes supplications 
qui les firent ricaner en se moquant de moi, 
ajoutrent  mon dsarroi. En fait, le jeu ne pouvait 
qu'tre fauss si, d'aventure, le bourreau cessait de 
tourmenter sa victime au premier cri de celle-ci. 
Mais, c'tait plus fort que moi, je ne pouvais plus tre 
capable de m'interdire de prier, de supplier pour 
qu'ils s'arrtent. La douleur tait devenue trop forte.

	Un tour complet encore, puis un autre et un 
autre firent se resserrer bien davantage les cordes 
suppliciantes. Je me retins de toutes mes forces pour 
ne pas crier, le corps tendu de souffrance, les 
mchoires et les poings dsesprment crisps, les 
paupires mi-closes desquelles jaillirent mes larmes. 
Elles roulrent le long de mes deux joues enflammes 
et se rassemblrent en petites flaques prs de mes 
oreilles avant de s'goutter sur'le dallage.
	Oh! mon Dieu, comme j'avais mal! Encore un 
tour, puis un autre.
	- Arrtez! Assez! Je... je vous en supplie! 
Arrtez!... Je... ne... Aaaarrrrh!... Je ne peux plus... 
supporter... une telle chose! Noooooonnnnn!... Mes 
seins! mes pauvres seins! Aaarrrh!

	Un autre tour me convulsa, et un autre... Je me 
mis  heurter vritablement de douleur. Puis je hurlai 
encore au suivant, et au suivant...
	Ils cessrent enfin.
	Ils arrimrent les btonnets auprs des anneaux 
o taient noues les cordes impitoyablement 
torsades, et tourmentes comme des serpents 
agonisants.

	Je ne voyais plus mon ventre derrire la 
barrire violace et enflamme que formaient nies 
deux seins, levs comme une muraille pourvue de 
deux fortins: mes mamelons surmonts de leur tton 
enfl et suintant d'humeur purpurine.
	Bien que les deux hommes aient cess d'enrouler 
les cordes l'une sur l'autre, je souffrais nanmoins 
atrocement, tout en sachant bien que j'tais loin 
encore du terme de mon supplice... et de mon plaisir, 
je l'esprais. Il s'en fallait mme de beaucoup.
	Toute la nuit, avait dit le comte. Et, il y avait 
certainement moins de deux heures que j'tais entre 
dans cette salle.
	Aprs s'tre loigns un bref instant, les deux 
bourreaux nus revinrent vers moi. Ils tenaient chacun 
une fine cordelette de nylon blanc qu'ils enroulrent 
bientt autour de chacun de mes ttins, et serrrent 
fortement l'excroissance de chair congestionne pour 
la ligaturer  son tour. Je criai,  pleine gorge, et plus 
fort encore lorsque, ayant boucl le dernier noeud, ils 
tirrent fortement sur les cordelettes pour s'assurer 
de la solidit et de la rsistance de leur ouvrage 
respectif.
	Alors, celui qui persistait  se taire actionna un 
treuil  crmaillre, et fit descendre de la vote une 
chacine qui retenait une barre mtallique pourvue  
ses deux extrmits d'anneaux cliquetants.
	Le morceau libre de chacune des cordelettes fut 
soigneusement attach  l'anneau qui se trouvait du 
mme ct, et, cette opration prliminaire acheve, 
le treuil remonta.
	Bien sr, je continuai  gmir et  me plaindre, 
mais il ne se passa rien rellement tant que les minces 
cordelettes ne furent pas tendues compltement.
	Ensuite, elles commencrent  tirer sur mes 
bourgeons ligots pour les faire s'allonger 
irrpressiblement, entranant peu  peu mes seins 
tout entiers dans une ascension hallucinante. Je me 
remis  crier, une fois, deux fois, et ne cessai plus 
durant que je sentais ma pauvre chair 
impitoyablement tire ver le haut. il me sembla que 
l'on m'arrachait lentement les mamelons de la 
poitrine. Mes deux seins devenaient le sige d'un 
brasier atroce, d'une brlure insoutenable. La 
souffrance qui me rvulsait tait indicible. Je hurlai, 
hurlai  pleins poumons pendant que le treuil tournai 
toujours, cran aprs cran, hissant millimtre aprs 
millimtre mes seins qu'il torturait en les allongeant 
affreusement.
	L'longation odieuse s'arrta enfin, alors qu'il 
me semblait que mes mamelons allaient cder et se 
dchirer. Mais la douleur inimaginable persista pour 
me faire m'touffer de mes sanglots entre-coups de 
cris.
	- C'est bon Clarisse? Tu jouis bien ma biche?

	C'tait une voix de femme venue de la loge. Je ne 
la connaissais pas. Des rires sonores clatrent et, leur 
faisant suite, ce fut la voix de mon bourreau bavard 
qui retentit cyniquement  mes oreilles 
bourdonnantes.

	- Regarde ma jolie! Regarde comme tu es bien 
suspendue par tes gros nichons! C'est pas meilleur 
que les petites caresses que peut te donner n'importe 
quel bonhomme? Hans et moi, on va t'en donner des 
caresses, et des sales encore! Tu vas voir qu'avec 
nous deux a peut servir  quelque chose d'avoir de 
beaux joujoux comme les tiens. Les mamelles de 
vicieuses dans ton genre, nous a nous connat tu peux 
me croire!
	Je n'avais plus aucune peine  le croire, oh! non 
1 Dtachez-moi un moment... rien qu'un... moment... 
je vous... en prie... monsieur... je...

	- Monsieur! Te voil devenue tout d'un coup 
bien polie ma garce! Ah! tu les as perdus tes grands 
airs! Mais pas question de te dtacher encore. 
Maintenant, on va te faire un peu chanter un air de 
bravoure dont tu sauras nous dire ensuite des 
nouvelles! Tu voulais jouir salope, n'est-ce-pas? 
Alors, cramponne-toi bien, on commence!

	Une onde de terreur s'empara de tout mon tre 
 la vue de ce qu'ils allaient me faire.

	Je cherchai  me dbattre dans mes liens, tirant 
sur mes bras et mes jambes, en vain. Je ne parvins, 
dans le peu de libert laiss  mon corps, qu' raviver 
les douleurs de ma poitrine captive.
	Non! non! criai-je, affole, pas a! pas a! Non!.. 
je ne veux pas!... Je... ne pourrai jamais le supporter! 
Non! non NOOOOOOAAAAaaaaaarrrrhhh!...

	Arms tous deux d'une fine cravache de fibre de 
verre, ils venaient de me cingler ensemble les deux 
seins, en mme temps, chacun le leur, d'un coup sec et 
rapide qui me fit pousser un rugissement inhumain 
sous l'intensit de l'horrible souffrance qui me 
supplicia le buste, rvolta tous mes nerfs, et stridula 
jusqu' mon cerveau.
	Je crus qu'une coupure venait de s'ouvrir dans 
ma chair.
	Puis, durant que je hurlais encore, de leurs 
mains libres ils me massrent chacune de mes 
protubrances bustires dformes et supplicies, et 
me caressrent doucement.
	L'indicible souffrance persista, elle s'accentua 
mme d'une certaine manire, mais, peu  peu, de 
seconde en seconde, sous les mains masculines qui la 
flattaient savamment, ma chair fminine dvoye, 
bien qu'odieusement tourmente par les ligatures 
infernales et la suspension et les cravaches, rpondit 
servilement aux caresses en me procurant 
extraordinairement une tincelle de plaisir 
voluptueux.
	Oui, ils avaient raison, j'tais une salope, une 
salope, une salope compltement dprave, pervertie 
jusqu' la moelle!...
	Ces mots, que je me rptai me grisrent 
trangement et, pour la premire fois, avec une telle 
intensit qu'ils imprgnrent jusqu'aux fibres les plus 
lointaines et les plus secrtes de mon cerveau.
	Un autre doubl des cravaches me convulsa. Je 
clamai un hurlement strident de bte corche vive.
	Puis ils me donnrent de nouvelles caresses, 
soutenues, troublantes, insistantes.
	J'aurais voulu pouvoir mieux comprendre 
l'aberrante raction de mon tre  la douleur, 
l'analyser maintenant qu'elle venait de se confirmer, 
mais cela m'tait impossible. Tour  tour, je me 
trouvais tre plonge dans un univers de souffrances 
pouvantables et insupportables, et dans un monde 
palpitant de plaisirs voluptueux, exaltants et pour 
tout autre hideux.
	Et ce fut bien la volupt qui s'accrut, en dpit de 
l'affreux sifflement des cravaches qui me cinglaient et 
me rvoltaient de la pointe des cheveux aux orteils, 
pour prendre graduellement plus de consistance et 
s'imposer finalement sur la douleur, la combattre et 
s'en rendre victorieuse en s'en faisant une allie.
	Je ne sus bientt plus dans quel lieu je me 
trouvais, je n'eus plus une conscience exacte de ma 
personnalit, de mon identit mme, je ne fus plus 
qu'une poitrine qui souffrait, brlait atrocement, 
d'une douleur intolrable qui se fondait  l'onde de 
volupt invraisemblable, et presque impossible, qui 
montait, m'envahissait et me fit m'lancer enfin vers 
ce sommet qui m'apparut, l-haut, dans un 
clatement de lumire fantastique au coeur duquel 
tourbillonnait un cyclone d'toiles noires,  l'infini.
	L'onde me submergea dans une vague colossale 
que rien, ni personne cette fois, n'aurait pu endiguer. 
Je perdis conscience totalement de tout ce qui n'tait 
pas ce torrent de lave qui m'emportait 
irrpressiblement. Possde par l'orgasme, je jouis, 
jouis interminablement en jetant vers la vote 
sillonne d'clairs aveuglants mes clameurs 
dlirantes, dont ma gorge s'irrita tout autant que de 
mes hurlements de souffrance sous les coups de 
cravache qui ne cessaient plus. Longuement, je me 
laissais jouir comme une bte, d'un plaisir forcen qui 
balaya la douleur, qui dsagrgea ma sensibilit pour 
ne laisser subsister qu'un sisme qui dura, dura si 
longtemps qu'il me sembla ne devoir jamais finir.

	Des confins du monde, me parvinrent des cris 
joyeux, des rires et des applaudissements en tonnerre.

	- Alors, chienne lubrique, tu redescends vers 
nous, oui ou non? Tu ne crois tout de mme pas que 
l'on va te laisser te cramponner  ton pied durant des 
heures, non Quelle salope elle aussi Une recrue de 
choix!

	- En tout cas, je ne voudrais pas tre  sa place! 
Ah! l l mes pauvres petits seins! J'ai beau tre 
maso, il y a des limites  tout!

	- Oh! mais vous n'avez rien vu ma chre.

	Toute perception presque anihile, flottant dans 
un tat comateux proche de l'vanouissement, ne 
sentant pratiquement plus l'enfer dchan sur mon 
buste, j'entendais les mots sans que mon cerveau les 
enregistre rellement, sans tre certaine qu'ils me 
soient ou non destins.
	Puis la conscience me revint, soudaine, en mme 
temps que renaquit la souffrance intolrable des 
milliers de langues de feu qui me corrodaient les 
seins. Je voulus porter les mains  ma poitrine, mais 
les fers et les sangles m'en empchrent. J'ouvris les 
paupires en hurlant. Les deux hommes venaient de 
dligaturer la base de mes globes, et je pus les voir 
transforms en deux longs cnes suspendus aux 
cordelettes qui en sciaient les ttins terriblement 
enfls. Dans mes clameurs agsourdissantes, le treuil 
fut redescendu. Un  un, mes mamelons furent librs 
 leur tour.

	Violacs, gonfls, dforms, stigmatiss par les 
cordelettes qui s'y taient profondment incrustes, 
balafrs d'carlate par les coups de cravaches, mes 
seins meurtris reprirent lentement leur forme 
naturelle, mais non sans me procurer de vives 
brlures et de douloureux lancements dans tout le 
buste, et jusque dans le dos.

	Peu  peu, cependant, la souffrance dcrut. Mes 
cris devinrent gmissements, et mes sanglots 
hoquetants s'assourdirent lentement eux aussi. Mes 
tortionnaires me laissrent le temps de recouvrer 
compltement la conscience, puis ils me dtachrent 
du toboggan pour me porter jusqu' un divan de cuir 
sur lequel je me laissai allonger, puise.

	- Un peu de champagne va te redonner des 
forces ma jolie. Savoure-le, tu vas en avoir besoin 
pour la suite du programme qui t'attend.

	L-haut, dans la loge, il n'y avait plus personne.
	Je les imaginai partis faire l'amour, et cette 
pense me fit du bien...


XI - LA PREUVE.

	Le breuvage ptillant et glac m'avait dsaltre 
et redonn quelques forces. Les douleurs lancinantes 
de mes seins s'taient un peu attnues, mais sans 
toutefois disparatre totalement. Le silence tait de 
nouveau pesant entre les deux hommes et moi. lis 
avaient bu eux aussi, sans un mot et sans me porter le 
moindre intrt. Ils ne bandaient plus non plus. 
Dtendus, leurs sexes pendaient mollement entre 
leurs cuisses massives. Ils ne cherchaient pas  me 
toucher,  me caresser,  profiter de mon tat pour 
obtenir de moi quelques obscnes privauts, non, ma 
nudit leur tait  prsent comme trangre. Il tait 
vrai qu'ils avaient tout le temps, et des consignes 
certainement trs strictes du comte. Et puis, pourquoi 
se seraient-ils presss? Ils savaient parfaitement que 
je me trouvais tre en leur pouvoir pour de 
nombreuses heures encore.

	Je n'avais aucune notion du temps qui s'tait 
coul depuis le moment o tout avait commenc, 
mais la dtente qui m'tait accorde durait depuis une 
bonne demi-heure dj. Du moins, me semblait-il.

	Pendant que je gotais les dernires minutes de 
repos qui m'taient consenties avant la reprise 
certaine de mes preuves, les deux hommes se 
levrent et s'affairrent prs d'une armoire de 
laquelle ils sortirent des instruments cliquetants que 
je ne parvins pas  voir.
	Qu'allaient-ils me faire maintenant?
	Des bruits de siges et de conversation venant de 
la loge me firent lever la tte.

	- Un peu de gymnastique Clarisse! Tu n'es pas 
trs sportive je crois, et un tel exercice ne peut que te 
faire le plus grand bien! C'tait le comte qui, debout 
et lgrement souriant, redonnait ainsi l'ordre  ses 
valets de reprendre les festivits en des termes qui 
firent rire tout le monde... tout le monde sauf moi.
	J'avais envie de lui dire combien j'tais lasse, 
que j'en avais suffisamment endur, que... mais je 
m'interdis de le faire. Et puis je n'en eus pas le temps.
	Les deux brutes me firent lever pour m'amener 
tout de suite au milieu de la salle, sous un dispositif 
que je n'avais pas encore remarqu, car il tait fix  
la vote et laiss jusque-l dans l'ombre. C'tait 
comme une sorte de double rail circulaire de cinq ou 
six mtres de diamtre au moins, sur lequel reposait 
un lourd chariot mtallique muni d'un treuil et d'une 
cheine.
	Un trolley!
	Sa vue me fit frissonner. Je n'en connaissais 
jusqu'alors que la description et l'utilisation par des 
photos vues sur une revue amricaine. Mais, de me 
savoir promise  cet engin me fit prouver une 
angoisse irrsistible que j'eus grand-peine  cacher  
mes deux bourreaux.

	Chacun des fers de mes poignets fut bientt fix 
au mousqueton soud  la chane solidaire du chariot. 
J'entendis s'lever le ronflement lger du treuil 
lectrique, et la chane remonta pour entraner mes 
bras vers le haut, jusqu' ce que, le corps 
douloureusement tir, mes talons ne reposent plus 
sur les dalles glaciales. La dure tension qui m'tait 
impose eut pour effet immdiat de raviver les 
douleurs de mes seins, et je ne pus m'empcher de 
gmir sourdement pendant que l'un des hommes me 
dsentravait les chevilles de la chane qu'ils m'avaient 
remise aprs m'avoir libre du toboggan.
	Celui qui s'appelait Hans vint derrire moi et 
m'immobilisa en me prenant  bras le corps pour me 
serrer contre lui, mais le contact de nos deux nudits 
ne me fit pas frissonner d'moi car, dans le mme 
temps, les tentacules de la peur s'emparrent  
nouveau de moi  la vue de ce qu'allait me faire 
l'autre.
	Saisissant mon sein gauche pour en pincer 
fortement l'arole et faire saillir au maximum mon 
tton, il me plaa sur ce dernier une pince mtallique 
dont les petites dents acres me firent bondir et crier 
en pntrant dans ma chair sensibilise  l'extrme 
par le traitement prcdent. Puis il lcha mon sein 
tout en laissant tomber librement la chanette 
accroche  la pince et pourvue d'une boule d'acier 
hrisse de longues aiguilles. Mon cri se transforma 
en hurlement strident. Tir par la boule qui se 
balanait  une dizaine de centimtres sous lui, mon 
mamelon se tacha de sang et je hurlai  nouveau, 
cabre, les yeux noys de larmes, tremblant de tous 
mes membres contre Hans dont la virilit se relevait 
contre mes fesses lorsque la deuxime pince mordit 
mon sein droit.
	Mais ce n'tait pas tout!
	Me privant finalement de ma pointe cache-sexe 
bruissante, il m'obligea  carter les jambes, puis 
insra deux doigts dans ma vulve  la recherche de 
mon clitoris humide et dress. L'ayant trouv puis 
captur, je sentis une seconde le froid contact du 
mtal effleurant mes muqueuses, et une effroyable 
douleur me fit beugler en me faisant me dbattre 
frntiquement malgr l'treinte puissante de son 
complice ricanant derrire moi. Il venait de fixer une 
troisime pince sur la petite excroissance de chair et 
de lcher brusquement la chanette emboule. 
L'affreux tirement de ces trois points les plus 
sensibles de mon corps tait insupportable 
stoquement et, les joues ruisselantes de larmes, leve 
de sanglots, crispe sur la pointe des pieds, je rlai ma 
souffrance en longues plaintes.
	A ce moment deux clairs de flash simultans 
m'aveuglrent.
	Ils prenaient des photos de moi depuis la loge.
	- Oh! non... gmis-je.
	Enfin, pour parfaire le tout, les deux hommes me 
coiffrent d'une cagoule noire opaque qui me jeta 
aussitt dans une obscurit totale. Je ne pouvais plus 
rien voir de ce qui se passait autour de moi. Les 
tnbres ne firent qu'accrotre ma peur.
	Combien de temps me firent-ils attendre, 
gmissante et pleurante sous l'pais tissu qui 
m'touffait de chaleur, je n'aurais pu le dire.
	Je n'entendis mme pas venir le coup.
	Soudaine, la vive douleur me sabra la croupe et 
la brlure me traversa les fesses dans toute leur 
largeur pour me faire bondir en avant. Le fouet! La 
lanire de cuir venait de m'enflammer violemment 
l'piderme. Je criai et, instinctivement, en un rflexe 
animal de dfense, je me mis  courir pour chapper  
l'instrument de l'homme qui, certainement, devait 
s'apprter  me cingler  nouveau.
	C'tait l tout le principe du trolley, et quel 
principe! Je tirai sur mes bras enchans en 
m'lanant, branlant le chariot sur ses rails. 
J'entendis son roulement sourd, l-haut, au-dessus et 
un peu en arrire de ma tte. Les chanes 
m'entranant les bras, je fus contrainte de tourner sur 
ma gauche, et je commenai la ronde infernale.
	Il me sembla accomplir plusieurs tours complets 
avant que je ne me rendisse compte que le deuxime 
coup de fouet ne venait pas.
	J'ignorais maintenant o se trouvaient les deux 
hommes. Connaissant le jeu dans ses moindres 
nuances, ils devaient se dplacer pieds nus, retenant 
leur souffle, dans le plus grand silence. Et puis, un 
bruit trs lger, le glissement d'un pied, le frottement 
de la lanire sur le sol auraient t largement touffs 
par le bruit du traneau que j'entrainais toujours et 
du claquement de mes pieds nus qui frappaient 
prcipitamment le dallage. Je courais vite, malgr la 
souffrance que mes foules maladroites me 
provoquaient. Mes seins ballottaient en tous sens, 
tirs par les boules d'acier qui sautaient, me 
percutaient, bondissaient, me percutaient de nouveau 
et, heurtant ma peau avec violence, enfonaient leurs 
aiguilles acres dans mes cuisses et ma poitrine. Tout 
en courant, je n'arrtais pas de crier.
	Essouffle dj, haletante, je commenai  
relentir mon effort.
	J'allais presque m'arrter, lorsque le second 
coup de fouet me ravagea les lombes. Je me projetai 
aussitt, tout en hurlant, en un saut de carpe qui fit 
bondir les boules en furie sur ma chair frmissante et 
tremblante, qu'elles lardrent de piqres peu 
profondes, sans doute, mais extrmement 
douloureuses. Et je poursuivis mon hurlement de cris 
vibrants. Un nouvel lan venait de m'tre donn, et je 
repartis dans ma fuite devant la menace de 
l'hypothtique lanire qui menaait mes fesses de sa 
corrosive caresse, et qui pouvait me cingler  tout 
moment.
	La lanire ne me percutait la croupe qu'au 
moment o, ralentissant ma course de plus en plus, 
j'allais presque m'arrter,  bout de souffle. Mon 
fouetteur ne me laissait prendre aucun rpit. La 
fatigue et la souffrance dtruisaient inexorablement 
ma volont. Elles absorbaient mes forces 
irrsistiblement. Mes poumons et ma gorge me 
faisaient mal, non seulement  cause des hurlements 
stridents que je poussais, mais aussi en s'irritant de 
ma respiration prcipite, haletante et hoquetante de 
mes sanglots. Les larmes me noyaient le visage sous la 
cagoule que je mordais  pleines dents, de douleur et 
de dsespoir. Je ne pouvais rien, rien que subir 
l'affreuse torture des boules qui me dchiraient dans 
leurs bondissements fous et du fouet qui me cinglait 
les fesses dans ma course sans fin. C'tait un jeu 
abominable.
	Dix fois, vingt fois, le cuir claqua  la surface 
trmulante de mon derrire incendi. Applique avec 
une science experte, la lanire me ravageait les 
lombes, m'enflammant d'une hanche  l'autre. Par 
instant, les hommes me permettaient de marcher un 
peu, mais, bien vite, le serpent de feu cinglait  
nouveau schement mon piderme et, aprs un bond 
de possde du dmon, m'obligeait  reprendre la 
course extnuante et terrible. Quelques fois, le fouet 
claqua dans le vide, et j'entendis les formidables 
clats de rire des occupants de la loge ravis par mes 
sursauts effrays.

	Nul doute que le spectacle que je leur offrais, 
bien malgr moi maintenant, ne les passionnt!
	Je me dhanchais, propulsais mon ventre en 
avant, me cabrais, offrais mes seins, mes fesses, 
houlais de la croupe tour  tour dtendue ou crispe, 
frmissais, tressautais dans mes mouvements 
dsordonns. Je n'en pouvais plus. J'avais bien 
accept les premires cingles sans protester, en me 
contentant simplement de crier sauvagement la 
douleur, mais  prsent la souffrance que j'endurais 
tait trop intolrable. Je n'tais plus qu'une bte 
flagelle dans des conditions horribles, et qui souffrait 
l'agonie.

	- Aaaaaassez! Plus! plus! C'est... 
Wouaaaaaarrrh Non! non! plus le fouet!... Plus 
NOOOoooonrrrh! je... je n'ai plus... de... force! Je... 
vais... tom... ber AAAAAAaaaaarrrhhh!... 
Aaaasssseeez!... J'ai... trop mal! Piti! Piiiiiti!

	Rien ne rpondit  mes plaintes et mes 
supplications, ni le fouet qui continua  me meurtrir, 
ni les hommes que je ne voyais ni n'entendais.
	A terme de mes forces,  bout de souffle, je 
m'arrtai brusquement de courir. Mes jambes ne me 
portaient plus et je me laissai presque pendre  mes 
chanes.
	Ce fut tout de suite horrible.
	Instantanment, la lanire s'abattit sur ma 
croupe et mes cuisses  une cadence rapide et 
ininterrompue. Le cuir me quittait  peine, qu'il 
revenait me cingler violemment en un claquement sec 
et sonore, ajoutant une zbrure de plus au rseau 
violac qui devait dj gonfler ma peau en tous sens. 
Je criai, hurlai, bramai la douleur en implorant et 
insultant tour  tour mon bourreau qui, sans se 
laisser attendrir le moins du monde, continua de plus 
belle  me ravager le postrieur jusqu' ce que, n'y 
pouvant plus tenir, par un effort surhumain, je me 
remisse  courir en trbuchant, tirant le traneau par 
-coups, titubante d'puisement, mais voulant  tout 
prix chapper  la lanire qui me cherchait. Je ne 
voyais rien et ma nuit me semblait tre un monde o 
rien n'existait, ni les autres ni le temps, rien que moi, 
ma souffrance abominable et le fouet qui me trouvait 
toujours, me poursuivait et me fouaillait sans piti ni 
rpit.
	Je crus que mon rugissement allait briser mes 
cordes vocales.
	La douleur me coupa littralement le souffle et 
m'arrta net. Le fouet venait de me sabrer les seins en 
pleine course, avivant les souffrances provoques par 
les multiples impacts des aiguilles martyrisant mes 
chairs sensibilises par les cordes et la cravache.
	Presque dans le mme temps, mon fessier 
embras s'crasa aussi sous la lanire d'un second 
fouet qui le percuta durement.
	Ils s'y mettaient  tous les deux, et je n'eus 
bientt plus ma tte  moi.
	Folle de douleur, en proie au dlire, je devins un 
animal traqu.
	Sous l'impact du cuir me torturant la croupe, je 
russissais  reprendre ma course pour quelques 
mtres, mais m'croulais bientt et me laissais pendre 
 la chane, hurlante, bavante, sanglotante et 
hoquetante sous les coups qui me dchiraient alors les 
seins et les fesses en mme temps.
	Ce supplice odieux dura longtemps, trs 
longtemps.
	Je criai et sanglotai encore, bien aprs que les 
fouets eussent cess de me frapper.
	J'tais brise.

	Je commenais  peine de prendre conscience de 
la cessation de la flagellation, quand des mains 
retirrent les pinces qui me mordaient les bouts de 
sein et le clitoris. Il me sembla que, sous la brusque 
pousse du sang, l'on me versait de l'huile bouillante 
sur ces trois endroits de mon corps pantelant. Puis 
deux mains agripprent ma taille par derrire, me 
tenant solidement.
	Le temps de sentir la verge se frotter contre mes 
fesses, se pointer et forcer, et je poussai un nouveau 
cri.

	- Aaarh! Non! non! vous tes... trop fort... trop 
gros! Pas 	omme a! Nooooon! Vous me dchirez!... 
Pas d'un 	oup! Piti! Doucement! oh! Plus 
doucement!
	- Allez belle chienne, pousse ton cul en arrire, 
donne-moi tes fesses que je te prenne solidement! 
Voil! c'est mieux! Laissemoi t'enfiler comme il faut, 
bien profond! Allez salope! pousse! Ah! tu ne veux 
pas y mettre du tien? Attends un peu, je vais t'aider!

	Cette fois, pour la premire fois, c'tait Hans qui 
parlait et qui, en mme temps, poussait de toute la 
force de ses reins son norme sexe dans mon 
fondement, refoulant abominablement mon pauvre 
sphincter qui, pniblement, essayait de se dilater sous 
la dure intromission tente sans prparation.
	Mais ne l'avais-je pas cherch? Ne l'avais-je pas 
voulu?

	Alors?...

	Alors, je gueulai de souffrance, le rectum envahi 
irrsistiblement par la formidable mentule de chair 
durcie, rigide, qui me mettait l'anus en feu et me 
procura de rvulsives douleurs.
	Mouille, j'aurais pu supporter relativement 
aisment la brutalit de l'agression, mais je n'tais 
nullement lubrifie, et la verge ne glissait pas. Elle 
forait, se frayait avec violence un difficile passage en 
ce lieu bien trop troit pour elle. Oh! Dieu! que 
j'avais mal encore!

	Ce fut bien pire quand, mettant sa menace  
excution, le mle qui me violait aussi 
douloureusement empoigna mes seins  pleines mains 
pour les malaxer sans douceur. Sous la souffrance qui 
me cabra, je projetai aussitt mon derrire en 
direction du dard imposant qui m'empalait dj  
demi, et gagnai d'un coup un bon centimtre.

	Deux ou trois pousses sauvages encore, et je 
sentis les lourds testicules de l'homme se plaquer au 
contact de mes fesses enflammes et brlantes.
	De la loge vinrent des encouragements, des 
exclamations, des commentaires obscnes.
	- Fort bien Clarisse! Donne-lui bien ton cul tout 
entier! Quelle chienne lubrique tu fais!
	- Encule  fond la salope! En cadence Hans! Ne 
mollis pas! Ramone-l comme il faut cette pute! 
Triture-lui bien les nichons aussi, fais-la gueuler!

	Il y avait l encore des voix de femmes.
	Le va et vient commena vraiment, terrible 
d'abord, puis peu  peu supportable et, alors que 
quelques instants auparavant je n'eusse pas cru cela 
possible, je sentis que se rpandait une onde de plaisir 
dans mon ventre. Diffuse ds sa naissance, elle 
s'amplifia, se dilata pour, avec une rapidit 
inattendue, que je n'avais encore jamais connue, tout 
mon tre sensibilis  l'extrme par le fouet qui avait 
mis le feu  ma croupe, s'enflammer et se dchaner 
en un fantastique embrasement.
	Mais, avant que de plonger totalement dans la 
folie de l'extase, j'eus le temps de sentir jaillir en moi 
la chaude et abondante gicle de sperme qui se 
projeta dans mon intestin avec la violence d'un boulet 
de canon. L'homme, dans son plaisir, me pina plus 
durement les mamelons, et cela me fit franchir le pas 
pour me lancer dans l'orgasme dmentiel, plus 
puissant encore, plus fou que le premier. Je 
m'entendis hurler  pleins poumons, mais de plaisir 
cette fois, et me laissai aller  crier et gmir des 
expressions ordurires, lesquelles montrrent assez 
combien cette jouissance inhabituelle qui me 
commotionnait me faisait perdre la raison.
	- Oui Hans! Oui!... c'est bon! Encore! encore! 
encule-moi bien! Je jouis! je jouis! Oui!... je suis une 
putain! Aaaaaahhh!... que c'est bon, que c'est bon! 
Pince... pince-moi le bout des seins plus fort! 
Ouiiiiiie!... Pousse-toi... pousse-toi de toutes tes forces! 
Pousse-toi salaud! Donne-moi encore ta bite... J'en 
veux encore et encore! Encule-moi, baise-moi toute!... 
Aaaaaaahhhh!... C'est bon, c'est bon... Fais-moi jouir 
encore, oh! encore!...

	La verge, anime de violent s soubressauts, se 
calma nanmoins, et les saccades se firent moins 
nombreuses, moins sches. Le gros membre 
mollissant se retira de mon rectum o il glissait 
aisment maintenant, tant il venait de l'abreuver de 
sperme. Je me laissai aller  la faiblesse qui suit la 
jouissance et, sans force, abandonne  mes fers, 
incapable du moindre effort, vide et presque 
totalement prive de volont, j'prouvai du bonheur  
tre une victime.
	J'entendis venir de trs loin les bravos et les 
applaudissements des occupants de la loge.
	Comme tout  l'heure, je fus rapidement libre, 
mais cette fois l'un des deux hommes dut me porter 
sur le divan o je me laissai tomber, puise, avant 
qu'ils ne m'tent la cagoule. Hans me souriait de 
plaisir et me regardait gisante sur la couche avec, 
dans le regard, comme une expression de 
reconnaissance. Du moins me semblait-il la voir.
	Les deux compres taient rellement trs dous 
et savaient  merveille entrecouper les moments de 
souffrance et ceux de plaisir. Je comprenais qu'ils 
avaient cess de me fouetter au bon moment. Plus tt, 
je n'eusse sans doute pas t suffisamment en 
condition d'y parvenir aussi pleinement, aprs, c'et 
t trop tard peut-tre, je me serais sans doute 
vanouie de souffrance.
	La loge s'tait vide pour la seconde fois, et le 
serviteur revint avec une nouvelle bouteille de 
champagne. Il me jeta un long regard, et j'y lus 
clairement l'envie, la concupiscence. Cet homme me 
voulait, j'en tais sre. Je ne l'avais encore pas 
vraiment remarqu, simplement vu. Je me promis de 
repenser  cela, plus tard...
	Pour l'instant je profitais du repos qui m'tait 
consenti, jetant de temps  autre un regard aux 
mouvements prparatifs des deux hommes. Combien 
restait-il de temps encore avant le lever de l'aube? 
Qu'importe! J'tais heureuse en fin de compte.
	L'anxit qui me possdait dans l'attente de voir 
ce qui m'attendait maintenant tait la concrtisation 
de mon plaisir. J'tais heureuse, heureuse! Pour la 
toute premire fois, j'avais vritablement joui au 
coeur du supplice. Non pas des caresses voluptueuses 
suivant un svice, non, mais de la torture elle-mme. 
Les cordes, la cravache, les boules, le fouet et la 
terrible sodomisation m'avaient fait hurler de 
douleurs intolrables, mais ils m'avaient fait jouir 
aussi comme jamais encore.
	J'avais ha, insult, hurl de toutes mes forces les 
pires imprcations en songeant  me venger de mes 
bourreaux lorsqu'ils auraient fini de me tourmenter 
cruellement. J'avais song fuir au plus vite ce chteau 
o la femme n'tait qu'un objet de volupt et de 
plaisir soumis au pouvoir pervers du comte et de ses 
amis. Je m'tais maudite pour avoir suivi Rhamad, 
pour avoir cd au jeu qui me faisait le souffre-
douleur de tous ces hommes et ces femmes rjouis par 
mes tourments inhumains. Maintenant, alors que mes 
deux bourreaux se prparaient  me soumettre  
d'autres svices, j'tais heureuse d'tre nue, entrave, 
impuissante, faible et promise aux excs les plus 
rigoureux. Et pourtant, j'allais hurler et maudire 
encore... Riescheling! Je venais d'obtenir la preuve 
irrfutable qui me manquait encore. Oui, je resterais 
 Riescheling... si on voulait de moi.

	Dj Hans me souleva du divan o je m'tais 
assise, et m'emmena une nouvelle fois vers le centre 
de la salle.
	La loge s'tait regarnie, mais toutes les femmes, 
Edwige comprise, n'taient plus que peu ou pas 
vtues. Nul doute qu'elles venaient de calmer les 
ardeurs de ces messieurs trs excits par mes 
diffrentes prestations

	- Maintenant, belle chienne, dit le comte, tu vas 
pouvoir savourer comme il convient un des jeux 
favoris de Kurt et de Hans... ils appellent a jouer  la 
pichenette! Personnellement, je trouve cela 
relativement divertissant. Edwige, qui le connat bien 
pour l'avoir plusieurs fois prouv, va t'expliquer en 
quoi il consiste.
	La soeur du comte se leva. Elle tait entirement 
nue.
	- Et bien voil, c'est un jeu de cible. La cible, 
superbe chrie, a va tre ton petit cul, trs 
exactement ta jolie rosette bien sensible  laquelle 
Hans vient de rendre nergiquement hommage. Le 
projectile, lui, c'est ce que tient Kurt. Tu vois? C'est 
tout simplement un lastique extrmement puissant. 
Il se tend pniblement, mais se dtend  la vitesse de 
l'clair. Il est reli d'un ct  une grosse poire 
destine  ton rectum. Une fois qu'ils te l'auront 
enfonce, l'lastique seul dpassera du trou de ton 
cul. De l'autre ct, c'est une petite bille d'acer. Tu as 
saisi?

	Oh! oui! J'avais compris. Trop bien compris 
mme que ce nouveau supplice dpassait en horreur 
tout ce que j'avais eu  endurer jusqu'alors. Je me 
mis  trembler irrpressiblement. La peur succdait 
une fois encore  l'angoisse imprcise. Tout mon tre 
voulut protester, hurler que je ne voulais pas subir un 
aussi ignoble traitement, mais je parvins,  force de 
volont,  me retenir et, mme,  sourire.

	- Place  la fte! lana le comte joyeusement 
durant qu'Edwige se rasseyait avec un rire sec et 
mchant, applaudie par les autres.
	Rapidement, les deux hommes me ployrent sur 
un chevalet en pente. Mon ventre et ma poitrine y 
furent maintenus  l'aide de sangles vigoureusement 
serres. Puis, me relevant les jambes, ils me firent 
poser les pieds. sur des triers souds aux montants 
de l'appareil, ce qui me fit aussitt prsenter la 
croupe dans toute sa splendeur, panouie jusqu' 
l'ultime centimtre de sa surface, convenablement 
surleve. Les fesses bien cartes, je compris que 
mon anus et ma vulve taient parfaitement dgags et 
offerts impudiquement aux regards des deux 
hommes, comme  ceux du comte et de son entourage 
ricanant de ma posture.

	- Prte  tre de nouveau encule! lana une voix 
d'homme.
	Les pieds solidement lis aux triers, les seins 
douloureusement crass sur le cuir du chevalet, 
Hans et Kurt m'immobilisrent les bras contre les 
montants avant de l'appareil de torture.
	Je sentis qu'ils faisaient peser l'extrmit 
oblongue de la poire contre mon anus. Ils forcrent 
bien moins qu'Hans n'avait eu  le faire, et mon 
sphincter dilat par la pntration prcdente n'offrit 
qu'une lgre rsistance  la rentre de l'objet qui, en 
dpit de sa grosseur, s'enfona lentement et 
grassement dans mon fondement en ne me tirant que 
de petits gmissements.
	- Voil! Vous pouvez commencer maintenant, 
constata gaiement le comte. Celui de vous deux qui 
parvient, cinq fois de suite,  percuter exactement sa 
rosette sensible obtient le droit de lui imposer un 
supplice supplmentaire. Un essai manqu donne la 
place  l'autre. C'est entendu?
	Les deux hommes grognrent leur approbation.
	- Commence si tu veux, proposa Hans 
gnreusement.
	Kurt commena en effet. Un coup d'essai qui fut 
tout de suite un coup de matre Aprs avoir saisi la 
petite boule d'acier, il tendit l'lastique. Je sentis la 
poire tre tire vers l'extrieur de mon rectum, mais 
elle buta contre mon sphincter. Non, elle ne passerait 
pas, pas comme a en tout cas. L'lastique se tendait 
toujours, lentement et sans heurt. Il y eut un court 
arrt, une dtente, et une abominable brlure, 
exactement sur mon anus percut de plein fouet par 
la bille admirablement bien centre.
	Je hurlai aussitt comme une forcene, projetant 
ma tte contre le cuir mouill de ma sueur, les yeux 
exorbits, toute raidie dans la souffrance insoutenable 
qui s'irradiait de mon fondement jusqu' l'extrmit 
de mes membres crisps juqu' la rupture.
	Atroce! C'tait absolument atroce.
	L'lastique se tendit de nouveau, il y eut le mme 
choc bref, et la mme intolrable doubleur, dcuple, 
au mme endroit exactement. Mon beuglement 
assourdissant me dchira les oreilles comme la bille 
me fracassait l'anus.

	- C'est encore gagn! Je suis en forme! triompha 
la brute sadique.
	- NOOOONNN!!!... hurlai-je, assez, Assssez!... 
Je ne veux plus!Non! non! NOOOnnn! C'est infme! 
Je vous dteste tous! Je ne suis pas une... bte! C'est... 
Rrrrraaaaaaahhhh! Aaaah!... Non, oh! non!... Je 
vous... ordonne... d'arrter! C'est insupportable!... 
Ignoble! NOOOOOR RRRRAAAA AHHH!!!... 
AAAaaa arrrrhhh! Salauds!... Ordures!

	La bille me percuta une troisime fois au mme 
endroit, mais, la quatrime, l'impact manqua sa cible. 
Ce fut ma vulve qui accusa le coup de l'ignominieux 
petit engin. Je n'en hurlai pas moins.

	- Tu as perdu,  moi maintenant!

	La bille me frappa de nouveau violemment 
l'anus et me fit rugir de souffrance, me dbattre 
comme une folle malgr les liens qui me retenaient 
captive, rive  mon chevalet de misre. Je sanglotai, 
lamentable et pitoyable, le corps entier secou de 
tremblements, n'ayant plus aucune fiert, aucune 
dignit, rlant entre mes hurlements assourdissants 
qui me blessaient la gorge. J'avais atrocement mal, il 
me semblait que la bille me rentrait dans le derrire, 
s'enfonait durement dans mon intestin pour me 
torturer profondment.
	Hans fut bien meilleur que son compagnon, et il 
plaa le premier la bille exactement sur la cible vise. 
Il eut aussitt droit de m'imposer un nouveau 
supplice.
	Mes poignets furent dlis et mes bras tirs en 
arrire, me forant  dcoller le buste du chevalet. 
Quand, les paules devenues terriblement 
douloureuses, mes bras furent tirs au maximum, 
l'un des deux hommes les enchana par les fers de mes 
poignets  des anneaux fixs aux triers sur lesquels 
avaient t assujettis mes pieds crisps par la 
souffrance. La sangle  la taille me maintenait 
toujours le ventre plaqu, conservant  ma croupe sa 
posture inifiale, mais j'offrais  prsent mes deux 
seins dresss sur ma poitrine dgage. Ma belle et 
savante coiffure n'tait plus qu'un souvenir ancien, et 
il la rassemblrent dans mon dos afin de pouvoir 
accder vite  mes globes dj ensanglants par les 
prcdents supplices.
	- Qu'a... qu'allez-vous me faire encore? Je 
souffre dj trop! Je... je n'en peux plus! Assez!... 
Piti! Dtachez-moi... oh! dtachez-moi, je vous en 
supplie!
	Je sentis que mes yeux s'agrandissaient 
dmesurment d'horreur lorsque je vis Hans se 
ganter de cuir et saisir dans un vase une botte d'orties 
qui y trempaient. Avant mme que j'aie pu protester, 
la gerbe de plantes urticantes me flagella les seins. 
Oh! pas fortement, il n'en tait nullement besoin! 
Immdiatement je hurlai de nouveau, hurlai, hurlai 
encore,  perdre haleine, flambe toute vive par 
l'intolrable brlure provoque par les sataniques 
feuilles courant sur les volumes gnreux de mes seins 
tremblotants de mes soubressauts. Dix fois au moins, 
le bouquet corrosif me fouetta le buste. Je pleurai 
dsesprment les larmes de mon corps martyris en 
braillant ma souffrance  pleins poumons. Je me 
sentis devenir folle de douleur. La flagellation de ma 
poitrine tremblante et constelle de petites cloques 
blanches s'acheva enfin. Mais je ne vcus pas pour 
autant le plus court rpit.
	A son tour, Kurt reprit la bille d'acier qui, 
emporte par l'lastique, me percuta une nouvelle fois 
l'anus. Quatre fois encore il en fut de mme. Il 
remportait la deuxime manche, et je n'tais plus 
qu'une loque incapable de penser. Je ne pouvais plus 
que hurler, sangloter et rler misrablement, hurler 
encore, hurler toujours.
	Aprs les seins, ils m'enflammrent la vulve en 
enfournant un paquet de feuilles diaboliques dans ma 
chair la plus sensible et la plus intime, dcuplant mes 
beuglements de dmentielle souffrance.
	Ce traitement m'tait si terrible, que je me pris  
regretter le fouet!
	Puis, sous les rires et les encouragements des 
occupants de la loge, qui pariaient tour  tour sur 
Hans ou Kurt, la bille recommena sa torture 
indescriptible, alternant avec la brlure de mes seins 
durement cravachs encore, pincs, tordus. Je ne 
savais plus qui tenait l'lastique, qui me tourmentait 
la poitrine.
	Je ne sus pas combien de temps cela durait, je les 
entendis simplement dire  un moment que mon 
derrire venait de cder, et que le sang coulait.
	Je ne me rendis mme pas compte qu'ils 
cessaient, pas davantage non plus qu'ils me libraient 
de l'ignoble petit appareil. Je ne repris conscience de 
ce qui m'entourait qu' l'instant o Kurt me faisait 
une piqre dans le bras. Peu  peu, la ralit s'imposa 
 mon esprit dans toute son horreur et, prostre sur le 
divan o je me roulai en boule en un instinctif et vain 
mouvement de protection, je recommenai  rler des 
douleurs innombrables qui me vrillaient l'anus.
	Le repos qui me fut accord fut bien plus long 
que les deux prcdents. C'est bien longtemps aprs 
que, une ou deux coupes de champagne bues, les deux 
hommes s'tendirent entirement nus auprs de moi, 
me prirent entre eux et me possdrent. Kurt qui se 
poussait dans mon fondement me fit hurler encore, 
crier, gmir et rler, puis je m'abandonnai 
passivement, sans force  leur double pntration.

	Hans et Kurt se livraient  nouveau  d'autres 
prparatifs me concernant. J'aurais donn n'importe 
quoi pour connatre l'heure.

	Combien de temps restait-il avant le terme de 
ma nuit d'preuves? J'tais puise, de souffrance 
autant que de jouissance  prsent. Les deux hommes 
m'avaient jete dans des transports fous en me 
prenant tous deux  la fois, chevills dans mon vagin 
et mon rectum enflamms, encourags par les 
spectateurs de la loge qui ne s'taient pas loigns et 
avaient assist  notre triple treinte. M'ayant emplie 
de sperme au sexe et au fondement, ils taient venus 
jaculer encore entre mes seins, dans ma bouche, puis 
m'avaient reprise.

	J'tais puise, comme cela ne m'tait jamais 
arriv de l'tre. Je souhaitais ardemment que cela 
cesse, j'tais  bout de rsistance, autant physique que 
nerveuse, lasse de jouir, extnue de souffrir. Je 
voulais dormir, dormir, dormir...
	Qu'allaient-ils encore inventer pour tourmenter 
ce corps que j'avais offert  leur matre, ce corps qui 
gardait les marques de leur violence, mes seins rougis, 
gonfls, nervurs par les coups de cravache; mes 
fesses et mes cuisses balafres par le fouet, quant  
mon sexe et  mon anus, ils me faisaient mal, me 
brlaient atrocement.

	- Viens ici! 

	Je sursautai au son de cette voix qui ordonnait. 
Le dressage que je subissais depuis le dbut de la nuit 
dclenchait l'obissance  l'ordre, d'o qu'il vienne. 
Aussi, je me levai, pniblement, et, vacillante, ma 
nudit tremblante d'apprhension, je m'approchai de 
mes deux bourreaux sous les quolibets des occupants 
de la loge qui se montraient tous entirement nus 
maintenant.
	Hans et Kurt me saisirent les poignets et les 
fixrent dans ma nuque, l'un contre l'autre, sans que 
j'esquisse le moindre geste de rsistance. C'et t 
bien inutile, et je n'en avais plus la force.
	Mme la nudit m'tait devenue indiffrente. Ils 
approchrent mes coudes l'un contre l'autre et les 
lirent ensemble, faisant du mme coup saillir ma 
poitrine au maximum. Puis Kurt s'approcha, tenant 
dans ses mains des anneaux perforants. J'eus peur de 
nouveau et hurlai que je ne voulais pas qu'ils me 
mettent des anneaux aux seins, que cela faisait trop 
mal, que je ne pourrais jamais le supporter.

	- Non! non! pas a! je... je ne veux pas tre 
infibule! Non pas les anneaux! Pas a! Je ne veux 
pas! Vous... n'avez pas le droit! Non non! ne me 
mutilez pas les seins non NOOOoooon! 

	Ils rirent. Hans me maintint solidement la taille 
et Kurt pinant mon tton droit, appliqua la grosse 
aiguille de la broche au coeur de l'arole, puis pressa 
de toutes ses forces pour faire pntrer le mtal dans 
la chair exacerbe par la souffrance. Il poussa de plus 
en plus fort alors que je me cabrais tout entire, et, 
d'un coup la grosse aiguille traversa mon mamelon 
pour venir s'encastrer dans le logement prvu sur 
l'autre extrmit de l'anneau d'acier mat. Je ne cessai 
pas de beugler durant toute l'opration, convulse 
par l'abominable douleur qui me rendait  moiti 
folle. Avec une dextrit diabolique, sans un geste 
inutile, la mme chose fut renouvele pour mon 
mamelon gauche. Hans dut continuer  me maintenir 
afin que je ne tombe pas, affole et hurlante, bavante 
et sanglotante sous l'horrible douleur qui me 
ravageait le bout des seins, dsormais pars des 
anneaux rivs dans mes chairs.
	Alors, Kurt actionna le treuil et enclencha 
chacun des mousquetons dont taient pourvues les 
chanes dans les anneaux qui, en se relevant, 
augmentrent l'acuit de ma souffrance et me firent 
jeter des clameurs indescriptibles. Ce fut bien pire 
encore lorsque les chanes, en remontant, tirrent mes 
seins vers le haut jusqu' ce que, dresse sur la pointe 
des pieds, je ne fusse plus capable de compenser 
l'lvation.
	Mais le treuil cessa alors d'actionner les chanes.
	Cependant, Kurt m'cartela les jambes et je 
sentis qu'il me plaait un tube dans le vagin et un 
autre plus petit dans l'anus. Puis d'un coup, ensemble, 
les deux hommes me levrent les cuisses. Un 
hurlement fantastique me dchira la gorge sous 
l'ignominieuse douleur qui me vrilla les seins quand 
les anneaux, seuls, supportrent tout le poids de mon 
corps agit de soubressauts. Me laissant hurler tout 
mon saoul, ils me ramenrent les mollets contre les 
cuisses auxquels ils les attachrent par des sangles de 
cuir. Puis, fixant une large ceinture autour de ma 
taille, ils passrent des cordes dans les anneaux de 
celle-ci, et les fixrent aux sangles serrant mes 
genoux. Tirant fortement, ils m'cartelrent alors au 
maximum et lirent les cordes, me laissant ainsi 
suspendue par les seins, cuisses largement ouvertes, et 
toujours rugissante de souffrance incoercible.
	Oh! mon Dieu! comme j'avais mal! Ils 
positionnrent ensuite, exactement sous mon entre-
jambe, une grosse bote de laquelle montait une sorte 
de tige mtallique supportant en son sommet une 
boule de cuivre de la grosseur d'une balle de ping-
pong. Je vis un fil lectrique qui s'chappait de cette 
bote et que Kurt brancha  une prise scelle dans le 
mur.

	- NOOoon! Pas l'lectricit! Ne me torturez pas 
 l'lectricit!... Non! non! N0000oooon!...
	- Nous voulons encore t'entendre chanter, belle 
Clarisse, ricana au-dessus de moi la soeur du comte, 
love dans ses bras caressant ses seins. Allez-y Hans, 
branchez le treuil sur la vitesse lente de descente.
	- Bien madame. L'ascenseur est parti.

	Certes, je souffrais vritablement l'enfer, mais je 
retins pourtant mes cris et ma respiration, essayant 
de pencher la tte entre les chanes retenant mes seins 
captifs pour voir entre mes cuisses monter lentement, 
inexorablement, la boule de cuivre qui, rapidement, 
fut dissimule par mon ventre que je voyais 
descendre toujours, millimtre aprs millimtre. Mon 
angoisse tait telle, qu'un instant, j'oubliai presque 
l'affreuse torture de mes seins infibuls, et 
abominablement tirs par la suspension.
	Je clamai un horrible hurlement alors que mon 
corps n'tait dj plus au contact de la boule, mais 
remontait vers la vote en se balanant au bout des 
chanes. C'tait inqualifiable, et la douleur 
insoutenable. Quand la boule de cuivre tait entre en 
contact avec ce que je pensai tre une sorte de plaque 
reliant les deux tubes qui garnissaient mon sexe et 
mon fondemnt, le courant lectrique avait pntr 
mon corps au plus profond, et la dcharge s'tait faite 
sentir dans mon vagin et mon ventre, mon anus et 
mes reins et au bout de mes seins pour me faire 
beugler de douleur hideuse.
	Mais le raffinement de ce supplice rsidait aussi 
dans le sursaut imprim  mon corps suspendu qui se 
balanait maintenant aux bouts de mes seins qui, 
seuls, assuraient mon soutien douloureux.
	Je pleurai, criai, suppliai, mais en vain et alors 
que, lentement, je me sentais redescendre en direction 
de la tige emboule de cuivre.
	Je hurlai de terreur, sanglotante et hoquetante, 
chevele et couverte de sueur, les yeux me sortant 
des orbites, raidie dans l'attente de l'intolrable 
souffrance qui crisperait tous mes membres. Je 
gueulai comme une folle sous la seconde dcharge 
lectrique, tout entire convulse.
	Mes mamelons saignaient abondamment, mais 
les deux hommes ne s'en souciaient pas. Dix fois, vingt 
fois, plus peut-tre, je dus subir les passages du 
courant qui me pntrait et me rvoltait de douleur, 
pour la plus grande joie des spectateurs enlacs dans 
la loge.
	Je suppliais sans arrt pour que cesse enfin 
l'infme torture.
	Mais eux, hypnotiss par le spectacle que je leur 
offrais, riaient aux clats de mes plaintes, de mes cris 
et de mes hoquets. Je n'en pouvais plus de supporter 
d'aussi ignobles supplices ajouts les uns aux autres, 
et c'est presque inconsciente,  demi vanouie, que je 
vis Hans enlever la bote noire et l'impitoyable tige 
mtallique, que je le sentis retirer de mes orifices les 
tubes qui les occupaient et que,  la place de la bote 
infernale, je vis Kurt placer un curieux appareil 
mont sur roulettes, et qui ressemblait assez  un gros 
coffre ancien surmont d'une tringlerie supportant 
deux bras articuls, garnis de ce qui paraissait tre 
des couvillons pour nettoyer les bouteilles.
	Je fus redescendue un peu, de telle sorte que les 
couvillons vinssent au contact de mon entrecuisse. 
Alors, Hans introduisit le plus gros dans ma vulve, 
durant que Kurt forait le second  s'introduire dans 
mon fondement. Les poils devaient tre de soie souple, 
car ils ne me firent pas trop souffir compte tenu de 
l'tat de mes oeuvres intimes. Ils actionnrent une 
manette et le mouvement se dclencha. Les deux 
couvillons se mirent  tourner en sens contraire et, 
pendant que celui de mon vagin montait, le second 
descendait de mon anus. Puis ce fut l'inverse, et ainsi 
de suite. Cela ne me fit pas trop souffrir. Malgr la 
posture suppliciante dans laquelle j'tais maintenue, 
malgr la terrible douleur qu'enduraient mes seins 
percs et enchans, plonge depuis longtemps dans 
une sorte d'tat second, possde de transe, je sentis 
peu  peu un trouble ineffable m'envahir, qui gagna 
rapidement mon ventre et mes reins. Plus vite encore, 
la sensation de plaisir s'accentua et la jouissance 
imprvisible me possda une nouvelle fois. Je bramai 
 tous mon orgasme formidable, un orgasme obtenu 
dans de hideuses conditions.
	Comment ne pas tre convaincue dsormais de 
mon masochisme total?
	Mais l'appareil ne s'arrta pas. Pendant 
quelques minutes je me laissai aller, la tte 
dodelinante sur la poitrine, et alors que les 
couvillons continuaient  me fouiller profondment. 
Puis, encore, je me remis  jouir, comme une 
dmente. Je ne percevais mme plus les souffrances 
de mes seins ensanglants et atrocement tiraills par 
le mtal.
	Je pus comptabiliser encore cinq spasmes qui me 
secourent en me faisant clamer mon plaisir ignoble, 
puis je perdis compltement conscience en m'abmant 
dans les tnbres opaques de l'vanouissement.

	Je ne repris qu'une vague conscience, et fort 
longtemps aprs sans doute, car le jour filtrait vers 
moi. Jamais je n'avais eu  endurer autant de svices, 
mais jamais non plus je n'avais autant de fois et si 
violemment joui.
	Les paupires closes, le cerveau empli 
d'instruments de torture et de bourreaux nus aux 
sexes gigantesques me menaant, j'essayai de savoir 
o je me trouvais, et je sentis sous mes doigts la 
douceur des draps d'un lit moelleux.
	Il me sembla qu'un sourire heureux dtendait 
mes lvres dessches, et je sombrai aussitt dans un 
sommeil comateux.

Dominique Saint-Marc - L'Odalisque

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 Ceci provient du site gratuit des HISTOIRES TABOUES cr en 1999 par Pedinc.

http://www.asstr.org/~histoires/  ou  http://go.to/histoires

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N'oubliez jamais que cela doit rester des fantasmes ...
Forcer un enfant au sexe dans la vie relle mrite la prison !

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Cette oeuvre reste la proprit de son auteur.
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